Hébécrevon

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Hébécrevon
Place centrale de la commune
Place centrale de la commune
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Marigny
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Gilles Quinquenel
2014-2020
Code postal 50180
Code commune 50239
Démographie
Population
municipale
1 136 hab. (2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 37″ N 1° 09′ 54″ O / 49.1269444444, -1.165 ()49° 07′ 37″ Nord 1° 09′ 54″ Ouest / 49.1269444444, -1.165 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 108 m
Superficie 13,39 km2
Localisation

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Hébécrevon est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 1 136 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est un regroupement d'une quarantaine de hameaux[1] :

Hébécrevon (bourg principal), la Jugannière, Bellevue, la Fontaine des Bains, la Rairie, l'Hôtel Caruel, la Nouillerie, le Rouloux Godard, la Varinière, la Cauvinière, le Mesnil Guillaume, Survire, Rajon, la Crevonnière, la Planquette, la Vacellerie, la Lande, le Couvert, la Croix de Pirou, la Marcandière, la Herbinière, le Castillon, la Corbinière, la Communière, la Besnardière, Saint-Vast, l'Hôtel Dolley, la Scierie, le Boscq, la Hersière, le Chêne au Loup, la Dorière, la Girandière, la Haye, la Viesrie, Castel (château), l'Hôtel Roussel, la Bucaille, la Picardière, la Couesnerie, la Roque (château).

Au sud d'Hébécrevon se trouve le bois de Mingrey.

Un éco-hameau de vingt-cinq logements est en construction en 2011[2]. Le bocage existant est maintenu, les eaux pluviales gérées en surface, les voiries allégées, les propriétaires conseillés par le CAUE.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes : herberto Quevron 1232, herberto Chevron 1280.

Le toponyme "Hébécrevon" signifie littéralement le chevron d'Herbertus ou le chevron d'Hébert. Ce chevron, c'est-à-dire un quevron ou un crevon en langue normande, étant une poutre faisant fonction d'un petit pont de bois permettant de franchir un petit affluent de la Vire. Il est précédé du nom de baptême germanique Herbert, extrêmement fréquent en Normandie, plus communément sous la forme Hébert (qui a survécu comme nom de famille normand) par amuissement de /r/ devant consonne, phénomène fréquent dans cette province (Cf. Bernard > Bénard) On retrouve Hébert dans une pléthore de toponymes normands : Hébertot, Héberville, Hébécourt, Thuit-Hébert, Pont-Hébert, Saint-Martin-le-Hébert, etc.

Les hameaux en Y-ère, Y-erie, Hôtel Y sont des constructions plus récentes. À l'origine, ils désignent la ferme de la famille Y. Jugannière = ferme des Jugan ; Rairie = ferme des Raire ; Hôtel Caruel = ferme des Caruel ; Nouillerie = ferme des Nouiller ; Varinière = ferme des Varin ; Cauvinière = ferme des Cauvin ; Crevonnière = ferme des Crevon ; Vacellerie = ferme des VAcelle ; Marcandière = ferme des Marcand ; Herbinière = ferme des Herbin ; Corbinière = ferme des Corbin ; Communière = ferme des Commun ; Besnardière = ferme des Besnard ; Hôtel Dolley = ferme des Dolley ; Hersière = ferme des Herse ; Dorière = ferme des Dore ; Girandière = ferme des Girand ; Viesrie = ferme des Viese ; Hôtel Roussel = ferme des Roussel ; Bucaille = ferme des Bucaille ; Picardière = ferme des Picard ; Couesnerie = ferme des Couesne.

Survire désigne le hameau sur les bords de la Vire.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église.

Hébécrevon et ses eaux furent l'objet de plusieurs livres écrits au tout début du XVIIe siècle.

Guillaume Destouteville, médecin à Saint-Lô, fut l'auteur en 1613 d'un petit livre rare de 39 pages, Discours véritable des vertus et propriétés des eaux médicinales d'Hébécrevon, dédié à Charles de Matignon, comte de Torigni-sur-Vire et également baron de Saint-Lô

Dans le même temps, Jacques Cahagnes, médecin, né à Caen en 1548, a rédigé sur le même sujet deux autres ouvrages. Le premier, en 1612, Jacobini Cahagnesii, professoris regii, de aquâ fontis Hebecrevonii proelectio et le second en 1614, Censori proelectionis de aquâ fontis Hebecrevonii, sub nomine Francisci Chicotii ementito, Jacobi Chagnesii responsio.

La même année, en 1614, le sieur de Maynes écrivit sur cette question et en réponse aux calomnies dont était victime Jacques Cahagnes Répartie en faveur de M. de Cahagnes des eaux d'Hébécrevon, près Saint-Lô, par le sieur de Maynes, contre un libelle scandaleux.

Enfin, Hubin, sieur de la Bastie, converti au culte protestant, écrivit en 1617 un ouvrage curieux dénommé « La fontaine de Jouvence de la France, au village d'Hébécrevon près S-Gisles en Costentin ». Les eaux minérales d'Hébécrevon et Saint Gisles étaient en effet alors très appréciées par les protestants de Normandie et de Bretagne.

De nos jours, la « fontaine de jouvence » n'est plus guère connue que par les randonneurs locaux.

Lors de la bataille de Normandie, en juillet 1944, les Américains progressent très difficilement et très lentement dans le bocage normand, dans ce qui sera appelé plus tard la bataille des Haies. Pour en sortir, le général Omar Bradley décide d'un bombardement de saturation sur une zone restreinte du front pour créer une brèche dans laquelle s'engouffreront les troupes américaines : c'est l'opération Cobra. Hébécrevon se trouve avec La Chapelle-Enjuger et Marigny dans ce corridor et le 25 juillet a lieu en 3 vagues le plus grand bombardement en tapis de la Seconde Guerre mondiale. Le village est anéanti.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Circonscriptions administratives avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1928 1960 Paul Rauline    
1960 1995 Émile Letribot    
1995 en cours Gilles Quinquenel[3] SE Ingénieur d'études sanitaires
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 136 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 040 823 1 100 1 082 1 099 1 133 1 104 1 093 1 114
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 010 990 1 001 868 828 809 842 824 752
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
667 674 639 561 587 574 543 582 615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
660 604 640 813 921 969 1 082 1 098 1 136
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Reconstitution de la grotte de Lourdes.
Château de la Roque.
  • Église moderne, monument de la Reconstruction, d'une esthétique mitigée et à l'entretien compliqué, ce qui explique son délabrement.
  • La Roque, château du XVIe siècle inscrit aux Monuments historiques[6], qui a appartenu à Raymond Delisle (1943-2013), ancien champion cycliste, ainsi que les Marronniers.
  • Le Castel (fin XVIe), château également inscrit.
  • Reconstitution de la grotte de Lourdes (près des Carrières)

L'ensemble du village actuel est le résultat de son histoire moderne. Le village a été entièrement détruit par le bombardement massif de l'opération Cobra, épisode de la bataille de Normandie en juillet 1944.

Sports[modifier | modifier le code]

L'Entente sportive d'Hébécrevon fait évoluer trois équipes de football en divisions de district[7]. En 2012, le président Dominique Pacary et l'entraineur Pascal Gouesmel ont pour objectif la montée de l'équipe fanion en promotion d'honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[8].
  1. Hébécrevon sur Géoportail.
  2. L'éco hameau du village d'Hébécrevon, Luc Blanchard, pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info, 2011, consulté le 18 août 2011
  3. Réélection 2014 : « Hébécrevon (50180) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 29 avril 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Château de la Roque », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent. S. Hébécrevon » (consulté le 10 octobre 2012)
  8. « Hébécrevon sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]