Quibou

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Quibou
L'église Saint-Rémi.
L'église Saint-Rémi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Canisy
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Canisy
Maire
Mandat
Christelle Lebedel
2014-2020
Code postal 50750
Code commune 50420
Démographie
Gentilé Quibois
Population
municipale
929 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 08″ N 1° 11′ 56″ O / 49.0688888889, -1.19888888889 ()49° 04′ 08″ Nord 1° 11′ 56″ Ouest / 49.0688888889, -1.19888888889 ()  
Altitude Min. 46 m – Max. 114 m
Superficie 17,15 km2
Localisation

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Quibou

Quibou est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 929 habitants[Note 1] (les Quibois).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays saint-lois. Situé à 80 mètres d'altitude, son bourg est à 2,5 km à l'ouest de Canisy, à 5,5 km au sud-est de Marigny, à 11 km au sud-ouest de Saint-Lô et à 20 km à l'est de Coutances[1]. Couvrant 1 715 hectares, son territoire est le plus étendu du canton de Canisy.

La Terrette, la Joigne et la rivière de la Chaussée sont les principaux cours d'eau qui traversent son territoire.

Le point culminant (111/114 m) se situe au nord-ouest, au lieu-dit le Mesnil-Don. Le point le plus bas (46 m) correspond à la sortie de la Joigne du territoire, à l'est. La commune est bocagère.

La commune se compose d'un bourg principal (Quibou) et de plusieurs écarts : la Pintelière, la Joignerie, la Noraiserie, la Bonne Eau, l'Hôtel Hochu, le Buisson, la Vauterie, la Bosquerie, les Hercheries, l'Hôtel Couespel, la Hamonnière, la Coquerie, le Foc, la Renondière, la Forge, le Vage, la Guesnonnière, la Fauvelière, la Rainière, le Sault, les Bouillons, les Cinq Chênes, le Hamel, la Bazilière, les Carrières, la Bourdonnière, les Courts Champs, l'Hôtel Biard, la Querellière, la Folie, la Douchardière, le Castillon, l'Euderie, la Huaudière, la Cauvinière, la Conterie, la Villette, le Mesnil Don, la Croix Lambert, le Bost, St-Benoît, la Moinerie, le Vau Ruel, St-Léger, la Saulnerie, la Joisière, l'Hôtel Fossard, les Martinières, le Pont à Mazé, la Bonhommière, la Quesnelle, le Grimbert, la Pouchinière, la Campagne, la Péraudière, les Fontaines, le Val.

Communes limitrophes de Quibou[2]
Marigny Le Mesnil-Amey Hébécrevon (par un angle)
Saint-Gilles (sur quelques mètres)
Carantilly Quibou[2] Canisy
Carantilly Dangy, Saint-Martin-de-Bonfossé Saint-Martin-de-Bonfossé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Quiebouc 1056[3].

Il existe deux hypothèses sur l'origine :

  • Quibou pourrait désigner à l'origine un endroit où « chie le bouc »[4].
  • Quibou, de l'anglo-saxon ceap' (« marché, bétail », prononcé kiip) et holt (« colline »)[5]. Holt devient hout en normand[6].

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

La moitié des lieux-dits de Quibou sont en Y-ère/-erie, ce sont des habitats relativement tardifs résultant de la forte croissance démographique normande du XIe-XIIIe siècle. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[7]. Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hameau / Le / Clos / Pont / Maison)-Y sont des constructions encore plus récentes, ils désignaient un bien de la famille Y.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Circonscriptions administratives avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Les maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Pierre Desfontaines    
1808 1816 Thomas Fontaine    
1816 1830 Pierre François Gabriel Douchin    
1830 1846 Thomas Douchin    
1847 1851 Félix Ferdinand Fontaine    
1851 1865 Philippe Joseph Lefèvre    
1865 1870 Théophile Lerond    
1870 1884 Pierre Cocaigne    
1884 1887 Théophile Lerond    
1887 1892 Noël Osmond    
1892 1896 Pierre Herman    
1896 1914 Aimable Gabriel Requier    
1915 1940 Marie    
1940 1947 Ferey    
1947 1983 Pierre Marie    
1983 1997 Marcel Godard    
1997 mars 2014 Évelyne Fabre SE cadre de santé
mars 2014[9] en cours Christelle Lebedel SE assistante d'éducation
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 929 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Quibou a compté jusqu'à 2 057 habitants en 1831.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 883 1 826 2 004 2 035 2 057 1 976 1 884 1 838 1 712
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 620 1 595 1 508 1 344 1 303 1 256 1 265 1 220 1 163
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 122 1 114 1 099 1 010 1 080 1 016 972 1 036 1 069
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 040 995 876 784 809 819 823 830 907
2011 - - - - - - - -
929 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales ressources sont :

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une boulangerie-pâtisserie, d'une épicerie, d'un bar et d'un tabac-presse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Rémi.

L'église Saint-Rémi est un édifice moderne : vitraux de Gaudin, tapisserie et chemin de croix d'Helen Mai ; une des réussites de la reconstruction d'après 1944.

L'église Saint-Rémi de Quibou a été en grande partie détruite durant les combats qui sévirent du 20 au 25 juillet 1944 ; seuls restèrent en place les murs de la nef du XIIe siècle et de la chapelle sud, la base du clocher du XIIIe siècle et le porche gothique remanié en 1659. Elle a été reconstruite par les architectes Tougard, élève de Paul Bigot, et Cochepain en 1954. Ces derniers ont su tirer parti des éléments restés en place, tout en créant un nouveau chœur au volume extérieur massif qui contraste avec la transparence de la structure intérieure. La reconstruction fut financée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme et la coopérative des églises et édifices religieux sinistrés.

À partir du porche, la nef étroite et sombre s'étend jusqu'au chœur ample et lumineux. Le transept unique est le dernier témoin d'un plan cruciforme abandonné. Au nord, la tour carrée et trapue possède encore sa base puissante ancienne dans laquelle l'autel secondaire a trouvé place. Quatre piles octogonales en ciment armé, ancrées à plusieurs mètres de profondeur, soutiennent une structure en charpente essentée d'ardoise. La sacristie surmontée d'une tribune, au sud, a conservé en partie la maçonnerie de l'ancienne chapelle latérale. C'est le cas également de la nef, dont les murs portent les traces d'un appareil en opus spicatum. Le vaste chœur moderne est fermé par un mur oriental aveugle en pierres apparentes, au sein desquelles courent quelques assises en arête-de-poisson qui rappellent le passé architectural médiéval de l'église. Le vaste sanctuaire est largement éclairé au nord et au sud par des claustras placées à un mètre du sol. La structure et les couleurs de l'autel et du mobilier s'harmonisent parfaitement avec celles de l'architecture intérieure, dont la rigueur est tempérée par le plafond bleu supporté par des solives rouge sombre.

Les architectes ont choisi le parti de conserver et respecter la forme, les matériaux et les éléments du passé, tout en les faisant dialoguer avec une architecture du XXe siècle.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Croix de chemin.
  • Calvaire de mission de la Joignerie (1896).
  • Le Gislot (XVIIIe).

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Deux courts de tennis.
  • Une salle polyvalente située sur la départementale en direction de Dangy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. http://www.chantony.fr/nos_villages/basse_normandie/quibou.htm
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie, Paris, Éditions Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253-247-9), p. 148
  5. Contribution à l'étude des établissements saxons en Normandie Louis Guinet - 1967
  6. Les emprunts gallo-romans au germanique: : Volume 44, Louis Guinet - 1982
  7. Voir Histoire de la Normandie
  8. La sergenterie de Saint-Gilles, qui relevait initialement de l'élection de Coutances, fut en grande partie rattachée à l'élection de Saint-Lô à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle.
  9. a et b « Quibou (50750) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 avril 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]