Quibou

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Quibou
L'église Saint-Rémi.
L'église Saint-Rémi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Canisy
Intercommunalité Communauté de communes de Canisy
Maire
Mandat
Christelle Lebedel
2014-2020
Code postal 50750
Code commune 50420
Démographie
Gentilé Quibois
Population
municipale
929 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 05″ N 1° 12′ 00″ O / 49.068056, -1.249° 04′ 05″ Nord 1° 12′ 00″ Ouest / 49.068056, -1.2  
Altitude Min. 46 m – Max. 114 m
Superficie 17,15 km2
Localisation

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Quibou

Quibou est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 929 habitants[Note 1] (les Quibois).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays saint-lois. Situé à 80 mètres d'altitude, son bourg est à 2,5 km à l'ouest de Canisy, à 5,5 km au sud-est de Marigny, à 11 km au sud-ouest de Saint-Lô et à 20 km à l'est de Coutances[1]. Couvrant 1 715 hectares, son territoire est le plus étendu du canton de Canisy.

Quibou est dans le bassin de la Vire, par un affluent pour la moitié sud-est, la Joigne, et un sous-affluent pour la moitié nord-ouest, la Terrette (affluent de la Taute). Les cours de l'une et l'autre sont grossis par de courts affluents dont, pour la Joigne, le ruisseau des Bois en limite sud-est et la rivière de Chaussée en limite sud-ouest. Une petite patie nord-ouest est dans le bassin d'un autre affluent de la Taute, le Lozon.

Le point culminant (111/114 m) se situe au nord-ouest, au lieu-dit le Mesnil-Don. Le point le plus bas (46 m) correspond à la sortie de la Joigne du territoire, à l'est. La commune est bocagère.

La commune se compose d'un bourg principal (Quibou) et de plusieurs écarts : la Pintelière, la Joignerie, la Noraiserie, la Bonne Eau, l'Hôtel Hochu, le Buisson, la Vauterie, la Bosquerie, les Hercheries, l'Hôtel Couespel, la Hamonnière, la Coquerie, le Foc, la Renondière, la Forge, le Vage, la Guesnonnière, la Fauvelière, la Rainière, le Sault, les Bouillons, les Cinq Chênes, le Hamel, la Bazilière, les Carrières, la Bourdonnière, les Courts Champs, l'Hôtel Biard, la Querellière, la Folie, la Douchardière, le Castillon, l'Euderie, la Huaudière, la Cauvinière, la Conterie, la Villette, le Mesnil Don, la Croix Lambert, le Bost, Saint-Benoît, la Moinerie, le Vau Ruel, Saint-Léger, la Saulnerie, la Joisière, l'Hôtel Fossard, les Martinières, le Pont à Mazé, la Bonhommière, la Quesnelle, le Grimbert, la Pouchinière, la Campagne, la Péraudière, les Fontaines, le Val.

Communes limitrophes de Quibou[2]
Marigny Le Mesnil-Amey Hébécrevon (par un angle)
Saint-Gilles (sur quelques mètres)
Carantilly Quibou[2] Canisy
Carantilly Dangy, Saint-Martin-de-Bonfossé Saint-Martin-de-Bonfossé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Quiebouc 1056[3].

Il existe deux hypothèses sur l'origine :

  • Quibou pourrait désigner à l'origine un endroit où « chie le bouc »[4].
  • Quibou, de l'anglo-saxon ceap (« marché, bétail », prononcé kiip) et holt (« colline »)[5]. Holt devient hout en normand[6].

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

La moitié des lieux-dits de Quibou sont en Y-ère/-erie, ce sont des habitats relativement tardifs résultant de la forte croissance démographique normande du XIe-XIIIe siècle. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[7]. Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hameau / Le / Clos / Pont / Maison)-Y sont des constructions encore plus récentes, ils désignaient un bien de la famille Y.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité de Caen, de l'élection de Coutances (en 1612/1636, 1677), puis de Saint-Lô (1713), et de la sergenterie de Saint-Gilles[Note 2].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Pierre Desfontaines    
1808 1816 Thomas Fontaine    
1816 1830 Pierre François Gabriel Douchin    
1830 1846 Thomas Douchin    
1847 1851 Félix Ferdinand Fontaine    
1851 1865 Philippe Joseph Lefèvre    
1865 1870 Théophile Lerond    
1870 1884 Pierre Cocaigne    
1884 1887 Théophile Lerond    
1887 1892 Noël Osmond    
1892 1896 Pierre Herman    
1896 1914 Aimable Gabriel Requier    
1915 1940 Marie    
1940 1947 Ferey    
1947 1983 Pierre Marie    
1983 1997 Marcel Godard    
1997[8] mars 2014 Évelyne Fabre SE cadre de santé
mars 2014[9] en cours Christelle Lebedel SE assistante d'éducation
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 929 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Quibou[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 3]. Quibou a compté jusqu'à 2 057 habitants en 1831.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 883 1 826 2 004 2 035 2 057 1 976 1 884 1 838 1 712
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 620 1 595 1 508 1 344 1 303 1 256 1 265 1 220 1 163
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 122 1 114 1 099 1 010 1 080 1 016 972 1 036 1 069
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 040 995 876 784 809 819 823 830 907
2011 - - - - - - - -
929 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales ressources sont :

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une boulangerie-pâtisserie, d'une épicerie, d'un bar et d'un tabac-presse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Rémi.

L'église Saint-Rémi est un édifice moderne : vitraux de Gaudin, tapisserie et chemin de croix d'Helen Mai ; une des réussites de la reconstruction d'après 1944.

L'église Saint-Rémi de Quibou a été en grande partie détruite durant les combats qui sévirent du 20 au 25 juillet 1944 ; seuls restèrent en place les murs de la nef du XIIe siècle et de la chapelle sud, la base du clocher du XIIIe siècle et le porche gothique remanié en 1659. Elle a été reconstruite par les architectes Tougard, élève de Paul Bigot, et Cochepain en 1954. Ces derniers ont su tirer parti des éléments restés en place, tout en créant un nouveau chœur au volume extérieur massif qui contraste avec la transparence de la structure intérieure. La reconstruction fut financée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme et la coopérative des églises et édifices religieux sinistrés.

À partir du porche, la nef étroite et sombre s'étend jusqu'au chœur ample et lumineux. Le transept unique est le dernier témoin d'un plan cruciforme abandonné. Au nord, la tour carrée et trapue possède encore sa base puissante ancienne dans laquelle l'autel secondaire a trouvé place. Quatre piles octogonales en ciment armé, ancrées à plusieurs mètres de profondeur, soutiennent une structure en charpente essentée d'ardoise. La sacristie surmontée d'une tribune, au sud, a conservé en partie la maçonnerie de l'ancienne chapelle latérale. C'est le cas également de la nef, dont les murs portent les traces d'un appareil en opus spicatum. Le vaste chœur moderne est fermé par un mur oriental aveugle en pierres apparentes, au sein desquelles courent quelques assises en arête-de-poisson qui rappellent le passé architectural médiéval de l'église. Le vaste sanctuaire est largement éclairé au nord et au sud par des claustras placées à un mètre du sol. La structure et les couleurs de l'autel et du mobilier s'harmonisent parfaitement avec celles de l'architecture intérieure, dont la rigueur est tempérée par le plafond bleu supporté par des solives rouge sombre.

Les architectes ont choisi le parti de conserver et respecter la forme, les matériaux et les éléments du passé, tout en les faisant dialoguer avec une architecture du XXe siècle.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Croix de chemin.
  • Calvaire de mission de la Joignerie (1896).
  • Le Gislot (XVIIIe).

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Deux courts de tennis.
  • Une salle polyvalente située sur la départementale en direction de Dangy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. La sergenterie de Saint-Gilles, qui relevait initialement de l'élection de Coutances, fut en grande partie rattachée à l'élection de Saint-Lô à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. http://www.chantony.fr/nos_villages/basse_normandie/quibou.htm
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie, Paris, Éditions Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253-247-9), p. 148
  5. Contribution à l'étude des établissements saxons en Normandie Louis Guinet - 1967
  6. Les emprunts gallo-romans au germanique: : Volume 44, Louis Guinet - 1982
  7. Voir Histoire de la Normandie
  8. « Les derniers voeux du maire Évelyne Fabre », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 octobre 2014)
  9. « Christelle Lebedel élue nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 octobre 2014)
  10. « Quibou (50750) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 avril 2014)
  11. Date du prochain recensement à Quibou, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]