Raoul Dautry

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Raoul Dautry

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Raoul Dautry, directeur des chemins de fer de l'État, en 1928.

Naissance 16 septembre 1880
Montluçon
Décès 21 août 1951 (à 71 ans)
Lourmarin
Formation

Raoul Dautry est un ingénieur, dirigeant d'entreprises publiques et homme politique français, né le 16 septembre 1880 à Montluçon (Allier) et décédé le 21 août 1951 à Lourmarin (Vaucluse).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études à l'École polytechnique (promotion X1900), il entame une carrière à la compagnie des chemins de fer du Nord. Il met au point en 1914 un système de circulation des trains permettant aux renforts de se rendre sur le front de l'Est (bataille de la Marne). Il crée la « voie des cent jours » au départ de Beauvais. Enseignant à côté de ses obligations professionnelles à l'E.S.T.P., il occupe d'importantes fonctions dans les chemins de fer : il est directeur général de l'administration des chemins de fer de l'État de 1928 à 1937. Lors de la création de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) en 1938, il devient membre de son conseil d'administration.

Dautry est ministre de l'Armement du 20 septembre 1939 au 16 juin 1940 (gouvernement Édouard Daladier et gouvernement Paul Reynaud). Il obtient l'accord de Daladier pour envoyer une mission en Norvège chercher le stock disponible d'eau lourde convoitée par les Allemands. Il a veillé à ce que, en pleine débâcle, le stock d'eau lourde française soit envoyé en Angleterre : le 16 juin 1940, le contre-torpilleur Milan (Marine nationale) emporte ce stock depuis Brest, en même temps que le général de Gaulle, alors secrétaire d'Etat à la Guerre, qui partait rencontrer le gouvernement britannique[1]. Pendant l'Occupation, il se retire dans sa maison de Lourmarin (Vaucluse), et ne prend pas part à la vie politique.

À la Libération, il est nommé ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme dans le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) du général de Gaulle du 16 novembre 1944 au 20 janvier 1946. C'est à cette occasion qu'il demande à Auguste Perret de reconstruire la ville du Havre. Par la suite, il devient administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). C'est lui qui choisit le site du centre CEA de Saclay dont Auguste Perret construit les bâtiments.

En 1946, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques.

Il a été maire de Lourmarin.

Il a été nommé grand officier de la Légion d'honneur.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le nom de place Raoul-Dautry a été donné à une place parisienne située devant la gare Montparnasse, compte tenu du rôle qu'il a joué dans le développement ferroviaire en France. Une rue porte son nom à Gif-sur-Yvette, ville voisine du centre CEA de Saclay. Un lycée scientifique et technologique porte son nom à Limoges[2]. Un stade porte aussi son nom à Ermont (95).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Les papiers personnels de Raoul Dautry sont conservés aux Archives nationales sous la cote 307AP[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri de Wailly, l'Effondrement, Perrin, 2000.
  2. Source académie Limoges, Lycée Raoul-Dautry lire (consulté le 02/12/2009).
  3. Voir la notice sur la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Métier d'Homme, Raoul Dautry, Éditions Plon, Paris 1937
  • Raoul Dautry, Rémi Baudouï, Balland 1993.
  • Raoul Dautry, du rail à l'atome, Vladimir Halpérin, Fayard 1997.
  • Raoul Dautry, la passion de servir, Michel Avril, France-Empire 1993.
  • La guerre oui ou non? Tome 2, ouvriers et soldats, J-L Crémieux-Brilhac, Gallimard 1990.

Annexe[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]