Artus de Cossé-Brissac

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Artus de Cossé-Brissac
Comte de Secondigny
Artus de Cossé-Brissac
Artus de Cossé-Brissac

Surnom Maréchal de Cossé
Naissance 1512
Décès 15 février 1582 (à 70 ans)
au château de Gonnor, en Anjou
Origine Pavillon royal de la France.png Royaume de France
Allégeance Pavillon royal de la France.png Royaume de France
Grade Maréchal de France
Conflits Guerres de Religion
Distinctions Chevalier de l'ordre de Saint-Michel
Autres fonctions Gouverneur de Metz
Gouverneur de Mariembourg
Surintendant des finances
Grand panetier de France
Lieutenant général pour l'Orléanais, l'Anjou et la Touraine
Famille Famille de Cossé-Brissac
Blason Artus de Cossé (1512-1582).svg

Artus de Cossé-Brissac, comte de Secondigny, dit le « maréchal de Cossé » pour le distinguer de son frère Charles Ier de Cossé, surnommé le « maréchal de Brissac », né en 1512, mort en 1582, est un homme de guerre et diplomate français. Il est connu d'abord sous le nom de Gonnor, jusqu'à sa promotion à la dignité de maréchal de France.

[modifier] Biographie

Lieutenant de cent hommes d'armes, il se signale au siège de Lens en 1551, et en 1552, sous le duc de Guise, à la défense de Metz, dont il est fait gouverneur. En 1554, il est gouverneur de Mariembourg.

Il sert sous le duc d'Aumale en 1555, aux sièges de Volpian et de Moncalier, et reçoit cette même année le collier de l'ordre de Saint-Michel. Pendant les guerres de Religion, capitaine en 1562, il est battu par le chef protestant Gaspard II de Coligny près de Châteaudun.

Charles IX le fait surintendant des finances en 1563, le nomme grand panetier de France en 1564, érigea en 1566 sa terre de Secondigny en comté, et le créé maréchal de France en 1567. En 1569, il est nommé lieutenant général pour l'Orléanais, l'Anjou et la Touraine. Il continue la lutte contre les protestants.

Artus de Cossé-Brissac

À la tête d'un corps de cavalerie, il se distingua, en 1567, à la bataille de Saint-Denis, et fut ensuite choisi pour commander l'armée contre les calvinistes, sous le duc d'Anjou. Il serait trop long d'entrer dans les détails des services importants qu'il rendit à l'État, des sièges qu'il soutint et fit lever à l'ennemi, des villes qu'il prit et des batailles qu'il gagna. On se bornera à dire, d'après tous les historiens du temps, qu'il avait la tête aussi bonne que le bras. En 1569, comme commandant en second de l'armée catholique du duc Henri d'Anjou, il bat l'amiral de Coligny à la bataille de Moncontour mais est battu par le même à Arnay-le-Duc en 1570.

Le 4 mai 1574, Catherine de Médicis le fait arrêter à Vincennes, et conduire à la Bastille, sur le soupçon d'appuyer un parti qui se formait en faveur du duc d'Alençon, aux approches de la mort de Charles IX : il y reste dix-sept mois. Henri III lui rend sa liberté en 1581, et lui offre des lettres-patentes le déclarant innocent.

« Trouvez bon, sire, que je n'en veuille pas, répondit-il ; un Cossé doit penser que personne ne l'a cru coupable. »

Il se rend en Angleterre pour négocier le mariage d'Elisabeth Ire avec François de France, duc d'Anjou.

II avait l'esprit vif, l'humeur libre et gaie ; il aimait la table et beaucoup les femmes ; mais jamais l'instant du plaisir ne l'emportait sur celui du devoir. Henri III le fait chevalier du Saint-Esprit le 31 décembre 1578. Il meurt au château de Gonnor, en Anjou, le 15 février 1582.

[modifier] Source

[modifier] Lien externe

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Surintendant
des finances
1563-1568
René de Birague

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