Marie-Thérèse de France (1778-1851)

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Marie-Thérèse de France

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Marie-Thérèse Charlotte de France, portrait par Alexandre-François Caminade en 1827.

Titre

Reine consort de France et de Navarre

2 août 18302 août 1830
(20 minutes)

Prédécesseur Marie-Louise d'Autriche (impératrice consort des Français)
Successeur Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (reine consort des Français)
Biographie
Titulature Fille de France
Duchesse d’Angoulême
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Marie Thérèse Charlotte de France
Surnom « Madame Royale »
« Mousseline la Sérieuse »
Naissance 19 décembre 1778
Versailles (France)
Décès 19 octobre 1851 (à 72 ans)
Frohsdorf (Autriche)
Père Louis XVI de France
Mère Marie-Antoinette d’Autriche
Conjoint Louis de France
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Née à Versailles le 19 décembre 1778, Marie-Thérèse Charlotte de France[1], surnommée « Madame Royale », est le premier enfant de Louis XVI et Marie-Antoinette. Après une enfance passée à la Cour, elle est la seule des enfants royaux à survivre aux horreurs de la Révolution française. Condamnée par les insurgés puis réduite à l’exil, Marie-Thérèse Charlotte, devenue Dauphine de France en 1824, puis une éphémère reine consort de France lors des journées de 1830, reste attachée à la monarchie jusqu’à la fin de sa vie[2]. C'est en exil sous le titre de courtoisie de « comtesse de Marnes » qu'elle décède le 19 octobre 1851 à Frohsdorf   en Autriche.

Scrutée une bonne partie de sa vie aussi bien par ses admirateurs que par ses détracteurs, rendant compte de ses faits et gestes quotidiens pour mieux la réinventer, Madame Royale devient bien malgré elle l’héroïne de chansons, de poèmes, de récits au goût du jour voire d'insultes[3]. C'est ainsi qu'on la lia pendant longtemps à l'énigme de la Comtesse des Ténèbres[4]. Aujourd'hui, les analyses ADN ont démontré qu'il ne pouvait cependant y avoir identité de personnes entre la Comtesse des Ténèbres et la duchesse d'Angoulême[5].

Ayant profondément marqué les esprits de son époque, Chateaubriand a écrit de Madame Royale : « Ses souffrances sont montées si haut qu’elles sont devenues une des gloires de la France »[5]. De même, la duchesse de Dino, non sans lucidité affirmait : « Jamais une femme dans l’histoire ne fut plus poursuivie par le malheur »[6],[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

Naissance et baptême à Versailles : « Mousseline la sérieuse »[modifier | modifier le code]

« Mousseline la sérieuse », 4 ans par Alexandre Kucharski, 1782.

Marie Thérèse Charlotte de France est appelée « Madame » ou « Madame Royale », sa mère l’appelant toutefois par le surnom de « Mousseline la Sérieuse »[8]. Elle est le premier enfant de Louis XVI et de Marie-Antoinette, né après plus de huit ans de mariage.

Sa naissance est attendue et saluée par le peuple français, et l'on entonne des Te Deum dans toutes les églises du royaume pour la célébrer[9]. Sa naissance paraît cependant suspecte, le couple royal n'arrivant pas à procréer depuis plusieurs années, ce qui fait naître la rumeur de bâtardise de l'enfant, la paternité de la princesse étant attribuée au comte d’Artois ou au duc de Coigny[10].

Marie-Thérèse est baptisée le 19 décembre 1778, jour de sa naissance, dans la chapelle du château de Versailles par le cardinal-évêque de Strasbourg Louis de Rohan, grand aumônier de France, en présence d’Honoré Nicolas Brocquevielle, curé de l’église Notre-Dame de Versailles : son parrain est un cousin de son père, le roi Charles III d’Espagne, représenté par Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, et premier dans l'ordre de succession. Sa marraine est sa grand-mère maternelle, l’impératrice-douairière Marie-Thérèse, représentée par la comtesse de Provence[11].

La princesse royale Marie-Thérèse-Charlotte, couramment appelée par son troisième prénom, connut une enfance de fille de France dans une cour de Versailles unique en son genre. De nombreux écrits, notamment les mémoires de la baronne d’Oberkirch, témoignent du caractère orgueilleux de la jeune princesse, que Marie-Antoinette se souciait beaucoup de corriger.

Sous la Révolution : « Les années Terribles »[modifier | modifier le code]

Siège et prise du Château des Tuileries, Le 10 août 1792 (Eau forte, fin XVIIIe siècle)
17 octobre 1789, Premier hommage des habitants de Paris à la Famille royale « prisonnière » aux palais des Tuileries

C’est une enfant de dix ans qui se trouve confrontée aux violences de la révolution lors de l’installation forcée de sa famille au palais des Tuileries à Paris le 6 octobre 1789. Lors de chaque émeute, Marie-Thérèse avait l’impression qu’elle et sa famille allaient être assassinés.

Le comte de Fersen convainc le roi et la reine de s’enfuir (épisode de Varennes-en-Argonne) le 20 juin 1791. La famille royale (le roi, déguisé en valet, la reine, déguisée en chambrière, la sœur du roi, Madame Élisabeth, le dauphin habillé en fille, Marie-Thérèse et la marquise de Tourzel, gouvernante des enfants) se font prendre et sont ramenés, non sans risque pour leur vie, au château, puis, après une dernière émeute, le 10 août 1792, emprisonnés à la prison du Temple.

À cause du peu de vêtements dont elle dispose, « Thérèse Capet » apprend à les raccommoder tous les soirs. Elle vient d'avoir quatorze ans quand, à l’issue de son procès, le roi déchu est condamné à mort. Elle commence en janvier 1793, peu avant l’exécution de son père, à écrire ses mémoires. En septembre de la même année, l'ex-reine sa mère est transférée à la prison de la Conciergerie et elle est séparée de son petit frère Louis XVII qui a 8 ans.

Tant que l’attention de tous est fixée sur les souverains déchus, les enfants restent dans l’ombre. Après l’exécution du roi le 21 janvier et de sa mère le 16 octobre 1793, la jeune princesse reste seule avec sa tante paternelle, Madame Élisabeth, 28 ans, et son jeune frère Louis, âgé de 8 ans.

L'« Orpheline du Temple »[modifier | modifier le code]

La situation change : les survivants, Marie-Thérèse, son frère et leur tante, ne peuvent être jugés pour des crimes politiques dont ils sont innocents. Ils sont dès lors enfermés pour ce qu’ils représentent : il s’agit de les séparer[12].

Le 10 mai 1794, Madame Élisabeth est à son tour guillotinée et le jeune Dauphin meurt à l'âge de 10 ans, des suites de mauvais traitements et de tuberculose le 8 juin 1795.

L'Orpheline du Temple

De tout cela Marie-Thérèse, coupée du monde, ne sait rien.

Après la mort de Robespierre en novembre 1794 et la fin de la Terreur, la princesse reçoit la visite de Barras et les conditions de captivité s’améliorent. On lui apporte du linge et Laurent –gardien de Louis XVII – assure également la surveillance de Madame Royale qui lui reconnaît beaucoup de gentillesse[13]? Le roi d’Espagne demande à récupérer ses cousins, les « enfants Capet » mais rien n’aboutit.

Dès la mort de son frère le 8 juin 1795, on songe plutôt à l'échanger contre des prisonniers républicains retenus en Autriche. En attendant que les pourparlers aboutissent, on donne à  la princesse une jeune femme pour lui tenir compagnie, Mme de Chanterenne que Marie-Thérèse surnomme affectueusement « Rénette ». C’est à elle que revient la lourde tâche d’annoncer à Madame Royale la mort de sa mère, de sa tante et de son frère[14]. Courageuse, elle puise dès lors un grand réconfort moral dans sa foi et dans la présence de sa chère « Rénette ».

Parallèlement, le tribunal révolutionnaire permet que Marie-Thérèse reçoive la visite quotidienne d'une mystérieuse « cousine ». Il s'agit de Stéphanie-Louise de Montcairzin (anagramme de Conti et Mazarin) qui se prétend née des amours illégitimes du prince de Conti et de Louise-Jeanne de Durfort, duchesse de Mazarin. Ces visites se poursuivent jusqu'au 26 août 1795 où on lui refuse subitement tout accès à la prison du Temple dans l'incertitude de son identité réelle.

En tant qu'unique rescapée de la famille royale stricto sensu, la timide princesse devint alors bien malgré elle, une véritable « célébrité ». Pour tous c'est « l'Orpheline du Temple », nom qui ne la quitte plus. Ses admirateurs vont ainsi jusqu’à louer un appartement en face du Temple : on la scrute pour rendre compte de ses faits et gestes quotidiens et mieux la réinventer. Plus largement, on en fait l’héroïne de chansons, de poèmes et de récits au goût du jour (roman noir, ballades à la manière d’Ossian), qui ont sa souffrance et son histoire, et non son rang, pour principal ressort[3]. Elle devient alors le meilleur agent de propagande des royalistes, instrument politique, certes, mais un instrument révéré et adoré de ses partisans et ce durant toute sa vie[15].

Décembre 1795 : échange et arrivée à la cour de Vienne[modifier | modifier le code]

Château de Schonbrunn au XVIIIème s. (Canaletto, 1760, Kunsthistorisches Museum, Vienne)
Madame Royale, 17 ans, mise dès son arrivée à la mode autrichienne. (Heinrich Friedrich Füger, Ermitage St. Petersburg, 1796)

La Convention trouve la fille de Louis XVI de plus en plus encombrante. Garder la princesse en prison ne se justifie plus aux yeux de l’opinion, tandis que des complots peuvent se nouer autour du Temple. En effet, tout en conservant à la monarchie son caractère héréditaire, la constitution de 1791 avait vidé en revanche de leur sens politique et mystique les notions de « maison », de « dynastie » ou de « sang ». La question de son accession au trône devient ainsi un véritable serpent de mer de la vie politique de l'époque[3]. La libérer et la garder en France devient impensable[15].

On souhaite donc l’envoyer à l’étranger. À aucun moment on n’envisage de la rendre à son oncle, le futur Louis XVIII, et aucun journal ne fait mention d’un tel projet : le Prétendant est tenu à l’écart à la fois par le gouvernement et par les royalistes modérés. Pendant tout le mois de juin 1795, les journaux parlent surtout d’un exil en Espagne, ce qui paraît à bien des égards plus logique : les souverains espagnols sont aussi des Bourbons, avec lesquels la République est en paix. Toutefois, l’Autriche présente sur cette solution un avantage immédiat : les Autrichiens retiennent prisonniers plusieurs députés français, pris par traîtrise : on pourrait faire l’échange. Le 12 messidor an III (30 juin 1795), la Convention vote un décret prévoyant que la fille de Louis XVI soit échangée contre les prisonniers politiques détenus par l’Autriche, sans que cette dernière ait jamais été consultée[15].

Acculé, l’empereur François II accepte de recevoir sa cousine. Les négociations traînent mais la princesse est finalement échangée contre des prisonniers français (Pierre Riel de Beurnonville, Jean-Baptiste Drouet, Hugues-Bernard Maret, Armand-Gaston Camus, Nicolas-Marie Quinette et Charles-Louis Huguet de Sémonville) capturés par l’armée autrichienne. Elle quitte la prison du Temple de nuit le jour de ses dix-sept ans (19 décembre 1795) pour se rendre à Bâle, où elle est remise aux envoyés de l’empereur François II.

Elle fut accompagnée de François Hüe (1757-1819), huissier de la Chambre de Louis XVI, qui avait suivi la famille royale à la prison du Temple. Il resta avec elle à Vienne.

En quittant la France, elle aurait versé des larmes, ne tenant aucune rigueur aux Français pour ses malheurs comme elle l’écrit dans ses mémoires.

A Vienne, Marie-Thérèse-Charlotte rencontre sa pléthorique famille maternelle à laquelle elle est assez vite intégrée, même si elle tient l’empereur François II, son cousin germain, pour responsable de la mort de sa mère, en raison de son inaction. Elle éprouve davantage encore de difficultés avec les émigrés français qui se trouvent en Autriche. Ils appartiennent généralement à la haute noblesse partie de France depuis longtemps et pour cette raison, elle les considérait le plus souvent comme des traîtres. Ceux-ci attendent pourtant que la princesse leur livre des témoignages sur ses malheurs passés, les encourage dans leur cause et les aide matériellement[12], alors que Marie-Thérèse semble surtout vouloir oublier et ne peut rien faire sans l’accord de l’empereur. Les réactions sont donc mitigées. Si les émigrés lui conservent leur affection et leur admiration, ils sont néanmoins un peu déçus[15].

Son séjour forcé à Vienne la rendit froide et maussade tandis que l’oncle de la princesse, Louis XVIII, alors en exil à Vérone, ne se résout pas à la voir entre les mains de l’empereur.

De juin 1799 à 1814 : Une princesse « française » en exil à travers l'Europe[modifier | modifier le code]

Château de Mittau situé au XVIIIème s en Courlande (aujourd’hui Jelgava en Lettonie).

Pendant son séjour à Vienne, Marie-Thérèse met en lumière les tensions entre logiques dynastiques et logiques nationales au tournant des XVIIIème et XIXème siècles. En refusant d’épouser le frère de l’empereur d'Autriche, l’archiduc Charles-Louis, valeureux officier, mais « un ennemi de la France », elle assoit sa réputation de princesse « française », ce que la propagande royaliste instrumentalise à la Restauration[3].

Louis-Antoine, duc d'Angoulême. Gravure de 1827.

Grâce à l’entremise du tsar de Russie Paul Ier, Marie-Thérèse accepte finalement d'épouser à vingt ans l'héritier de la couronne de France déchue, un autre de ses cousins germains, Louis-Antoine d’Artois, fils aîné du futur Charles X et duc d’Angoulême. En juin 1799, elle quitte la cour de Vienne pour rejoindre son oncle et son futur époux réfugiés sous la protection du Tsar au château de Mittau en Courlande (aujourd’hui Jelgava en Lettonie). Le 9 juin 1799, Louis-Joseph de Montmorency-Laval, évêque de Metz et grand aumônier de France célèbre le mariage, en présence du futur Louis XVIII et de son épouse Marie-Joséphine de Savoie. L'abbé Henri Edgeworth de Firmont qui avait accompagné Louis XVI jusqu'à l'échafaud a tenu également à être présent lors de la cérémonie pour bénir le couple princier. L'acte de mariage[16] est rédigé par le comte de Saint-Priest.

À partir de ce moment, l'existence de Madame royale se trouve étroitement liée à celle de son oncle Louis XVIII dont elle partage l’exil et qui utilise son image de « martyr de la Révolution » pour rallier les royalistes et intéresser les souverains européens à sa cause. En fait, Marie-Thérèse partage d'avantage la vie de son oncle que celle de son propre époux. Louis XVIII a besoin d’assurer la légitimité de droit, dont il est porteur par la loi salique, par la légitimité de fait que détient sa nièce. Il fait alors d’elle l’héritière des vertus de ses parents, puis une « nouvelle Antigone » fidèle au roi dans tous ses malheurs, comme tout royaliste se devrait de l’être. Madame devient alors celle qui montre la voie de la fidélité monarchique[15]. C'est déjà la véritable reine de la petite cour en exil, même si l’épouse de Louis XVIII, Marie-Joséphine de Savoie, est en vie.

En France, des journaux, des portraits, des « pèlerinages » à la prison du Temple perpétuent le souvenir de « l'Orpheline » au moins jusqu’au coup d'État de Fructidor (4 septembre 1797)[15].

La princesse devient aussi une héroïne de roman. Sa captivité, ses souffrances sont des thèmes propices au roman noir très en vogue alors. En 1799 la baronne de Méré publie Irma ou les malheurs d’une jeune orpheline, qui reprend le cours des malheurs de la princesse, les transposant en Inde, avec des noms en anagramme et les clefs à la fin du dernier volume ; le succès est si considérable qu’il décourage la censure[15]. Deux romans de Jean-Baptiste Regnault-Warin : le cimetière de la Madeleine et surtout Les Prisonniers du Temple, parus en 1800 et 1801, poursuivent le phénomène[3].

Le mariage de Madame Royale, célébré par tous les royalistes comme un signe d’espoir, fut pourtant bien vite avorté puisqu’il est suivi de nombreuses années d’exil en Pologne, puis de nouveau en Courlande. En 1807, perdant tout espoir de revenir en France, les Bourbons gagnent l’Angleterre et s’installent à Hartwell : Marie-Thérèse, âgée de 29 ans, y retrouve avec joie son beau-père et son beau-frère, le duc de Berry.

La Première Restauration, printemps 1814 : la « princesse aux yeux rougis »[modifier | modifier le code]

« La princesse aux yeux rougis » vue par Jean Baptiste Jacques Augustin.

Marie-Thérèse-Charlotte de France est le personnage le plus connu et le plus sympathique de la famille au moment du retour des Bourbons en 1814 : l’attention se fixe donc très naturellement sur elle et ses mythiques « yeux rougis », d’autant que Louis XVIII ne cesse de la désigner à la foule et s’efforce de la mettre en avant chaque fois qu’il le peut. Madame apparaît comme le défenseur de la Restauration auprès des Français, on vante son caractère « tout français », on fait d’elle la colombe de la paix, le garant de la prospérité[17]. À 36 ans, après vingt années d'exil, elle est véritablement l’emblème de la Restauration et de la réconciliation des Français bien qu'elle soit plus proche des idées conservatrices de son beau-père, le comte d’Artois, que des idées plus modérées de Louis XVIII. On lui désigne pour aumônier Roch-Étienne de Vichy, ancien aumônier de sa mère, qui s’était exilé en Bavière[18].

Dans le même temps, prolifèrent des brochures et des portraits destinés à mieux faire connaître la famille royale, qui reprennent tous les thèmes développés à son sujet depuis 1795 : on continue à publier des ouvrages sur « l’Orpheline du Temple » ou sur « Antigone ». On arrive alors à un phénomène de décalage : c’est ce personnage littéraire qui est connu et loué, non plus la vraie princesse, dont finalement on ne sait rien ; mais dans les premiers mois de la Restauration, l’illusion paraît fonctionner[19].

Pourtant, des rumeurs commencent à circuler : « la femme de trente-six ans que le roi Louis XVIII présente à la France en 1814 ne ressemble ni physiquement ni moralement à la jeune princesse qui a quitté le Temple et la France à dix-sept ans en 1795[4] ». On murmure qu’il y a eu substitution lors de son échange avec les prisonniers français et que la princesse serait cachée en Allemagne sous le nom de la « Comtesse des Ténèbres ». Quant à la duchesse d’Angoulême revenue à Paris avec le roi, il s’agirait de Marie-Philippine Lambriquet, compagne d’enfance de Marie-Thérèse[20].

Les Cent jours : « le seul homme de la famille des Bourbons »[modifier | modifier le code]

« L'Héroïne de Bordeaux » immortalisée par Antoine-Jean Gros, 1819, Musée des Beaux-arts de Bordeaux.

Les Cent-Jours marquent à la fois l’apogée de l’image de la duchesse d’Angoulême et l’échec définitif du projet de Louis XVIII qui voulait rassembler les Français autour de sa nièce.

L’annonce du retour de Napoléon surprend Madame et son mari à Bordeaux, où ils célébraient l’anniversaire du passage de la ville aux Bourbons. Tandis que le roi s’est réfugié en terre étrangère, à Gand et que le duc d’Angoulême doit partir pour Toulouse, Madame Royale est chargée par le roi de défendre Bordeaux, ville qui lui est tout acquise, à l’exception notable de la garnison. À l’approche du général Clauzel, aux ordres de l’Empereur, et malgré le courage de la princesse qui vient haranguer seule les soldats, ces derniers trahissent la cause des Bourbons et passent à l’ennemi. La duchesse d’Angoulême est alors obligée de partir pour l’Angleterre où elle négocie l’achat d’armes pour la Vendée et s’efforce d’organiser les royalistes de l’ouest de la France, sollicitant jusqu'à l'Espagne à venir les soutenir.

Napoléon, admiratif, dit d’elle qu’elle était « le seul homme de la famille des Bourbons »[12].

Cette action lui vaut un redoublement d’adoration de la part des royalistes : elle devient « l’Héroïne de Bordeaux », qui rallie les royalistes fidèles autour de son « panache » en fière héritière de Henri IV. Seule de sa famille à avoir résisté à « l’usurpateur », elle en est le joyau et le personnage le plus important, en particulier aux dépens du roi. Son héroïsme est relaté dans des chansons ou des sortes de poèmes épiques qui font d’elle une déesse sage et guerrière qui a sauvé la France.

Mais, de manière parallèle, ce regain de popularité chez les royalistes entraîne une grande animosité chez les bonapartistes et les libéraux. Elle est traitée en furie, rendue responsable de tous les excès de la Restauration. Sa dévotion est particulièrement brocardée et transformée en fanatisme. Mais ce qu’on lui reproche avant tout, c’est son rôle contre nature de chef de guerre : ce n’est pas la place d’une femme.

À l’issue des Cent-Jours, l’image de la duchesse d’Angoulême change peu à peu. Les calomnies et les caricatures ont fait leur effet et restent gravées dans les mémoires. Par ailleurs, l’image de « l’Héroïne de Bordeaux » pose problème : cette héroïne est une héroïne de guerre civile, qui ne peut donc plus prôner la réconciliation, et son courage s’oppose par trop à la lâcheté du roi qui s’est enfui de Paris. Ce n’est donc pas le pouvoir royal qui s’empare de cette image, mais l’ultraroyalisme, qui fait à présent de Madame son étendard.

La Seconde restauration 1815-1830 : « une reine de substitution »[modifier | modifier le code]

« Une reine de substitution », Alexandre-François Caminade (1827, Château de Versailles)

La cour qui renaît dès 1814 et après les Cents-jours aux Tuileries se retrouve devant un dilemme. Louis XVIII étant veuf depuis 1810 de Marie-Joséphine de Savoie, il n'y a plus de reine. Pourtant, il y avait bien la Zoé Talon, comtesse du Caylas auprès de laquelle le roi connut un amour profond entre 1817 et 1824. Mais devenue sa maîtresse, Zoé souhaita toujours par instinct rester en marge des affaires du royaume et sa relation avec Louis XVIII resta non pas dans la clandestinité mais dans la discrétion, laissant libre la place d'une possible « reine de substitution ».

C'est la duchesse d’Angoulême qui en tient lieu, comme le souligne la formule employée lors des réceptions des femmes d’ambassadeurs à la cour.

La famille Royale aux Tuileries (gravure XIXème).

Plusieurs devoirs incombent alors à cette reine sans le titre. Le premier est de perpétuer la dynastie. C’est un échec, le duc d'Angoulême étant impuissant, elle n'a jamais d'enfant. Cet échec paraît d’autant plus grand qu’elle est la dernière détentrice du sang de Louis XVI. Ensuite elle doit tenir sa cour, qui se doit d’être brillante. Le succès est mitigé : la cour est prestigieuse, inspirée du XVIIIème s avec certains traits de la cour impériale, mais la brusquerie de la duchesse en décourage plus d’un[21]. À en croire la comtesse de Boigne, elle aurait poussé ce respect pour l'ancien protocole jusqu'à vouloir imposer le retour des robes à paniers dans le costume de cour. L’arrivée de la duchesse de Berry, féconde et plus sociable, amène alors une véritable bouffée d'air tout en créant par là-même des tensions au sein de la famille royale[22].

Pourtant, la place de la duchesse reste à part. Tout d’abord, elle apparaît sans cesse, dans les moments de crise dynastique, comme un recours possible pour porter la couronne. Tel fut le cas en 1820, lorsque son beau-frère le duc de Berry est assassiné. Ensuite, dans le discours officiel, dans les journaux ultras en particulier, Madame est incontestablement la reine, une reine de France du XIXème siècle dont l’image est comparable à ses ancêtres du XVIIème siècle : reine charitable et très-chrétienne, elle est à la terre ce que la Vierge est au ciel, intermédiaire entre le roi et ses sujets, entre Dieu et les hommes. A travers la duchesse d’Angoulême, c’est la monarchie de la Restauration que l’on cherche à resacraliser[21].

En 1824, Louis XVIII meurt, laissant le trône à son frère Charles X (ancien comte d’Artois). À quarante-six ans, Marie-Thérèse devient dauphine, comme l’avait été, avant elle, sa mère. Elle est la dernière dauphine en ligne directe que la France ait connue.

Pendant la Restauration, la duchesse d’Angoulême a beaucoup parcouru le royaume. Elle se trouvait sur les routes presque chaque année pendant quelques semaines au moins et a passé l’année 1823 presque entièrement en province, principalement à Bordeaux. Tous les deux ans, elle se rendait en cure à Vichy mais elle visita aussi l’est de la France, la Bretagne, la Normandie, le Midi, l’Aquitaine et la Vendée. Au cours de ces voyages, la princesse représente le roi : elle doit à la fois donner une image prestigieuse et paternelle de la monarchie et s’informer de l’administration des départements du royaume. Ce dernier point est d’ailleurs une illusion : au prix d’une organisation qui ne laisse rien au hasard, les élites locales s’efforcent de donner à la duchesse une présentation unanime et toute royaliste de leur circonscription. L’image que nous avons de ces voyages est donc biaisée et nous ne connaissons pas ou peu les réactions des provinciaux au passage de Marie-Thérèse de France, si ce n’est dans deux endroits au royalisme bien ancré : la Vendée et Bordeaux[21].

Charles X, ancien meneur des « ultras » nommés alors plus pudiquement « les pointus », promeut une politique visant à rétablir la monarchie absolue, qui aboutit à la Révolution de juillet 1830.

Dès le 16 août 1830, dernier exil : « La reine douairière »[modifier | modifier le code]

Palais Coronini-Cronberg (Gorizia)
Gorizia, Place de la Victoire

Par un caprice du destin, le 2 août 1830, Madame Royale devient une très éphémère reine consort de France durant vingt minutes très exactement.

En effet, retiré avec la cour au château de Rambouillet, son époux, Louis de France hérite du trône sous le nom de « Louis XIX » entre l’abdication de son père Charles X et la sienne en faveur de son neveu Henri d'Artois, Comte de Chambord, nonobstant le principe d’indisponibilité de la Couronne de France. Cependant, pour le mouvement légitimiste, Madame Royale et son époux restent les prétendants légitimes au trône de France, d'où le titre pour Marie-Thérèse de « Reine douairière ».

Chassé par l'arrivée de Louis-Philippe au pouvoir, c'est ainsi que le 16 août 1830, la duchesse d'Angoulême quitte Cherbourg pour son exil anglais. Le roi Charles X déchu embarque à bord du Great Britain, un voilier affrété et commandé par le capitaine Dumont d’Urville. Il est accompagné du duc et de la duchesse d’Angoulême, de la duchesse de Berry et du duc de Bordeaux, ainsi que d’une nombreuse suite qui a nécessité l’affrètement d’un second navire, le Charles-Carroll.

Après un court séjour en Écosse, la famille royale s’installe à partir d'octobre 1832, au château de Prague situé alors dans les États de la maison d’Autriche. En mai 1836, ils sont à Goritz (aujourd'hui Gorizia en Italie) dans le palais Coronini-Cronberg.

C'est de là que la petite cour continue à vivre au rythme des disputes familiales qui opposent les partisans de la duchesse de Berry au reste de la famille royale. À la suite de l’échec de son expédition en France et de son remariage, la duchesse de Berry est exclue de la famille royale après sa disgrâce en 1832.

Régnant sans partage sur la cour en exil et n'ayant elle-même jamais eu d’enfants, Marie Thérèse se consacre dès lors à l’éducation des enfants de France : son neveu Henri d’Artois, héritier présomptif de la couronne, et de sa nièce Louise d’Artois. Il s'agit là son dernier rôle politique, le reste de sa vie se passant en prières et en charités.

La mort de son oncle et beau-père Charles X survient le 6 novembre 1836 alors que Marie Thérèse a cinquante-huit ans, renforçant son rôle de « reine consort de France et de Navarre », aux yeux des partisans de la branche aînée. Tandis que son mari se fait appeler désormais par le prénom usuel de « Louis » tout court, le couple prend le titre de courtoisie de Comte et Comtesse de Marnes.

C'est alors que le duc de Blacas achète en 1843, pour le compte de la famille royale, le château de Frohsdorf, situé sur la commune de Lanzenkirchen, près de Vienne en Autriche. La vie s'y déroule à l'époque suivant une étiquette royale. Le duc de Lévis assume le rôle d'un ministre de la Maison du roi. À ses côtés, le « gentilhomme de service » tient lieu de chambellan. Il introduit les visiteurs admis en audience, répond à une partie du courrier et accompagne la famille royale en voyage. Alors que le 3 juin 1844, le mari de Madame royale décède meurt en exil, le jeune comte de Chambord est proclamé « Henri V » par les prétendants légitimes au trône de France.

Malgré son statut d'exilée, Madame Royale réussit à marier en 1845, la princesse Louise, alors déjà âgée de 26 ans. Louise ne représente en effet aucun avantage politique (au contraire), elle est tout de même mariée à son cousin le futur duc Charles III de Parme.

La crypte du cloître du monastère de Kostanjevica (aujourd’hui Nova Gorica en Slovénie)

C’est en vain que les légitimistes lui déconseillent de quitter l’Autriche pour un autre lieu d’exil et de marier le duc de Bordeaux avec une princesse russe plutôt qu’une Habsbourg, afin de laver la famille royale du soupçon d’antipatriotisme[3]. Femme de tête, elle fait épouser à Henri, l'année suivante, l’archiduchesse Marie-Thérèse de Modène pour la seule raison que son père est le seul souverain à ne pas avoir reconnu la monarchie de Juillet.

La « reine douairière » Marie-Thérèse meurt de pneumonie dans le château de Frohsdorf,le 19 octobre 1851 à près de soixante-treize ans. Elle est inhumée dans un monastère franciscain à Kostanjevica (aujourd’hui Nova Gorica en Slovénie), où reposent également son oncle, Charles X et son mari le duc d’Angoulême rejoints également en 1883 par son neveu, le dernier des Bourbons de la branche aînée « Henri V », comte de Chambord.

Sa mort en 1851 eut un retentissement important en France, y compris dans les milieux non royalistes : une fois les passions politiques à son sujet assoupies, demeurait le souvenir pathétique de l’« Orpheline du Temple ».

Légende de la comtesse des Ténèbres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comtesse des Ténèbres.

L’identité de Marie-Thérèse et de la duchesse d’Angoulême est parfois discutée : certains prétendent que Marie-Thérèse de France pourrait être identifiée à la mystérieuse comtesse des Ténèbres qui vécut en Allemagne, dans le duché de Saxe-Hildburghausen, jusqu’à sa mort en 1837. Théorie fragile si l’on considère les témoignages de ses contemporains et, en premier lieu, de la famille royale elle-même qui n’a jamais douté de son identité[23].

Le Tombeau de la Comtesse des ténèbres dans le Parc du château d’Eishausen à Hildburghausen (Allemagne, Thuringe)

Ce n’est qu’en mai 2012 qu’une radio d’Allemagne centrale annonce la mise en place d’un projet pour la résolution définitive de l’énigme autour de la « comtesse des Ténèbres ». En effet, la radio Mitteldeutscher Rundfunk (MDR) de Thuringe, station d’émission du pays de Thuringe, prépara à cette occasion un travail autour du cercle d’intérêts à « Madame Royale », Marie-Thérèse de France.

Le projet scientifique interdisciplinaire a été initié à Hildburghausen dans le cadre de la résolution définitive de l’énigme autour de la « comtesse des Ténèbres » avec le même noyau d’auteurs et de scientifiques ayant travaillé sur le projet MDR « Le code de Schiller de Friedrich » afin de mettre un terme aux spéculations affirmant que la comtesse des Ténèbres serait en réalité la princesse française « Madame Royale », Marie Thérèse de France, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

À cet effet, les comparaisons de portrait anthropologiques ainsi que les analyses génétiques furent réalisées par l’équipe scientifique sur les dépouilles de la duchesse d'Angoulême dans le cloître Kostanjevica à Nova Gorica (Slovénie) et de la comtesse des Ténèbres à Hildburghausen. Bien que le tombeau eût déjà été ouvert en 1887, la ville d’Hildburghausen avait exprimé jusqu’ici des scrupules à l’égard de tels examens. Elle a cependant été intégrée dans ce projet et après avoir levé une décision de 2004, s’est montrée disposée à coopérer le 27 juin 2012, et être d’accord avec l’exhumation des restes mortels pour un examen.

Wir möchten die Geschichte der Dunkelgräfin aufklären: Ist sie wirklich Madame Royal oder irgend eine andere Frau[24].

— Eva Hempel, rédactrice responsable à la MDR de Thuringe (de) dans In Südthüringen.

« Nous voudrions éclaircir l’histoire de la comtesse des Ténèbres : est-elle vraiment Madame Royale ou quelque autre femme. »

Finalement, les résultats des tests ADN ont été publiés le 28 juillet 2014, révélant que la Comtesse des ténèbres ne pouvait être Madame Royale, l'ADN de la comtesse était manifestement incompatible avec celui des Bourbons. Si l'hypothèse de Madame Royale est ainsi refermée, les autres candidatures ne sont pas encore écartées.

Le professeur Sabine Lutz-Bonengel de l’institut médico-légal du centre hospitalo-universitaire de Fribourg a cependant indiqué avoir trouvé une séquence d’ADN rare, grâce à laquelle les scientifiques ont toutes les chances de trouver le lien de parenté maternel de la Comtesse des Ténèbres. Le professeur Ursula Wittwer-Backofen de l’institut d’anthropologie de l’université à Fribourg a également donné un visage à la Comtesse des Ténèbres, en reconstituant la physionomie du crâne qui avait été trouvé dans la tombe d'Hildburghausen, parvenant à la conclusion selon laquelle les proportions du visage reconstitué ne ressemblent pas aux portraits de Marie-Thérèse. Il est à noter que le visage présenté ressemble plutôt à un visage d'homme et que la scientifique s'est servie comme base du personnage en cire de Madame Royale à Londres et qu'elle n'a jamais pris en compte aucun portrait, ni dessin originaux de Marie Antoinette.

Testament[modifier | modifier le code]

Madame Royale laissa un testament à n’ouvrir qu’un siècle après son décès. Cet écrit fit couler beaucoup d’encre et entretint beaucoup d’espoirs. Certains royalistes attendaient en effet des révélations sur la survivance de Louis XVII, mais le document ne contenait en réalité rien de très nouveau. Madame Royale avait en effet reçu secrètement des hommes prétendant être Louis XVII, mais avait toujours refusé de recevoir le plus fameux d’entre eux : Karl-Wilhelm Naundorff.

Témoignages[modifier | modifier le code]

Avant la destruction de la Tour du Temple ordonnée par Bonaparte, des témoins ont relevé dans ce qui avait été la chambre de Madame Royale, les graffitis suivants (A. de Beauchesne) :

« Marie-Thérèse-Charlotte est la plus malheureuse personne du monde. Elle ne peut obtenir de savoir des nouvelles de sa mère, pas même d’être réunie à elle quoiqu’elle l’ait demandé mille fois. Vive ma bonne mère que j’aime bien et dont je ne peux savoir des nouvelles. Ô Mon dieu, pardonnez à ceux qui ont fait mourir mes parents. Ô mon père, veillez sur moi du haut du Ciel. Ô mon Dieu, pardonnez à ceux qui ont fait souffrir mes parents. »

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Marie Thérèse Charlotte » étant sa signature et « Charlotte » son prénom usuel
  2. « Madame Royale », sur http://www.chateauversailles.fr/
  3. a, b, c, d, e et f Pauline Lemaigre-Gaffier, Hélène Becquet : Marie-Thérèse de France. L’orpheline du Temple, Paris, Annales historiques de la Révolution française,‎ janvier-mars 2014 (lire en ligne)
  4. a et b Noelle Destremeau, Madame Royale et son mystère.., Paris, Nouvelles Editions Latines,‎ 1991
  5. a et b Michel Bernard Cartron, Madame Royale, l’énigme résolue, Paris,‎ 2014
  6. André Castelot, Madame Royale, Paris, Perrin,‎ 1999
  7. « Marie-Thérèse Charlotte de France, duchesse d'Angoulême (1778-1851) », sur Histoire pour tous
  8. histoire pour tous
  9. Bernard Vincent, Louis XVI, Gallimard Folio Biographies, 2006, page 163.
  10. Hélène Becquet, Marie-Thérèse de France. L'orpheline du temple, Plon,‎ 2012, p. 11
  11. Registre des baptêmes (1778) de l’église Notre-Dame de Versailles, Archives départementales des Yvelines
  12. a, b et c Philippe Delorme « Madame Royale, survivante de l’Histoire », émission Au cœur de l’histoire sur Europe 1, 3 mars 2012
  13. « Membres de la famille Royale - Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI », sur Histoire et Secrets,‎ 19/06/2010
  14. « Membres de la famille Royale - Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI », sur le site d'Anaïs Geeraert-Historienne,‎ 19/06/2010
  15. a, b, c, d, e, f et g Hélène Becquet, Thèse école des Chartes : Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) Représentations, sensibilités et politique., Paris, la Sorbonne,‎ 2004
  16. L'acte de mariage, conservé aux Archives nationales à Paris, est numérisé et consultable en cliquant ici
  17. Hélène Becquet, Thèse des Chartes : Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) Représentations, sensibilités et politique., Paris, la Sorbonne,‎ 2004
  18. Joseph Sandre : La Maison de Vichy in : Annales de l’Académie de Mâcon, t.XX, 1916-1917 et Jean-Baptiste Pierre Jullien de Courcelles : Généalogie de la Maison de Vichy in Histoire des Pairs de France t. IV, Paris, 1824.
  19. Hélène Becquet, Thèse des Chartes : Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) Représentations, sensibilités et politique., Paris, la Sorbonne,‎ 2004
  20. « Membres de la famille Royale - Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI », sur Le site d'Anaïs Geereart : Ecrivain-Historienne,‎ 19/06/2010
  21. a, b et c Hélène Becquet, Thèse des Chartes : Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) Représentations, sensibilités et politique., Paris, la Sorbone,‎ 2004
  22. Hélène Becquet, Marie-Thérèse de France. L’orpheline du Temple, Paris, Perrin,‎ 2012
  23. Le prince Frédéric de Saxe-Altenbourg, L’énigme de Madame Royale, Flammarion, Paris, 1954
  24. (de) « Grab-Öffnung soll Geheimnis der Dunkelgräfin lüften »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Nettement, Vie de Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI, Jacques Lecoffre 1859
  • Imbert de Saint-Amand, La Jeunesse de la Duchesse d'Angoulème, Dentu 1886
  • Imbert de Saint-Amand, La Duchesse d'Angoulème et les deux Restaurations Dentu 1887
  • Adolphe Lanne, Une officine royale de falsifications, Dujarric, 1903 — Contient une étude intitulée Le Récit d'une soeur (pp. 51-130) dans laquelle l'auteur analyse les Mémoires laissés par la duchesse d'Angoulême. Ces Mémoires concernent la captivité de la famille royale dans la tour du Temple.
  • Joseph Turquan, Madame, duchesse d'Angoulème, Émile-Paul 1909
  • Tony-Henri-Auguste de Reiset, Autour des Bourbons, Mme de Chanterenne et la fille de Louis XVI, Émile Paul 1927
  • Paul Sainte-Claire Deville, L'Orpheline de la prison du Temple, Perrin 1929
  • Frédéric de Saxe-Altenbourg, L'Enigme de Madame Royale Flammarion 1954
  • G. Lenotre, La Fille de Louis XVI, Perrin 1955
  • Roger Langeron, Madame Royale, hachette 1958
  • Marie-Madeleine-Louise de Sion, Le Vrai Visage de Madame la duchesse d'Angoulème, Beauchesne 1959
  • André Castelot, Madame Royale, Éditions Perrin 1962
  • Marie-Magdeleine de Rasky, La Révolution française, une histoire de famille, Madame Royale, Scriptoplan 1977
  • Michel-Bernard Cartron, Marie-Thérèse, duchesse d'Angoulème: la vertu et le malheur, Communication et Tradition 1999
  • Monique de Huertas, Madame Royale, Pygmalion-Gérard Watelet 2000
  • Philippe Delorme, Les Princes du malheur - Le destin tragique des enfants de Louis XVI et de Marie-Antoinette, Éditions Perrin, Paris, 2008.
  • Noëlle Destremau, Madame Royale et son mystère Nouvelles Éditions Latines 2008
  • (en) Susan Nagel, Marie-Thérèse : the Fate of Marie Antoinette’s daughter, London, 2008
  • Alexandra de Broca, La Princesse effacée, Éditions Robert Laffont, Paris, 2010.
  • Hélène Becquet, Marie-Thérèse de France, l’orpheline du Temple, Perrin, Paris, 2012.
  • Chronique de la Révolution, Editions Larousse, 1989.

Liens externes[modifier | modifier le code]