Bataille du golfe de Leyte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bataille du golfe de Leyte
Carte des affrontements
Carte des affrontements
Informations générales
Date 23 octobre au 27 octobre 1944
Lieu Au large des Philippines
Issue Victoire décisive américaine
Belligérants
Drapeau : Japon Empire du Japon Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Australie Australie
Commandants
Amiral Jisaburō Ozawa (3e flotte)
Amiral Takeo Kurita (2e flotte)
Amiral Shima (5e flotte)
Amiral Nimitz (QG de Pearl Harbor)
Amiral Halsey (3e flotte)
Amiral Kinkaid (7e flotte)
Forces en présence
42 800 marins
4 porte-avions
7 cuirassés
11 croiseurs lourds
2 croiseurs léger
19 destroyers
17 sous-marins
1500 avions.
143 668 marins américains
16 porte-avions
18 porte-avions d'escorte
12 cuirassés
23 croiseurs
105 destroyers
22 sous-marins
1620 avions.
Pertes
10 000 morts
4 porte-avions
3 cuirassés
10 croiseurs
11 destroyers
5 sous-marins
1000 avions.
3 000 morts
1 porte-avions léger
2 porte-avions d'escorte
3 destroyers
1 sous-marin
200 avions.
Seconde Guerre mondiale
Batailles
Batailles et opérations de la Guerre du Pacifique

Chine · Indochine française (1940) · Guerre franco‑thaïlandaise · Eaux australiennes · Nauru · Pearl Harbor · Atoll de Wake · Hong Kong · Philippines (1) · Invasion japonaise de la Thaïlande · Attaque du Prince of Wales et du Repulse  · Malaisie ·Ceylan · Bataan · Singapour · Indes orientales néerlandaises · Bornéo (1)  · Birmanie · Nouvelle-Guinée · Timor · Java · Mer de Java · Détroit de la Sonde · Îles Salomon · Australie · Taungû · Île Christmas · Yenangyaung · Mer de Corail · Corregidor · Midway · Îles Aléoutiennes · Komandorski · Attu  · Îles Gilbert et Marshall · U-Go · Kohima  · Imphal · Peleliu · Angaur · Tinian · Guam · Opération Forager · Saipan · Mer des Philippines · Philippines (2) · Morotai · Leyte · Golfe de Leyte (navale) · Singapour (air) · Cabanatuan · Luçon · Manille · Kita · Iwo-Jima · Indochine française (1945) · Okinawa · Opération Ten-Gō · Bornéo (2) · Détroit de Malacca · Bombardements navals sur le Japon · Invasion soviétique de la Mandchourie (Kouriles) · Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki · Capitulation du Japon


Guerre sino-japonaise


Front d'Europe de l’Ouest


Front d'Europe de l’Est


Bataille de l'Atlantique


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Théâtre américain

Coordonnées 10° 22′ 14″ N 125° 21′ 20″ E / 10.3706, 125.3556 ()10° 22′ 14″ Nord 125° 21′ 20″ Est / 10.3706, 125.3556 ()  

La bataille du golfe de Leyte est l'une des opérations majeures de la guerre du Pacifique. Elle a eu lieu au début de la reconquête des Philippines, lors du débarquement des troupes américaines du général Douglas MacArthur sur l'archipel central des Philippines. Cette opération est considérée comme étant la plus grande bataille aéronavale de l'histoire[1].

Du 23 octobre au 27 octobre 1944, des combats acharnés sur une surface vaste comme le tiers de l'Europe virent la fin de la flotte japonaise comme arme offensive capable de changer le cours de la guerre.

Les kamikazes y firent leur apparition pour la première fois, lorsque l'un d'eux s'écrasa le 21 octobre sur le croiseur lourd australien HMAS Australia en lui infligeant de lourds dégâts[2].

Les forces en présence - dispositif américain et plans japonais[modifier | modifier le code]

Alors que le Comité des chefs d’états-majors interarmes avait, au début de 1944, décidé de s'emparer de l'île de Formose pour servir de base de débarquement contre l'archipel du Japon, le général Mac-Arthur réussit à influencer le président Franklin Delano Roosevelt, pour qu'il accepte, le 26 juillet, son plan consistant à libérer les Philippines, lui permettant pour son prestige personnel de tenir sa promesse de 1941.

L'US Navy mit en ligne pour cette opération 1 316 360 tonnes de navires de guerre, dont 34 porte-avions emportant 1 620 avions, 12 cuirassés, 23 croiseurs, 100 destroyers et 22 sous-marins, soit 216 navires plus quatre navires de la Royal Australian Navy évoluant loin de leurs bases, pour couvrir la flotte de 350 transports de troupe et cargos amenant les 174 000 hommes de la 6e Armée, chargés de la difficile tâche de reconquérir les Philippines. La Marine impériale japonaise alignait pour sa part 698 630 tonnes, dont 4 porte-avions et 7 cuirassés (dont les deux plus grands de l'Histoire, le Yamato et le Musashi de 72 800 t). Le Japon disposait en outre de plus de 1 500 avions sur une centaine d'aérodromes, et de sous-marins.

Les forces américaines étaient réparties dans la septième flotte, chargée de l'appui rapproché du débarquement et dans la troisième flotte en couverture plus au nord, avec ses nombreux porte-avions.

Le commandement japonais avait été prévenu de leur présence par une « indiscrétion » provenant de Moscou (cette information semble avoir été communiquée par Viatcheslav Molotov, le ministre soviétique des affaires étrangères à l'ambassadeur du Japon[3]). Il décida d'appliquer le plan Shō-1 de l'amiral Toyoda Soemu. Il consistait en une attaque de diversion de la Force mobile de l'amiral Ozawa, qui devait attirer les porte-avions américains vers le nord, permettant ainsi à deux forts groupes de cuirassés et de croiseurs venus de Brunei de tenter leur chance contre les transports et les appuis américains privés de couverture aéronavale, 64 bateaux étant engagés dans cette opération.

Déroulement[modifier | modifier le code]

On peut distinguer quatre grands combats successifs dans cette gigantesque bataille.

Le combat de la mer de Sibuyan[modifier | modifier le code]

Le Musashi attaqué par la TF38 le 24 octobre.
Le Princeton brûle après avoir été touché par les bombardiers japonais le 24 octobre.

Le plan japonais va faire long feu. En effet, le 23 vers minuit, alors qu'elle dépasse l’île de Palawan, la force centrale du vice-amiral Kurita est repérée par deux sous-marins américains en embuscade, le Dace et le Darter, qui signalent son approche. Malgré l'interception du message des submersibles, l'escadre japonaise tarde à prendre des mesures de lutte anti sous-marine, en raison de la présence de récifs coralliens dont la localisation est peu précisée sur les cartes. Le 24 octobre à l'aube, les deux américains torpillent et coulent l’Atago et le Maya et avarient gravement le Takao qui est obligé de se repatir vers Brunei, remorqué par les navires ayant secouru les rescapés de l’'Atago et du Maya : les destroyers Asashimo et Naganami. Le prix à payer pour les États-Unis est faible : seul le Darter, à la poursuite du Takao qu'il compte bien achever, s'échoue à 17 nœuds sur un récif, et doit être abandonné le lendemain. Alerté, le Dace réussit à recueillir son équipage juste avant l'arrivée des japonais qui ne trouvent qu'une épave sabordée.

Le vice amiral Kurita, qui était à bord de l’Atago, est recueilli à bord du destroyer Kishinami. Il délègue provisoirement le commandement de l'escadre à l'amiral Ugaki à bord du cuirassé Yamato, mais l'alarme est donnée, la force d'attaque principale a été repérée avant celle de diversion. En conséquence, au petit jour, alors qu'il s'engage dans l'étroite mer de Sibuyan, il subit l'attaque massive de l'aviation embarquée de la Task Force 38, la principale force de bataille de la Flotte du Pacifique. À 10H30, 260 appareils du TG 38.2 attaquent et enregistrent des coups au but sur le Yamato, le Musashi, le Nagato et le Myōkō, qui doit rentrer à Singapour, d'où il ne reprendra plus la mer. En fin de matinée, Kurita rejoint le Yamato sur lequel il transfère son pavillon et reprend le commandement de la Force Centrale. À 15 h 20, deux nouvelles vagues se succèdent alors sur le Musashi qui encaisse onze à vingt et une torpilles, selon les sources, et seize bombes, pour finir par s'engloutir. Le vice amiral Kurita fait demi-tour, vers ses bases, en attendant le résultat des attaques de l'aviation japonaise basée à terre, indique-t-il, à son supérieur, l'amiral Toyoda à Tokyo, qui lui enjoint de remettre le cap sur le détroit de San-Bernardino : même bien entamée, sa flotte conserve une grande capacité de frappe.

Pendant ce temps, un raid de l'aviation terrestre du contre-amiral Takijiro, s'en prend au TG 38.3, avec 80 bombardiers. Ceux-ci réussissent à incendier le porte-avions léger Princeton, qui finit par exploser à 15h30 en endommageant le croiseur Birmingham et d'autres navires venus lui prêter secours et tuant 280 marins. Il coule à 17h50. Malgré cette perte, Halsey pense que Kurita est en fuite, et donc que la partie est jouée pour la partie centrale de la bataille. Il presse alors toute sa flotte à la poursuite d'Ozawa, signalé enfin au nord à 16h40, par un bombardier en reconnaissance.

La défense du détroit de Surigao[modifier | modifier le code]

Carte de la bataille dans le détroit de Surigao.

Plus au sud, Nishimura, suivi à une quarantaine de kilomètres par Shima, fonce vers le détroit de Surigao et au-delà vers l'île de Samar. Il n'a subi que quelques dommages causés par des raids de bombardiers lors de la journée du 24, et il s'engage à 2h00 dans la passe étroite avec sa force quasiment intacte.

Mais en face de lui, le contre-amiral Jesse Oldendorf a tendu un piège mortel. Tout le long du défilé, il a disposé ses destroyers et ses vedettes lance-torpilles pour attaquer sur les deux flancs de la colonne japonaise et il ferme le débouché du détroit avec deux lignes de file, une avec ses huit croiseurs et l'autre avec ses six vieux cuirassés, presque tous rescapés de Pearl Harbor. Même si ceux-ci n'avaient principalement que des obus explosifs, car ils étaient déployés pour le bombardement de soutien aux troupes au sol, ils vont déchaîner un feu d'enfer sur l'attaque japonaise grâce en particulier à leur conduite de tir radar.

L'attaque des vedettes rapides retarde la progression japonaise, permettant aux destroyers de se préparer. Très rapidement, à 3h00, l'attaque des destroyers parvient à placer six torpilles, sur quarante sept lancées, sur le Fusō et les destroyers japonais Asagumo, Yamagumo et Mishishio. Seul le Fusō ne coule pas, mais il est coupé en deux. À 3h51, l'artillerie des croiseurs entre en jeu, puis deux minutes plus tard celle des cuirassés : grâce aux radars la bataille est unilatérale et les Japonais sont dans l'incapacité de répondre dans l'obscurité. Le Yamashiro et le Mogami sont criblés d'obus de 406 et de 356 mm, le Shigure, ingouvernable, stoppe net après son demi-tour, le Yamashiro sombre à 4h19.

À 4h25, Shima s'engage lui aussi dans le détroit, mais apercevant bientôt les épaves de la flotte de Nishimura, en particulier les deux parties du Fusō, et averti par le Shigure, il comprend le danger et ordonne le repli. Seulement, lors du demi-tour, le Nachi heurte le Mogami, provoquant une voie d'eau qui inonde sa salle des gouvernails, ce qui le condamne ; il sera achevé par un avion le lendemain. L'avant du Fusō sera fini par le croiseur Louisville et l'arrière coulera du côté de l’île Kanihaan. Des sept navires de Nishimura, seul le Shigure survivra. Le Yamashiro est devenu ainsi le dernier cuirassé coulé par un de ses congénères.

Ce fut la dernière bataille navale où l'une des forces en présence (ici les Américains) fut capable de « barrer le T » de l'autre belligérant, permettant aux navires américains de porter toute leur puissance de feu sur les navires japonais.

La bataille du cap Engaño[modifier | modifier le code]

Le 24 au soir, enfin Halsey et ses porte-avions sont ferrés par le piège japonais. Voyant l'opportunité de détruire les derniers porte-avions japonais et pensant Kurita en pleine retraite, à 20h, Halsey envoie un message à Nimitz : « Me porte au nord avec trois groupes ». Pour Halsey qui avait envoyé le TG38.1 se ravitailler à Ulithi, le message était clair, il employait tous ses forces, pour Kinkaid et les autres amiraux de la 7e flotte, il l'était beaucoup moins. Dans la nuit il crée une TF34 composée de cuirassés et de croiseurs, mais pour finir les forces d'Ozawa au nord, non pour couvrir le nord des plages de débarquement.

Ozawa de son côté, trompé par ses interceptions des communications ennemies, croyait lui aussi que Kurita se repliait, sachant qu'il n'avait aucune chance contre la IIIe flotte et l'attaque lui semblant compromise, il décida de virer au nord pour prendre le large, sa mission de sacrifice n'ayant plus d'objet. Seulement à 20h00, un ordre du chef de la flotte combinée l'amiral Toyoda d'attaquer avec toutes les forces disponibles, le décide à lancer un raid au petit matin (le 25 octobre).

Le porte-avion Zuiho durant la bataille.

Son raid de 75 appareils est anéanti par la chasse et l'artillerie anti-aérienne de Halsey ; il place alors tous ses avions restants en défense autour de ses porte-avions, mais sa trentaine de chasseurs ne peut rien contre la suprématie américaine. Dès la première vague, à h 42, toute résistance est annihilée, les porte-avions Chitose, Zuihō et Zuikaku sont gravement endommagés et le destroyer Akizuki sombre. Ozawa sait qu'il ne peut qu'essayer de tenir Halsey en haleine le plus longtemps possible en filant cap au nord. Ses forces subiront quatre autres vagues. La deuxième, à 9h45, met hors de combat le Chiyoda et touche à mort le croiseur Tama. Ozawa transfère alors son pavillon sur l'Ōyodo, abandonnant ses porte-avions à leur sort. La troisième vague achève alors le Zuihō et le Zuikaku. Les deux dernières se concentrent sur les deux cuirassés Ise et Hyūga, sans parvenir à les couler. Halsey, à bord du New Jersey, suivi des autres cuirassés, veut en découdre au canon et n'est plus qu'à 42 milles marins de la flotte japonaise, mais, à la suite d'une nouvelle erreur d'interprétation des ordres de Nimitz, il croit recevoir l'ordre de voler au secours de Kinkaid et abandonne la chasse, pour courir inutilement après Kurita. Le reste de la flotte d'Ozawa échappe donc à la destruction.

La bataille de Samar, l'occasion manquée de la flotte japonaise[modifier | modifier le code]

Manœuvres durant la bataille.
Le Yamato et les croiseurs pendant l'attaque.

Le départ de toutes les forces d'Halsey avait laissé les forces de débarquement et de couverture dans une situation difficile, leur flanc nord, la passe de San Bernadino, non couvert et toutes leur forces de combat concentrées dans le sud de Leyte, alors que les péniches de débarquement touchent les plages.

L'amiral japonais Kurita, que les Américains croyaient en retraite après ses fortes pertes du 24 octobre, profite de l'occasion : il franchit le détroit à 3 heures du matin et s'infiltre jusqu'à l'île de Samar avec les restes encore puissants de la force centrale japonaise.

À 6h45, à la tête de ses quatre cuirassés (Yamato, Nagato, Haruna et Kongo), de ses six croiseurs lourds (Tone, Chōkai, Suzuya, Haguro et Chikuma) et de ses destroyers, il tombe par surprise sur le groupe TU 77.4.3 de porte-avions d'escorte de l'amiral Clifton Sprague. Avec ses six porte-avions trop lents et ses quelques destroyers, celui-ci ne peut que tenter d'échapper à l'anéantissement. Il fait mettre cap à l'est aux porte-avions, comptant sur la mauvaise visibilité pour gêner le feu japonais et envoie ses destroyers au sacrifice dans une charge suicidaire.

La détermination des Américains est cependant payante : les bâtiments japonais sont obligés de se dérouter pour éviter les torpilles et les avions ont ainsi le temps de décoller. Le prix est lourd : les destroyers Samuel B. Roberts, Hoel et Johnston sont coulés et tous les autres gravement endommagés, mais Kurita, qui pensait tenir les porte-avions d'escorte américains sous ses canons lourds, a perdu trop de temps et seul le Gambier Bay, à l'arrière de la formation américaine, est coulé.

Sprague fuit maintenant au sud et tous ses avions attaquent avec tous les armes disponibles, y compris des charges de profondeur. Trois des croiseurs japonais sont alors mis hors de combat. Kurita découragé et indécis, décide alors à 9h20, alors que la TU 77.4.2 apparaît sur le champ de bataille, de faire demi-tour à travers la passe de San Bernardino, où trois de ses cuirassés seront gravement avariés par l'aviation. De sa puissante flotte de combat, il ne ramène au Japon que le cuirassé géant Yamato réellement opérationnel et quatre grands navires hors de combat.

Forces et bilan de cet affrontement[modifier | modifier le code]

Sprague (TU 77.4.3. dite « Taffy 3 » à la radio) : 6 porte-avions d'escorte (Fanshaw Bay, St Lo, White Plains, Kalinin Bay, Kitkun Bay, et Gambier Bay), 3 destroyers, 4 destroyers d'escorte, 97 chasseurs, 72 avions torpilleurs.

Première section de la force centrale japonaise : 2 cuirassés, 2 croiseurs lourds, 1 croiseur léger, 7 destroyers.

Seconde section de la force centrale japonaise : 2 cuirassés, 4 croiseurs lourds, 1 croiseur léger, 4 destroyers.

Total : 4 cuirassés, 6 croiseurs lourds, 2 croiseurs légers, 11 destroyers

Pertes de l'US Navy :

  • 2 porte-avions d'escorte (Gambier Bay et St. Lo), 2 destroyers (Hoel et Johnston) et 1 destroyer d'escorte (Samuel B. Roberts) perdus.
  • tous les autres navires sont endommagés

Pertes de la Marine impériale japonaise :

  • 3 croiseurs lourds perdus (Chokai, Suzuya et Chikuma).
  • 3 cuirassés (Nagato, Haruna et Kongo), 1 croiseur lourd (Tone) et 1 destroyer avariés.

Bilan global[modifier | modifier le code]

Cérémonie pour le 60e anniversaire de la bataille à Tacloban, Philippines, le 20 octobre 2004.

Au total, le Japon vit disparaître 45 % du tonnage engagé, soit 305 710 t, lors de cette gigantesque bataille :

1 porte-avions d'escadre, 3 porte-avions légers, 3 cuirassés, 10 croiseurs, 11 destroyers, 5 sous-marins et 1 pétrolier furent coulés, plus de 1 000 avions détruits, les pertes humaines dépassèrent les 10 000 morts pour la seule marine. 2 cuirassés, 4 croiseurs lourds, 3 destroyers furent endommagés et ne purent reprendre le combat.

L'US Navy vit elle 3 % de son tonnage coulé soit 37 300 t :

1 porte-avions léger, 2 porte-avions d'escorte, 3 destroyers, 1 sous-marin perdu, 1 vedette lance-torpilles, 200 avions abattus et 3 000 morts furent le prix de cette bataille.

Mais ce ne fut pas une victoire ou une défaite totale. Les erreurs des deux commandements firent que, malgré la supériorité navale alliée, une partie de la flotte japonaise réussit à rentrer à bon port. Malgré la supériorité locale lors de l'engagement du détroit de Surigao, la flotte japonaise ne réussit pas à détruire cette modeste task-force, ni la flotte de débarquement qu'elle protégeait, ni à bombarder les troupes à terre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Antier, La bataille des Philippines, Presse de la Cité, coll. « Troupes de Choc », janvier 1985 (ISBN 2258016266)
  • H.P. Willmott, La Guerre du Pacifique 1941-1945, Autrement, coll. « Atlas des Guerres », février 2001 (ISBN 978-2740700420[à vérifier : isbn invalide])
  • Philippe Faverjon, La Seconde Guerre mondiale au cœur des batailles, Acropole, mai 2011 (ISBN 978-2-7357-0352-4)
  • Georges Blond, " Le survivant du Pacifique ", Fayard, Paris, 1949, ISBN 2-253-01316-1, Le Livre de poche coll. Historique no 799-800, 1965, chap. VI : le reflux
  • Capitaine de vaisseau (R) Andrieu d'Albas, " Marine impériale - Les flottes du mikado dans la IIe guerre mondiale ", Paris, Amiot Dumont, 1954 ; 244 p., Partie VI, chap. I

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Battle of Leyte Gulf, Département des statistiques, université de Virginie
  2. D'autres historiens font remonter la 1ere attaque de ce style à mai 1944 ; Voir : http://www.j-aircraft.com/research/rdunn/hms_aust/first_kam.htm
  3. Genovefa Etienne, Claude Moniquet, Histoire de l'espionnage mondial, tome 1, 2000

Liens externes[modifier | modifier le code]