La Presse de la Manche

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La Presse de la Manche
Image illustrative de l'article La Presse de la Manche

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité quotidien
Genre presse régionale généraliste
Diffusion 23 884 ex. (2013)
Date de fondation 3 juillet 1944
Ville d’édition Cherbourg-Octeville

Propriétaire Groupe SIPA - Ouest-France
Directeur de la rédaction Marcel Clairet
Rédacteur en chef Philippe Lebariller / Laurent Gouhier
Site web www.lapressedelamanche.fr
Une de la Presse de la Manche

La Presse de la Manche est un quotidien départemental français dont le siège est à Cherbourg-Octeville (Manche). Il rayonne essentiellement sur le Nord-Cotentin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le journal a été fondé à la Libération, le 3 juillet 1944, soit une semaine après la libération de Cherbourg, sous le titre de La Presse cherbourgeoise. Premier quotidien à paraître en France libérée, il prend la suite du quotidien Cherbourg-Éclair, interdit de parution pour collaboration.

La Presse de la Manche a paru pour la première fois sous ce titre le lundi 5 octobre 1953. Elle s'est enrichie d'une édition dominicale en octobre 1987, dont la couverture géographique est un peu plus large que celle du quotidien. Le journal a longtemps été dirigé par Marc Giustiniani, qui l'a modernisé, notamment en le faisant passer assez tôt à l'impression offset (1977). À sa mort, c'est sa femme, née Jeannette Biard, qui a pris la suite.

Le journal appartient depuis février 1990 au groupe Ouest-France, d'abord par le biais de sa filiale Sofiouest, et depuis 2007 par celle de sa filiale Sipa. Il a été depuis successivement dirigé par Emmanuel Hutin, jusqu'en 1998, puis par Marcel Clairet.

En 2008, il a versé 500 000 euros de dividendes à sa maison mère[1].

2009 est l'année des 120 ans du journal et des 20 ans dans le groupe Sipa. Un ouvrage historique a été publié à cette occasion.

Le quotidien emploie 120 personnes en 2009 (125 en 2006).

Un ratage mondial[modifier | modifier le code]

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La réputation du journal est entachée par un « ratage » célèbre datant de 1969. Sa direction s'est en effet interdit elle-même de révéler le départ, dans la nuit de Noël, de cinq vedettes achetées par Israël, en violation d'un embargo décrété par le général de Gaulle. Le journal, qui avait eu l'information avant tout le monde, aurait pu « sortir » l'affaire le matin du 26 décembre, s'honorant ainsi d'une exclusivité mondiale. Le PDG de La Presse de la Manche Marc Giustiniani s'y refusa, contre l'avis de sa rédaction, prétextant ses liens personnels avec le constructeur, les chantiers Félix Amiot, et le tort que cette révélation était supposée lui faire. L'affaire fut finalement révélée par une dépêche de l'Agence centrale de presse (ACP) dans l'après-midi du 26 décembre, avant d'être reprise par les radios et les télévisions, et le lendemain, samedi 27 décembre, dans les journaux du monde entier. La Presse de la Manche céda alors. Mais, ne paraissant pas alors le dimanche, elle ne put donner l'information que dans son édition du lundi 29 décembre, après que toute la presse l'eut abondamment traitée.

Le journal a atténué ce déshonneur en révélant en 1986 un trafic d'armes dans le port de commerce, « l'affaire Luchaire ».

Diffusion[modifier | modifier le code]

Les chiffres de la diffusion totale du quotidien sont les suivants, d'après l'OJD[2] :

Date 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Diffusion totale 26 995 26 599 26 359 26 387 26 014 25 873 25 903 25 862 25 574 25 299 25 103 24 552 23 884

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tract SNJ-Ouest-France, 11 décembre 2008
  2. La Presse de la Manche sur l'OJD

Liens externes[modifier | modifier le code]