Léproserie
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Une léproserie (ladrerie, maladrerie ou maladière) est un lieu d'isolement et de prise en charge des malades de la lèpre.
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Histoire [modifier]
Le premier hôpital du monde musulman a été créé pour traiter les patients atteints de la lèpre ainsi que pour les isoler du reste de la population, vers l'année 700. Ce premier bimaristan a été fondé à Damas sous le règne du calife omeyyade Abd al-Malik[1]. À la différence des léproseries de Byzance, celles du monde musulman ne sont pour la plupart pas rattachées à une religion ou à un ordre religieux[1].
Au début du XIIIe siècle, le testament du roi Louis VIII dénombre 2 000 léproseries dans le Royaume de France, c'est-à-dire sur un territoire plus restreint que celui de la France moderne[2]. La maladrerie des Frères du Val, à Abbeville[3], et la maladrerie de Saint Lazare à Saint-Ouen-l'Aumône[4] ont par exemple été fondées au XIIe siècle.
On les trouvait au bord des routes[5] et leurs chapelles étaient souvent dédiées à saint Lazare ou à Marie-Madeleine[6],[7].
Au Canada, les lazarets étaient isolés sur des îles (île de Sheldrake (1844-1848) et de île de Tracadie (1848-1965) au Nouveau-Brunswick, puis dans l'île d'Arcy (1891-1924) et l'île de Bentinck (1924-1957) en Colombie-Britannique[8]).
L'île de Spinalonga en Crète était l'une des léproseries les plus connues d'Europe (fermeture en 1957)[réf. nécessaire].
La léproserie de Fontilles en Espagne héberge toujours une quarantaine de patients[9].
Notes et références [modifier]
- Medieval Science, Technology, and Medicine: An Encyclopedia, par Thomas F. Glick, Steven John Livesey, sur Google books
- L A. Labourt Recherches sur l'origine des ladreries, maladreries et léproseries - Page 2, Paris : Guillaumin, 1854
- D'après « Grand Laviers et ses deux mille ans d'histoire » (déc. 2000), éd. F. Paillart, Abbeville, pp. 83-98. Cet ouvrage cite à son tour le Bull. de la Société d'Émulation Historique et Littéraire d’Abbeville, no consacré aux études de Mme Hanotte (date non précisée). Plusieurs chartes seigneuriales sont citées.
- Cf. Léon Le Grand, Statuts d'hôtels-dieu et de léproseries – Recueil de textes du XIIeXIVe siècle, Paris, Alphonse Picard & Fils, coll. « Collection de textes pour servir à l'étude et à l'enseignement de l'histoire », 1901, p. 231-33.
- [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5553292f/f6.image.r=Soci%C3%A9t%C3%A9%20arch%C3%A9ologique%20et%20historique%20de%20l%27Orl%C3%A9anais.langFR Les Voies antiques de l'Orléanais (Civitas Aurelianorum). Jacques Soyer. Dans Mémoires de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, t. 37. Orléans, 1936.
- Cf. par exemple la maladrerie de Saint-Ouen l'Aumône, en Île de France, ou de Varzy, en Bourgogne, où l'hospice est doté d'une chapelle Saint-Lazare.
- La léproserie Saint-Lazare de Linas. J.-P. Dagnot, C. Julien. Chronique du Vieux Marcoussy, 2009.
- Milot J. Les lazarets en terre canadienne Source L'Université de Montréal, Montréal, Québec ; Can J Infect Dis Med Microbiol. 2008 Mar;19(2):193-6.(résumé)
- Courrier international 27/08/2007
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- « Études des lépreux et des léproseries au Moyen Âge dans le nord de la France », CAHMER, no 20, 2007
Actes de la journée d’Aizier 9 avril 2005.
- J. Vincent, Vicissitudes d'un léproserie poitevine : du XVe au XIXe siècle : Sainte Catherine de Parthenay (Deux-Sèvres), Paris, Rivière, 1929.
- René Héry, Les léproseries dans l'ancienne France, Paris, Pedone, 1896
- Léon Le Grand, Statuts d'hôtels-Dieu et de léproseries : recueils de textes des XIIe au XIVe siècle, Paris, Alphonse Picard & Fils, coll. « Collection de textes pour servir à l'étude et à l'enseignement de l'histoire », 1901