La Barre-de-Semilly

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La Barre-de-Semilly
L'église Saint-Ébremond.
L'église Saint-Ébremond.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Saint-Lô-Est
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Loïc Renimel
2014-2020
Code postal 50810
Code commune 50032
Démographie
Gentilé Barriens
Population
municipale
948 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 41″ N 1° 02′ 03″ O / 49.111389, -1.03416749° 06′ 41″ Nord 1° 02′ 03″ Ouest / 49.111389, -1.034167  
Altitude Min. 48 m – Max. 166 m
Superficie 7,74 km2
Localisation

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La Barre-de-Semilly est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 948 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est à l'est du pays saint-lois. Son bourg est à 5 km à l'est de Saint-Lô, à 12 km au nord de Torigni-sur-Vire et à 12 km au sud de Saint-Clair-sur-l'Elle[1]. Il est traversé par le Semilly, petit ruisseau de première catégorie qui prend sa source à Saint-Pierre-de-Semilly et se jette non loin, dans la retenue artificielle de Fumichon. Il est situé au bord de la route départementale 972 et à deux pas du rond-point de la zone Delta de Saint-Lô.

La Barre-de-Semilly est dans le bassin de la Vire, par son affluent le Fumichon qui traverse le sud du territoire. Trois de ses affluents parcourent le territoire communal : le ruisseau des Étangs de Semilly qui marque la limite au nord, le ruisseau de Baudre, en limite est, et le ruisseau du Pont Huet qui draine le centre du territoire.

Le point culminant (166 m) se situe en limite est, près du lieu-dit l'Hôtel Toupin. Le point le plus bas (48 m) correspond à la sortie du Fumichon du territoire, au sud-ouest. La commune est bocagère.

La commune est structurée en une trentaine de hameaux[2] : le Bourg, la Mazure, la Motte, la Bache, le Blanc Pignon, la Longue Maison, le Quenot, la Moulinière, la Cosnetière, la Meneulière, la Lande, l'Hôtel-Ferrier, le Jardin, les Jardins, le Parc, la Hamel-Aubrée, l'Hôtel-Toupin, les Monts Joie, Plantro, les Chasses, l'Avenue, la Duranderie, les Fontaines, les Fondraies, la Rougerie, la Percherie, la Pouerie, le Caillou, Bouligny, la Houeslière, Arondel, le Ruffey, le Roussel, le Bordel.

Communes limitrophes de La Barre-de-Semilly[3]
Saint-André-de-l'Épine,
Saint-Lô
Saint-Pierre-de-Semilly Saint-Pierre-de-Semilly
Saint-Lô La Barre-de-Semilly[3] Saint-Jean-des-Baisants
Condé-sur-Vire Saint-Jean-des-Baisants Saint-Jean-des-Baisants

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Semilly représente l'appellation initiale d'un domaine qui fut démembré en deux paroisses, La Barre-de-Semilly et Saint-Pierre-de-Semilly.

Ce nom représente un toponyme gallo-romain°SIMILIACU, formé avec le suffixe gallo-roman -ACU ajouté à un nom de personne. Le premier élément est l'anthroponyme gallo-romain Similius[4], d'où le sens global de « domaine rural de Similius »[5]. Ce type toponymique se rencontre également dans le Calvados (Semilly, hameau à Cussy), dans l'Aisne et la Haute-Marne.

Une première trace du démembrement est attestée dès le XIIe siècle par la forme Similleium vetus, « Semilly le Vieux », qui restera en usage jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, et qui suppose une distinction d'avec un habitat de création plus récente. L'élément la Barre apparaît dans les textes à la fin du XIIIe siècle, et fait peut-être allusion à une réserve seigneuriale, un endroit clos, ou encore à une frontière ou limite de juridiction (de l'ancien français bare « barrière, clôture, porte »). Le mot barre a également désigné en toponymie des éperons rocheux, des remparts, et souvent les deux à la fois (site naturel fortifié).

Le hameau Bouligny était le domaine du gallo-romain Bolinius (Bolinus+-acum > Boliniacum).

Les hameaux en Y-ère, Y-erie, Hotel/Maison Y, les Y sont des constructions récentes. À l'origine, ils désignaient la ferme de la famille Y. Quenot = ferme des Quenot ; Moulinière = ferme des Moulin ; Cosnetière = ferme des Cosnet ; Meneulière = ferme des Meneule ; Hôtel-Ferrier = ferme des Ferrier ; Hamel-Aubrée = ferme des Aubrée ; Hôtel-Toupin = ferme des Toupin ; Duranderie = ferme des Durand ; Fontaines = ferme des Fontaine ; Fondraies = ferme des Fondre ; Rougerie = ferme des Rouge ; Percherie = ferme des Perche ; Pouerie = ferme des Pouer ; Houeslière = ferme des Houesle ; Ruffey = ferme des Ruffey ; Roussel = ferme des Roussel ; Bordel = ferme des Bordel.

Le gentilé de la commune est Barrien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité de Caen, de l'élection de Bayeux (1612/1636, 1677), puis de Saint-Lô (1713), et de la sergenterie de Thorigny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1938 1947 Hippolyte Gancel    
1947 1956 Aimé Letourneur    
1956 1971 Albert Savary    
1971 1975 Rémi Cocheteux    
1975 1977 Albert Godey    
1977 juin 1995 Marcel Bouin    
juin 1995 en cours Loïc Renimel[6] SE Cadre financier
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 948 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour La Barre-de-Semilly[7]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Devenue commune périurbaine, La Barre-de-Semilly a doublé sa population entre la fin des années 1960 et le début des années 2000.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576 592 626 602 634 608 617 564 513
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
492 492 536 510 507 485 505 475 486
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455 427 407 364 369 394 396 461 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
360 403 513 621 656 792 932 948 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Ébremond[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Ébremond est inscrite aux Monuments historiques depuis le 2 août 1946[10]. Elle date du XIIe siècle (du second tiers selon les spécialistes, c'est-à-dire entre 1130 et 1170), tout au moins pour sa partie la plus ancienne, le chœur, et probablement la plupart des murs.

L'architecture extérieure

Après les dommages de la guerre, le chœur et le clocher ont retrouvé leur couverture en schiste du Nord-Cotentin, le « platin » de Cherbourg. Les fenêtres du chœur ont également retrouvé leur dimension d'origine.

Les pierres qui le soutiennent le clocher représentent visages humains et animaux. La tour est massive, écrasée, mais ses fenêtres ont vu leur forme se modifier au cours des siècles : toutes les huit ont évolué différemment.

Un peu partout, les pierres sont assemblées selon une disposition appelée en « feuilles de fougère » ou « arête-de-poisson » (opus spicatum). Même si cela ne date pas l'époque de construction, on retrouve la même technique au vieux château de Saint-Pierre (fin XIe).

L'architecture intérieure

L'intérieur est un simple rectangle ou presque. On ne trouve ni bas-côtés, ni transept.

Le plafond est voûté :

  • à l'ouest, sur quatre travées, la nef est couverte en bois, comme un navire renversé (elle fut refaite après la guerre),
  • au centre, une travée carrée, avec deux voûtes de pierres qui se rejoignent au blason (c'est cette partie du XVe siècle qui supporte la tour du clocher),
  • à l'est, le chœur avec ses huit nervures. Autant de courbes sur si peu d'espace a de quoi surprendre. Si ce dessin est courant dans les cathédrales, dans ce modeste sanctuaire quatre auraient suffi, d'autant plus que rien n'est circulaire dans ce chœur, le chevet lui-même est plat.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive Semilly-Saint-André fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une deuxième équipe en division de district[11]. Née en 1976 de la fusion de l'Étoile sportive de La Barre-de-Semilly et de l'Avenir de Semilly-Saint-André, elle regroupe des joueurs des communes de Saint-André-de-l'Épine, Saint-Pierre-de-Semilly et La Barre-de-Semilly.

Service d'animation[modifier | modifier le code]

Le centre de loisirs de La Barre-de-Semilly a ouvert ses portes en 1995. Il a une capacité d'accueil de cinquante enfants âgés de plus de 3 ans encadrés par cinq animateurs[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Janjac Leroy, La Barre-de-Semilly et son histoire : l'église, Association Vivre à la Barre, 1991, multigraphié.
  • Janjac Leroy, La Barre-de-Semilly et son histoire : les écoles, Association vivre à la Barre, 1992, multigraphié.
  • Janjac Leroy, La Barre-de-Semilly et son histoire : les lieux-dits, Association vivre à la Barre, 1995, multigraphié.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. La Barre-de-Semilly sur Géoportail.
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 184a.
  5. Ce nom gallo-romain est un dérivé à valeur patronymique du cognomen latin Similis, réemploi anthroponymique de l'adjectif latin similis « semblable, ressemblant », éventuellement donné à un jumeau (entre autres interprétations).
  6. a et b Réélection 2014 : « Le maire Loïc Renimel réélu pour un 4e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 avril 2014)
  7. Date du prochain recensement à La Barre-de-Semilly, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – U.S. Semilly St Andre » (consulté le 18 septembre 2014)
  12. Site du Centre de loisirs.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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