Saint-Ghislain

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Saint-Ghislain
L'hôtel de ville de Saint-Ghislain
L'hôtel de ville de Saint-Ghislain
Blason de Saint-Ghislain
Héraldique
Drapeau de Saint-Ghislain
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Bourgmestre Daniel Olivier (PS)
Majorité PS
Sièges
PS
cdH-MR-Ecolo-ACI
27
16
11
Section Code postal
Saint-Ghislain
Baudour
Neufmaison
Sirault
Tertre
Hautrage
Villerot
7330
7331
7332
7332
7333
7334
7334
Code INS 53070
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Saint-Ghislainois(e)
Saint-Ghislénois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
23 004 (1er janvier 2014)
47,26 %
52,74 %
328 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
20,22 %
62,19 %
17,59 %
Étrangers 9,85 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 17,13 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 720 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 26′ N 3° 49′ E / 50.433, 3.817 ()50° 26′ Nord 3° 49′ Est / 50.433, 3.817 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
70,18 km2 (2005)
44,81 %
20,89 %
27,16 %
7,14 %
Localisation
Situation de la commune au sein del'arrondissement de Mons et dela province de Hainaut
Situation de la commune au sein de
l'arrondissement de Mons et de
la province de Hainaut

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Saint-Ghislain
Liens
Site officiel www.saint-ghislain.be

Saint-Ghislain [sɛ̃gilɛ̃ ] est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, au nord de la région du Borinage.

La ville se situe géographiquement à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre de Mons et, approximativement, entre les villes françaises de Maubeuge et Valenciennes, près de Bavay.

Sections de commune[modifier | modifier le code]

Baudour, Hautrage, Neufmaison, Saint-Ghislain, Sirault, Tertre et Villerot.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville be Saint-Ghislain.svg
Le blason de Saint-Ghislain a été accordé par l'arrêté royal du 28 août 1840 et confirmé après la fusion des communes[2].
Blasonnement : Parti, à dextre d’or à une demi aigle éployée de sable, à senestre d’azur à trois fleurs de lys d’or, 2 et 1[3].
  • Délibération communale : 31 mars 1977
  • Arrêté royal : 19 mars 1979



Géographie, géologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La petite capitale du Borinage, dit-on parfois de la Villette, était jadis une dépendance d’Hornu.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 633, l’histoire de Saint-Ghislain commence avec le moine Ghislain, mystérieux personnage, venu probablement d'Allemagne, qui y fonde un monastère. Certaines sources mentionnent une origine grecque improbable. L'étymologie est clairement germanique.

En 635, ce moine bâtit une église en l’honneur des saints Pierre et Paul. Il vit bientôt accourir autour de lui nombre de pieux cénobites.

Le 9 octobre 684, Ghislain meurt en son monastère.

Dagobert Ier, roi des Francs, fit des libéralités à la communauté naissante, qui devint une abbaye florissante de l’ordre de Saint-Benoît. Charlemagne, dit-on, à la demande d’Éléphas, son parent, abbé de ce monastère, fit construire une magnifique église que détruisirent les Normands au XIe siècle. Cette localité fut désignée alors sous le nom de Cella, jusqu’à ce que ce nom disparut pour être remplacé par celui de son saint fondateur. L’abbé de Saint-­Ghislain était seigneur spirituel et temporel de la ville. Les armes de la cité étaient mi-parties de l’Empire et de France.

Au début du IXe siècle, l'agrandissement du monastère et la consécration d'une église furent les premiers faits marquants qui nous sont rapportés par les abbés soucieux de transmettre le souvenir des événements passés. En 881, l’abbaye subit l'incendie et le pillage des Normands.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Depuis 1286, le marché, établi à l'origine à Hornu est venu s'installer sur la Place de Saint-Ghislain ; on vit l'installation de foires, le commerce du drap et du cuir se développa et des marchands de houille s'y établirent.

Mais sa situation à proximité de la capitale du Hainaut et sa position sur la Haine conférèrent à la ville une importance stratégique qui lui valut la construction de fortifications en 1366 par Albert de Bavière. Saint-Ghislain devint ainsi une place forte importante qui eut toujours une garnison considérable.[réf. nécessaire]

En janvier 1410, la charte-loi de Saint-Ghislain et d’Hornu est renouvelée.

1420 : naissance du musicien Jean Ockeghem (ca 1420–1497) Le nom de Jean Ockeghem se lit dans pratiquement tous les dictionnaires et encyclopédies générales et occupe une large place dans tous les ouvrages consacrés à l'histoire de la musique. Jean Ockeghem fut l'un des compositeurs les plus brillants du XVe siècle. Il fut premier chapelain du roi de France, Charles VII, et, grâce à la générosité du souverain, trésorier de l'abbaye de Saint-Martin de Tours dès 1459. Il resta au service des successeurs de Charles VII : Louis XI (1461-1483) et Charles VIII (1483-1498). Jusqu'ici, on en était réduit à des hypothèses à propos de son lieu de naissance. On a longtemps cru qu'il était originaire de Termonde voire de Bavay. Une récente découverte de Monsieur Daniel Van Overstraeten démontre sans contestation possible que Jean Ockeghem est né à Saint-Ghislain.

Heureusement, à Saint–Ghislain même, qui eut pourtant beaucoup à souffrir des guerres, et ce jusqu'en plein XXe siècle, des documents remontant à l'ancien régime ont survécu et, parmi eux, une série de comptes de l'église paroissiale du lieu. Le dépouillement de ces derniers a conduit à une surprise de taille. Parmi les dépenses enregistrées en 16071608 par Noël Haneuze, receveur de l'église Saint–Martin de Saint–Ghislain, on relève en effet le paiement suivant :

« Aud[ict] curet seul pour son sallaire du memento fondé par ma[ist]re Jan Hocquegam, en son temps tresorier de l'église Saint Martin de Thour et natif de S[ainc]t Ghislain, lui at esté payet pour l'année de ce compte: VIII lb. »

Cette dépense se retrouve, dans des termes pratiquement identiques, dans tous les comptes postérieurs conservés. Elle figure également dans les comptes antérieurs (au nombre de quatre, étalés de 1549–1550 à 1579–1580) parvenus jusqu'à nous, mais sous une forme plus laconique; il y est en effet simplement question du :

« ... memento dud. (ailleurs : fondet par) feu mons[ei gneu]r le tresorier de Thours". »

Le doute n'est pas possible: les nom et prénom du personnage, sa titulature exacte, tout indique qu'il s'agit bien de notre musicien, qui apparaît donc dans une série de comptes saint–ghislainois, dont le plus ancien qui soit conservé est postérieur d'un demi–siècle à sa mort.

Ainsi, Jean Ockeghem a vu le jour à Saint–Ghislain, au cœur du Hainaut. Il est donc bien « de (la) mesme nation » que Jean Lemaire de Belges: les indications découvertes dans la comptabilité saint–ghislainoise confirment le témoignage de ce poète et, qui mieux est, l'expliquent beaucoup plus naturellement que ne le font certains défenseurs des origines flamandes d'Ockeghem.

Natif de Saint–Ghislain, ce dernier n'oublia pas la petite localité hainuyère, et ce malgré un demi–siècle au moins passé en France. Vraisemblablement dans les dernières années de sa vie, il décida d'y fonder une messe anniversaire, à célébrer à sa mémoire dans l'église paroissiale par les soins du curé du lieu, assisté de deux autres prêtres et de cinq acolytes. La fondation prévoyait également l'achat de cire, la distribution de pains blancs aux pauvres et aux enfants de l'école, ainsi qu'une rétribution au profit du sacristain. Le tout était alimenté par les revenus de quelques biens localisés à Baudour.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Ghislain après le bombardement de 1944.

Saint-Ghislain eut à subir plusieurs sièges.

En 1581, c'est le siège des Huguenots qui se livrèrent au pillage.

En 1589, Saint-Ghislain qui était un secours de la paroisse d’Hornu devint alors une paroisse distincte et acquit son indépendance et accéda au rang de ville. En 1655 ce fut le siège de Turenne et La Ferté (Vauban y participe sans commander[4]). Les opérations de siège sont dirigées par le chevalier de Clerville : elles commencent le 22 août et la ville tombe le 25[5]. La prise de la ville est suivie de l'entrée de Louis XIV, alors âgé de dix-sept ans. L’année suivante, la ville est assiégée sans succès par les Espagnols[6], qui réussissent en 1657, sous la conduite de Don Juan d'Autriche, à la reprendre.

En 1677, le retour des Français avec le maréchal d'Humières qui s’en rendit maître (le siège est conduit par Vauban[7]).

En 1709, à la suite de la bataille de Malplaquet, le traité de Nimègue ayant rendu Saint-Ghislain à l'Espagne, le Hainaut tout entier retourna aux coalisés commandés par le duc de Marlborough. Chaque fois, l'abbaye subit pillage, dévastation, incendie et, chaque fois, elle puise dans ses ressources afin de reconstruire ou restaurer les bâtiments.

Les 1 et 2 mai 1944, la ville fut aux deux tiers détruite par des bombardements aériens des alliés.

Événements[modifier | modifier le code]

L'Ascension[modifier | modifier le code]

Envol du ballon à gaz à Saint-Ghislain ]] Chaque année, Saint-Ghislain convie jeunes et moins jeunes aux nombreuses animations organisées à l'occasion de la fête de l'Ascension.

Le jeudi est consacré à la liesse populaire avec un marché artisanal et une foire à la brocante. Sur la Grand-Place de Saint-Ghislain, des artisans venus des quatre coins de Wallonie proposent de nombreux articles : céramique, bijoux, peinture sur soie, produits fermiers, etc. Les brocanteurs,quant à eux, sont installés dans la Grand-rue de Saint-Ghislain.

Le point d'orgue de cet évènement est l'envol du célèbre montgolfière avec à son bord des représentants de la Ville. Unique en Wallonie, ce ballon gonflé à l'hélium prend son envol à 19h30 de la place de la gare de Saint-Ghislain. Le ballon se laisse alors porter par le vent jusqu'au crépuscule.

Outre le traditionnel envol du ballon, les festivités de l'Ascension proposent également la présence de plus de 60 loges foraines.

Festival mondial de Folklore[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu des années 80, Saint-Ghislain confirme sa réputation de capitale du folklore international. Son célèbre Festival accueille chaque année des ensembles folkloriques issus de plus de 10 pays. Le public découvre des spectacles d'arts et de traditions populaires peu connus en Belgique.

A l'ère des images de synthèse et des antennes satellites, d'Internet et des Stations Orbitales, le Festival propose une plongée bien réelle au cœur des traditions ancestrales des peuples du Monde. Pendant 10 jours, Saint-Ghislain devient le Centre du Monde. Ou plutôt le Centre des Mondes. Danseurs, chanteurs et musiciens s'y retrouvent pour faire partager à un très nombreux public, un esprit de convivialité et de fraternité. En résumé, le festival rassemble près de 350 artistes, 20.000 spectateurs, 4000 enfants.

L'une des principales particularités du Festival de Saint-Ghislain tient de l'étroite symbiose qu'il crée entre la population locale et les groupes invités. En effet, des dizaines de familles accueillent chaque année les artistes chez elles.

Plus d'informations sur http://www.festifolk.be/

Parkrock Festival[modifier | modifier le code]

Sinsémilia au Parkrock Festival 2013

Véritable projet socio-culturel, cet événement musical est né de l’imagination des jeunes de l’Entité de Saint-Ghislain. Ce festival de rock est dédié aux jeunes de la Cité de l’Ourse mais également à ceux de la région.

Chaque année l'évènement rassemble plus de 1000 festivaliers dans le parc communal de Baudour. En 2013, l'affiche était digne d'un grand festival de musique avec Sinsemilia en tête d’affiche, Komah et son metalcore ravageur, Antoine Hénaut et ses textes qui font mouche ou encore les musiques ensorcelantes de Larko.

Plus d'informations sur http://www.parkrockfestival.be/

Rencontre Inter Celtiques[modifier | modifier le code]

Les rencontres Inter Celtiques de Saint-Ghislain sont uniques dans la région hennuyère. Cet évènement met à l'honneur les musiques et danses traditionnelles celtes. Pour les visiteurs, c'est l'occasion de venir vibrer au son des cornemuses le temps d'un week-end.

En dehors des représentations musicales, un marché est mis à disposition afin de découvrir différentes spécialités celtes.

Plus d'informations sur http://www.interceltiquesaintghislain.be/

Festival ECHO[modifier | modifier le code]

L'ensemble de polyphonies basques OTXOTE LURRA au Festival ECHO 2013

En 1997, la Ville de Saint-Ghislain célébrait le 500e anniversaire de la mort de Jean Ockeghem. Auteur de plusieurs dizaines d'œuvres religieuses et profanes, il donna ses lettres de noblesse à la polyphonie. Depuis 2002,La Ville de Saint-Ghislain a souhaité lui rendre hommage en organisant chaque année un événement musical centré sur les multiples facettes de la voix humaine : le Festival ECHO.

Pendant 3 jours, Saint-Ghislain est au rythme de la musique classique. En outre, les concerts sont d'une très grande variété et s'adressent à tous : aux jeunes et aux moins jeunes, aux dilettantes et aux mélomanes avertis.

Plus d'informations sur http://www.festivalecho.be/

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

  • Jean Ockeghem (1420-1495), compositeur
  • Ophélie Fontana, journaliste
  • Tristan Moreau (1980- ), comédien et animeteur de télévision
  • Patric Jean (1968- ), cinéaste et producteur

Jumelage[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 42.
  2. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 685
  3. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 683
  4. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p. 166
  5. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p. 123 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, université Paul-Valéry)
  6. Barros et alii
  7. Barros et alii, p 167

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Rolland, L'abbaye de Saint-Ghislain à la veille de 1789. Chièvres, Delzenne-Viseur, 1937.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]