Barneville-Carteret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Barneville et Carteret.
Barneville-Carteret
Le havre de Carteret vu du ciel.
Le havre de Carteret vu du ciel.
Blason de Barneville-Carteret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Barneville-Carteret (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte des Isles
Maire
Mandat
Pierre Géhanne
2014-2020
Code postal 50270
Code commune 50031
Démographie
Gentilé Barnevillais et Carteretais
Population
municipale
2 290 hab. (2011)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 54″ N 1° 45′ 05″ O / 49.381666666667, -1.7513888888889 ()49° 22′ 54″ Nord 1° 45′ 05″ Ouest / 49.381666666667, -1.7513888888889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 100 m
Superficie 10,29 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte administrative de Manche
City locator 14.svg
Barneville-Carteret

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte topographique de Manche
City locator 14.svg
Barneville-Carteret

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Barneville-Carteret

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Barneville-Carteret
Liens
Site web www.barneville-carteret.net

Barneville-Carteret (prononcé [baʁnvilkaʁtʁe ] est une commune française, située sur la Côte des Isles dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 2 290 habitants[Note 1] (les Barnevillais et Carteretais).

Il s'agit aussi d'une station balnéaire de la côte des Isles.

Elle résulte de la fusion en 1964[1] des deux stations balnéaires de Barneville-sur-Mer (prononcer /baʁnvilsyʁmɛʁ/) et de Carteret (prononcer /kaʁtʁe:/), dont le port offre des liaisons maritimes vers les îles Anglo-Normandes.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Barneville-Carteret[2]
Les Moitiers-d'Allonne Les Moitiers-d'Allonne La Haye-d'Ectot
Mer de la Manche Archipel des Ecrehou Barneville-Carteret[2] La Haye-d'Ectot
Mer de la Manche Mer de la Manche Saint-Jean-de-la-Rivière

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situé à l'extrémité du Massif armoricain, le Cap de Carteret conserve les traces de la formation, sur les granites déformés et schistes métamorphiques du précambrien, de la chaîne hercynienne par le plissement des arkoses du Cambrien et des schistes et grès armoricains de l’Ordovicien.

De Barneville à Saint-Jean-de-la-Rivière, le littoral est bordé de cordons dunaires et de marais arrière-littoraux.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la mer. La construction du port, au XIXe siècle, s'est accompagnée du détournement de la Gerfleur (dont l'embouchure se situait au niveau de l’actuelle sortie du port). Voir : Estuaire de la Gerfleur.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est sous un climat tempéré océanique. Sa proximité avec la mer entraîne un taux d'humidité important (84 %) et un vent marin fort, soufflant régulièrement en tempête. Il y a d'importantes variations saisonnières de température faibles et de rares jours de gel (7,3). L'effet conjugué du vent et des marées engendre des changements climatiques rapides dans une même journée, le soleil et la pluie pouvant se succéder à quelques heures d'intervalle[3].

L'influence du Gulf Stream et la douceur de l'hiver permettent la naturalisation de beaucoup de plantes méditerranéennes ou exotiques (mimosas, palmiers, agaves, etc.).

Relevé météorologique
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5 4,6 5,6 6,8 9 11,5 13,5 14,3 13,5 11,4 8,3 6,1 9,1
Température moyenne (°C) 6,8 6,5 7,6 9 11,5 14 16 16,7 15,7 13,5 10,2 8 11,3
Température maximale moyenne (°C) 8,6 8,4 9,6 11,3 14 16,4 18,5 19,1 18 15,6 12,1 9,9 13,5
Précipitations (mm) 75,9 58 57 43,5 45,3 39,8 34,1 40,6 57,4 70,4 87,7 82,6 688,5
Source : Cap de la Hague, 1961-1990


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Manéo logo

Voies routières[modifier | modifier le code]

Barneville-Carteret est principalement desservie par la D650 dite "route touristique" puisqu'elle longe la côte et dessert principalement des stations balnéaires de Cherbourg-Octeville à Agon-Coutainville.

Transports[modifier | modifier le code]

Liaisons maritimes[modifier | modifier le code]

Liaisons routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie toute l'année par deux lignes Manéo (autocar):

Une ligne s'ajoute en période estivale:

Liaisons Ferroviaires[modifier | modifier le code]

En période estivale, les mardis, jeudis, dimanches et jours fériés, on peut aller de Portbail au centre de Carteret en prenant le train touristique du Cotentin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Parce qu'elle est dans l'histoire, issue des regroupements de plusieurs villages, la commune de Barneville Carteret abrite 4 lieux bien distants (1 km minimum) les uns des autres. Chacun de ces lieux a une histoire et une fonction propre et différente.

Port de Carteret[modifier | modifier le code]

Le port au XIXe siècle vu par Adolphe Lalyre

Le Port de Carteret, parfois appelé « port des Isles », est aujourd'hui le port multifonctions de Barneville-Carteret. Il se situe à l'extrémité de l'estuaire de la Gerfleur, sur la rive droite de celle-ci, dominé par le cap de Carteret.

Il porte le label Pavillon bleu en 2011[4].

Le Bourg de Barneville[modifier | modifier le code]

Bâti sur la ligne de crête de la colline selon un plan datant du Moyen Âge, il s'étire autour de l'église Saint Germain d'Auxerre. Elle est de style roman et fut fortifiée au Moyen Âge, ce qui permettait de surveiller la côte. On y trouve les principaux commerces et services de la commune. Le centre du bourg est particulièrement animé le samedi jour de marché. On y retrouve les principales pêches et productions locales : poissons, crustacés, coquillages, fleurs, fruits, légumes…

Dans la rue "Dessous le bourg", on peut apercevoir les restes de remparts qui protégeaient la ville côté mer et qui, offrant un panorama sur la havre de Carteret, la mer et les iles anglo-normandes, servaient probablement de ronde à des sentinelles au Moyen Âge.

Barneville-Plage[modifier | modifier le code]

Zone résidentielle et vacancière constituée principalement de campings et de résidences secondaires. La ville est quasiment inactive hors saison et atteint une forte fréquentation en période estivale. La zone vacancière s'est étendue sur le territoire de la commune avoisinante, Saint-Jean-de-la-Rivière, dont les fondations ont été réalisées sur un ancien site dunaire.

Le village des rivières[modifier | modifier le code]

À l'instar du Village du Tôt, le village des rivières est un petit hameau situé sur le chemin qui mène à l'embouchure de la Gerfleur depuis le bourg de Saint-Jean-de-la-Rivière. Construit en bordure de havre, au fond de celui-ci, il abritait autrefois des pêcheurs qui mouillaient leurs embarcations non loin de leurs maisons. Le havre de Carteret leur permettaient en effet un mouillage à l'abri comme dans un port mais sans avoir besoin de le construire.

Le village est à cheval sur les communes de Barneville-Carteret au nord-ouest et sur celle de Saint-Jean-de-la-Rivière au sud -est.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Extension portuaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de Carteret.
Port de plaisance en eau (Marina)[modifier | modifier le code]

Très prisée pour ses places en eau, la marina (ou Port de plaisance) de Barneville-Carteret fait état de listes d'attentes de plus de dix ans depuis le début des années 2000. Depuis, et devant ce constat la mairie, les professionnels du nautisme, du tourisme et le conseil général se penchent sur plusieurs projets d'aménagement et mènent une bataille juridique contre l'association "Manche Nature", qui a obtenu en 2008 du tribunal administratif de Caen l'annulation du projet pour non-conformité avec la loi littoral.

Port à sec[modifier | modifier le code]

En parallèle, sans que cela signifie l'abandon total du projet d'extension du port en eau, la municipalité travaille à partir de 2009 en collaboration avec les professionnels du nautisme du secteur (comme le chantier naval Carteret Marine) sur la construction d'un Port à sec. C'est le début d'un feuilleton administratif qui dure depuis trois ans entre la municipalité et les opposants au projet.

Pôle Nautique[modifier | modifier le code]

Début 2012, afin de promouvoir les activités nautiques et dans l'esprit du projet d'extension du port de plaisance, la Communauté de communes de la Côte des Isles annonce le projet de construction d'un "Pôle Nautique" pour accueillir l'école de voile et le club d'aviron de la commune.

École élémentaire, Gendarmerie et Pôle médical[modifier | modifier le code]

Après la constatation d'une nouvelle hausse de fréquentation estivale (plus de 20 000 estivants depuis 2008), la municipalité décide la construction d'une nouvelle gendarmerie mieux équipée que la précédente et située de façon plus pratique pour améliorer les interventions, notamment le samedi matin, jour de marché. À la place de l'actuelle gendarmerie, différents professionnels de la santé (infirmières, généralistes, kinésithérapeutes…) s'installeront dans les locaux pour en faire un pôle médical.

Les travaux de la nouvelle gendarmerie ont commencé fin 2011, ainsi que ceux de l'école élémentaire avec de nouveaux équipements.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille Carteret fut une puissante famille de la noblesse normande, qui fit souche dans les îles Anglo-Normandes depuis Guy de Carteret (vers 960 – 1004).

Renaud Ier de Carteret (1055-1106), chevalier et seigneur de Carteret, fut le premier seigneur de Saint-Ouen, situé sur l'île de Jersey.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les parties les plus anciennes de Carteret datent de l'époque romane (XIe et XIIe siècles).

Dans le bourg de Barneville, derrière l'église, une motte, transformée en calvaire, s'appelait le tertre à Mallet du nom de famille des Mallet de Carteret et Barneville, cité dès 1066[5]. Le clocher carré de l'église XVe est pourvu d'un parapet sur arcature aveugle et elle aurait été assiégée par les Anglais en septembre 1499[5].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le géneral Rommel en 1944 à Carteret.

Envahies dès juin 1940, les communes de Carteret et de Barneville-sur-Mer sont des chantiers importants du Mur de l'Atlantique. La plupart des fortifications sont toujours visibles à l'exception du site de Baubigny, totalement enfoui dans le sable.

Le 18 juin 1944, la ville est libérée par une colonne blindée du 69e régiment de la 9e division d'infanterie américaine, qui y installe une ligne de défense. Les militaires américains restent à Barneville et à Carteret jusqu'à l'automne 1945. Au manoir de Graffard, on donne des spectacles de « French cancan » pour les soldats.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Carteret
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Edmond-Hippolyte Duchâtel[7] - -
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs de Barneville-sur-Mer
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs de Barneville-Carteret
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1944 de Puytorac    
1944 1945 Pilard    
1945 1945 Lesaint/Godey/Rose   Agriculteur
1945 1947 André Poulain   Commercial
1947 1953 Eugène Godey   Agriculteur
1953 1959 Eugène Godey   Agriculteur
1959   Jean-Louis Joly   Hôtelier
  1977 Jean-Louis Joly   Hôtelier
1977 1983 Raymond Rondreux    
1983 mars 2001 Raymond Leterrier    
mars 2001 mars 2008 Claude Dupont   Enseignant
mars 2008 mars 2014 Jean-Luc Boussard   Avocat
mars 2014[6] en cours Pierre Géhanne   Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 290 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 011 840 953 870 1 083 1 136 1 205 1 170 1 144
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 101 1 062 1 002 953 906 935 914 928 872
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
854 856 884 837 931 1 110 1 049 1 181 1 106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 166 1 924 2 012 2 327 2 222 2 429 2 324 2 334 2 282
2011 - - - - - - - -
2 290 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Carteret
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
453 475 430 510 513 540 542
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
511 509 470 499 524 533 494
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
492 523 560 550 520 581 571
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
637 690 714 758 979 789 754
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[9])


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations sportives, culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La Fête de la mer, tous les ans au mois d'août sur le port de Carteret.
  • Les Soirées festives de la Potinière en période estivale.
  • La course cycliste dite "la Gainsbarre", en hommage au chanteur qui donna un "gros chèque" au club cycliste organisateur et qui a lieu tous les ans au mois d'avril depuis 2004.
  • Les Trails de La Mère Denis et des Lavandières à travers la Côte des Isles tous les ans depuis 2010, autour du 14 juillet.
  • Le "Trail de la Barjo", dont le départ a lieu sur la plage de Barneville au mois de juin tous les ans.
  • Le Tour des ports de la Manche.
  • Le Challenge de La Déroute, régate à la voile organisée chaque année au début du mois de septembre.
  • Le Raid d'aviron de mer Jersey - Carteret a lieu tous les ans, le dernier samedi du mois de juillet et celui des "Culs gelés" en décembre.
  • Le Festival du Cerf-volant, tous les ans en juillet à Barneville-Plage.
  • Le Défi du Daubon, course à la godille ayant lieu tous les ans au mois d'octobre dans le port de Carteret depuis les années cinquante.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive Côte des Isles fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[10].

Médias[modifier | modifier le code]

Barneville-Carteret au cinéma[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Située face aux îles Anglo-Normandes (Écréhou à 12 km, Jersey à 22 km, Sercq à 40 km, Herm à 45 km, Aurigny à 45 km, Les Minquiers à 45 km, Guernesey à 55 km), et de Chausey à 55 km, Barneville-Carteret est une station balnéaire appréciée d’une clientèle cosmopolite : Français, Anglais et Jersiais, Belges, Néerlandais…[11].

Avec 1578 résidences secondaires, une capacité hôtelière de 151 chambres et 600 emplacements de camping, on estime la population estivale à 12 000 personnes[12].

La population touristique est attirée, entre autres, par le port de plaisance (311 postes en bassin, 60 places visiteurs et 95 places en échouage). L'activité de la pêche est importante et diversifiée depuis le port de pêche : poissons (barbue, tacaud, roussette), mais surtout crustacés (araignées, tourteaux et homard). Les activités sont nombreuses : baignade et activités nautiques, pêche à pied (sur la plage de Barneville, à marée basse dans les rochers ou le sable, il est possible de récolter des patelles, des coques, des buccins, des bigorneaux, des crabes, des étrilles, des crevettes… À la pointe de Carteret, il est possible de trouver des vives), randonnée dans les dunes, golf et cheval…

En 1983, depuis 1993[12], le Pavillon Bleu d'Europe distingue Barneville-Carteret (plages et port), pour la qualité environnementale dont elle est dotée[13]. La commune est station balnéaire classée par décret du 18 décembre 2002[12] et dénommé « commune touristique » depuis octobre 2009[14].

Barneville-Carteret fait partie, avec les communes jusqu'à Portbail et Denneville inclus, de la côte des Isles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Carteret est joint à Portbail par le segment ferroviaire du train touristique du Cotentin. Une gare est aussi présente à Barneville, située entre le bourg et le pont du havre.

Pêche à pied[modifier | modifier le code]

Le Homard de Carteret, pêche prisée des visiteurs

La plage de Barneville et l'estran du Cap de Carteret à marée basse sont des lieux privilégiés de la pêche à pied professionnelle et de loisir. Les espèces prisées et réputées dans ce secteur sont (surnoms locaux) :

Tourisme gastronomique[modifier | modifier le code]

La ville rassemble des établissements de la gastronomie touristique, très fréquentés, notamment en saison parmi lesquels :

  • L'hôtel de la marine, sur le port de Carteret. Sa cuisine et son chef, Laurent Cesne sont étoilés au guide Michelin. On peut y déguster des produits de la mer cuisinés sur une nouvelle tendance « la cuisine iodée ». La maison est tenue depuis la fin du XIXe siècle par la même famille. Le savoir se transmet et se renouvelle de générations en générations.
  • La Cale Marine ou "Kalakiki" dont les moules-frites au muscadet sont le plat le plus servi de la station.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Neire maôve
Gare de Carteret
Chapelle Saint-Louis de Carteret
Église Saint-Germain le Scot de Carteret
Manoir de Graffard

Sites dunaires:

Plages:

Lieux de culte:

Villages et Rues typiques:

  • Hameau des Landes.
  • Mielles de Carteret, dites aussi « La Mer de sable ».
  • Muret des falaises du Petit Puits.
  • Rue des Ormes : anciennes maisons de capitaines de marine.
  • Hameau du Valnotte : table d'orientation.
  • Le Village du Tôt et le Lavoir de la mère Denis.
  • Village des Rivières : ancien village de pêcheurs.

Manoirs et Châteaux:

Grands sites naturels:

Patrimoine:

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le village du Tôt et son estuaire[modifier | modifier le code]

Voir: Estuaire de la Gerfleur

Vers le XIXe, des tendeurs de basse-eau (Pêcheurs sans lignes ou embarcations qui installent à marée basse des filets sur les rochers de l'estran) s'installent dans l'estuaire de la Gerfleur, près de l'embouchure. Celles-ci se concentrent en faisant un hameau à l'architecture typique surnommé le village du Tôt. Il est longé par le petit fleuve la Gerfleur, avant que celui ci ne se jette dans la mer. Une jetée et une digue pour protéger les maisons sont construites en 1880, et sont encore visibles aujourd'hui malgré quelques écroulements.

Nicolas Dutot, économiste fondateur de l'étude quantitative des phénomènes économiques y passa son enfance.

La Mère Denis : Jeanne Marie Le Calvé, s'y installe et se reconverti en lavandière. Elle sera remarquée en 1972, par les publicitaires de la marque Vedette qui lui donneront le sobriquet de "mère Denis" et viendront tourner leurs pubs au village du Tôt. À la fin du XXe, alors que cela a déjà été le cas par le passé, le village est plusieurs fois inondé dû à l'addition de plusieurs phénomènes : grande marées, orages, tempête, écroulement de digue(s)…

Le cap de carteret[modifier | modifier le code]

Voir: Cap de Carteret

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Scène de plage à Carteret, par Adolphe Lalyre

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Barneville-Carteret.svg

Le blason de la commune est de gueules à la tour d'argent ajourée et maçonnée de sable, surmontée de quatre fusées accolées du même[22].

Ces armes ont été adoptées en 1985[22], en référence à la famille de Barneville, seigneurs du lieu entre les XIe et XIIIe siècles. La tour représente celle de l'église de Barneville[12].

Avant l'unification, la commune de Barneville portait de gueules à trois fermaux d'or, qui sont les armes de la famille Malet de Graville.

La commune de Carteret portait Coupé, au 1er de gueules, à quatre fusées d'argent posées en fasce ; au 2e de gueules, à trois fermaux d'or[23].

Barneville-Carteret dans la littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Coordonnées, superficie : IGN[24].
Altitudes : répertoire géographique des communes[25].
  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Barneville-Carteret », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 23 décembre 2013)
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Caractéristique du département de la Manche, Météo France
  4. pavillonbleu.org, consulté le 2 février 2012.
  5. a et b Frédéric Scuvée.
  6. a et b « Pierre Géhanne devient le 7e maire de Barneville-Carteret », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  7. Annuaire du Département de la Manche, 33° Année 1861, p 243
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Carteret », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 18 février 2010)
  10. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – US Côte des Îles » (consulté le 19 juin 2011)
  11. http://fr.casinotop10.net/casino-barneville
  12. a, b, c et d Barneville-Carteret, station balnéaire classée, Office de tourisme de Barneville-Carteret, 2011.
  13. [PDF] « Lauréats Pavillon Bleu - 2011 » (consulté le 18 juin 2011)
  14. [PDF] « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - 9 novembre 2009 » : page 18.
  15. « Église de Barneville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Maître-autel, gradin d'autel, tabernacle, socle », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Manoir de Graffard », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. http://www.patrimoine-normand.com/index-fiche-30423.html
  19. « Ancien corps de garde de Carteret », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Voiture de voyageurs, type Bruhat », base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. Marc Cheynet de Beaupré, L’énigmatique M. Dutot. Enquête sur l’identité d’un célèbre autant que mystérieux économiste du XVIIIe siècle, Annales de Normandie, 59e année, no 2, juillet-décembre 2009, p. 85-112.
  22. a et b « GASO, la banque du blason - Barneville-Carteret Manche » (consulté le 18 juin 2011)
  23. http://perso.numericable.fr/~briantimms/chf/05bassenormandie.htm
  24. « Barneville-Carteret sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)
  25. Site de l'IGN.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres
  • Nicolas Remon, Il était cent et une fois Carteret, éd. la Fenêtre ouverte, 1984 (cartes postales anciennes)
  • Nicolas Remon, Il était cent et une fois Barneville, éd. la Fenêtre ouverte, 1986 (cartes postales anciennes)
  • René Le Tenneur et Jean Barros, Carteret, ses seigneurs et les îles Anglo-Normandes, 220 p., 1986
  • Jean-Marc Piel, Barneville-Carteret à la lumière de Barbey d'Aurevilly, Les Cahiers du temps, 2005
  • J.M. Gehu, Inventaire des ZNIEFF du littoral atlantique. C.R.E.P.I.S. et Phytosociologie, Bailleul/Région BN/Secrétariat Env. 1984.
  • G.A. Porteres, février 1993 - Port de Barneville-Carteret. Projet de port de plaisance.Étude d'impact floristique et faunistique.
  • G.Debout, 1993 - Inventaire de la richesse avifaunistique du havre de Barneville-Carteret.Étude d'impact du port de plaisance.
  • B. Foucault (de), 1995 - Synthèse phytosociologique sur la végétation observée en Cotentin (Manche, France).Bull. Soc. Linn. N.-Pic., N°spécial Cotentin. 48 (4), 1995 : 29-44.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]