Vincent Auriol

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Vincent Auriol
16e président de la République française

Actuellement en fonction
Mandat
16 janvier 1947 - 16 janvier 1954
Depuis le 16 janvier 1947
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Élu(e) le 16 janvier 1947
Parti politique SFIO
République IVe République
Constitution Constitution de 1946
Président(s) du
Conseil
Paul Ramadier
Robert Schuman
André Marie
Robert Schuman
Henri Queuille
Georges Bidault
Henri Queuille
René Pleven
Henri Queuille
René Pleven
Edgar Faure
Antoine Pinay
René Mayer
Joseph Laniel
Prédécesseur Léon Blum (Chef du gouvernement provisoire)
Albert Lebrun (indirectement)
Successeur René Coty
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Autres fonctions
Président de l'Assemblée Nationale
Mandat
3 décembre 1946 - 20 janvier 1947
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Gouvernement {{{gouvernement1}}}
Prédécesseur Lui-même (président de l'Assemblée constituante)
Successeur Édouard Herriot

Président de l'Assemblée constituante
Mandat
31 janvier 1946 - 27 novembre 1946
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Prédécesseur Félix Gouin
Successeur Lui-même (président de l'Assemblée nationale)

Ministre chargé de la Coordination des services ministériels à la présidence du conseil
Mandat
13 mars 1938 - 10 avril 1938
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Gouvernement Gouvernement Blum (2)
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction disparue

Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Mandat
29 juin 1937 - 14 janvier 1938
Président Albert Lebrun
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Gouvernement Gouvernement Chautemps (3)
Prédécesseur Marc Rucart
Successeur César Campinchi

Ministre des Finances
Mandat
4 juin 1936 - 21 juin 1937
Président Albert Lebrun
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Gouvernement Gouvernement Blum (1)
Prédécesseur Marcel Régnier
Successeur Georges Bonnet

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Biographie
Nom de naissance Vincent Auriol
Naissance 27 août 1884
France Revel, Haute-Garonne
Décès 1er janvier 1966 (à 81 ans)
France Paris, 16e arr.
Nature du décès Insuffisance cardiaque, fractures répétées du col du fémur
Nationalité {{{nationalité}}}
Conjoint(s) Michelle Aucouturier
Enfant(s) Paul Auriol
Diplômé Faculté de droit et des lettres de l'Université de Toulouse (Doctorat en droit)
Profession Avocat
Occupations {{{occupation}}}
Résidence(s) {{{résidence}}}
Religion Athée
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Présidents de la République française

Vincent Auriol, né le 27 août 1884 à Revel (Haute-Garonne) et mort le 1er janvier 1966 à Muret (Haute-Garonne), est un homme d'État français.

Élu lors de l'élection présidentielle de 1947, il ne se représente pas sept ans plus tard.

Sommaire

[modifier] Ses débuts

Fils de boulanger, licencié en droit en 1905, puis docteur en droit, il exerce la profession d'avocat à Toulouse, milite à la SFIO dès sa fondation et crée en 1908 un quotidien, Le Midi socialiste. Député de Muret de 1914 à 1940, puis maire de cette même ville en 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928, il devient progressivement l'expert financier du parti socialiste puis un de ses principaux leaders. Il fait adopter par la SFIO en 1921, puis par l'ensemble des partis socialistes européens en 1922, un plan de redressement prévoyant la création d'un Office central qui se chargerait de toutes les régions sinistrées et qui serait financé par des prêts à long terme consentis par le gouvernement. L'Allemagne paierait, via cet organisme, ses réparations, par des prélèvements sur les dividendes de ses banques et industries. Mais les socialistes ne sont alors pas assez puissants pour imposer un tel projet.

De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent Auriol préside la commission des finances de la Chambre des députés.

Ministre des Finances pendant le gouvernement du Front populaire, hostile aux accords de Munich, il est l'un des quatre-vingts parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940.

[modifier] Seconde Guerre mondiale

En septembre 1940, le gouvernement de Vichy le fait arrêter. Vincent Auriol est d'abord incarcéré à Pellevoisin (Indre) puis à Vals-les-Bains (Ardèche) et entretient une correspondance avec Léon Blum, où il se montre tout à fait optimiste sur la victoire des démocraties face au nazisme et au fascisme. Vichy fait mener une enquête sur lui, mais le tribunal civil de Muret prononce un non-lieu. Il est libéré pour raisons de santé et placé en résidence surveillée août 1941. De sa maison, il conseille les socialistes résistants. En 1942, il passe à la clandestinité et entre dans la Résistance. Il écrit Hier et demain, qui sera publié en 1944 à Alger, et dans lequel il entame une réflexion sur les institutions qui, selon lui, devraient remplacer celles de la IIIe République. En 1943, il parvient à rejoindre Londres en avion. L'année suivante, il est président de la Commission des finances de l'Assemblée consultative d'Alger. Le général de Gaulle fait souvent appel à ses conseils.

[modifier] Président de la République

En 1945 il est nommé ministre d'État par de Gaulle. En 1946, Vincent Auriol devient président de la première, puis de la seconde Assemblée constituante.

L'année suivante, il devient le premier président de la IVe République, fonction qu'il occupe jusqu'au 16 janvier 1954, fin de son septennat à l'issue duquel il ne se représente pas.

Auriol n'entend pas, selon son expression, être un « président soliveau » : il exerce pleinement sa fonction d'arbitre.

[modifier] Après la présidence

En désaccord avec Guy Mollet, il quitte la SFIO en 1958 et profite de son statut d'ancien président et de leader historique du socialisme français pour collecter des fonds auprès des partis membres de l'Internationale socialiste au profit du nouveau PSA.

En 1959, il devient membre de droit du Conseil constitutionnel, mais il cesse de se rendre aux réunions dès 1960, pour protester contre l'interprétation outrageusement restrictive des compétences du Conseil et du Parlement qu'a le général de Gaulle : plusieurs lois, dont la loi Debré sur l'enseignement scolaire, ont été votées sans que le Conseil constitutionnel soit consulté. « Cette désinvolture à l'égard de la souveraineté nationale et de notre charte fondamentale oriente le régime constitutionnel de 1958 vers un système de pouvoir personnel et arbitraire en opposition avec les principes et les règles essentiels de la démocratie. » Vincent Auriol revient le 6 novembre 1962 pour voter sur la constitutionnalité de la loi référendaire modifiant le mode d'élection du président de la République. Son ultime acte politique est d'appeler à voter pour François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de décembre 1965.

Marié à Michelle Aucouturier en 1912, il est le beau-père de l'aviatrice Jacqueline Auriol.

[modifier] Synthèse des fonctions et mandats

[modifier] Mandats électifs

[modifier] Fonctions gouvernementales

[modifier] Fonctions représentatives

[modifier] Autres fonctions

[modifier] Décorations

  • Médaille de la Résistance
  • Grand Officier de la Légion d'honneur
  • Grand Maître de la Légion d'honneur (comme président de la République)
  • Grand Croix de l'Ordre national de 32 États
  • Croix de combattant volontaire de la Résistance

[modifier] Hommage

  • Un lycée porte son nom dans sa ville natale de Revel.

[modifier] Citation

«  Comme la nation humaine s'élève au-dessus des provinces diverses et variées, la nation humaine doit s'élever et s'organiser au-dessus des nations indépendantes et associées. Les principes de l'organisation humaine doivent être les mêmes que ceux de l'organisation nationale. Ce sont les principes de la démocratie: liberté, égalité, fraternité. » (Discours à Alger, le 25 juillet 1944)

[modifier] Œuvres

  • Hier et demain, 1944 (écrit pendant la Seconde guerre mondiale)
  • Journal du septennat, éd. Tallandier, 2004 (version complète)

[modifier] Bibliographie

  • Jean-Pierre Cuvilier, Vincent Auriol et les finances publiques du Front populaire ou L'alternative du contrôle et de la liberté : 1933-1939, Publications de l'université de Toulouse-Le Mirail, 1979
  • Éric Ghebali, Vincent Auriol : le Président citoyen. 1884-1966, éd. Grasset, 1998
  • Louis Mexandeau, Histoire du parti socialiste, éd. Tallandier, 2005
  • Gilles Morin, « Les socialistes dans les geôles de Vichy : à la recherche d'une parole libre », in Pierre Guidoni et Robert Verdier (dir.), Les Socialistes en Résistance, éd. Séli Arslan, 1999
  • Pascal Cabaret, Vincent Auriol et la question coloniale (1947-1953), mémoire de maîtrise, université de Toulouse-Le Mirail, 1999.

[modifier] Liens externes

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