Avions de transport régional

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ATR

Création 1981
Fondateurs Aérospatiale et Aeritalia
Forme juridique GIE
Slogan Propelling Tomorrow's World
Siège social Drapeau de France Toulouse (France)
Direction Filippo Bagnato
Activité Aéronautique
Produits ATR 42, ATR 72
Société mère Airbus Group (50 %)
Alenia Aeronautica (50 %)
Effectif 1 080
Site web http://www.atraircraft.com
Chiffre d’affaires 1 440 millions € (2012)
Un ATR 42
ATR 72 d'Aer Arann

L'entreprise Avions de transport régional[1] (en italien Aerei da Trasporto Regionale), abrégée en ATR, est un groupement d'intérêt économique (GIE) italo-européen fondé en 1982[2] spécialisé dans la construction aéronautique d'avions turbopropulseurs pouvant transporter de 48 à 74 personnes [3].

Ce groupement est formé par EADS (devenu Airbus Group) et Aeritalia (devenue Alenia Aeronautica, filiale de Finmeccanica), chacun ayant 50 % des parts du GIE. Une présidence tournante tous les trois ans est inscrite dans les statuts[4]. À l'été 2010, le groupe est présidé par Filippo Bagnato, qui l'avait déjà dirigé de 2004 à 2007[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En novembre 1981, l'Aerospatiale et Aeritalia fusionnent leurs projets respectifs d'avion régional (AS-35 pour l’Aérospatiale et AIT 320 pour Aeritalia)[5] : le , à Paris, un accord est conclu pour le lancement de l'ATR 42, un avion confortable, facile à faire voler et à entretenir. Les avionneurs tablent alors sur un marché potentiel de plus de mille appareils de ce type[5]. Le programme de l'ATR 42-300, le premier de la famille, est lancé en novembre 1981.

En , sont placées les premières commandes pour l'ATR 42, par Cimber Air, Command Airways (en), Air Littoral et Finnair.

Le premier prototype vole pour la première fois le et l'avion a été certifié en par l'Italie et la France. Le , il est mis en service commercial par la compagnie Air Littoral.

Par rapport aux prototypes, les ATR 42-300 de série ont une masse maximale au décollage plus importante mais aussi une autonomie accrue. Les ATR 42-320 ont des moteurs différents pour de meilleures performances par temps chaud. Ces versions construites jusqu'en 1996 ont été remplacées depuis par l’ATR 42-500.

Le deuxième avion construit par ATR est l'ATR 72, une version allongée de l'ATR 42 mise en service en 1989.

L'entreprise connaît une période très difficile de la fin des années 1990 jusqu'en 2005[6], les avions à hélices étant durement concurrencés par les avions à réaction, portés par le bas coût du carburant[7], ATR est même menacé de fermeture[6]. L'entreprise franco-italienne reprend son envol à la faveur de la crise pétrolière qui valorise l'exploitation économe de ces appareils. Les motorisations plus performantes (moins de bruit et de vibrations) de la gamme 600 gomment le handicap du turbopropulseur. Témoin de cette crise de fin de siècle, seul Bombardier reste concurrent sur ce créneau, alors que Fokker, Dornier[6] ou de Havilland l'ont abandonné.

À la fin des années 2000, le groupe livre environ 50 appareils par an[4]. Le 3 mai 2012, ATR livre son 1 000e avion, après une année 2011 historique avec 157 appareils vendus et 79 en option. Plus de 180 compagnies aériennes opèrent un de ces avions, record battu par le seul Boeing 737. La nouvelle version de l'ATR-72 promet d'être un nouveau succès avec plus de 200 commandes fermes enregistrées. Avec un carnet de commandes rempli pour « près de trois ans de travail », son chiffre d'affaires est de 1,3 milliard d'euros et devrait « atteindre deux milliards » d'ici 2015 d'après son PDG.

ATR aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Avec ses ATR 42 et ATR 72 de la série -600, ATR (Avions de transport régional), dont le siège social se situe à Blagnac, près de Toulouse, est leader mondial sur le marché des avions turbopropulseurs de transport régional de 40 à 74 places[réf. nécessaire].

Production[modifier | modifier le code]

Le fuselage et des empennages sont produits par Alenia à Pomigliano d'Arco, près de Naples en Italie. Les ailes sont assemblées par EADS Sogerma (en) à Mérignac, près de Bordeaux dans le sud-ouest de la France. L'assemblage final, les tests et la livraison sont effectués par ATR à Saint Martin du Touch, dans la banlieue de Toulouse[2].

Commandes, livraisons[modifier | modifier le code]

Le 5 septembre 1997, ATR franchit la barre symbolique des 500 livraisons[8].

Lors de l'édition 2011 du salon du Bourget, la compagnie européenne a annoncé avoir eu près de 78 commandes fermes, ce qui est une première historique[9]. Son chiffre d'affaires en 2011 est de 1,3 milliard d'euros[6]. En mai 2012, l'entreprise atteint les 1200 commandes depuis sa création. Le 3 mai 2012, ATR livre son millième avion, un ATR 72-600 pour la compagnie espagnole Air Nostrum[10].

En 2012, ATR a vendu 115 appareils (74 ventes fermes et 41 options), et en a livré 64, ce qui constitue un record pour l'avionneur[11].

Lors de l'édition 2013 du salon du Bourget, la société bat un nouveau record avec plus de 83 commandes fermes pour un total de 2 milliards d'euros[12].

La gamme ATR[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : ATR 42 et ATR 72.

Les ATR 42 et ATR 72 sont une famille d'avions à aile haute, bi-turbopropulseurs. Les avions ATR bénéficient de la cabine la plus vaste du marché des avions régionaux[réf. nécessaire]. En 2007, l'ATR 72 est devenu le premier turbopropulseur à être équipé d'un système de divertissement de vol, alors que ce système n'est alors installé que sur les jets long-courrier[réf. nécessaire]. Les avions de la gamme ATR sont propulsés par des hélices à 4 pales Hamilton Standard (14SF) ou 6 pales Ratier-Figeac (568F). L'avionique (système de gestion de vol FMS) est quant à elle fournie par Thales Avionics.

Vues techniques comparatives
ATR 42-300 ATR 42-500 ATR 72-200 ATR 72-500 ATR 72-600
Envergure 24,57 m 27,05 m
Longueur 22,67 m 27,22 m
Hauteur 7,58 m 7,65 m
Surface alaire 54,5 m2 61 m2
Masse à vide 10 600 kg 11 250 kg 12 500 kg 12 950 kg
Masse maximale 16 700 kg 18 600 kg 21 500 kg 22 000 kg 23 000 kg
Masse maximum à l'atterrissage 16 400 kg 18 300 kg 21 850 kg 21 850 kg
Passagers 48 48 74 74 74
Masse de carburant 4 500 kg 4 500 kg 5 000 kg 5 000 kg 5 000 kg
Fret 4 600 kg 5 450 kg 7 000 kg 7 050 kg
Moteurs 2 x PWC 120E
1 340 kW
2 x PWC 127E
1 610 kW
2 x PWC 124B
1 610 kW
2 x PWC 127F
2 052 kW
2 x PWC 127M
2 052 kW
Vitesse maximale 500 km/h 556 km/h 526 km/h 565 km/h
Plafond pratique 7 620 m 7 620 m 7 620 m 7 620 m 7 620 m
Autonomie 1 580 km 1 580 km 1 600 km 1 600 km

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AVIONS DE TRANSPORT REGIONAL (ATR) Sur le site societe.com
  2. a et b « COMPANY PROFILE », ATR (consulté le 20 juillet 2010)
  3. http://www.eads.com/eads/int/en/news/press.fr_20120913_atr_InterSky.html Eads.com
  4. a, b et c « Aéronautique : ATR profite de la reprise du marché des avions régionaux », Le Monde,‎ 20 juillet 2010 (consulté le 20 juillet 2010)
  5. a et b « Actualités du monde aérospatial : France », Le moniteur de l'aéronautique, no 49,‎ novembre 1981, p. 7
  6. a, b, c et d "Le retour en grâce des avions à hélices d'ATR porté par la hausse du carburant" de Guy Dutheil, Le Monde du vendredi 4 mai 2012, page 18.
  7. À la fin des années 1990, le baril de pétrole se négocie entre 15 à 20 dollars contre plus de 100 au début des années 2010
  8. « ATR livre son 500ème avion »,‎ 5 septembre 1997
  9. Bouquet final pour le feu d'artifice des commandes Airbus, Le Point, 23 juin 2011
  10. « ATR livre son millième avion à hélices et prépare l'avenir »,‎ 4 mai 2012
  11. « Excellent cru 2012 pour ATR »,‎ 24 janvier 2013
  12. http://www.air-cosmos.com/industrie/bourget-2013-atr-casse-encore-la-baraque.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]