Berthe Morisot

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Portrait de Berthe Morisot par Édouard Manet, 1872.
Portrait de Berthe Morisot à l'éventail (1874), par Edouard Manet (1832-1883), Musée des beaux-arts de Lille


Berthe Morisot (née le 14 janvier 1841 à Bourges - morte le 2 mars 1895 à Paris) était une artiste peintre française liée au mouvement impressionniste.

Sommaire

[modifier] Biographie

Berthe Morisot naît à Bourges d'un père préfet du département du Cher. Elle est l'arrière petite-nièce du peintre Jean Honoré Fragonard. Sa famille s'installe définitivement à Paris en 1852. Berthe prend des cours de dessin à l'âge de 16 ans, en compagnie de ses deux soeurs, Yves et Edma. Elle étudie très tôt la peinture avec Edma, notamment en copiant les chefs-d'œuvre du Louvre, où elle fait la connaissance de Fantin-Latour. C'est par l'intermédiaire de ce peintre que, plus tard, elle rencontrera Édouard Manet.

Dès 1861, Berthe et Edma étudient auprès de Jean-Baptiste Camille Corot à son atelier de Ville-d'Avray. Berthe Morisot participe au Salon de 1864, puis à celui de 1865, où elle présente quelques paysages. En 1868, Berthe rencontre Manet pour qui elle pose (Le Balcon, Le Repos, Berthe Morisot au bouquet de violettes).

Elle délaisse le Salon officiel de 1874 pour rejoindre l'exposition des Indépendants (futurs Impressionnistes) menés par Monet, Sisley, Renoir.

La même année, elle épouse Eugène Manet, frère d'Édouard, dont elle aura une fille, Julie, à l'âge de 37 ans.

Le 15 avril 1874, quinze jours avant l'ouverture du Salon officiel, Nadar ouvre son atelier aux Artistes Anonymes Associés pour y présenter une exposition. Trente artistes, dont Berthe Morisot, Pierre-Auguste Renoir et Claude Monet, accrochent quelque deux cents tableaux sur deux rangs en hauteur, en ménageant un espace entre chaque au lieu de les juxtaposer cadre contre cadre. Rupture avec la tradition.

En 1892, Berthe a sa première exposition personnelle (à la galerie Boussod et Valadon), quelques mois après avoir perdu son mari.

Avec Camille Pissarro, elle sera la seule artiste dont les peintures ont été présentées à toutes les premières expositions impressionnistes (sauf celle de 1879).

Comme sa contemporaine américaine, Mary Cassatt, Berthe Morisot a souvent peint des femmes, des enfants et des scènes familiales.

Berthe Morisot tombe malade à la mi-février 1895 et confie la tutelle de sa fille Julie Manet au poète Stéphane Mallarmé, ainsi qu'à Auguste Renoir pour son éducation de peintre. Elle meurt d'une pneumonie le 2 mars 1895 à Paris et lègue la plupart de ses oeuvres à ses amis artistes: Degas, Monet, Renoir. Malgré sa riche production artistique, le certificat de décès mentionne : "sans profession". Elle est enterrée dans le caveau des Manet au cimetière de Passy où il est gravé "Berthe Morisot, veuve d'Eugène Manet".

Pour le premier anniversaire de sa mort, une rétrospective est organisée dans la galerie de Paul Durand-Ruel. 394 toiles dessins et aquarelles y seront exposés.

[modifier] Style

« Les formes sont toujours vagues dans les tableaux de Mme Berthe Morisot, mais une vie étrange les anime. L’artiste a trouvé le moyen de fixer les chatoiements, Les lueurs produites sur les choses et l’air qui les enveloppe… le rose, le vert pâle, la lumière vaguement dorée, chantent avec une harmonie inexprimable. Nul ne représente l’impressionnisme avec un talent plus raffiné, avec plus d’autorité que Mme Morisot. »
    — Gustave Geoffroy, « L’exposition des artistes indépendants », in La Justice, 19 avril 1881

[modifier] Œuvres

[modifier] Galerie

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[modifier] Voir aussi

Place des femmes dans l'art

[modifier] Bibliographie

  • Monique Angoulvent, Berthe Morisot, avec une préface de Robert Rey, conservateur des musées nationaux. Paris : éditions Albert Morancé, 1933 – Villeneuve-Saint-Georges : Impr. l'Union typographique (texte) et Chelles, impr. Faucheux (planches). Réédité en 1955 chez Lefebvre.
  • Musée de l'Orangerie (Paris), Catalogue de l'Exposition Berthe Morisot (1841-1895), avec une préface de Paul Valéry, Paris: impr. d'Aulard, été 1941, 54 p.
  • Louis Rouart, Berthe Morisot, Plon, 1941 – Note : Louis Rouart, collectionneur, grand-père du futur académicien français Jean-Marie Rouart et fils du polytechnicien et inventeur Henri Rouart, était le beau-frère, par son frère Ernest Rouart, de Julie Manet, fille de Berthe Morisot et nièce d'Édouard Manet.
  • Claude Damiens (autre pseudo. de Isidore Isou), Belle de lumière, le roman de Berthe Morisot, Paris : Laffont, 1955 ; rééd. Isidore Isou, Paris : Vertiges, 1985, 411 p.
  • Marie-Louise Bataille et Georges Wildenstein, Berthe Morisot : catalogue raisonné des peintures, pastels et aquarelles, avec une introduction de Denis Rouart, Paris : les Beaux Arts, impr. Busson, 1961, 307 p. (dont planches, sur les pages 73 à 286)
  • Philippe Huisman, Berthe Morisot, Lausanne/Paris : Bibliothèque des Arts, coll. « Polychrome », 1962 (rééd. 1995)
  • Anne Higonnet, Berthe Morisot : une biographie, Paris : A. Biro, 1989, 236 p. + 16 planches.
  • Benoît Noël et Jean Hournon, Berthe Morisot - la Seine à Bougival (le Bal des Canotiers) in Parisiana, la Capitale des arts au XIXe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2006. pp 94-99.
  • Dominique Bona, "Berthe Morisot, le secret de la femme en noir", Editions Grasset et Fasquelle, 2000.

[modifier] Liens externes

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