René Hanriot

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Marcel et René Hanriot, 1911

René Hanriot (né à Vaite le et mort le ) fut un grand pilote automobile, puis un pionnier de l’aviation française avant de devenir un industriel.

Pilote automobile[modifier | modifier le code]

René Hanriot, négociant à Châlons, passionné d’automobiles, participe au célèbre rallye Paris-Madrid. Il détient aussi en 1904 le record du monde de vitesse sur route avec 128 km/h. Son coéquipier est son fils Marcel qui conduit dès l’âge de 13 ans les voitures de son père à plus de 100 km/h.

Pionnier de l'aviation en 1908[modifier | modifier le code]

C'est alors qu'il fait un autre choix : en mai 1908 il achète à Léon Levasseur un monoplan Antoinette munit d'un moteur de 25 ch. Mais à la fin de 1908, le monoplan n’est toujours pas livré. René Hanriot impatient décide de fabriquer lui-même l'appareil. Il fonde, en février 1909, la Société des monoplans Hanriot au capital de 500 000 francs. C'est un hangar à Chalons qui lui sert d'atelier et de bureau. En septembre 1909, le Hanriot type I est sorti de l’atelier et exposé au premier salon aéronautique de Paris au Grand Palais. René y enregistre vingt commandes, alors que l'avion n'a jamais volé. En octobre avec son fils, ils font des essais à Bétheny, mais l'appareil ne décolle pas, son moteur est trop lourd. Il en trouve un autre de 40 cv chez Clément-Bayard qui ne pèse que 78 kg alors que le moteur d'origine un Buchet de 45 cv pesait 155 kg. Il s'avèrera même que le Clément-Bayard développe en fait 50 cv, ce qui permet aux vols d'essai de se succéder durant l'hiver 1909 à 1910.

Constructeur d'avions en 1909[modifier | modifier le code]

René crée une école de pilotage à Bétheny (près de Reims) en décembre 1909, puis à Londres en janvier 1910 où il fonde la société The Monoplans Hanriot Company Ltd. Au début de l’année 1910, il installe son siège social à Paris, au 14, place du Havre, et crée des ateliers plus vastes à Paris au 34, rue du Moulin. Prudent, il recrute un aviateur expérimenté, Émile Ruchonnet, pour développer ses machines volantes, qui lui sert à la fois d’ingénieur et de chef pilote dans son école de l’air.

En quelques mois, Hanriot et Ruchonnet réalisent un nouveau monoplan, le type II, plus léger. Baptisé Libellule, il vole à Bétheny en avril, équipé du Clément-Bayard de 40 ch. Puis, ils créent un troisième type de monoplan, plus puissant, destiné aux compétitions. Le type IV, un biplace, intéresse l’armée. Le type V et le type VI sont utilisés par Marcel Hanriot dans les meetings en 1910.

Au cours de la saison 1910, les monoplans Hanriot, pilotés par Wagner (Budapest), Marcel Hanriot (Rouen, Caen, Dijon, Reims, Bournemouth), René Vidart (Lanark) et plusieurs pilotes étrangers, se couvrent de gloire dans les meetings aériens. Ils remportent nombre de places d’honneur et plusieurs victoires, faisant connaître la marque française dans le monde entier, et faisant entrer dans les caisses de la firme des primes substantielles. Plus de cent appareils Hanriot sont achetés en France et en Grande-Bretagne. Les écoles de Reims et Brooklands sont très fréquentées et la saison 1911 s’annonce encore meilleure.

Faillite en 1912[modifier | modifier le code]

Mais en 1912 alors que René veut se lancer dans l'exportation, il commet diverses erreurs de gestion qui conduisent la société vers la faillite. Elle est reprise par Alfred Ponnier, un amoureux des monoplans Hanriot, elle devient la Société de Construction de Machines pour la Navigation Aérienne (CMNA). René se recycle dans la vente des automobiles Grégoire.

La guerre de 1914-1918[modifier | modifier le code]

Quand la guerre éclate, en août 1914, les usines Ponnier de la CMNA à Reims tombent aux mains des allemands. René Hanriot crée une nouvelle usine d’aviation, à Levallois, rue du Bois Marcel (actuellement rue Jean-Jaurès) où il fonde Aéroplanes Hanriot et Cie. Il produit en 1916 des Sopwith 1½ Strutter, en sous-traitance pour Lioré et Olivier. En 1915, il engage un excellent ingénieur, Pierre Dupont.

Renaissance et succès en 1916[modifier | modifier le code]

En 1916, le Hanriot-Dupont HD 1 est adopté comme appareil de chasse par la Belgique et l’Italie. Construit à 1 200 exemplaires, il relance la marque. À la fin de l’année, Hanriot ouvre une seconde usine au 84, rue des Moulineaux à Boulogne-Billancourt où elle emploie 2 000 ouvriers en 1917. Cette même année, sortent l’hydravion de chasse Hanriot-Dupont HD-2, puis le biplan de combat Hanriot-Dupont HD-3. À la fin de 1917, la firme Hanriot a produit plus de 5 000 avions.

Après la guerre, Hanriot s’installe à Paris, au 190-196, boulevard Bineau. En 1919, une école de pilotage est installée sur le terrain de Mourmelon-le-Grand, dirigée par Maurice Chevillard. René crée une école de mécaniciens de l’aéronautique à Courbevoie. En 1924, la Société Hanriot émigre à Carrières-sur-Seine. René Hanriot meurt subitement le 7 novembre 1925.

Son fils, Marcel Hanriot (1894-1961) lui succéda en 1925 et en resta directeur jusqu’en 1938. L’usine, devenue très importante, avait été nationalisée en 1936 et absorbée par la Société nationale de constructions aéronautiques du Centre. Résistant, Marcel Hanriot, officier de la Légion d’honneur, fut à 16 ans le benjamin de l’aviation mondiale et fit ses premiers essais de vol sur le terrain de Bétheny[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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