Chinon

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune de France. Pour le château, voir Château de Chinon. Pour le vin, voir Chinon (AOC).
Chinon
Le château de Chinon, dominant la Vienne
Le château de Chinon, dominant la Vienne
Blason de Chinon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Chinon (chef-lieu)
Canton Chinon
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Chinon, Vienne et Loire
Maire
Mandat
Jean-Luc Dupont
2014-2020
Code postal 37500
Code commune 37072
Démographie
Population
municipale
7 911 hab. (2011)
Densité 203 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 04″ N 0° 14′ 37″ E / 47.1677777778, 0.243611111111 ()47° 10′ 04″ Nord 0° 14′ 37″ Est / 47.1677777778, 0.243611111111 ()  
Altitude Min. 27 m – Max. 112 m
Superficie 39,02 km2
Localisation

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Chinon

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Chinon

Chinon (prononcé [ ʃinɔ̃ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre. C'est l'une des deux sous-préfectures d’Indre-et-Loire (l’autre étant Loches).

Ses habitants s’appellent les Chinonais. Chinon est aussi surnommée « La fleur du jardin de la France », ledit jardin étant la Touraine.

Chinon fait partie du Val-de-Loire inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco au tire des paysages culturels depuis 2000.

Devise[modifier | modifier le code]

Petite ville, très grand renom (depuis le XVe siècle). Certains l'allongent en Chinon, Chinon, Chinon, petite ville grand renom. Plus de cheminées que de maisons…

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Rues de Chinon
Chinon et la Vienne

Chinon se situe à 47 km au sud-ouest de Tours et à 305 km au sud-sud-ouest de Paris. Construite sur les coteaux de la Vienne, sa vieille ville se retrouve composée de petites rues plutôt en pente, tandis qu'un quartier, « les Hucherolles », plus résidentiel, s'est posé sur un plateau. Le territoire de la commune est très étendu, sa superficie est de 39,02 km2. Mis à part le centre ancien, l'habitat est assez dispersé. Chinon est située, au cœur du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, en bordure d'une vaste forêt allant jusqu'à Azay-le-Rideau et qui autrefois s'étendait jusqu'au château.

À proximité de Chinon se trouvent les Puys du Chinonais, réserve naturelle inscrite au réseau Natura 2000 et gérée par le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Région Centre. Le site abrite des pelouses sèches avec une flore relique, de type méditerranéenne. On note par exemple la présence de figuiers.

Climat[modifier | modifier le code]

Chinon possède un climat océanique avec des hivers relativement froids et humides et des étés chauds et orageux. Il est toutefois plus doux que celui de Tours pourtant peu éloigné, et se rapproche de ce que l'on appelle "la douceur angevine".

Vignoble[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chinon (AOC).

Chinon a donné son nom aux vins produits dans sa région, sous appellation AOC.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières fortifications du château de Chinon[modifier | modifier le code]

Dominant la Vienne, le plateau de Chinon finit en éperon, presque à toucher la rivière. Cet éperon, fortifié dès les Romains, connaît pendant dix siècles une histoire confuse et tragique. En 845, Chinon est pillée par le chef viking Hasting[1].

Trois maîtres dans l'art des fortifications ont surtout laissé leur empreinte sur le château fort actuel, deux rois d'Angleterre, Henri II et Richard Cœur de Lion, un roi de France, Philippe Auguste. C'est en l'an 1205, après un siège de huit mois, que ce dernier a enlevé la place aux Plantagenêts.

Le 27 août 1321, 160 Juifs accusés d'avoir empoisonné des puits sont brûlés vifs[2].

La cour du roi de Bourges (début du XVe siècle)[modifier | modifier le code]

Avec Charles VII débute une page d'histoire. Le Royaume de France est dans une situation très grave. Henri VI, roi d'Angleterre, se dit aussi « roi de France » ; Charles VII n'est que le « roi de Bourges » quand, en l'an 1427, il installe sa petite cour à Chinon. L'année suivante, il y réunit les États Généraux des provinces du Centre et du Sud encore soumises à son autorité. Les États dépensent 400 000 livres pour organiser la défense d'Orléans, assiégée par les Anglais et les Bourguignons.

Fin février ou début mars 1429, c'est à Chinon que Jeanne d'Arc rencontre le roi pour la première fois. Elle le persuadera de lui confier l'armée qui va délivrer Orléans, amorçant ainsi le renversement des forces en présence pendant la guerre de Cent Ans.

Le divorce de Louis XII[modifier | modifier le code]

Chinon reste le siège de la cour jusqu'en l'an 1450, puis on l'abandonne. Toutefois, le château retrouve un éclat furtif en l'an 1498, quand le roi Louis XII y reçoit le légat du pape, César Borgia, venu lui porter la bulle de son divorce.

Louis XII se sépare sans regret de Jeanne de France, la fille de Louis XI. Il n'avait que 14 ans quand ce dernier la lui avait fait épouser. Une double bosse, la hanche coxalgique, un aspect simiesque expliquent le peu d'empressement de son époux durant les vingt-trois années de leur union. Quand meurt Charles VIII, Louis XII doit, selon le testament du défunt, épouser sa veuve Anne de Bretagne. Il a pour elle une vive inclination et ce nouveau mariage conserve la Bretagne à la couronne de France ; double raison pour que le roi célèbre par des fêtes magnifiques l'arrivée de la bulle libératrice.

Le château après Richelieu[modifier | modifier le code]

Limite de l’Anjou et de la Touraine, de part et d'autre de la Loire, sous l'Ancien Régime, au XVIIIe siècle.

Sous l'Ancien Régime, Chinon est à la tête d'un Pays d'élection au sein du Bailliage de Tours.

Le cardinal Richelieu jette son dévolu sur Chinon et, non sans peine, en devient possesseur. Le château reste dans sa famille jusqu'à la Révolution. Il est très mal entretenu : fortifications et bâtiments commencent à s'effriter. Sous Napoléon Ier, la ruine s'accentue.

Devenue propriété du département, Chinon a été l'objet de réparations et de consolidation des ruines.

Époque récente[modifier | modifier le code]

En 1792, Chinon a annexé les communes éphémères de Parilly, Saint-Louand et Saint-Mexme-les-Champs. Lors de la création du département d'Indre-et-Loire, Chinon devint sous-préfecture.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Chinon-sur-Vienne[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chinon

Les armes de Chinon se blasonnent ainsi :

De gueules à trois châteaux à trois tours d'or accompagnés de trois fleurs de lis du même mal ordonnées[4].

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Chinon20100221.jpg
Chinon from tower.jpg

Chinon : la ville ancienne[modifier | modifier le code]

Grand carroi

La ville ancienne se développe autour d'un axe est-ouest, la rue haute, au pied du coteau donc à l'abri des crues de la Vienne (aujourd'hui, d'ouest en est : rue Haute-Saint-Maurice, rue Voltaire, rue Jean-Jacques Rousseau, rue Diderot). Son réseau urbain et de nombreux bâtiments remontent au Moyen-Age, en particulier au 15e siècle, date à laquelle la présence de la cour royale a favorisé un important développement urbain.

Elle est composée de différents quartiers :

- Au pied du château, la Ville-fort a été ceinturée de remparts au moins depuis le 14e siècle. L'habitat y est particulièrement dense, autour de rues étroites. Ce quartier, desservi par l'église Saint-Maurice, est aujourd'hui le plus riche en habitat ancien : nombreuses maisons à pan-de-bois autour du Grand carroi, puis, dans la rue Haute Saint-Maurice, bâtiments publics (Maison des Etats généraux, palais du Bailliage) et hôtels particuliers des 15e, 16e (Maîtrise des Eaux et Forêts), 17e (Hôtel du gouverneur) et 18e siècle.

Hotel du gouverneur, 48 rue Haute-Saint-Maurice à Chinon

- Plus à l'est, on trouve le quartier Saint-Etienne, davantage modifié au 19e siècle mais conservant cependant de belles maisons à pans de bois autour notamment du carrefour du puits des bans.

- Enfin, tout à fait à l'est, regroupé autour de la collégiale Saint-Mexme, le quartier canonial contient quelques très belles demeures de chanoines (hôtel rue Hoche, hôtel de Chavigny rue de Buffon).

Des faubourgs anciens encadrent le centre-ville :

- au débouché du pont médiéval, le faubourg Saint-Jacques est créé par les Plantagenêts pour servir de tête de pont et améliorer les liaisons vers le sud et leurs possessions du Poitou.

- à l'ouest, le faubourg du Vieux-Marché a abrité notamment des couvents au 17e siècle : il reste aujourd'hui le couvent des Calvairiennes, aujourd'hui réaménagé en logements.

A partir du 19e siècle, la ville s'étend vers l'est, en direction de la gare inaugurée en 1876.

Chinon est également riche en habitat troglodytique, le long des coteaux Saint-Martin et Sainte-Radegonde. Ces maisons sont sans doute les premières de Chinon.

Chinon est classée Ville d'Art et d'Histoire depuis 2000.

Le château de Chinon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Chinon.
Le Château de Chinon. (Fusain du XIXe siècle).
La tour du moulin

Le château du Milieu forme la partie centrale de l'ensemble. Le fossé qui sépare le Fort Saint Georges est enjambé par un pont de bois aboutissant à un pont-levis. Un pont de pierre l’a remplacé.

L’entrée du château se fait par la tour de l’Horloge. Cette tour est particulière : plate, de 5 mètres d’épaisseur pour 35 mètres de hauteur. Vue de profil, elle donne l’impression d’une colonne.

Une cloche la Marie Javelle, placée dans un lanternon sur la plate-forme, sonne toutes les heures. Elle est actionnée à la main pour les grandes occasions.

La chapelle Saint Melaine a été fondée au Xe siècle par les moines de l’abbaye de Bourgueil. Sa construction a été achevée au XIe siècle. C'est dans cette chapelle que mourut Henri II de Plantagenêt le 7 juillet 1189. Son corps fut laissé à l'abandon par ses serviteurs, recouvert d'un simple manteau. Il fut par la suite transporté à l'abbaye de Fontevraud.

Les logis royaux ont été construits du XIIe siècle au XVe siècle. À l'époque de Charles VII, les logis royaux ont été le théâtre de nombreux épisodes marquants, notamment l’enlèvement de Georges de la Trémoille à l’instigation du connétable de Richemont. Restitués, les logis ont retrouvé leur hauteur et couverture d'origine et accueille une scénographie contemporaine évoquant la riche histoire des lieux.

C'est depuis la rive sud de la Vienne que la vue sur le château est la plus belle. Si l'on se place près du pont, on peut considérer l'envergure du château médiéval de Chinon. Cette forteresse médiévale remarquable pour ces dimensions domine l'ensemble de la ville sur toute sa longueur (environ 500 mètres de long sur 100 mètres de large). Les murailles suivent le contour de l'éperon rocheux au nord de la Vienne.

Le Musée Jeanne-d'Arc (jusqu'en 2010)[modifier | modifier le code]

Installé dans la tour d'entrée du château, la tour de l'Horloge, le Musée Jeanne-d'Arc était un des lieux touristiques de Chinon. Il présentait une collection d'œuvres et d'objets relatifs à Jeanne d'Arc et à son séjour en Touraine, rassemblés par l'association chinonaise Connaissance de Jeanne d'Arc.

Depuis la fin des travaux de restauration et restitution menés par le Conseil général d'Indre-et-Loire, propriétaire de la forteresse, deux salles des logis royaux évoquent la figure de Jeanne d'Arc, par des représentations diverses (gravures, affiches, sculptures équestres, tapisserie). La tour de l'Horloge est désormais dévolue à la présentation du chantier mené durant une dizaine d'années, mettant à l'honneur les hommes (archéologues, entrepreneurs) ayant permis la renaissance de la forteresse.

La Tour d’Argenton[modifier | modifier le code]

Celle-ci a été construite à la fin du XVe siècle par Philippe de Commynes seigneur d'Argenton. Elle a servi de prison. C'est là que les célèbres cages de Louis XI étaient utilisées.

La Tour des Chiens[modifier | modifier le code]

Elle a été construite à l'époque de Philippe Auguste au début du XIIIe siècle, elle servait d'abri pour les meutes royales. Elle fait 23 mètres de hauteur et comporte trois étages, l'ensemble des niveaux est relié par un escalier.

La Tour de l’Échauguette[modifier | modifier le code]

Elle permettait de contrôler les murailles nord et est du château.

Le Fort du Coudray[modifier | modifier le code]

Il contient la tour qui occupe la partie ouest de la construction. Il fut bâti au XIIIe siècle sous Philippe Auguste. Il fait 25 mètres de hauteur sur 12 mètres de diamètre. Il compte trois étages dont les deux inférieurs sont voûtés. Jeanne d'Arc habitait le premier étage pendant son séjour à Chinon. Dans cette tour, Philippe IV (de son surnom Philippe le Bel) y fit emprisonner les Templiers en 1308 (et notamment le grand maître Jacques de Molay) avant le jugement qui devait les condamner à mort.

Le fort du Coudray comporte deux autres belles tours : la tour du Moulin et la tour de Boisy.

La Tour du Moulin[modifier | modifier le code]

Elle est située à l'angle sud-ouest de l'édifice. Elle fait 20 mètres de haut sur 8 mètres de diamètre. On attribue son origine à l'époque de Henri II d’Angleterre. Elle est particulièrement bien protégée par plusieurs lignes de défense ce qui, ajouté à sa position, la rendait quasiment inexpugnable.

La Tour de Boisy[modifier | modifier le code]

Elle se situe à l'angle sud-est du fort et domine la ville. À l'origine elle s'appelait tour du Beffroi, et communiquait avec le donjon. Elle fait 30 mètres de haut et a la forme d'un rectangle de 15 mètres de long sur 6 mètres de large. L'épaisseur moyenne des murs est supérieure à 3 mètres. La salle du niveau supérieur était une des belles pièces du château avec sa hauteur de 6,50 mètres.

Le Fort Saint-Georges[modifier | modifier le code]

Le Fort Saint-Georges a été construit après les deux autres châteaux et abritait un palais commandité par Henri II de Plantagenêt. La Vienne et les ravins protégeaient le château au sud, à l'ouest et au nord, mais le côté oriental restait accessible à l'assaillant arrivant par le plateau Saint-Georges et renforçait la défense à cet endroit. Le nom du fort venait de sa chapelle, consacrée au patron de l'Angleterre.

Des fouilles archéologiques menées dans les années 2000 ont permis de connaître l'emprise du palais, ainsi que celle des tours et d'une chapelle, toutes disparues.

Le fort accueille désormais un bâtiment contemporain dessiné par les architectes français Hervé Beaudouin et Benoît Engel, où se trouvent la billetterie, une boutique, des lieux d'exposition et de médiation pour les publics.

Autres monuments du vieux Chinon[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Mexme[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint-Mexme

Principal édifice religieux de Chinon jusqu'à la Révolution, la collégiale Saint-Mexme est aujourd'hui un centre culturel. La nef romane de l'an 1000 abrite un petit théâtre en bois. Le massif occidental de 1050 contient des peintures murales des 12e, 13e et 15e siècle, un bel escalier du 18e siècle et des vitraux abstraits réalisés d'après des cartons du peintre Olivier Debré. Plusieurs anciennes demeures de chanoines, construites du 15e au 18e siècle, sont disposées autour de la collégiale.

La chapelle Sainte-Radegonde[modifier | modifier le code]

Chasse royale, fresque de la chapelle Sainte-Radegonde

Ermitage du VIe siècle sur lequel a été édifiée une chapelle troglodytique occupée à une époque très ancienne. Ce fut sans doute un lieu de culte préchrétien, comme le laisse supposer, entre autres, le puits qui y avait été creusé. L'ensemble comporte trois caves demeurantes ainsi que d'intéressantes galeries et salles intérieures. La chapelle contient de nombreuses peintures murales, dont une célèbre "chasse royale" du XIIe siècle qui représenterait des membres de la famille Plantagenêt.

L'église Saint-Maurice[modifier | modifier le code]

Eglise paroissiale de la Ville-fort, elle grandit en même temps que la ville : la partie la plus ancienne est la base du clocher, qui remonte au début du 12e siècle. La nef et le chœur qui lui était accolés sont reconstruits à la fin du 12e siècle en style gothique angevin, avec des voûtes d'ogives très bombées recevant une décoration élaborée au niveau des clefs de voûtes et des retombées de nervure. A la fin du 15e et au début du 16e siècle, on rajoute à cette nef unique une série de chapelles formant bas-côté au sud, témoignant de la transition entre l'art gothique flamboyant et la Renaissance. Une nouvelle extension est envisagée au 19e siècle, mais ne sera finalement pas réalisée : on se contente alors de remettre la couleur dans l'église, avec des vitraux de l'atelier Lobin, un parterre en granito et des peintures murales inspirées de la Sainte-Chapelle dans le chœur.

L'église Saint-Etienne[modifier | modifier le code]

Eglise paroissiale du quartier est ou faubourg Saint-Etienne, elle est entièrement reconstruite au 15e siècle sur un plan très simple : une nef unique et un chœur très lumineux éclairé par de nombreuses baies. Ces baies abritent aujourd'hui des verrières de l'atelier Lobin, notamment quatre épisodes de la vie religieuse de Chinon et des environs : la mort de saint Martin à Candes en 397, le miracle de saint Mexme à Chinon au 5e siècle, sainte Radegonde venant visiter saint Jean sur le site de la chapelle qui portera son nom, enfin la reconnaissance de Charles VII par Jeanne d'Arc en 1429.

Le Musée animé du Vin et de la Tonnellerie[modifier | modifier le code]

Ouvert depuis le 1er juin 1979, ce musée est l'œuvre d'un seul homme. Chinonais d'origine, il a rassemblé durant cinq années tous les outils présentés et 2 500 heures de travail furent nécessaires pour la réalisation des quatorze automates.

Vous verrez dans ces salles, grâce à l'action des automates, s'animer les ustensiles ayant servi, à la fin du siècle dernier, à la fabrication du vin : tonneau, pressoir, cuvette, égrenoir, etc.

Le musée : Les Amis du vieux Chinon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Amis du vieux Chinon.
Le musée de Chinon

Au cœur de la ville historique, la maison des État-Généraux du XVe siècle est un des édifices les plus représentatifs de l'architecture chinonaise, qui couvre cinq siècles d'une riche histoire. Restaurée dans les années 1970, elle contient une belle collection d'œuvres et d'objets illustrant l'histoire de Chinon et de sa région, de la Préhistoire au XIXe siècle.

On pourra y admirer deux œuvres remarquables :

  • La première est la célèbre chape dite de Saint-Mexme, tissu hispano-mauresque du XIe siècle, orné de guépards affrontés, enchaînés et accompagnés d'éléments évoquant la chasse. Cette œuvre a été restaurée en l'an 1988.
  • La deuxième est l'imposant portrait de Rabelais (2,10 m × 1,50 m), peint en 1833 par Eugène Delacroix pour la ville de Chinon, dans lequel est représentée une image à la fois traditionnelle et romantique du grand « maître François ». Ce tableau orne la salle des États-Généraux, aux proportions somptueuses.
  • Au deuxième étage, les Amis du vieux Chinon exposent leurs plus belles pièces : faïences de Langeais, statuaire religieuse, objets liés au compagnonnage.

Le Musée des Arts et traditions populaires[modifier | modifier le code]

Implanté sur le coteau Sainte-Radegonde, dans des cavités troglodytes ayant servi d'habitat et de lieu de travail, ce musée présente une collection d'objets anciens ayant trait à la vie quotidienne et aux anciens métiers exercés sur le coteau ou dans les environs. Une pièce d'habitation troglodyte a été reconstituée avec tout son mobilier et ses objets familiers.

Les nombreuses « caves demeurantes » aménagées le long du coteau sont restées habitées jusqu'au milieu du XXe siècle.

La statue équestre de Jeanne d’Arc[modifier | modifier le code]

Statue de Jeanne d’Arc à Chinon

Jeanne d'Arc. - 13 août 1893 - L’amiral Henri Rieunier (1833-1918), ministre de la Marine, présida à Chinon l’inauguration de la statue équestre de Jeanne d’Arc, œuvre du sculpteur Jules Roulleau. Cette statue de bronze, du poids de 7 000 kilos, et haute de sept mètres, avait été exposée à Paris pour les fêtes du 14 Juillet. - Malgré toutes les tentatives il avait été impossible de l’expédier par les voies ferrées, et de forts percherons, attachés à une solide voiture, ont dû la traîner le long de nos routes nationales.

Manifestation[modifier | modifier le code]

En 2007 le Marché médiéval a été relancé par une jeune association : les Gueux Chinonais. Baptisé "la Révolte des Gueux" ce marché médiéval - nouvelle génération - a été l'occasion d'une belle journée. Le rendez-vous s'est inscrit dans la durée : le Marché médiéval a lieu chaque premier samedi du mois d'août. Pour sa part, le marché à l'ancienne a lieu chaque année le troisième week-end du mois d'août.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Route

Chinon est reliée à Tours par la départementale 751, qui contourne en partie la ville par le nord. L'autoroute A85 est également accessible (sortie 5).

  • Réseau TER Centre (Trains)

Située sur l'ancienne ligne de chemin de fer de Tours aux Sables-d'Olonne, la gare de Chinon est aujourd'hui desservie par les trains TER Centre à raison de 8 allers/retours quotidiens en moyenne entre Tours et Chinon qui en est le terminus. Le trajet dure 45 min. Cette desserte ferroviaire est complétée par une liaison Loudun ↔ Thouars par autocar TER Poitou-Charentes.

  • Réseau départemental Touraine Fil Vert (Autocars)

Géré par le conseil général d'Indre-et-Loire et exploité par Connex Ligeria (Transdev), le réseau Touraine Fil Vert[5]

Une ligne « de marché » à la demande (ligne LME) est proposée un jeudi sur deux. Une ligne à la demande pour se rendre au Musée Rabelais à Seuilly depuis la gare ou l'office de tourisme de Chinon est disponible sur réservation préalable 24 heures à l'avance (circule uniquement d'avril à septembre). Enfin, un autre service à la demande est proposé sur tout le canton pour se rendre à Chinon sur réservation préalable 48 heures à l'avance (ce service est destiné aux personnes handicapées).

Le conseil général en partenariat avec le Syndicat des Transports Vienne et Loire propose également un réseau de transports urbains. 3 lignes sont exploitées :

• Ligne A : Chinon - Véron - Avoine - Port Boulet (Gare SNCF) du lundi au samedi

• Ligne B : Circuit interne Chinon Hucherolles / Parilly / St Louans du mardi au samedi

• Ligne C : La ligne du Veron

Économie[modifier | modifier le code]

Son développement a été grandement aidé par la construction de la centrale nucléaire de Chinon, située à Avoine, ville voisine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
20 février 1790 1791 Pierre-François Pichereau de Geffrut[6]    
1811 1813 Bouin de Noiré    
1816 1828 Benoit-Jean-Gabriel-Armand de Ruzé d'Effiat   député, pair de France
1908   Octave Foucher   député, sénateur
1989 2005 Yves Dauge PS Maire (Député-Maire, Sénateur)
2005 2014 Jean-Pierre Duvergne PS Maire
2014 en cours Jean-Luc Dupont UMP Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 911 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 704 6 110 5 992 6 333 6 859 6 911 6 677 6 690 6 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 922 6 905 6 895 6 553 6 301 6 096 6 205 6 119 6 187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 033 5 813 5 943 5 349 5 751 5 515 5 790 6 069 6 743
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7 593 7 735 8 014 8 622 8 627 8 716 8 169 8 256 7 894
2011 - - - - - - - -
7 911 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Les villes de Hofheim et Tiverton étant jumelées entre elles, il s'agit d'un jumelage en triangle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Films et téléfilms tournés à Chinon[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 55 .
  2. Revue Historique, tome 58, mai-août 1895 p. 408
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Chinon », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté en 12 décembre 2012)
  4. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  5. http://www.tourainefilvert.com/
  6. Juge de paix, condamné à mort le 10/01/1794 comme contre-révolutionnaire par la commission militaire de Tours
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. (en) John Pearson, James Bond : The Authorized Biography, Sidgwick & Jackson,‎ 1973
  10. http://www.cbvinylrecordart.com/


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Odile Mergnac, Sonia Toupiol, Claire Lanaspre… [et al.], les Noms de famille à Chinon. – Paris : Archives et culture, coll. « Les noms de famille », 2005. – 239 p., 21 cm. – ISBN 2-35077-000-1.
  • Bernard Toulier, Yves Dauge, Régis Maury, Christine Toulier, Gérard Cordier, Raymond Mauny, Pierre Leveel, Patrick Léon, Chinon : Architecture, La Simare éditions, coll. «Cahiers du patrimoine no 1», 1983 (ISBN 2-904727-01-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]