Soye-en-Septaine

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Soye-en-Septaine
Image illustrative de l'article Soye-en-Septaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Levet
Intercommunalité Communauté de communes La Septaine
Maire
Mandat
Marie-Françoise Loiseau
2014-2020
Code postal 18340
Code commune 18254
Démographie
Population
municipale
580 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 39″ N 2° 29′ 24″ E / 47.0275, 2.4947° 01′ 39″ Nord 2° 29′ 24″ Est / 47.0275, 2.49  
Altitude Min. 132 m – Max. 177 m
Superficie 18,57 km2
Localisation

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Soye-en-Septaine

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Soye-en-Septaine

Soye-en-Septaine est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bourges Osmoy Rose des vents
N Savigny-en-Septaine
O    Soye-en-Septaine    E
S
Plaimpied-Givaudins Saint-Just Crosses

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les anciens documents - écrits en latin pendant des siècles - le lieu est désigné sous le nom de Soya.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Période de la Gaule romaine : après la victoire de Jules César sur les "Bituriges Cubes" (ou Cubi) puis sur la totalité des Gaulois (peuples) avec la défaite de Vercingétorix au siège d'Alésia, la ville d'Avaric - devenue Avaricum - est reconstruite et embellie de constructions prestigieuses (amphithéâtre ou arènes, thermes monumentaux, temples...). Avaricum voit accroître son influence au IIIe siècle en devenant capitale de la portion de Gaule appelée Aquitaine première et - après l'abandon de la religion romaine au profit du christianisme - siège d'un archevêque "Primat d'Aquitaine"(Primatie).
  • Les différentes provinces de l'Empire romain étaient reliées par un réseau assez dense de routes (voies romaines). C'est ainsi que partaient en étoile depuis Avaricum diverses voies, en particulier en direction de la capitale des Gaules (Lugdunum ou Lyon) ; ce grand axe de communication traversait le territoire de SOYE et se dirigeait vers Tinconium (Sancoins), Decetia (Decize), Augustodunum (Autun)...
  • De même, pour alimenter les thermes, les fontaines publiques d'Avaricum (dont la "fontaine monumentale" retrouvée sous l'ancien palais du duc Jean de Berry), les Gallo-Romains construisirent plusieurs aqueducs dont l'aqueduc de Traslay (qui amenait l'eau depuis une source située sur la commune actuelle de Ourouer-les-Bourdelins). Cet ouvrage d'art enterré traverse le territoire de la commune actuelle de Soye-en-Septaine. (la route N 76 - ou D 2076 - au départ de Bourges suit de près le tracé des deux ouvrages gallo-romains cités ci-dessus').
  • Des traces d'occupation humaine - datant des 4 premiers siècles- ont été reconnues sur le territoire de la commune. Des restes d'habitations gallo-romaines ont été identifiées aux lieuxdits suivants: Domaine de Soye, Coulon, le Palais; du mobilier et une monnaie ont été trouvés à Souaire et l'Ermitage.
  • Depuis les rois carolingiens, la banlieue de l'antique cité devenue Civitas Biturigas ou Biturigum (Bourges) -qui s'étendait sur 26 ou 27 villes à « clochiers » (selon Nicolas de Nicolay) - était appelée la Septaine de Bourges (dont faisait partie "Soya"). Cette Septaine (ou Septène) assurait la subsistance de la métropole administrative, militaire, religieuse et économique qu'était devenue la lointaine "Avaric".
  • Du point de vue religieux : sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la très célèbre abbaye de Marmoutier (Tours) fondée aux portes de cette ville par Saint Martin (ie: ce monastère percevait la majeure partie de la dîme versée par les anciens Soyens); mais la cure était à la nomination de l'archevêque de Bourges.
  • Au XXe siècle, Hugues Lapaire, écrivain et conteur berrichon, né à Sancoins en 1869, cite Soye dans un de ses Noëls berriauds (dont voici quelques extraits) :

« Acoutez les don'chantroler

Les cloches de Soye-en-Septaine

All's nous disont de rassembler

Les gens du bourg et de la plaine...

A la messe du cossin blanc

J't'y conduirons si t'es bin sage

Et j'te f'rons voir de d'sus nun banc

Naulet adoré par les Mages...

Quand l'vent flubait dans les genêts

Aux tous derniers jours de l'année

L'pus grand des chagnes de la forêt

Y flambait dans nout'cheminée...

En l'hounneur de la Saint' Naissance

Pastouriaux pernons nos ébats

Bayons-nous d'la divertissance

Nout'Saint-Pèr' ne le défend pas! »

  • Puits de Guerry : les 24 juillet et 8 août 1944, les nazis commettent deux massacres abominables à la ferme de Guerry. 26 hommes, réfugiés juifs d'Alsace-Lorraine, sont jetés un par un vivants le 24 juillet dans un puits et écrasés sous des pierres. Le 8 août, ce sont sept femmes, une jeune fille et trois hommes qui subissent le même sort dans un autre puits. Les corps ont été remontés le 18 octobre[1],[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1940 Joseph Massé FR Député, conseiller général
mars 2001 en cours
(au 27 septembre 2014)
Marie-Françoise Loiseau[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 580 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
248 157 113 113 215 234 235 253 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
264 290 394 361 335 338 345 336 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278 305 245 223 209 249 233 202 213
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
347 442 428 446 475 563 572 580 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pardoux datant du milieu XIIe siècle, désaffectée depuis 1793.
  • L'église de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, 1863-1870.

Rebâtie milieu XIIe siècle, l'église de Saint-Pardoux vit son chœur démoli peu après 1793 (Archives Départementales du Cher - 1 L 646). La vie paroissiale y disparut jusqu’en 1863. Les fidèles sont dans l’obligation d’aller à l'église Saint-Martin de Plaimpied. La paroisse de Soye-en-Septaine est rétablie en juillet 1855 et le 1er conseil de fabrique se réunit. En 1863, décision fut prise de rebâtir une nouvelle église, qui s’acheva en 1870.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La tragédie de Guerry, Comité du souvenir de la tragédie des puits de Guerry, réédité en 1994 ; 1944, La région opprimée, la région libérée, La Nouvelle République, hors série, p. 44, 2004
  2. La tragédie des puits de Guerry (été 1944) : étapes, rouages, mobiles d'une répression raciale, Jean-Yves Ribault, actes du colloquer de Saint-Amand-Montrond, 8 juin 2005.
  3. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carte archéologique de la Gaule : le Cher 18 par JF Chevrot et J Troadec, Paris, 1992.
  • Description générale du pays et duché de Berry et diocèse de Bourges par Nicolas de Nicolay, 1567.
  • Histoire de Berry par Gaspard Thomas de la Thaumassière, Paris, 1689.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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