Breguet Br.693

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Pix.gif Breguet 693 Su-27 silhouette.svg
Constructeur Drapeau : France Breguet Aviation
Rôle Avion d'assaut
Statut Plus en service
Premier vol mars 1938
Équipage
2
Motorisation
Moteur Gnome et Rhône 14M-6/7
Nombre 2
Type Moteur 14 cylindres en double étoile, à refroidissement par air
Puissance unitaire 700 ch
Dimensions
Breguet 693.svg
Envergure 15,365 m
Longueur 9,48 m
Hauteur 3,2 m
Surface alaire 29,20 m2
Masses
À vide 3 150 kg
Maximale 4 850 kg
Performances
Vitesse maximale à 4 000 m : 475 km/h
Plafond 9 500 m
Rayon d'action 1 350 km
Armement
Interne 1 canon Hispano-Suiza HS 404 de 20mm, 4mitrailleuses MAC 34 de 7,5mm
Externe 8 bombes de 50 kg ou 2 bombes de 200 kg jusqu'à 882 lb (400 kg) de bombes

Le Breguet Br.693 fut un avion d'attaque au sol (avion d'assaut) utilisé par la France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Conception[modifier | modifier le code]

Les moteurs Hispano-Suiza 14AB 10/11 du Breguet Br.691 démontrant un grand manque de fiabilité[1], il fut décidé d'équiper le Br.691 n°19 de moteurs Gnome et Rhône 14M-6/7, de puissance légèrement inférieure, mais de diamètre encore plus faible (0.96 m contre 1.02 m). Il vola pour la première fois le 25 octobre 1939, et permit de s'assurer que les performances étaient maintenues, voire améliorées. De cette modification découla le Br.693 n°01. La fabrication des Breguet Br.691 fut arrêtée à l'exemplaire n°78 et celle des Br.693 débuta. L'avion tête de série fit son premier vol le 2 mars 1940. En cours de fabrication, le remplacement des pare-flammes d'échappement Bronzavia par des pipes à réaction permit de gagner 20 km/h sur la vitesse de pointe.

Equipage[modifier | modifier le code]

Un pilote-bombardier-navigateur et un mitrailleur, placés dos à dos.

Engagements[modifier | modifier le code]

La mise en service du Bréguet 693 n'intervint qu'en 1940, trop tard pour que cet avion d'assaut puisse influencer le cours des évènements. Seuls 25 avions de ce type seront disponibles le 10 mai 1940 au matin[2] face à 450 avions homologues (Junker 87) pour la Luftwaffe[3]. Ils ont tous été « cassés » en combat.

Vol rasant[modifier | modifier le code]

Un avion de pointe, certes. Son principal défaut, un manque de blindage pour vol rasant obligatoire pour pilonner les dispositifs terrestres. Ce vol rasant entraînera une hécatombe d'avions et de pilotes[4].

Armement insuffisant[modifier | modifier le code]

Des pilotes se plaignent que les mitrailleuses ont un calibre trop faible. Ils auraient aimé avoir du plus gros (canons ou mitrailleuses de 12,7).

Faible durée de vie[modifier | modifier le code]

En moyenne, on a estimé que la durée de vie d'un de ces avions était 5 heures 30 minutes. La Flak en a fait des confettis (un nid de flak à quatre affûts de deux tubes jumelés : 200 coups par minute soit 3,5 projectiles à la seconde !). Mais les dégâts occasionnés aux colonnes allemandes sont sévères[5].

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Breguet Br.695 : modèle motorisé avec des moteurs américains Pratt & Whitney SB4G Twin Wasp Junior. Ces moteurs de poids et de diamètre très supérieurs aux 14M et qui tournaient tous deux dans le même sens, réduisaient sensiblement les performances et la visibilité ainsi que la stabilité, au point qu'il fallut réhausser les dérives. Mais ils permirent de suppléer aux insuffisances des fournisseurs français. Quelques légères modifications(améliorations) dans les instruments de bord. 50 appareils auraient été construits dont quelques-uns livrés en unité au groupe 18 en juin 1940.
  • Breguet Br.810 : dérivé destiné à équipé les escadrilles de l'aviation navale devant armer les porte-avions de la classe Joffre. Aucun construit suite à la défaite de 1940.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Raymond Danel et Jean Cuny, L'aviation française de bombardement et de renseignement 1918-1940, Docavia n°12, éditions Larivière.
  2. Groupes d'assaut 1/54 à la Ferté Gaucher et 2/54 à Nangis. dans Les ailes françaises p. 22
  3. Les ailes françaises p. 24 et 27
  4. Les ailes françaises pp. 103-104
  5. René Chambe (1961) pp. 343-344