Matera

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Matera
Blason de Matera
Héraldique
Les Sassi de Matera
Les Sassi de Matera
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Basilicata.svg Basilicate 
Province Matera 
Code postal 75100
Code ISTAT 077014
Code cadastral F052
Préfixe tel. 0835
Démographie
Gentilé materani
Population 60 818 hab. (31-12-2010[1])
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 40′ 19″ N 16° 35′ 44″ E / 40.671915, 16.59544940° 40′ 19″ Nord 16° 35′ 44″ Est / 40.671915, 16.595449  
Altitude 401 m
Superficie 38 740 ha = 387,40 km2
Divers
Saint patron Madonna della Bruna
Fête patronale 2 juillet
Localisation

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Matera
Liens
Site web http://www.comune.matera.it/

Matera est une ville italienne d'environ 60 500 habitants, chef-lieu de la province de même nom, située en Basilicate.

La ville est célèbre pour ses habitats troglodytiques (les Sassi di Matera), classés sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco et décrits par Carlo Levi dans « Le Christ s'est arrêté à Eboli ».

Occupation du site[modifier | modifier le code]

La Gravina a creusé le calcaire du plateau des Murge, où s'étale Matera. De nombreuses grottes naturelles ont ainsi été creusées et ont servi de refuge aux hommes depuis le paléolithique ; ce serait l'un des plus anciens sites préhistoriques. Grecs et Romains ont à leur tour occupé les lieux, à la croisée des routes commerciales (Matera était l'une des étapes de la Via Appia).

Le calcaire ne permettant pas de retenir les eaux pluviales dans une nappe phréatique, l'eau de pluie est recueillie dans des citernes. Au cours de l'histoire de nombreuses grottes ont abrité des églises rupestres. Aux VIIe et VIIIe siècles, les grottes devinrent le refuge de moines byzantins, qui transformèrent leurs murs en chapelles. On peut ainsi y admirer des fresques à forte influence byzantine.

Pendant la domination normande, la ville connaît une période de prospérité, on y construit le château et les remparts. La population s'accroit, elle est contrainte d'occuper les grottes situées en dehors de la protection des remparts. Elle occupe alors deux amphithéâtre naturels, le Sasso Caveoso et le Sasso Barisano. Jusqu'au XVIe siècle, la vie s'organise avec et autour du relief.

Pendant la période d'occupation catalane / espagnole[réf. nécessaire], la ville ne possède plus le même rayonnement. Les priorités artistiques de l'époque dénigrent les Sassi, qui deviennent méprisés et abritent une population de plus en plus démunie et qui occupe les lieux par défaut[2].

La pièce principale sur le devant était occupée par la famille et les animaux domestiques étaient rentrés le soir dans la pièce du fond. La natalité était élevée dans ces quartiers : jusqu'à six enfants vivants, et tout le monde s'entassait dans une seule pièce qui servait de salle à manger, de chambre à coucher et d'atelier ; le bébé dormait souvent dans le dernier tiroir de la commode. Même au XXe siècle, ni l'eau courante, ni l'évacuation des eaux usées n'avaient été installées.

C'est seulement en 1953 que le dernier habitant est parti, à la suite d'une décision politique, en raison des conditions de salubrité précaires de ces quartiers. C'est la loi De Gasperi, qui, en 1952, imposa l'évacuation des sassi et le relogement de leur population. À cette époque, 15 000 personnes vivent là dans des conditions sanitaires inhumaines.

La Gravina a creusé dans le calcaire le site sur lequel des habitants troglodytiques se sont installés depuis le paléolithique jusqu'au milieu du XXe siècle.

Depuis, un énorme projet d'aménagement s'est mis en place, confié aux meilleurs urbanistes du pays, pour créer de nouveaux quartiers, tout en essayant de préserver la sociabilité particulière des sassi. Dans les parties récentes les façades des maisons sont construites et certains toits servent de rues aux étages supérieurs.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Les sassi comportent 130 églises rupestres, surtout dans le sasso Caveoso, quelques-unes d'entre elles sont ouvertes au public. Parmi les autres églises, sont à distinguer celles dédiées à Saint-François d'Assises, Sainte-Claire, Saint-Dominique ou encore l'église du Purgatoire.

Monuments profanes[modifier | modifier le code]

Personnalités nées dans la ville[modifier | modifier le code]

Vues du Sasso[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  12 juin 2007 Michele Porcari    
12 juin 2007 en cours Emilio Nicola Buccico Peuple de la liberté  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

La Martella, Venusio, Picciano A, Picciano B

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Altamura, Ginosa, Gravina in Puglia, Grottole, Laterza, Miglionico, Montescaglioso, Santeramo in Colle

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Culture[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Matera est l'un des principaux lieux de tournage du film chef-d'œuvre de Pier Paolo Pasolini : « L'Évangile selon saint Matthieu » en 1964. C'est aussi sur ce site que le film de Mel Gibson, « La Passion du Christ » (2004) a été tourné.

Parmi les autres films tournés dans la ville, on peut citer :

Manga[modifier | modifier le code]

  • Dans le manga D.Gray-Man Matera est le lieu où prend place la première mission d'Allen Walker en tant qu'exorciste. La ville y est fidèlement représentée, mais l'auteur a pris la liberté de créer un gigantesque réseau souterrain.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville abrite une cimenterie du groupe Italcementi[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Géoguide Italie du sud, ISBN 978-2-7424-1953-1
  3. (en) Italcimenti