Henrichemont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Henrichemont
Place Centrale avec le puits reconstitué et quelques pavillons d'origine.
Place Centrale avec le puits reconstitué et quelques pavillons d'origine.
Blason de Henrichemont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement de Bourges
Canton de Henrichemont
Intercommunalité Communauté de communes des Hautes Terres en Haut Berry
Maire
Mandat
Jean-Claude Morin
2014-2020
Code postal 18250
Code commune 18109
Démographie
Population
municipale
1 787 hab. (2011)
Densité 71 hab./km2
Population
aire urbaine
1 813 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 13″ N 2° 31′ 30″ E / 47.3036111111, 2.525 ()47° 18′ 13″ Nord 2° 31′ 30″ Est / 47.3036111111, 2.525 ()  
Altitude Min. 217 m – Max. 390 m
Superficie 25,27 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Cher

Voir sur la carte administrative du Cher
City locator 14.svg
Henrichemont

Géolocalisation sur la carte : Cher

Voir sur la carte topographique du Cher
City locator 14.svg
Henrichemont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Henrichemont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Henrichemont

Henrichemont est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La petite ville d'Henrichemont est située dans le nord-est du département du Cher, à distance approximativement égale (environ 30km) de sa préfecture Bourges et de Sancerre. Elle se trouve dans le Berry, aux confins de la Sologne et des collines du Pays fort et du Sancerrois.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ivoy-le-Pré La Chapelotte Rose des vents
Achères N Neuilly-en-Sancerre
O    Henrichemont    E
S
Menetou-Salon Parassy Humbligny

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune d'Henrichemont est liée, depuis sa construction en 1609 par Maximilien de Béthune, baron de Rosny et duc de Sully jusqu'à la promulgation, en octobre 1685, de L'édit de Fontainebleau révoquant l'édit de Nantes, à la Principauté de Boisbelle.

Création de la ville d'Henrichemont[modifier | modifier le code]

Une maison construite selon les plans de Salomon de Brosse

La ville d'Henrichemont, capitale de la Principauté, est nommée en l'honneur d'Henri IV.

Pour construire cette ville nouvelle, Sully a choisi des hommes de métier de l'entourage du roi. Le plan, l'organisation générale de la ville, ont dû être discutés avec l'ingénieur du roi Claude Chastillon. Les plans des bâtiments ont été dressés par Salomon de Brosse qui est aussi chargé de la direction générale des travaux.
La ville est prévue suivant un plan fait dans un carré de 256 toises de côté[1]. Il était prévu une église catholique, un temple protestant, un collège, une halle et une hôtellerie. Sully passe un marché le 28 décembre 1608 avec des entrepreneurs qui lui sont familiers. Hugues Cosnier, entrepreneur du canal de Briare, et Jonas Robelin, maître maçon de Paris, sont choisis pour la construction de la ville nouvelle. Le traité est dressé par Samuel Christophe, notaire à Boisbelle, et passé par-devant François Le Maréchal, sieur de Corbet, et Pierre Everard, secrétaire de la chambre du roi.

Le plan de la ville est original[2] : une place centrale carrée d'où partent quatre rues dans l'axe des côtes et quatre rues diagonales tracées à partir des coins. Les rues partant des axes des côtés divisent la ville en quatre quartiers. Au centre de chaque quartier, une placette qui communique à la place centrale par une rue diagonale. Seize corps de logis en brique embellis à l'extérieur avec des pilastres sont prévus.

La première pierre de la ville est posée le 13 avril 1609 est posée au logis de M. Descures sur la grand place à laquelle on a donné le nom de Béthune. Les portes de la ville ont reçu les noms de la reine et des princes : porte de la Reine, porte Dauphine, porte d'Anjou, porte d'Orléans.

Comme le fera plus tard Richelieu pour sa ville, Sully a demandé à ses relations de participer à la construction à leurs frais de pavillons.

1610 : fin de la construction de la ville nouvelle[modifier | modifier le code]

À la mort du roi Henri IV en 1610, la ville nouvelle ne comprend que les seuls pavillons de la place centrale et ceux qui longeaient les rues menant aux portes. L'église, le temple et le collège ne sont pas encore construits. Il existe un hôtel des monnaies avec atelier monétaire qui fonctionnera de 1635 et 1656[3]. Le maître de la Monnaie était en 1635 Jean Levrat, le greffier Sylvain Prévost et le graveur Clément Legendre.

La ville devait être construite en trois ans, mais, dès le début 1611, les entrepreneurs se plaignent du coût des travaux. Sully accorde aux quatre principaux une augmentation de 33 % pour certains travaux à condition qu'ils soient achevés au début de l'année 1612. En décembre 1611, seize des participants à l'opération demandent aux entrepreneurs les comptes des travaux effectués et de faire établir le toisé. Les entrepreneurs en viennent à faire un procès contre Sully devant les Requêtes du Palais, Jonas Robelin le 29 mars 1612, Hugues Cosnier le 1er décembre 1612. Les travaux prévus par Sully s'arrêtent en 1612. Le procès va durer dix ans.

L'archevêque de Bourges, Mgr Frémiot, consacre en 1614 l'église Saint-Laurent le jour de la Saint-Laurent.

En 1616, Sully va s'opposer à défendre l'union les protestants au parti du prince de Condé en révolte contre Marie de Médicis. Lorsqu'en 1619 le prince de Condé va être libéré et retrouver ses droits dans le Berry, il va en résulter une opposition entre le prince de Condé et Sully. Sully devra lui vendre certaines de ses seigneuries, Montrond, Culan, le Châtelet, Orval et Villebon.

Des protestants de Sancerre sont conduits à Henrichemont par un pasteur du nom de François Desfougères à la suite de la prise de Sancerre par le prince de Condé. Un temple a dû être construit dans la ville.

Sully est condamné le 2 avril 1624 par un arrêt du Parlement à payer les ouvrages à leur juste valeur, soit 200 000 livres. Les propriétaires des pavillons vendent leurs propriétés à vil prix dès 1636.

L'édit de Fontainebleau du 18 octobre 1685 révoquant l'édit de Nantes va entraîner le départ des Protestants de la ville. L'opération immobilière initiée par Sully a donc été un échec.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1789, Henrichemont fut le chef-lieu d’un bailliage électoral secondaire dépendant du bailliage principal de Bourges [AB, I/38].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Mont-Libre[4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Jean Claude Morin UMP Conseiller général depuis 2008
mars 2001 mars 2008 Sylvie Chadelat    
juin 1995 mars 2001 Gilbert Dumont sans etiquette  
mars 1971 juin 1995 Joseph Guéguen UDF Conseiller général (1979-2004)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 787 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 453 2 553 2 182 2 987 2 973 3 118 3 118 3 300 3 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 368 3 412 3 377 3 459 3 575 3 599 3 716 3 763 3 643
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 441 3 450 3 374 2 875 2 774 2 543 2 375 2 387 2 142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 137 1 973 1 894 1 826 1 845 1 829 1 813 1 800 1 787
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le hameau de La Borne, situé en partie sur le territoire de la commune, regroupe de nombreux potiers. Il héberge le centre de céramique contemporaine, le musée Ivanoff, le musée de la poterie traditionnelle et les salles d'exposition des céramistes locaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Levedan, Jeanne Hugueney, Philippe Henrat - L'urbanisme à l'époque moderne: XVI-XVIII siècles - Bibliothèque de la Société Française d'Archéologie - Droz - Genève - 1982 [1]
  2. Google Livres : Adolphe Napoléon Didron, Edouard Didron, Xavier Barbier de Montault - Annales archéologiques. Volume 11 - p. 344
  3. Monnaie de Paris : demi-franc de Sully frappé à Henrichemont
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Henrichemont », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 7 décembre 2012) (non à jour)
  5. Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, Paris, Beaudouin,‎ 1804, 735 p. (lire en ligne), p. 684
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Landois, la Population d'Henrichemont en 1861. – Bourges : Cercle généalogique du Haut-Berry, 2005. – 114 p., 24 cm. – (ISBN 2-905445-33-5). – [étude démographique d'après le recensement de 1861]. – En appendice, choix de documents.
  • Marie-Madeleine Martin, " Henrichemont, la ville du grand Sully - et l'extraordinaire destin de la principauté de Boisbelle". Éditions Résiac 1977.
  • Cahiers de la Société historique de l'ancienne principauté souveraine de Boisbelle-Henrichemont. [2]
  • "La Borne et ses potiers" de Robert Chaton avec la collaboration d'Henri Talbot. Illustrations de André Rozay. Éditions Delayance, 1977.
    "Potiers d’aujourd hui au pays de La Borne" de Robert Chaton avec la collaboration d'Henri Talbot. Illustrations de André Rozay. Éditions Delayance,
    "Mon village en haut Berry" de Robert Chaton Illustrations de André Rozay. Éditions Christian Pirot
  • Aymé Cécyl - Histoire du royaume de Bois-Belle - Charles Douniol libraire - Paris - 1863 [3].
  • Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos - Le guide du Patrimoine: Centre. Val de Loire - p. 384-386 - 1988 - Ministère de la Culture, Hachette - Paris - (ISBN 2010185382)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :