Osmoy (Cher)

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Osmoy
La Grande métairie.
La Grande métairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Baugy
Intercommunalité Communauté de communes de la Septaine
Maire
Mandat
Bernard Jacquemin
2014-2020
Code postal 18390
Code commune 18174
Démographie
Population
municipale
381 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 27″ N 2° 31′ 25″ E / 47.0741666667, 2.52361111111 ()47° 04′ 27″ Nord 2° 31′ 25″ Est / 47.0741666667, 2.52361111111 ()  
Altitude Min. 132 m – Max. 172 m
Superficie 22,63 km2
Localisation

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Osmoy

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Osmoy

Osmoy est une commune française située dans le département du Cher en région Centre.

Ses habitants se nomment les Osmoyen (ne) s

Géographie[modifier | modifier le code]

Osmoy est une commune de plats reliefs essentiellement composée de domaines agricoles et principalement de cultures céréalières. C'est un plateau boisé en bordure de l'Yèvrette. Cet espace rural est relativement bien préservé même si les constructions d'habitations individuelles ont connu un essor important ces dernières années.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Germain-du-Puy Moulins-sur-Yèvre Nohant-en-Goût Rose des vents
Bourges N
O    Osmoy    E
S
Soye-en-Septaine Savigny-en-Septaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Osmoy est une commune sans véritable bourg, les habitations sont dispersées sur toute la commune et on retrouve aujourd'hui des lieux-dits importants comme le Rochy, l'Orphelinat, Chalusse ou la Sapinière. Osmoy est également une commune sans église, celle-ci ayant été vendue lors de la Révolution et démolie par la suite. Elle ne fut jamais reconstruite. Osmoy est depuis rattaché à Moulins-sur-Yèvre pour le culte et depuis 1934 pour le cimetière.

Au début du XXe siècle, la commune est amputée de plus de 900 hectares au moment de la création du Champ de tir du polygone (DGA Techniques terrestres), dédié aux essais militaires.

Les réunions du conseil municipal se tenaient au domicile du maire, même quand celui-ci habitait Bourges, jusqu'en 1890, année de construction de la mairie dans le bourg de la commune. L'école communale, construite à la même époque et accolée à la mairie fermera en 1970 quand la nouvelle école communale (maternelle et primaire) sera rattachée à celle de l'OMPN. Les enfants d'Osmoy, puis des environs, iront à l'école dans les locaux de l'Orphelinat de la Police qui fermera en 2000, à l'époque du choix d'un nouveau site pour l'implantation du lycée agricole de Bourges (l'Orphelinat d'Osmoy étant un site possible avant que le domaine du Sollier sur la commune du Subdray ne soit choisi. ) Depuis les enfants d'Osmoy vont à l'école primaire de Saint-Germain-du-Puy.

Osmoy fait partie du canton de Baugy depuis le 4 février 1922, auparavant la commune était rattachée à celui de Levet et fait également partie de la communauté de communes de la Septaine composée des 9 communes suivantes (8 du canton de Baugy et 1 du canton de Levet): Avord, Crosses, Farges-en-Septaine, Jussy-Champagne, Nohant-en-Goût, Osmoy, Savigny-en-Septaine, Soye-en-Septaine et Vornay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Bernard Jacquemin SE Retraité, ancien directeur général adjoint d’Epis Centre
2001 2008 Jean-Pierre Hamonou SE Directeur du domaine expérimental de l’INRA de Bourges
1995 2001 Jean-Pierre Hamonou SE Directeur du domaine expérimental de l’INRA de Bourges
1989 1995 Aimé Giraudon SE Agriculteur
1983 1989 Claude Lefèvre SE Directeur du domaine expérimental de l’INRA de Bourges
1977 1983 Jean Clavier SE Agriculteur
1971 1977 Lucien Leblanc SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 381 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381 311 415 309 320 311 318 315 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300 281 274 246 261 244 226 262 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
233 262 272 161 159 184 238 260 339
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
220 264 228 210 265 288 204 174 381
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux[modifier | modifier le code]

La Grande Métairie (ou L'Orphelinat)[modifier | modifier le code]

De 1925 à 2006 : l'orphelinat mutualiste de la Police nationale[modifier | modifier le code]

Située à 6 km de Bourges, Osmoy a été la première structure d’accueil créée par l’Orphelinat mutualiste de la police nationale (OMPN), à l’initiative de policiers bénévoles, en 1925 et avec le soutien du maire du village de l'époque et de tous ses successeurs après lui. Aujourd’hui remplacée par le village Orphéopolis de Bourges, plus adapté aux besoins des enfants du XXIe siècle, Osmoy aura marqué l'histoire de cette institution.

L’histoire de cette institution[modifier | modifier le code]

L'histoire commence avec un petit groupe de policiers qui recherchait au cœur de la France un endroit où les orphelins de la police pourraient être recueillis.

En 1921, ils trouvent enfin le terrain idéal, sur la commune d'Osmoy.

Les travaux débutent en 1925, 4200 m² de bâtiments sont réhabilités.

Le 15 juillet 1929, l'orphelinat accueille 11 premiers orphelins.

En 1936, ils sont plus d'une centaine. Aussi, Osmoy doit s'agrandir. De 1946 à 1960, des travaux sont engagés pour améliorer le confort des enfants : nouveaux dortoirs, infirmerie, buanderie, salles de couture et salle de jeux, selon les plans de l'architecte Audou, Grand Prix de Rome.

À l'image de sa « ferme modèle », si chère aux enfants, Osmoy se consacre à offrir une éducation « modèle » à ses pensionnaires. L'orphelinat fait alors figure de référence auprès des autorités de tutelle. En 1947, l'OMPN est placé sous le haut patronage de monsieur le président de la République. Tous les présidents ont reconduit ce haut patronage depuis lors. Le 7 mai 1959, le courage et le dévouement de l'OMPN sont salués : le général de Gaulle vient en personne féliciter l'œuvre accomplie à Osmoy.

Les « anciens pensionnaires » ont créé en 2002 une amicale en preuve d'attachement à ce lieu unique en France.

L'orphelinat aura fait vivre le village d'Osmoy pendant 71 ans ; les jeunes du village ayant partagés les mêmes écoles primaire et maternelle que ses pensionnaires, construites dans son enceinte. L'histoire de l'OMPN et celle du village d'Osmoy sont indissociables. Aujourd'hui, le site de l'OMPN a été acquis par l'État en vue de la création d'un d'EPIDe (Établissement public d'insertion de la Défense).

À partir de 2008 : établissement public d'insertion de la Défense[modifier | modifier le code]

Le Centre de la 2e Chance a ouvert ses portes le 3 juin 2008 à la suite du rachat par l’État de l’ancien orphelinat de la police pour y accueillir des promotions d’environ 150 jeunes en difficulté d’insertion. Il s’agit de jeunes de la Région Centre, volontaires, qu’il faut aider à se relancer dans la vie. L'ouverture de l'établissement permettra la création de près de 70 emplois.

L'EPIDe est dirigé par Olivier Rochereau (DG).

Sur les autres projets Wikimedia :

La Châtaigneraie[modifier | modifier le code]

Le foyer d'accueil médicalisé (FAM) de la Châtaigneraie a été inauguré le vendredi 10 septembre 2010 dans l'ancien corps de ferme de "La Châtaigneraie". Cet établissement qui devait compter 28 places, est géré par l'association Sésame Autisme. Les bénéficiaires sont des adultes autistes entre 18 et 60 ans qui vivent et travaillent dans l'établissement.

L’association a fait le choix d’un internat en habitat décentralisé, d’activités qui restaurent la valeur de la personne, d’un fonctionnement participatif qui implique toutes les personnes, reconnaissant à la personne autiste son statut d’adulte.

Le site de 5 hectares, avec une ancienne maison de maître restaurée et des anciens bâtiments agricoles, comprend :

  • un bâtiment de 600 m2 (infirmerie, 2 salles de réunion, salle de détente, bureaux administratifs, etc.)
  • un bâtiment auberge de 230 m2
  • une maison d'habitation de 385 m2 pour 7 adultes et leurs accompagnants

Plus loin, à Moulins sur Yèvre (4 km d'Osmoy), sur une parcelle de 2 500 m2 au sein d'un lotissement, une maison d'habitation de 356 m2pour 7 adultes et leurs accompagnants complète l'ensemble de l'établissement.

La ferme équestre d'Osmoy[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]