Pithiviers

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Pithiviers
La place du Martroi et l'église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire
La place du Martroi et l'église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire
Blason de Pithiviers
Blason
Pithiviers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
(sous-préfecture)
Arrondissement Pithiviers
(chef-lieu)
Canton Pithiviers
(chef-lieu)
Maire
Mandat
Philippe Nolland
2014-2020
Code postal 45300
Code commune 45252
Démographie
Gentilé Pithivériens[1]
Population
municipale
8 893 hab. (2011)
Densité 1 281 hab./km2
Population
aire urbaine
16 811 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 21″ N 2° 15′ 09″ E / 48.1725, 2.252548° 10′ 21″ Nord 2° 15′ 09″ Est / 48.1725, 2.2525  
Altitude Min. 97 m – Max. 130 m
Superficie 6,94 km2
Localisation

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Pithiviers
Liens
Site web www.ville-pithiviers.fr

Pithiviers est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

Bordée par l'Essonne, elle se situe sur le socle calcaire de l'ancien lac de la région naturelle de la Beauce et présente peu de reliefs.

Un camp de prisonniers, puis de transit, fut installé dans la commune sous le Régime de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale.

Les secteurs de l'agroalimentaire et de la pharmacie sont relativement développés, mais la ville perd régulièrement de la population depuis 1975.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est située à 43 kilomètres au nord d'Orléans et à 84 kilomètres au sud de Paris, entre les régions naturelles de la Beauce et du Gâtinais, dans la vallée de l'Essonne. Elle constitue le centre de l'aire urbaine de Pithiviers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pithiviers-le-Vieil Marsainvilliers Bondaroy Rose des vents
Pithiviers-le-Vieil N Bondaroy
O    PITHIVIERS    E
S
Pithiviers-le-Vieil Dadonville Dadonville

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situé dans le Bassin parisien, le territoire est inclus dans le périmètre de l'ancien lac de Beauce. Les formations géologiques calcaires datent d'il y a environ 23 à 20 millions d'années, au début du Miocène, période de l'ère géologique actuelle. Elles sont très homogènes sur tout le territoire, les roches issues des dépôts de sédiment successifs au sein du lac n'ayant pas été déformées par d'autres phénomènes géologiques majeurs.

Sur le territoire communal, l'altitude varie de 97 au sud à 130 mètres au nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Œuf, qui se jette dans l'Essonne, affluent de la Seine passe en limite sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré et océanique dit dégradé, ou à nuance continentale. La commune se situe à une quarantaine de km au nord de la Loire, qui constitue une frontière naturelle pour les nuages (orages). L'hiver est doux, mais avec une période de gel, l'été peut être chaud.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières, ferroviaires et pédestres[modifier | modifier le code]

L'ex route nationale 152, les routes départementales 22, 726, 921 et les lignes ferroviaires Les Aubrais - Malesherbes et Étampes - Beaune-la-Rolande traversent le territoire de la commune. La ville est desservie par la sortie no 7 de l'autoroute A19.

Le sentier de grande randonnée 32 passe en limite sud de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

L'aérodrome de Pithiviers est situé sur le territoire de la commune de Pithiviers-le-Vieil.

La commune est desservie par le service d'autocars départemental du réseau Ulys (réseau interurbain du Loiret) :

  • Ligne 11

Montargis<>Pithiviers

Correspondances : SNCF et TransilienLigne R du Transilien Gare de Montargis

  • Ligne 22

Pithiviers<>Malesherbes

Correspondance : (RER) (D) Gare de Malesherbes

Pithiviers<>Puiseaux

Correspondances : Ligne 14

  • Ligne 24

Pithiviers<>Outarville

  • Ligne 25

Pithiviers<>Étampes

Correspondance : (RER) (C) Gare d'Étampes

  • Ligne 20

Orléans<>Neuville-aux-Bois<>Pithiviers

Correspondances : SNCF Gares d'Orléans et des Aubrais - Orléans

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La place du Martroi.

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Pithiviers est un ancien Ped(e)uerius, d'origine celtique et pourrait être dérivé de petuarios qui signifie « quatrième », en l'occurrence « le quatrième fort » ou « la quatrième ville » (cf. m. gallois petwerydd, v. breton petguare, breton pevare, quatrième). Cette étymologie se rapproche de celle de Petuaria, actuelle Brough-on-Humber dans le Yorkshire[2] (Pedeverius, 843 (CH2, 64), vicaria Petvarensis, 1025) et se situe à la limite supposée du territoire des Carnutes avec les Parisii.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le camp de Pithiviers en 1941
Article détaillé : Pithiviers (camp de transit).

Pithiviers fut un village gaulois (d'où il tire son nom), puis gallo-romain.

Durant la huitième guerre de religion, la ville est prise par les deux Henri (le roi de France Henri III et Henri de Navarre) en 1589[3].

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[4], dont un à Pithiviers[5]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[6]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[5].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce camp est transformé en camp de prisonniers puis en camp de transit avant le départ pour les camps d'extermination nazis.

Après la guerre, en 21 ans, la ville gagna rapidement 3 000 habitants en passant de près de 7 000 habitants en 1954 à plus de 10 000 en 1975. Mais la population baisse depuis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pithiviers

Les armes de Pithiviers se blasonnent ainsi :

D'azur à trois chardons, tigés et feuillés d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une fleur de lys aussi d'or[7].

On peut également trouver : D'azur, à trois chardons montant et feuillés d'or, deux et un ; au chef de gueules chargé d'une fleur de lis d'or[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville fut le chef-lieu du district de Pithiviers et est le chef-lieu de l'arrondissement de Pithiviers et du canton de Pithiviers.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1795 1797 Pierre Lejeune de Bellecour   Cultivateur
1800 1812 Pierre Lejeune de Bellecour   Cultivateur
1989 2001 Henry Berthier PS instituteur
2001 2008 Philippe Pintaux UDF puis UMP expert comptable
2008 en cours Marie-Thérèse Bonneau PS professeur

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Pithiviers sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Pithiviers Maire Marie-Thérèse Bonneau 2008 2014
Cantonales Pithiviers Conseiller général Marc Gaudet 27 mars 2011 2015
Législatives 5e circonscription Député Marianne Dubois 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Centre Président du conseil régional François Bonneau 7 septembre 2007 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à Pithiviers


Jumelages[modifier | modifier le code]

Pithiviers est jumelée avec les villes suivantes[9] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Pithiviers.

En 2011, la commune comptait 8 893 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 020 3 071 3 038 3 706 3 957 4 023 3 772 3 955 4 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 432 4 778 4 928 4 585 5 006 5 181 5 509 5 480 5 821
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 225 6 293 6 556 5 726 5 995 5 984 6 661 7 111 6 944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
7 318 8 686 10 097 9 392 9 327 9 242 8 839 8 719 8 893
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pithiviers est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Pithiviers. La commune possède quatre écoles maternelles publiques, quatre écoles primaires, deux collèges et deux lycées[13].

Les établissements :

  • Les écoles maternelles publiques Denis Poisson et Antoine Beaurieux ;
  • Les écoles maternelles et primaires publiques Saint Aignan et Clos Beauvoys ;
  • Les écoles primaires Général de Gaulle et Abbé Régnard ;
  • Le collège public Denis Poisson ;
  • Le collège privé Saint Grégoire ;
  • Le lycée général et technologique public Duhamel du Monceau ;
  • Le lycée professionnel privé Blanche de Castille ;
  • Le lycée professionnel public Jean de la Taille.

Services[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier de Pithiviers[14]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Union Sportive Pithiviers Rugby[15]
  • Club Amateur Pithivériens

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire
Le musée municipal
  • Le château de l'Ardoise dont l'élévation, la toiture et le bâtiment furent inscrits à l'inventaire des monuments historiques le 31 janvier 1956[A 1] ;
  • Les vestiges de la collégiale Saint-Georges du XIe siècle sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis 1928 ; certaines parties furent classées en 1986[A 2] ;
  • L'abbaye de St Pierre, une Abbaye cistercienne de 1080.
  • L’église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire. Entièrement classée aux Monuments Historiques par arrêté du 2 mai 1912, mais un décret du 7 mars 1920 en retire la flèche et la partie haute du clocher; ceux-ci sont de nouveau rajoutés par un arrêté du 22 octobre 1998, puis déclassés de nouveau par arrêté du 8 septembre 2000[A 3]. Salomon de Bretagne, dit aussi saint Salomon, est le saint patron de la ville. En 932, la dépouille de Saint Salomon, roi de Bretagne et martyr, y fut déposée ;

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Compositions florales rue de la Couronne

La commune possède le label ville fleurie avec deux fleurs attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[18].

Médias[modifier | modifier le code]

Deux journaux du groupe Centre-France relaient des informations sur la commune :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Le Pithiviers, gâteau de pâte feuilletée fourré à la crème d'amande. Il existe aussi une version glacée (sans pâte feuilletée) appelée « Pithiviers fondant » décorée de fruits confits ;
  • Le Bondaroy au foin appelé aussi le Pithiviers au foin, est un fromage de la région de Pithiviers ;
  • Les Croquignoles, biscuits secs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissance à Pithiviers[modifier | modifier le code]

Siméon Denis Poisson

Pithiviers à l'écran[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon de la Tour, Études sur l'histoire de Pithiviers : fortifications de la ville, Orléans,‎ 1864, 76 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 9 septembre 2010)
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue Gauloise, éditions errance 2003. Préface de Pierre-Yves Lambert, p. 250.
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 353.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  5. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  7. Gaso. Pithiviers. Consultation :
  8. Malte-Brun, La France illustrée (1882).
  9. Pithiviers (Loiret), Annuaire des villes jumelées, consulté le 12 avril 2014.
  10. « Derniers jous pour s'inscrire avant la fête du 8 mars », La Rep, 22 février 2014, consulté le 12 avril 2014.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  13. « liste des écoles de la circonscription de Pithiviers », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 9 septembre 2010) ; « liste des collèges du Loiret », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 9 septembre 2010) ; « liste des lycées du Loiret », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 9 septembre 2010)
  14. Site officiel du centre hospitalier de Pithiviers
  15. Site officiel de l'union sportive Pithiviers rugby
  16. Gourmandes ambitions pour Brossard, Reflets du Loiret, juillet-août 2009, p 9.
  17. Site officiel du Jardin de roses anciennes André Ève et article sur le site du conseil général du Loiret. Consultations : mars 2009.
  18. www.villes-et-villages-fleuris.com. Pithiviers, ville fleurie, palmarès 2007. Consultation : octobre 2008.
  1. « Château de l'Ardoise »
  2. « Restes de l'ancienne collégiale Saint-Georges »
  3. http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-28-9362-71015-M175042-177193.html