Pithiviers
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| Pithiviers | ||
La place du Martroi et l'église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Loiret (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Pithiviers (chef-lieu) |
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| Canton | Pithiviers (chef-lieu) |
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| Maire Mandat |
Marie-Thérèse Bonneau 2008-2014 |
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| Code postal | 45300 | |
| Code commune | 45252 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Pithivériens[1] | |
| Population municipale |
8 804 hab. (2010) | |
| Densité | 1 269 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
16 811 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 97 m — Max. 130 m | |
| Superficie | 6,94 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-pithiviers.fr | |
| modifier |
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Pithiviers est une commune française située dans le département du Loiret et la région Centre. Bordée par l'Essonne, elle se situe sur le socle calcaire de l'ancien lac de Beauce et présente peu de reliefs. Un camp de prisonniers, puis de transit, fut installé dans la commune sous Vichy. Aujourd'hui, les secteurs de l'agroalimentaire et de la pharmacie sont développés, mais la ville perd régulièrement de la population depuis 1975.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
La ville est située à 43 kilomètres au nord d'Orléans et à 84 kilomètres au sud de Paris, entre les régions naturelles de la Beauce et du Gâtinais, dans la vallée de l'Essonne. Elle constitue le centre de l'aire urbaine de Pithiviers.
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
Situé dans le Bassin parisien, le territoire est inclus dans le périmètre de l'ancien lac de Beauce. Les formations géologiques calcaires datent d'il y a environ 23 à 20 millions d'années, au début du Miocène, période de l'ère géologique actuelle. Elles sont très homogènes sur tout le territoire, les roches issues des dépôts de sédiment successifs au sein du lac n'ayant pas été déformées par d'autres phénomènes géologiques majeurs.
Sur le territoire communal, l'altitude varie de 97 au sud à 130 mètres au nord.
Hydrographie [modifier]
L'Œuf, qui se jette dans l'Essonne, affluent de la Seine passe en limite sud.
Climat [modifier]
Le climat de la commune est tempéré et océanique dit dégradé, ou à nuance continentale. La commune se situe à une quarantaine de km au nord de la Loire, qui constitue une frontière naturelle pour les nuages (orages). L'hiver est doux, mais avec une période de gel, l'été peut être chaud.
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières, ferroviaires et pédestres [modifier]
L'ex route nationale 152, les routes départementales 22, 726, 921 et les lignes ferroviaires Les Aubrais - Malesherbes et Étampes - Beaune-la-Rolande traversent le territoire de la commune. La ville est desservie par la sortie no 7 de l'autoroute A19.
Le GR 32 passe en limite sud[2].
Transports [modifier]
L'aérodrome de Pithiviers est situé sur le territoire de la commune de Pithiviers-le-Vieil.
La commune est desservie par le service d'autocars départemental du réseau Ulys (réseau interurbain du Loiret) :
- Ligne 11
Montargis<>Pithiviers
Correspondances : SNCF et ![]()
Gare de Montargis
- Ligne 22
Pithiviers<>Malesherbes
Correspondance :
Gare de Malesherbes
- Ligne 23 et 23 bis
Pithiviers<>Puiseaux<>Nemours
Correspondances : SNCF, ![]()
et
STILL Gare de Nemours - Saint-Pierre
- Ligne 24
Pithiviers<>Outarville
- Ligne 25
Pithiviers<>Étampes
Correspondance :
Gare d'Étampes
- Ligne 20
Orléans<>Neuville-aux-Bois<>Pithiviers
Correspondances : SNCF Gares d'Orléans et des Aubrais - Orléans
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Logement [modifier]
Histoire [modifier]
Pithiviers fut un village gaulois (d'où il tire son nom), puis gallo-romain.
Durant la huitième guerre de religion, la ville est prise par les deux Henri (le roi de France Henri III et Henri de Navarre) en 1589[3].
Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[4], dont un à Pithiviers[5]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[6]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[5].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce camp est transformé en camp de prisonniers puis en camp de transit avant le départ pour les camps de concentration nazis.
Après la guerre, en 21 ans, la ville gagna rapidement 3 000 habitants en passant de près de 7 000 habitants en 1954 à plus de 10 000 en 1975. Mais la population baisse depuis.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Pithiviers se blasonnent ainsi : D'azur à trois chardons, tigés et feuillés d'or, au chef cousu de gueules chargé d'une fleur de lys aussi d'or[7]. On peut également trouver : D'azur, à trois chardons montant et feuillés d'or, deux et un ; au chef de gueules chargé d'une fleur de lis d'or[8]. |
Administration [modifier]
La ville fut le chef-lieu du district de Pithiviers et est le chef-lieu de l'arrondissement de Pithiviers et du canton de Pithiviers.
Liste des maires [modifier]
Jumelages [modifier]
Ashby-de-la-Zouch (Royaume-Uni) depuis le 18 juin 1960 ;
Burglengenfeld (Allemagne) depuis le 18 juillet 1976 ;
Ovar (Portugal) depuis 1993.
Population et société [modifier]
En 2010, la commune comptait 8 804 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Pithiviers est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Pithiviers. La commune possède quatre écoles maternelles publiques, quatre écoles primaires, deux collèges et deux lycées[11].
Les établissements :
- Les écoles maternelles publiques Denis Poisson et Antoine Beaurieux ;
- Les écoles maternelles et primaires publiques Saint Aignan et Clos Beauvoys ;
- Les écoles primaires Général de Gaulle et Abbé Régnard ;
- Le collège public Denis Poisson ;
- Le collège privé Saint Grégoire ;
- Le lycée général et technologique public Duhamel du Monceau ;
- Le lycée professionnel privé Blanche de Castille ;
- Le lycée professionnel public Jean de la Taille.
Services [modifier]
- Centre hospitalier de Pithiviers[12]
Sport [modifier]
- Union Sportive Pithiviers Rugby[13]
- Club Amateur Pithivériens
Économie [modifier]
- Deux secteurs d'activité prédominent : l'agro-alimentaire et la pharmacie. L'usine Brossard emploie, par exemple, plus de 200 employés en 2008 et y produit plus de la moitié du chiffre d'affaires du groupe[14].
- Antenne de la chambre de commerce et d'industrie du Loiret.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine [modifier]
- Le château de l'Ardoise dont l'élévation, la toiture et le bâtiment furent inscrits à l'inventaire des monuments historiques le 31 janvier 1956[A 1] ;
- Les vestiges de la collégiale Saint-Georges du XIe siècle sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis 1928 ; certaines parties furent classées en 1986[A 2] ;
- L’église Saint-Salomon-et-Saint-Grégoire. Entièrement classée aux Monuments Historiques par arrêté du 2 mai 1912, mais un décret du 7 mars 1920 en retire la flèche et la partie haute du clocher; ceux-ci sont de nouveau rajoutés par un arrêté du 22 octobre 1998, puis déclassés de nouveau par arrêté du 8 septembre 2000[A 3]. Salomon de Bretagne, dit aussi saint Salomon, est le saint patron de la ville. En 932, la dépouille de Saint Salomon, roi de Bretagne et martyr, y fut déposée ;
- Le château de Bellecour, du XVIIe siècle ;
- Le musée des transports de Pithiviers, comprenant plusieurs locomotives à vapeur et les vestiges de la ligne tramway de Pithiviers à Toury ayant été en fonction de 1892 à 1964 dont un court tronçon reste opérationnel ;
- Le musée municipal ;
- Le théâtre du Donjon du XIXe siècle, entièrement rénové en 2005 ;
- La mosquée inaugurée le 19 mai 2006 ;
- Le jardin de roses anciennes André Ève créé en 1998[15].
Cadre de vie [modifier]
La commune possède le label ville fleurie avec deux fleurs attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[16].
Gastronomie [modifier]
- Le Pithiviers, gâteau de pâte feuilletée fourré à la crème d'amande. Il existe aussi une version glacée (sans pâte feuilletée) appelée « Pithiviers fondant » décorée de fruits confits ;
- Le Bondaroy au foin appelé aussi le Pithiviers au foin, est un fromage de la région de Pithiviers ;
- Les Croquignoles, biscuits secs.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Henri Louis Duhamel du Monceau (1700-1782), inspecteur général de la marine et écrivain scientifique ;
- Pierre Lejeune de Bellecour (1742–1812), homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
- Juliette Dodu (1848-1909), espionne française, héroïne de la guerre de 1870 ;
- Michel Odent, né en 1930, chirurgien et obstétricien français, a dirigé le service chirurgie et la maternité de l'hôpital de Pithiviers de 1962 à 1985 ;
- Martin Winckler, médecin et écrivain français né en 1955, a passé une partie de son enfance à Pithiviers où son père était médecin.
Naissance à Pithiviers [modifier]
- Lubin Baugin (v.1612-1663), peintre français, dont une partie importante de l'œuvre est présentée au musée de la ville ;
- Louis Le Bègue Duportail (1743-1802), homme politique et militaire français ;
- Hippolyte Lejeune de Bellecour (Pithiviers (Orléanais), 5 mars 1779 – Château de Bellecour (Pithiviers, Loiret), 23 juillet 1863), homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles ;
- Siméon Denis Poisson (1781-1840), mathématicien, physicien et géomètre français ;
- Pierre François Beauvallet (1801-1873), artiste français ;
- Jacques Charles Hyacinthe Brierre (1818-1896), homme politique français ;
- Albert Duchemin (1837-1907), militaire français ;
- Palma Gourdon (1843-1913), officier de marine français ;
- Anne-Marie Dupuy (1920-2008), femme politique français ;
- Gérard Saint-Paul, journaliste et dirigeant de télévision français né en 1941 ;
- Olivier Dosne, homme politique français né en 1961 ;
- Marie NDiaye, écrivaine française née en 1967 ;
- Xavier Dectot, directeur du Louvres-Lens né en 1973
- Steve Marlet, footballeur français né en 1974 ;
- David Glaser, journaliste français né en 1976 ;
- Geoffroy Lequatre, coureur cycliste français né en 1981 ;
- Vahina Giocante, actrice française née en 1981.
Pithiviers à l'écran [modifier]
- 2003 : Nos vies rêvées, téléfilm de Fabrice Cazeneuve.
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Gentilés des communes du Loiret, sur www.habitants.fr. Consulté le 9 septembre 2010
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméestopo. - Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p 353.
- Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
- Gaso. Pithiviers. Consultation :
- Malte-Brun, La France illustrée (1882).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- liste des écoles de la circonscription de Pithiviers, sur www.ac-orleans-tours.fr. Consulté le 9 septembre 2010 ; liste des collèges du Loiret, sur www.ac-orleans-tours.fr. Consulté le 9 septembre 2010 ; liste des lycées du Loiret, sur www.ac-orleans-tours.fr. Consulté le 9 septembre 2010
- Site officiel du centre hospitalier de Pithiviers
- Site officiel de l'union sportive Pithiviers rugby
- Gourmandes ambitions pour Brossard, Reflets du Loiret, juillet-août 2009, p 9.
- Site officiel du Jardin de roses anciennes André Ève et article sur le site du conseil général du Loiret. Consultations : mars 2009.
- www.villes-et-villages-fleuris.com. Pithiviers, ville fleurie, palmarès 2007. Consultation : octobre 2008.
- Patrimoine de la ville sur la base Mérimée du Ministère de la Culture :
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Léon de la Tour, Études sur l'histoire de Pithiviers : fortifications de la ville, Orléans, 1864, 76 p.
Articles connexes [modifier]
Lien externe [modifier]
- (fr) Site officiel
