Albert-Auguste Cochon de Lapparent

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Albert-Auguste Cauchon de Lapparent

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Albert de Lapparent

Naissance 30 décembre 1839
Bourges
Décès 4 mai 1908 (à 68 ans)
Paris
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Diplôme
Profession
Activité principale
Chaire magistrale de géographie physique de la Sorbonne (1897)
Autres activités
Secrétaire perpétuel de l’Académie pour les sciences physiques (1907)
Formation
Distinctions
membre de l’Académie des sciences (1897)
Conjoint
Adèle Chenest
Descendants
9 fils
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Albert-Auguste Cochon de Lapparent, ou Albert de Lapparent, né à Bourges le 30 décembre 1839 et mort à Paris le 4 mai 1908, est un géologue français, membre de l'Académie des sciences.

Famille[modifier | modifier le code]

  • La famille Cochon de Lapparent est une famille de la noblesse française.
  • Son père : Rémi Cochon de Lapparent (1809-1881 ; X 1828, officier du Génie).
  • Ses oncles :
    • Louis Henri Planchat (né en 1816 ; X 1835),
    • Henri Cochon de Lapparent (1807-1834), X 1826, directeur des constructions navales.
  • Son grand-père : Emmanuel Cochon (1777-1870) ; X 1794 ; fils du ministre de la police (cité dans Balzac : une ténébreuse affaire) sous le Directoire, artilleur, sous-préfet d'Issoudun, préfet de Montpellier pendant les Cent Jours, maître de forges dans le Berry puis préfet du Cher en 1830. La famille Cochon de Lapparent a été anoblie en 1753.
  • Sa femme : Adèle Chenest (fille d'Alfred Chenest et de Thérèse-Jenny-Clémence Camion)
  • L'un de ses neuf fils : Jacques Cochon de Lapparent (1883-1948), professeur de minéralogie et de pétrographie à Strasbourg, membre correspondant de l'Académie des sciences, qui fut petit-gendre des frères Charles (1814-1876, minéralogiste) et Henri (1818-1881, chimiste) Sainte-Claire Deville (tous deux membres de l'Académie des sciences).
  • L'un de ses petit-fils : Albert-Félix de Lapparent, géologue, paléontologue, correspondant de l'Académie des sciences.
  • Ses cousins germains : Henri Cochon de Lapparent et Emmanuel-Arthur Bucheron.

Biographie[modifier | modifier le code]

1839. Naissance à Bourges le 30 décembre 1839.

Études à la pension Landry, à Paris.

Mathématiques spéciales au lycée Bonaparte.

1858. École polytechnique. Il entre major.

1860. Il sort major. Il entre à l'École des Mines de Paris. Il y prend goût à la géologie, enseignée par Élie de Beaumont.

1862-1863. Deux voyages d'études en Allemagne, en compagnie de son camarade Marie-Adolphe Carnot. Son journal de voyage donne lieu à un travail scientifique sur la constitution géologique du Tyrol méridional, qui est publié dans les Annales des Mines.

1864. Le 1er mars, il sort de l'École des Mines. Corps des mines : mis hors de concours le 25 juillet, classé 1.

1865. Comme rédacteur, il est chargé d'analyser les Mémoires de stratigraphie au profit d'une revue de géologie publiée dans les Annales des Mines. Il conservera cette activité jusqu'en 1880.

1865. Début de ses recherches personnelles.

1867. Comme géologue, il est choisi par Élie de Beaumont et de Chancourtois pour participer à l'établissement de la carte géologique de la France. Suppléant de Chancourtois, il est rapporteur des conférences publiques internationales instituées en vue de l'unification des poids et mesures.

1868. Il épouse Adèle Chenest.

1870. Guerre. Lieutenant de la Garde nationale, il travaille à la mise au point des cartes d'état-major.

1874-1876. Étude d'un tunnel sous la Manche.

1876. En janvier, il ouvre son cours de Géologie. Après trois mois, il se fait mettre en congé illimité.

1879. Mémoire sur le pays de Bray, publié par le Service de la Carte géologique. Il démissionne de ses fonctions d'ingénieur auprès du ministre, son ancien camarade de promotion Sadi Carnot.

1882. Début de la parution de son Traité de Géologie.

1892. Il inaugure l'enseignement de la Géographie physique.

1888. Publication de La Géologie en chemin de fer.

1897. Création à la Sorbonne d'une chaire magistrale de Géographie physique.

1900. Orateur au Congrès scientifique international des catholiques, il préside la dernière session, de Munich.

1897. Membre de l'Académie des sciences.

1906. Lecture de La Science et le Paysage faite à la Séance annuelle des cinq Académies.

1907. En mai, il devient le secrétaire perpétuel pour les sciences physiques, à la suite de Marcellin Berthelot.

1908. Il meurt le 4 mai, à Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mémoires pour servir à l'explication de la carte géographique détaillée de la France : Le Pays de Bray, Paris, A. Quantin, 1879 [lire en ligne]
  • Traité de géologie, 1882, deuxième édition revue et très augmentée, 1885, sur Gallica
  • Abrégé de géologie
  • Cours de minéralogie, 1884, édition 1884 sur Gallica, édition 2 revue et augmentée, 1890, sur Gallica
  • La Formation des combustibles minéraux, 1886
  • Le Niveau de la mer et ses variations, 1886
  • Les Tremblements de terre, 1887
  • La Géologie en chemin de fer. Description géologique du Bassin parisien et des régions adjacentes (Bretagne aux Vosges, Belgique à Auvergne), 1888
  • Précis de minéralogie, Paris, F. Savy, 1889 [lire en ligne]
  • Le Siècle du fer, 1890
  • La question du charbon de terre, Paris, F. Savy,‎ 1890 (lire en ligne)
  • Notice sur les travaux scientifiques de M. Albert de Lapparent. Supplément à la notice sur les travaux scientifiques de M. Albert de Lapparent. Deuxième supplément à la notice sur les travaux scientifiques de M. Albert de Lapparent, Paris, Gauthier-Villars,‎ 1890 (lire en ligne)
  • Les Anciens glaciers, 1893
  • Leçons de géographie physique, 1896
  • Notions générales sur l'écorce terrestre, 1897
  • Le Globe terrestre, 1899, en trois volumes :
    • I. — La Formation de l’écorce terrestre ;
    • II. — La Nature des mouvements de l’écorce terrestre ;
    • III. — La Destinée de la terre ferme et la durée des temps.
  • La Providence créatrice,
  • Les Silex taillés et l’ancienneté de l’homme,
  • Volcans et tremblements de terre,
  • La Philosophie minérale,
  • Science et Philosophie,
  • Science et apologétique, six conférences faites à l’Institut catholique de Paris, 1905
  • Cours de minéralogie réédition augmentée Édit. Masson. 1908.

Lien externe[modifier | modifier le code]