Ornithologie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Frégate superbe (Fregata magnificens)
"Étude de tête d'oiseau" (1867) - les premiers pas vers l'ornithologie... (peinture de William Bouguereau - XIXe siècle)

L'ornithologie (du grec ancien ορνις [ornis], « oiseau » et λόγος [logos], « connaissance ») est la branche de la zoologie qui a pour objet l'étude des oiseaux[1].

Il s'agit d'une des rares sciences encore pratiquées par une large majorité d'amateurs. En effet, l'observation des oiseaux et la collecte d'informations relève toujours d'une technique simple et ne demande guère de matériel. Les ornithologues officiels sont d'ailleurs très peu nombreux dans la majorité des pays et s'appuient donc sur des réseaux d'observateurs amateurs, qui sont parfois très étoffés (2 millions de Britanniques adhèrent à la Royal Society for the Protection of Birds).

L'ornithologie moderne regroupe différentes pratiques, de la simple observation pour le plaisir, pratiquée comme un loisir par des amateurs plus ou moins éclairés, à l'étude scientifique de haut niveau. Dans tous les cas, l'ornithologue s'intéresse exclusivement à des oiseaux sauvages généralement contactés dans leur milieu, sans perturber celui-ci ni le sujet étudié. Ainsi, l'ornithologie considérée comme telle n'est en aucun cas confondue avec les pratiques s'appuyant sur l'élevage et la collection d'individus vivants issus d'espèces domestiquées ou non.

Les adeptes non professionnels se nomment souvent « ornithos » en France (calque de l'anglais « birdwatcher » ou « birder »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chronologie de l'ornithologie.

Début de l'ornithologie[modifier | modifier le code]

Pétroglyphe de cigogne de la « Tajo de las Figuras » près de Cadix

Les oiseaux intéressent les hommes depuis très longtemps, les peintures d'oiseaux des hommes de l'âge de pierre en sont peut-être le plus vieux témoignage. Ils étaient une importante source de nourriture pour les humains puisqu'on a découvert des os de plus de 80 espèces d'oiseaux comme restes de leur repas[2]. Les cultures humaines de toutes les parties du monde disposent de vocabulaires riches concernant leur vie et bon nombre de noms d'oiseaux sont clairement issus d'onomatopées[3],[4], comme coucou. Les connaissances traditionnelles orales continuent à être d'importantes et de pertinentes sources d'information quant à la protection de ces espèces, l'ethnoornithologie les étudie.

Leur chasse exige une connaissance approfondie de leurs habitudes, la fauconnerie encore davantage. Connue depuis 35 siècles en Asie, pratiquée depuis au moins le VIIIe siècle av. J.-C. en Mésopotamie, la fauconnerie n'apparaît en Occident qu'à partir du VIIe siècle, suite aux croisades. De nombreux ouvrages y sont consacrés. L'aviculture de la poule domestique, originaire de Nouvelle-Guinée au VIe millénaire av. J.‑C., apparaît en Occident au VIIe siècle av. J.-C.. Les connaissances restent pragmatiques et non conceptuelles. Aussi l'incubation artificielle de volaille est pratiquée en Égypte depuis le IVe siècle av. J.-C.[5] mais les phénomènes migratoires, qui sont sources d'interrogations depuis au moins la même période, sont mal compris puisque les auteurs d'ouvrages sur la question ont écrit jusqu'au XIXe siècle que les oiseaux concernés hibernaient ou se transformaient[6]. Ces auteurs ne faisaient là que reprendre des idées fausses publiées par Aristote[7]. Les artistes de Chine, Japon, Perse et Inde ont, dès l'Antiquité, illustré avec beaucoup de précision certains oiseaux et ces illustrations sont comparables à celle du XVIIIe siècle européen[8].

Les migrations sont sujets d'étonnement et objets de nombreuses spéculations tant scientifiques que religieuses. Certains documents antiques traitant des répartitions intéressent directement les ornithologues comme les textes de Xénophon qui comptabilisent les autruches en Assyrie[9] qui aujourd'hui ne vivent plus qu'en Afrique. Les Veda, datés du Ier millénaire av. J.‑C. environ, décrivent les mœurs d'un coucou local, l'Eudynamys scolopacea.

L'organisation de ces connaissances a rapidement été nécessaire : elle s'est concrétisée par la création d'inventaires, où les espèces étaient décrites les unes après les autres. La plus ancienne connue est celle d'Aristote, mais plus d'une centaine d'autres ont été produites[10] comme celle de Frédéric II du Saint-Empire qui classait les espèces suivant les habitats et la nourriture.

Codex de De Vinci

Le vol a aussi fasciné, et les oiseaux sont étudiés pour leur façon de voler, par exemple par Léonard de Vinci ou même Darwin.

L'ornithologie scientifique[modifier | modifier le code]

Comparaison d'anatomie par Pierre Belon avant la naissance de l'Anatomie comparée

Les savants allemands et français du XVIe siècle vont produire des textes novateurs qui vont faire naître l'ornithologie. Guillaume Rondelet décrit ses observations en Méditerranée, William Turner publie le premier livre consacré uniquement aux oiseaux et sous une forme moderne, Conrad Gessner reprend méthodiquement les connaissances sur les oiseaux connus. Pierre Belon produit un ouvrage novateur par les nouvelles espèces décrites et par l'originalité de ses observations notamment anatomiques, mais ne tire aucune conclusion sur les similarités entre les squelettes aviaires et humain. Belon commet également des erreurs remarquables comme de placer les chauves-souris parmi les oiseaux mais cet ouvrage est éclipsé de son temps par celui de Gessner. L'ouvrage de William Turner sort à Cologne en 1544 et décrit précisément les espèces d'oiseaux cités par Aristote et Pline l'Ancien. Vers 1555, Gessner publie le troisième volume de 779 pages de Historiae animalium consacrées aux oiseaux. Belon écrit son Histoire de la nature des oyseaux, avec leurs descriptions et naïfs portraicts retirez du naturel en 1555. Ulisse Aldrovandi, réalise une encyclopédie naturaliste en 14 volumes, dont 3 consacrés aux oiseaux, le premier consacré aux oiseaux terrestres utilisés dans l'alimentation humaine[11], le second aux oiseaux chanteurs[12] et le troisième au oiseaux aquatiques[13]. Il publie au total plus de 2000 pages entre 1599 à 1603.

Au XVIIe siècle, les œuvres changent de tons. Écrites en langue locale, les observations sont plus précises et tiennent davantage compte de l'environnement des oiseaux. Ces œuvres ne se contentent plus d'étudier les spécimens de collections. L'œuvre The Natural History and Antiquities of Selborne de Gilbert White en est bon exemple : c'est le premier ouvrage où des noms différents sont attribués à des espèces ayant la même apparence, notamment parmi les Warblers (soit grosso modo les pouillots). Francis Willughby et John Ray conçoivent le premier grand système de classification scientifique pour les oiseaux : ils se fondent sur la morphologie et la fonction plutôt que sur la forme ou le comportement. Le Ornithologiae libri tres de Willughby est publié en 1676 puis complété par Ray ; il est considéré comme marquant le début de l'ornithologie[14]. De nouveaux termes, forgés sur des racines latines, vont être créés et passer dans le langage populaire comme palmipède, échassier. D'autre part, la nature des études va changer avec l'apparition des armes à feu, la création du concept d'Histoire naturelle et la constitution de collections de taxidermie ou d'œufs aux services des scientifiques. À partir du milieu du XVIIIe siècle, les collections deviennent cabinets de curiosités puis muséums et la taxonomie devient une des spécialités de ceux-ci. La classification proposée par Carl von Linné dans sa sixième édition de Systema Naturæ en 1748 est fondée sur la forme du bec et des points de références des pattes. Il classe les oiseaux dans six grands ensembles (les Accipitres, les Picae, les Anseres, les Grallae, les Gallinae, les Passeres) pour répondre, harmonieusement, aux six ensembles qu'il utilise pour classer les mammifères. En 1750, Jacob Theodor Klein dans son Historiae avium prodromos reprend ce système mais bouscule considérablement la classification. Il détaille dans son second livre Stemmata avium publié en 1759 précisément la forme des pattes de la tête et de la langue de oiseaux[15]. La version finale de Linné sera publié en 1758[16]. De nombreux ouvrages décrivant les espèces vivant dans des zones précises apparaissent comme ceux de Thomas Pennant et John William Lewin pour la Grande-Bretagne, John Latham pour les espèces rencontrée par James Cook lors de son second voyage, Mark Catesby au sud des États-Unis, François Levaillant avec l'aide de Coenraad Jacob Temminck qui collecte pour lui des oiseaux en Afrique publie son Histoire naturelle des oiseaux d'Afrique en six volumes, Joseph Franz Jacquin pour l'Amérique centrale. À la fin de ce siècle, Mathurin Jacques Brisson et Buffon, en France, publient des ouvrages importants. En 1770, dans son Histoire naturelle des Oiseaux Buffon adhère aux thèses migrationnistes et entraîne ainsi l'opinion de ses contemporains même si certaines réticences demeurent. Brisson publie un ouvrage en 6 volumes en 1760 tandis que neuf des volumes de l’Histoire naturelle générale et particulière de Buffon sont consacrés aux oiseaux. Louis Jean Pierre Vieillot passe dix ans à étudier les oiseaux d'Amérique du Nord et a écrit l'Histoire Naturelle des oiseaux de l'Amérique septentrionale entre 1807 et 1808[17]. Vieillot est pionnier dans la classification des milieux et des habitudes de vie. Petit à petit, la classification va se perfectionner grâce notamment aux travaux sur l'embryologie ou l'anatomie comparée comme ceux de Félix Vicq d'Azyr (1748-1794) et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844). En 1817, Cuvier a proposé une classification qui divisait les Oiseaux en six ordres : 1. Oiseaux de proie, 2. Passereaux, 3. Grimpeurs, 4. Gallinacés, 5. Échassiers, 6. Palmipèdes[18]. À la différence de Cuvier, Blainville en 1816 avait ajouté à ces divisions trois ordres supplémentaires : Perroquets, Pigeons et Autruches[19].

L'ornithologie et l'évolution[modifier | modifier le code]

La British Ornithologists' Union se crée en 1858 et fonde en 1859 la revue The Ibis. Les préoccupations des ornithologues britanniques étaient l'explication de la répartition géographique des oiseaux[20], ce qui sous-entend leur phylogénie et leur origine (le premier fossile d'Archaeopteryx a été découvert en 1861). En effet les variations dans les formes et les habitudes suivant les régions leurs apparaissaient, au vu de la diversité exceptionnelle des collectes sur l'ensemble de l'Empire britannique, mystérieuses. Les travaux de William Swainson suivis par le système de Quinarian sont proposés. Mais le problème ne sera résolu d'une part qu'avec les propositions d'Alfred Russel Wallace, influencé par les travaux de Philip Lutley Sclater sur les cartes géographiques de répartition des oiseaux[21], lorsqu'il posera les bases de la biogéographie moderne en 1876 avec son The Geographical Distribution of Animals et d'autre part celles de Charles Darwin concernant l'évolution et la sélection naturelle. C'est d'ailleurs en étudiant les espèces de pinsons vivant au Îles Galápagos que Darwin explique le principe de spéciation. À cette époque est également introduite la notion de sous-espèce et le nom triominal.

De nombreuses espèces d'oiseaux commencent à disparaître comme le Grand pingouin ou le Cormoran à lunette, le Canard du Labrador dès 1875. Les premières lois sur la protection des oiseaux et la réglementation de la chasse apparaissent. Les ornithologues participent à l'émergence de l'écologie.

La classification la plus communément admise après les années 1890 est celle de Sharpe, publiée dans le Catalogue of the Birds in the British Museum, qui proposait les ordres des palmipèdes, échassiers, gallinacés, colombins ou pigeons, grimpeurs, passereaux, rapaces, coureurs.

Le baguage a été proposé par en 1899 par Hans Christian Cornelius Mortensen sur l'étourneau sansonnet. La première campagne de baguage rigoureuse a été menée par Johannes Thienemann en Prusse orientale en 1903.

Une des systématiques les plus importantes de la fin du XXe siècle est celle élaborée par James Lee Peters. La classification de Howard et Moore en dérive. Dans la vision traditionnelle de l'évolution des oiseaux modernes (Neornithes), on place à la base de l'arbre phylogénétique, après les ratites et tinamous, les groupes d'oiseaux marins tels les manchots, les grèbes, les plongeons et pélicans, etc.

L'ornithologie et la génétique[modifier | modifier le code]

Vers la fin des années 1970 et durant toute la décennie suivante, Charles Gald Sibley et Jon Edward Ahlquist mènent des études fondées sur des méthodes d'hybridation de l'ADN, ce qui modifie profondément les connaissances sur la phylogénie des oiseaux. La nouvelle classification a montré que les canards et les gallinacés étaient les parents les plus proches des ratites (qui intègrent les tinamous) formant les paléognathes. Les Galloanserae constituent une lignée ancienne chez les Néognathes. Les groupes d'oiseaux marins traditionnellement considérés comme archaïques sont maintenant placés dans l'ordre des Ciconiiformes élargi, qui comprend aussi les rapaces diurnes (Accipitridae, Sagittariidae et Falconidae) et les limicoles (Scolopacidae, Charadriidae, Laridae, etc.). Dans cette nouvelle taxinomie Sibley-Ahlquist du vivant, dite classification phylogénétique, les oiseaux font partie des archosauriens qui comprennent un grand nombre de fossiles appelés dinosaures. Cette systématique[22] est dans l'ensemble acceptée en Amérique tandis que les réticences sont plus importantes en Europe. Ces dernières années, d'importants réaménagements de cette classification ont été effectués.

Les recherches pour comprendre la position relative de chaque groupe d'oiseaux continuent et d'autres domaines que la génétique sont explorés. Un chercheur russe a démontré que la structure de la coquille des œufs pourrait être utile dans la détermination des relations entre oiseaux[23].

L'ornithologie et le comportement animal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Éthologie.

Les outils de l'ornithologue[modifier | modifier le code]

Durant des siècles, la chasse et l'acquisition d'individus morts ont été le moyen quasi exclusif de développement de la connaissance. Les descriptions, les tentatives de classification, étaient ainsi menées sur des collections d'individus naturalisés. Au XXe siècle, l'observation directe, associée à la photographie et au cinéma, se développe considérablement et remplace progressivement le prélèvement d'échantillons. Plus tard encore, la collecte de matériel génétique permet de faire progresser la systématique sans dommage pour les espèces.

Les progrès de l'optique permettent aux ornithologues modernes de disposer de moyens d'observation d'une grande efficacité, capables de garantir une restitution fidèle à une distance suffisante pour ne pas perturber l'individu observé. Jumelles, longues-vues terrestres, téléobjectifs photographiques, sont les outils privilégiés de l'ornithologue de terrain. De nouvelles techniques telles que la digiscopie autorisent la prise de vue fidèle à des distances très supérieures à celles permises par les téléobjectifs photographiques classiques, bien que souvent avec une qualité moindre, mais suffisante au moins pour permettre l'identification ou apporter une preuve en vue de l'homologation de l'observation d'une espèce rare. Les moyens modernes d'enregistrement permettent également de conserver cris et chants.

Le développement d'une abondante littérature ornithologique contribue également au développement et à la diffusion des connaissances, en particulier grâce à des guides d'identification de terrain faciles d'accès, et de très bonne qualité. De nombreux livres et magazines traitent d'ornithologie à différents degrés de complexité, dans les principales langues. Il existe également plusieurs guides sonores sur différents supports (disques, collections numériques).

En France, une revue comme l'Oiseau magazine, éditée par la LPO, traite du rapport entre l'homme et l'oiseau sous divers angles : sociologique, politique, écologique, scientifique (vulgarisation), ludique... Une autre revue, Ornithos, a une approche scientifique plus spécialisée.

L'ornithologie, une science populaire[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Après plusieurs essais et l'organisation d'un service de baguage concernant quelques oiseaux d'importance agricole par A. Chappellier (Centre national de recherches agronomiques de Versailles, aujourd'hui INRA), un Service central de recherches sur les migrations des oiseaux et des mammifères fut fondé en 1930 par le professeur E. Bourdelle au muséum national d'histoire naturelle[24].

La qualité des travaux de René d’Abadie (1895-1971), dont la collection est toujours visible au Musée d'Histoire Naturelle de Nantes, fut mondialement reconnue. Il est aussi fondateur de la société française d’ornithologie.

En 1936, Noël Mayaud, en collaboration avec Henri Heim de Balsac et Henri Jouard, publie la première synthèse moderne sur l'avifaune de France métropolitaine : Inventaire des oiseaux de France.

En 1948, René Ronsil publie une Bibliographie ornithologique française, répertoire des travaux publiés en France et dans les Colonies françaises de 1473 à 1944. Elle est complétée par un index méthodique et systématique publié l'année suivante.

Après guerre apparaissent les premiers guides d'identification réellement utilisables sur le terrain ; ils contribuent à la vulgarisation de ce domaine de connaissance en en facilitant la transmission, y compris pour les autodidactes.

De 1970 à 1975, plus de 500 ornithologues, pour la plupart amateurs, travaillent à la plus grande œuvre collective jamais réalisée alors dans ce domaine en France : le premier Atlas des oiseaux nicheurs de France coordonné et publié en 1976 par Laurent Yeatman. Ce travail va favoriser l'éclosion de nombreuses associations ornithologiques régionales et susciter de nombreux travaux d'envergure plus ou moins grande, et notamment divers atlas départementaux ou régionaux.

En 1989, les chercheurs du Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d'Oiseaux (CRBPO) du Muséum national d’Histoire naturelle coordonnent le programme STOC qui étudie l’évolution spatio-temprelle des populations d’oiseaux.

En 2000, un nouvel Inventaire des Oiseaux de France est publié sous la plume de Philippe J. Dubois, Pierre Le Maréchal, Georges Olioso et Pierre Yésou. Une nouvelle version est publiée en 2008.

En 2009[25], un projet collectif initié par la Ligue pour la protection des oiseaux et la Société d’Études Ornithologiques de France, avec la collaboration scientifique du Museum National d’Histoire Naturelle, propose la mise à jour des connaissances sur l'avifaune nicheuse à travers un projet nommé "Atlas des oiseaux nicheurs de France Métropolitaine". L'étude recouvrira les quatre saisons de reproduction courant entre 2009 et 2012.

De 2010 à 2013 l'enquête Devine qui vient à la mangeoire? est pratiquée en Poitou-Charentes pendant les mois de décembre, janvier et février ceci afin de collecter un maximum d'informations en vue d'un Atlas des oiseaux en hiver[26]

Les associations[modifier | modifier le code]

Il existe en Europe de nombreuses associations ornithologiques, notamment :

  • en France :
    • la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), association d'envergure nationale avec de nombreuses représentations locales, qui mène de nombreuses actions de sensibilisation, de protection, et de défense des oiseaux et de la faune sauvage en général. La LPO a également mis en place une base de données informatisée qui est enrichie quotidiennement par les comptes-rendus d'observation dressés par des milliers d'observateurs bénévoles.
    • Le Réseau Français d'ornithologie (RFO), créé en 2012. Cette association regroupe des associations mais aussi des scientifiques et des naturalistes s'intéressant à l'ornithologie et la biologie de la conservation.
    • de multiples associations dont la zone d'activité couvre une région (cas le plus fréquent) ou un département, ou une zone géographique ou écologique particulière  : Association Connaissance et Recherche Ornithologique Loire et Atlantique (ACROLA), Centre Ornithologique Ile-de-France (CORIF), Centre Ornithologique Rhône-Alpes (CORA), "GEPN", Vivarmor Nature, GONm (Groupe Ornithologique Normand) , GOPA (Groupe Ornithologique des Pyrénées et de l'Adour), OISO (Observatoire d'Intérêt scientifique et Ornithologique, (SEPOL (Société d'Etude et de Protection des Oiseaux en Limousin)...
  • En Belgique, Aves ;
  • En Suisse, la Station ornithologique suisse de Sempach ;
  • En Espagne, la Sociedad Española de Ornitología (es) (SEO) ;
  • Et en Grande-Bretagne, la plus ancienne et la plus importante de toutes, la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB).

Dans certains pays (anglo-saxons notamment), la pratique de l'ornithologie amateur est extrêmement répandue.

Au Québec, les ornithologues amateurs sont regroupés en clubs (plus de 30) eux-mêmes chapeautés par le Regroupement QuébecOiseaux. Chaque club couvre une partie du territoire pour y observer les oiseaux et en suivre les effectifs. Les ornithologues complètent des fiches d'observation journalières, nommés feuillet d'observations quotidiennes. Les données sont codifiées dans la base de données ÉPOQ (Étude des Populations d'Oiseaux du Québec) qui compte au-delà de 5 millions d'entrées depuis 1932. On en a extrait des compilations régionales, locales, saisonnières, des études de répartition, de nidification, des analyses de tendances des effectifs, des atlas d'oiseaux (dont l'Atlas saisonnier des oiseaux du Québec de A. Cyr et J. Larivée, 1995).

De plus, certaines associations naturalistes intègrent l'ornithologie dans leurs activités.

Chaque association a ses propres buts, mais toutes ont en commun la collecte d'information qui consiste généralement à l'Identification des oiseaux et leur comptage. À partir de ces données, on peut suivre l'évolution des populations aviennes tant au niveau des effectifs (nicheurs et hivernants en particulier) que des répartitions (établissement de cartes de distribution géographique).

En France, certaines associations sont également gestionnaires d'espaces protégés par la Loi (réserves naturelles) ou qu'elles ont acquis dans le but de les protéger voire de les restaurer.

Parcs ornithologiques en France[modifier | modifier le code]

Il existe également des parcs ornithologiques destinés à permettre l'observation facile des oiseaux, et dont l'entrée est payante :

Ces lieux sont aménagés dans le but de faciliter l'observation d'un grand nombre d'oiseaux mais ne sont pas des zoos, les oiseaux observés étant sauvages et non captifs. Le visiteur doit choisir la date de sa visite en fonction de la présence éventuelle des espèces qu'il aimerait observer. Les mois d'Avril, Mai, Septembre, Octobre, qui correspondent aux plus gros passages migratoires, sont généralement les plus favorables. .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « ornithologie » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales .
  2. (en) Nadel, K. D., Ehud Weiss, Orit Simchoni, Alexander Tsatskin, Avinoam Danin, and Mordechai, « Stone Age hut in Israel yields world's oldest evidence of bedding », Proc. Nat. Acad. Sci., vol. 101, no 17,‎ 2004, p. 6821-6826 (lire en ligne)
  3. (en) Shapiro, M., Native bird names, Richmond Audubon Society (lire en ligne)
  4. (en) Hohn, E.O., « Mammal and bird names in the Indian languages of the Lake Athabasca area. », Arctic, vol. 26,‎ 1973, p. 163-171 (lire en ligne)
  5. Funk, E. M. and M. R. Irwin 1955. Hatching Operation and Management. John Wiley & sons.
  6. Lincoln, Frederick C., Steven R. Peterson, and John L. Zimmerman. 1998. Migration of birds. U.S. Department of the Interior, U.S. Fish and Wildlife Service, Washington, D.C. Circular 16. Jamestown, ND: Northern Prairie Wildlife Research Center Online. [1]
  7. Aristote, Historia Animalium
  8. David Lack Review of Fine Bird Books, 1700-1900 (réimprimé dans Enjoying Ornithology, 1965)
  9. Anabase chap=I.5, Xénophon
  10. (Michael Walters, 2003)
  11. Ornithologiae... - Alma@DL - Université de Bologne
  12. Ornithologiae tomus alter - Alma@DL - Université de Bologne
  13. Ornithologiae tomus tertius - Alma@DL - Université de Bologne
  14. Handbook of the Birds of the World, Vol 1.
  15. « Hill Collection — other 18th c. authors & artists », Cornell University Library
  16. (la) Carl Von Linné, Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, vol. Tomus I. Editio decima, reformata, Holmiae. (Laurentii Salvii).,‎ 1758, 824 p. (lire en ligne)
  17. (en) Jeanne A. White, Hill Collection, « 18th c. French authors & artists »
  18. Georges Cuvier, Le règne animal distribué d'après son organisation : pour servir de base à l'histoire naturelle des animaux et d'introduction à l'anatomie comparée, Tome I contenant « l'introduction, les mammifères et les oiseaux », Deterville libraire, Paris, 1817, 540 p.
  19. H. M. D. de Blainville, Prodrome d'une nouvelle distribution systématique du règne animal, Bulletin de la Société Philomatique de Paris, Vol.8, 1816.
  20. Johnson, Kristin (2004) The Ibis: Transformations in a Twentieth Century British Natural History Journal. Journal of the History of Biology 37: 515–555
  21. Sclater, P. L. 1858. On the general geographical distribution of the members of the class Aves. Journ. and Proc. Linn. Soc., London, 9: 150-145.
  22. Monroe B.L. & Sibley C.G., A World Checklist of Birds, Yale University Press, New Haven,‎ 1997 (ISBN 978-0300070835).
  23. Walters M., L'inventaire des Oiseaux du Monde, Delachaux et Niestlé, Lausanne, Paris, coll. « La bibliothèque du naturaliste »,‎ 03/12/1997, 381 p. (ISBN 978-2603011072)
  24. Dorst J. (1956) Les migrations des oiseaux, Payot, Paris.
  25. http://www.atlas-ornitho.fr/
  26. Poitou-Charentes-Nature Enquête oiseaux aux mangeoires

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]