Nexter

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie GIAT, ancien nom de Nexter, ne doit pas être confondu avec la commune de Giat

Nexter

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Logo de Nexter

Création 1973, création du Groupement Industriel des Armements Terrestres
Dates clés 1er décembre 2006, GIAT Industries devient Nexter
Siège social Drapeau de France Versailles (France)
Direction Philippe Burtin[1]
Actionnaires État Français (100%)
Activité Armement terrestre
Produits VBCI, CAESAR
Filiales Nexter Systems, Nexter Munitions, Nexter Training, Nexter Mechanics, Nexter Electronics, Nexter Robotics, NBCSys, OPTSys.
Effectif 2700 en 2010
Site web Nexter
Chiffre d’affaires 1,1 milliard d'euro en 2010[2]
Résultat net 164 millions d'euros en 2010

Nexter est un groupe industriel de l'armement appartenant à l'État français. Il fabrique du matériel militaire pour le combat terrestre, aéroterrestre, aéronaval et naval. Nexter résulte de la filialisation des différentes entités du groupe Giat Industries qui en devient la holding de tête.

L'entreprise a son siège social à Versailles, sur le plateau de Satory.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'histoire ancienne de l'entreprise est marquée par la création des manufacture d'armes de Charleville-Mézières (1667), de Maubeuge (1701), de Saint-Étienne (1764), de Tulle (1777), de Toulouse (1792), de Rennes (1793), de Bourges (1866),de Châtellerault (1850) de Puteaux (1866), de Tarbes (1870), des arsenaux de Roanne (1918), du Mans (1927), de Salbris (1933) et d'Issy-les-Moulineaux (1936)[3]. Les arsenaux sont d'abord appelés « ateliers. »

Regroupements des arsenaux militaires[modifier | modifier le code]

Dès 1945, les arsenaux se regroupent au sein de la DEFA (Direction des Études et Fabrications d'Armements)[4].

En 1965, la DEFA devient la DTAT (Direction Technique des Armements Terrestres), incluse dans la DMA (Direction Ministérielle des Armements)[3].

GIAT[modifier | modifier le code]

Logo

En 1971, GIAT, Groupement Industriel des Armements Terrestres, est fondé par la fusion des diverses industries d'armement du ministère de la défense.

Le 1er juillet 1990, le groupement GIAT devint une compagnie nationale sous le nom de Giat Industries SA. Il est rejoint la même année par Manurhin, Luchaire et FN Herstal en 1991, Mécanique Creusot-Loire et CIME BOCUZE en 1992.

La société se rapproche de BAE Systems au début des années 1990[5] pour développer une arme capable de tirer un nouveau type de projectile, la munition télescopée. Une société commune est créée dans ce but le 18 octobre 1994, Cased Telescoped Armament International. Son siège social est situé à Versailles et ses installations à Bourges comprennent une soixantaine d'employées. Le 40 CTAS[6] est conçu à partir de 1994.

En 2004, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 590 millions d'euros. Son carnet de commande s'élève à 2 078 millions d'euros au 31 décembre 2004. En 2004, ses effectifs étaient de 5 000 personnes, dont 1 500 ingénieurs et cadres.

Giat Industries est bénéficiaire pour la première fois de son existence en 2005, et depuis 2006, Nexter a toujours été largement bénéficiaire.

Nexter[modifier | modifier le code]

En 2006, après un vaste plan de restructuration qui ramène ses effectifs à moins de 3 500 salariés contre 6 000 auparavant[Quand ?] et plus de 18 000 au début des années 1990, Giat Industries regroupe son cœur de métier sous le nom de Nexter à partir du 1er décembre 2006.[réf. nécessaire] Les sites de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne, de Saint-Chamond et de Tarbes, ont été quasiment entièrement abandonnés après les ventes aux enchères[7]. La perte d'emplois est massive dans le département de la Loire dans les années 1990 et 2000, avec un reclassement à court terme de plusieurs milliers de salariés de la défense. L'activité opérationnelle du groupe est désormais répartie sur quatre sociétés principales : Nexter Systems, Nexter Munitions, Nexter Mechanics, Nexter Electronics. Giat Industries devient la holding de tête, et les autres sociétés du groupes correspondent soit à des activités mineures, soit à des structures liées au reclassement des salariés. L'État reste actionnaire de l'ensemble à 100 %.

Le 5 mars 2009, Nexter a publié des résultats bénéficiaires malgré la crise économique de 2008-2009. Le chiffre d'affaires pour 2008 a atteint 579 millions d'euros (587 en 2007). Une marge opérationnelle de 71 millions d'euros soit 12,3 % du chiffre d'affaires a été dégagée. Les prises de commandes pour 2008 ont atteint 560 millions d'euros (495 millions d'euros en 2007). L'avenir à court terme est plutôt serein avec un carnet de commandes de 1,895 milliard d'euros soit trois années d'activité pour le groupe.

Fin 2013, Nexter rachète 100 % des titres du Groupe SNPE[8].

Le groupe annonce en février 2014 qu'il rachète la société Paul Boyé Technologies qui fournit depuis plus d'un siècle les tenues de combat de l'armée française[9].

En mai 2014, le groupe finalise l'acquisition de deux sociétés munitionnaires, ce qui lui permet de compléter l'offre de sa filiale NEXTER MUNITIONS :

  • MECAR, située à Nivelles en Belgique, spécialisée dans les munitions de char
  • SIMMEL DIFESA, située à Colleferro en Italie, et spécialisée dans les munitions navales

En juillet 2014, un processus de fusion est engagé entre Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter[10], après plusieurs années de rumeurs sur le sujet[11].

Organisation[modifier | modifier le code]

Nexter Systems - L'entrée du site de Roanne.

Au 31 décembre 2007 il y avait 2 497 salariés pour Nexter au niveau national

  • 67 % sont des salariés de Nexter Systems
  • 22 % sont des salariés de Nexter Munition
  • 6 % sont des salariés de Nexter Mechanics
  • 5 % sont des salariés de Nexter Electronics

Sources : Nexter Systems Roanne

Le groupe est présent sur les sites de Roanne, Versailles/Satory, Tulle, Bourges, La Chapelle Saint-Ursin, Saint-Chamond, Saint-Étienne, Rennes, Tarbes et Toulouse.

Présidents-directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Produits[modifier | modifier le code]

Le groupe Nexter fabrique ou a fabriqué diverses armes et équipements pour les armées françaises et étrangères.

Armement individuel[modifier | modifier le code]

Ces armes équipent ou ont équipés les groupes de combat d'infanterie, leur production est désormais arrêtée.

  • le fusil d'assaut FA-MAS : modernisation dans le cadre du programme FELIN
  • les fusils de précision FR-F1 et FR-F2
  • le lance roquette LRAC F1
  • le lance roquette anti char Apilas

Véhicules de transport de troupes[modifier | modifier le code]

Production achevée
Production en cours

Char de combat[modifier | modifier le code]

Production achevée
Développement

Artillerie[modifier | modifier le code]

Soutien, génie et lutte NRBC[modifier | modifier le code]

  • le char de Dépannage DNG/DCL
  • l'AMX-30 B2 DT (Démineur Téléopéré)
  • le SPDMAC (Système de déminage pyrotechnique antichar) monté sur le châssis de char AMX 30 EBG (Engin Blindé du Génie)
  • les systèmes de déminage DEMETER ET DEDALE
  • des produits de protection NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique, Chimique) avec la filiale NBC-SYS

Equipements électroniques et optroniques[modifier | modifier le code]

  • des systèmes d'information terminaux
  • des systèmes de simulation (filiale GVT)
  • des équipements d'optique (filiale OPTSYS)
  • des shelters (filiale Euroshelter)

Nexter Munitions[modifier | modifier le code]

Nexter Munitions, appartenant complètement à Nexter, est présent sur 3 sites : Bourges (Bureaux d'études principaux), La Chapelle Saint Ursin (10 km de Bourges - Site principal de Fabrication) et Tarbes (Étude et fabrication de composants pyrotechniques).

Nexter Munitions fabrique ou a fabriqué diverses armes et équipements pour les armées françaises et étrangères, notamment :

  • des munitions conventionnelles (moyen calibre, munitions de char, munitions d'artillerie)[13][14]
  • des munitions telescopées d’un calibre de 40 mm[5]
  • des munitions intelligentes (Bonus, Spacido)
  • des composants pyrotechniques

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :