Gien
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| Gien | ||
Le château de Gien |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Loiret | |
| Arrondissement | Montargis | |
| Canton | Gien (Chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté des communes giennoises | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Hurtiger 2008-2012 |
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| Code postal | 45500 | |
| Code commune | 45155 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Giennois[1] | |
| Population municipale |
14 684 hab. (2010) | |
| Densité | 216 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
23 143 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 117 m — Max. 190 m | |
| Superficie | 67,86 km2 | |
| Localisation | ||
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Gien est une commune française située dans le département du Loiret et la région Centre.
Histoire[2] [modifier]
Préhistoire [modifier]
On a découvert des traces d’occupation préhistorique à Gien-le-Vieux. Gien fut probablement un centre d’échanges entre cultivateurs carnutes et forgerons éduens.
Antiquité [modifier]
À l'époque romaine, et probablement pendant la période gauloise, le site de Gien-le-Vieux était occupé par un village. On y a en effet retrouvé d'importants vestiges gallo-romains : colonnes, monnaies, etc. Le nom de cette petite cité nous est inconnu. Certains auteurs anciens y plaçaient tour à tour Genabum, aujourd'hui attestée à Orléans, ou Vellonodunum, plus probablement Château-Landon. Les écrits du Moyen Âge nous laissent le toponyme Giemus, qui donnera Gien-le-Vieux puis Gien. Selon une interprétation récente due à Bernard Gineste, le nom du site aurait d'abord été « le gué de Gien », c'est-à-dire d'Orléans, par confusion en ancien français de Vié (« gué ») et de Viez (« vieil »), comme au Vieux Rouen, au Vieil Amiens, à Pithiviers-le-Vieil, aux Vieilles Étampes, etc. Le site s'est ensuite appelé plus simplement Gien lorsque d'une part Orléans a abandonné son ancienne dénomination et que d'autre part le site initial du Vieux Gien a été lui-même abandonné[3].
Moyen Âge [modifier]
Gien-le-Vieux devient une paroisse au haut Moyen Âge, lorsque Saint Pérégrin, évêque d'Auxerre y fonde l'église Saint Pierre et Saint Paul.
En 760, Pépin le Bref, sa femme Bertrade de Laon, et son armée font halte à Gien-le-Vieux avant d'aller combattre les Aquitains et les Gascons.
Au VIIIe siècle, Charlemagne autorise la construction d'une motte fortifiée à l'emplacement du château actuel.
Aux IXe et Xe siècles, Gien-le-Vieux est victime de troubles dus à la déliquescence de l'empire carolingien et aux raids vikings qui pillent les villages riverains de la Loire. La population déserte progressivement Gien-le-Vieux, indéfendable, pour l'éperon de Gien et sa motte fortifiée. Une nouvelle agglomération se développe ainsi à l'emplacement de la ville actuelle.
Cependant, Gien-le-Vieux conservera sa paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul jusqu'au XVIIe siècle.
La seigneurie de Gien-le-Vieux relèvera de l'Abbaye de Fleury, tandis que le château puis la ville fortifiée de Gien auront des seigneurs laïcs : Étienne de Vermandois, premier seigneur de Gien autour de l'an mil, les comtes de Nevers par mariage, et les puissants barons de Donzy, comtes de Gien par usurpation en 1156. En 1199, Philippe Auguste se fait céder Gien et son comté, par Pierre de Courtenay, comte de Nevers, et le rattache au domaine royal.
L'église paroissiale de Gien-le-Vieux étant trop éloignée de la ville, une nouvelle église est construite. La paroisse Saint-Laurent est ainsi créée à Gien. Vers 1403, par souci de commodité, on demanda la réunion des chapitres de Saint Laurent et de Gien-le-Vieux. L'abbé de Fleury s'y opposa malgré la faible population de sa paroisse.
Saint Genou était traditionnellement honoré à Gien.
La guerre de Cent Ans [modifier]
En 1307, Philippe le Bel, donne Gien en apanage à son frère Louis, comte d'Évreux. En 1385, ses héritiers cèdent leurs droits au duc Jean de Berry, qui les revends en 1388 à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Jean sans Peur, son fils en hérite en 1404, et célèbre au château les noces de sa fille Catherine en 1410.
En 1419, Jean Sans Peur est assassiné par le parti Armagnac à Montereau-Fault-Yonne. Gien retourne au domaine royal, mais est bientôt donné en apanage au Connétable de Richemont, pour ses services en tant que Connétable de France.
En 1427, son compagnon Dunois, délivre la ville des mains bourguignonnes. Après la délivrance d’Orléans en 1429, Jeanne d’Arc convainquit à Gien le dauphin Charles de se rendre à Reims pour se faire sacrer roi. En 1430, le Connétable de Richemont, tombé en disgrâce, se voit dépouillé de son comté de Gien par Charles VII, au profit de Dunois.
La Renaissance [modifier]
D'Anne de Beaujeu à Louise de Savoie [modifier]
En 1462, le comté de Gien passe à Pierre de Bourbon, seigneur de Beaujeu, dont le fils épouse Anne de France, fille de Louis XI.
En 1481, Anne prend possession de son comté. Elle fait de Gien l'une de ses résidences principales. De 1483 à 1491, elle est régente du Royaume, son frère, le futur Charles VIII étant mineur. Sous son autorité, la ville s'embellit : le château est reconstruit dans le style renaissance entre 1494 et 1500, le pont est en partie reconstruit, l'enceinte fortifiée est restaurée et agrandie, l'église collégiale Saint-Étienne est reconstruite, le couvent des Minimes est fondé. Gien se pare de beaux hôtels renaissance.
En 1522, Anne de Beaujeu meurt, le comté passe à sa fille unique : Suzanne, épouse du connétable Charles de Bourbon.
En 1523, le Roi François Ier, qui s'apprête à partir en guerre contre l'Empereur Charles Quint, signe dans le château l'acte qui confie la Régence du Royaume à sa mère Louise de Savoie. Cette dernière déteste Charles de Bourbon et lui confisque le comté de Gien après son acte de traîtrise de Pavie, où il combat son propre roi en 1525 et le fait prisonnier. Après la mort de Louise de Savoie, Gien revient en 1561 à Charles de Bourbon, petit-fils du traître de Pavie.
Les guerres de religion [modifier]
Gien possède une importante communauté protestante et un temple dès 1559. Gien devient rapidement une place forte protestante, comme ses voisines Châtillon-Coligny, Châtillon-sur-Loire et Orléans. Durant cette période, les églises sont pillées et le clergé chassé.
La ligue reprit le contrôle de la ville vers 1587, qui en représailles perdit son siège présidial et son bailliage à l'avantage de Bléneau.
Le XVIIe siècle et la Fronde [modifier]
En 1616, Charles de Lorraine, duc de Guise, obtient de Louis XIII le comté de Gien. Il le revendit un peu plus tard au chancelier de Séguier.
La paroisse de Gien-le-Vieux est réunie à celle de Saint-Étienne de Gien. Cette dernière reprend le double patronage Saint-Pierre Saint-Paul.
En 1652, pendant la Fronde, Anne d'Autriche, régente du Royaume, Mazarin et le petit Louis XIV trouvent refuge au château alors que les armées royales du maréchal d'Hocquincourt sont vaincues par Condé à Bléneau. Turenne parvient à stopper l'armée de Condé à Poilly-lez-Gien. Le Roi et son entourage peuvent alors se retirer sur Sens puis Paris.
En 1672, le chancelier Séguier meurt, laissant le château à sa fille Charlotte, qui épousa successivement Maximilien II de Béthune, duc de Sully (fils de Sully), puis Henri de Bourbon, duc de Verneuil. À sa mort en 1704, le comté passa à Henri Charles de Coislin, évêque de Metz.
En 1736, le comté est racheté par Claude Henry Feydeau de Marville, marquis de Dampierre-en-Burly, alors jeune maître des requêtes. Veuf, ayant perdu tous ses enfants et sans héritier direct, il le lègue en 1778 à son lointain neveu Charles-Henri de Feydeau (1754-1802), marquis de Brou, qui le transmet ensuite à son fils cadet. Les Feydeau conservent ainsi le château jusqu'en 1823.
La Révolution [modifier]
La Révolution se déroule sans effusion de sang. La ville devient chef-lieu de district puis sous-préfecture en 1800.
Le XIXe siècle [modifier]
Au XIXe siècle, la commune possédait entre autres une prison, un bureau de bienfaisance, des tanneries, une brasserie, des imprimeries, une usine de grès. Les quais sont aménagés, la faïencerie créée ; on construit les halles, l'hôtel-de-ville, l'église Saint-Louis, la gare. C’est aussi l’époque de crues dévastatrices : 1846, 1856 et 1866, qui noient la ville sous plusieurs décimètres d'eau. La ville s’assoupit dans son beau décor.
En 1823, le château est racheté 31 000 francs au comte de Feydeau, dernier seigneur de Gien, par le département du Loiret pour y installer le tribunal, la maison d'arrêt et la sous-préfecture.
En 1857, le quartier du Berry, en rive gauche de la Loire, est détaché de Poilly-lez-Gien et rattaché à Gien.
En 1926, l'arrondissement de Gien est supprimé par la réforme Poincaré. La commune et le canton sont rattachés à l'arrondissement de Montargis. Cependant la ville garde son tribunal, et son centre des impôts.
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
En prémices à la Seconde Guerre mondiale, entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[4], dont un à Gien[5]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[6]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[5].
Le pont de Gien est bombardé le 15 juin 1940 par la Luftwaffe, afin de couper la retraite de l'armée française. Ce bombardement entraîne un gigantesque incendie qui ravage les vieux quartiers au pied du château. Le pont saute finalement le 16 juin 1940. Gien est en grande partie en ruines : 422 immeubles ont été totalement détruits et 921 partiellement. Le centre-ville a brûlé pendant 3 jours et 3 nuits. Les églises Saint-Pierre et Saint-Louis sont détruites, mais le château est épargné par un orage providentiel. Dès 1941, les Giennois pensaient à la lourde tache de reconstruction. Un architecte urbaniste, Laborie, est mandaté par le régime de Vichy pour dresser les plans de la reconstruction selon un style régionaliste.
La reconstruction et les Trente glorieuses [modifier]
La réelle reconstruction ne démarre qu'après la guerre, en juin 1946. Elle s'effectue d'après le plan Laborie, dans le style des rares immeubles restants. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé à juste titre « Joyau de la Reconstruction française ».
Les Trente glorieuses voient la ville s'agrandir sur le plateau : les quartiers des montoires, de Montbricon et la zone industrielle sont construits. Un nouvel hôtel-de-ville est construit loin du centre-ville, à côté des nouveaux équipements sportifs.
La commune d'Arrabloy lui est associée en 1972.
Aujourd'hui, la ville s'élargit, et les quartiers de Cuiry, de la Fontaine et de Chantemerle accueillent de nouveaux habitants mais la population globale diminue depuis le recensement de 1990.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Gien se blasonnent ainsi : D'azur au château d'argent à trois tours crènelées, maçonné de sable ouvert et ajouré du champ[7]. |
Les familles blasonnées de Gien, d'après l'armorial général de 1696, sont les suivantes :
- Anjou (d') : seigneurs
- Avril : bourgeois
- Bailly : bourgeois
- Chartier de Bergeville : seigneurs
- Chaseray (de): bourgeois
- Foucault : bourgeois
- Janson : seigneurs
- Pommereau : bourgeois
- Vannier : bourgeois
Géographie [modifier]
La commune est située sur la Loire, à 42 km au sud de Montargis, 42 km au nord-ouest de Cosne-Cours-sur-Loire, 67 km à l'est d'Orléans, 76 km au nord-est de Bourges et 160 km au sud de Paris. Elle constitue le centre de l'aire urbaine de Gien.
La gare de Gien est desservie via la gare de Paris-Bercy.
L'Est du territoire de la commune est traversé par la route nationale 7 et l'autoroute A77.
La ville constitue une étape de la route touristique Jacques Cœur.
Communes limitrophes [modifier]
La commune associée d'Arrabloy se situe à l'Est du centre-ville de Gien.
Lieux-dits et écarts [modifier]
Gien-le-Vieux ; Les Danjoux ; La Fontaine ; Les Gascons ; Montfort ; La Prise d'Eau ; Les Vigneaux ; Le Temple ; Bel Air; Arrabloy.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 14 684 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Administration [modifier]
Jusqu'en 1926, Gien appartenait à l'ancien arrondissement de Gien dont elle était le chef-lieu. Aujourd'hui, elle appartient à l'arrondissement de Montargis.
L'ancienne commune d'Arrabloy est associée à Gien depuis 1972.
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Faïencerie de Gien et son musée [modifier]
Centre-ville [modifier]
Détruit en juin 1940, le centre de cette ville, qui était riche en édifices anciens, a fait l’objet d’une reconstruction dans le style pittoresque et régional, destiné à évoquer le caractère de la vieille ville. Placé sous la direction d’André Laborie dès 1940, le projet se situe dans la ligne du retour à l’esprit français et à la tradition, prônée par le gouvernement de Vichy. Ce type exemplaire de reconstruction fera l'objet de publications dans des revues spécialisées : L'Architecture française en 1940 et L'Illustration en 1941. La reconstruction mêle les matériaux les plus divers, avec création d’une nouvelle voie d’accès au pont, ainsi que d’une place rectangulaire remplaçant les petites rues bordant l’église Saint-Louis.
Château de Gien [modifier]
Construit de 1494 à 1500 pour Anne de France, fille de Louis XI, il s'agit, avec le château d'Amboise des deux châteaux du Val de Loire à avoir été bâtis avant l'arrivée des influences italianisantes et constituant ainsi un exemple de Pré-Renaissance purement Français. L'ornementation est faite à base d'appareillage de briques polychromes, créant des motifs. Le bâtiment hébergea Henri II avec Catherine de Médicis, puis Louis XIV et Anne d'Autriche durant la Fronde. Il contient le Musée International de la Chasse crée sous l'impulsion d'Henri de Linarès en 1952.
Église Sainte-Jeanne-d'Arc [modifier]
L’ancienne église du château fut d'abord placée sous le vocable de Saint-Étienne puis sous celui de Saint-Pierre après la suppression de la paroisse de Gien-le-Vieux. Des origines, il ne reste que la tour-clocher.
L’église a été reconstruite à plusieurs reprises. Avant guerre, on peut citer la reconstruction de 1832 par François Pagot. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la nef et le chœur furent détruits en 1940. Afin de le sauvegarder, le clocher est inscrit à l'inventaire des monuments historiques le 25 septembre 1940[13].
L'église fut reconstruite entre 1950 et 1954 par Paul Gélis, architecte en chef des Monuments historiques. La nef fut reconstruite en briques roses avec des dessins de briques noires. Des piliers ronds, élancés, bagués de chapiteaux en terre cuite, séparent la nef des bas-côtés. L’éclairage blond diffusé par les verrières s’harmonisent avec la couleur de la brique dont la disposition a permis de tirer de sobres mais élégants effets décoratifs. Souvent citée comme une des principales productions de l’architecture religieuse française de l’après-guerre, la partie reconstruite de l'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis le 7 septembre 2001[13].
L'église porte depuis 1954 le vocable de Sainte-Jeanne-d'Arc.
La Loire et ses abords [modifier]
- Les ponts
Trois ponts franchissent la Loire à Gien. Le vieux pont médiéval, reconstruit en 1734 et réparé en 1945, est un pont en maçonnerie qui supporte la route départementale 941 (ex RN 140 de Montargis à Figeac) ; le nouveau pont, construit en 1980, est en béton pré-contraint et supporte la route départementale 940 (déviation de Gien) ; le viaduc ferroviaire qui fut l'un des trois ouvrages les plus longs au monde au moment de sa construction.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Raoul Tortaire (1063- v.1122), poète de langue latine et moine de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, né à Gien ;
- Anne de Beaujeu (1461-1522), fille de Louis XI, fut comtesse de Gien ;
- Pierre Certon (v.1510-1572), compositeur français né à Gien ;
- Lambert Daneau (1530-1595), juriste et théologien calviniste, fut pasteur à Gien de 1562 à 1572 ;
- Salomon Certon (1552- v.1620), poète français né à Gien ;
- Marie Thérèse Sophie Richard de Ruffey, marquise de Monnier, après une liaison tumultueuse avec Mirabeau (Lettres à Sophie), se retira à Gien, au couvent des Saintes-Claires, où elle se donna la mort en 1789 ;
- Pierre César Gudin des Bardelières (1775-1855), général des armées de la République et de l'Empire dont le nom est gravé sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile (29 ème colonne).
- Étienne Marcel (1792-1880), général français né à Gien ;
- Michel Ghislain Stapleaux (1799-1881), peintre néoclassique belge décédé à Gien ;
- Guillaume-Amédée Devade (1818-1888), médecin et homme politique français, est décédé à Gien[14]
- François-Edme Rameau de Saint-Père (1820-1899), historien et sociologue français né à Gien ;
- Adolphe Nibelle (1825-1895), musicien français né à Gien ;
- Philippe Baucheron de Boissoudy (1830-1903), officier général de la Marine française né à Gien ;
- Raphaël Delaunay (1870-1917), pharmacien et homme politique, fut député-maire de Gien ;
- Amédée Guiard (1872–1915), écrivain français né à Gien ;
- Jean Huré (1877-1930), organiste, musicologue, théoricien et compositeur français né à Gien ;
- Pie Eugène Joseph Neveu (1877-1946), religieux assomptionniste, évêque, administrateur apostolique de Moscou né à Gien ;
- Pierre Dézarnaulds (1879-1975), homme politique français, fut député de la circonscription de Gien et est décédé à Gien ;
- Ferdinand Gilson (1898-2006), un des tout derniers poilus, est mort à Gien après avoir passé la fin de sa vie dans la commune des Choux ;
- Lucien Bernot (1919-1993), ethnologue français né à Gien ;
- Guy Breton (1919-2008), journaliste, écrivain, historien, homme de radio et producteur de télévision français né à Gien ;
- Bernadette Chirac (née Chodron de courcel) née à Paris en 1933. Son père hérite des manufactures de Gien et Briare (Faïencerie de Gien et émaux de Briare). Elle fait ses études à Gien au lycée catholique pour fille Ste Marie-des-Fleurs-et-des-Fruits (aujourd'hui réunie avec le lycée pour garçons St Joseph sous le nom de Lycée St François de Sales);
- Yves-Antony Jeanjeau écrivain et réalisateur français né à Gien en 1947 ;
- Nicolas Souchu (né en 1958), évêque auxiliaire de Rennes, a été vicaire à Gien de 1986 à 1992 ;
- Jean-Paul Cottret (né en 1963), copilote de rallye français né à Gien ;
- Miguel Pineda, footballeur franco-espagnol né en 1964 à Gien ;
- Renaud Dion, coureur cycliste français né en 1978 à Gien ;
- Peguy Luyindula, footballeur français né en 1979, arrivé à Gien en 1981, y passe son enfance et y fait ses débuts dans le football.
- Olivier Sorin, footballeur français né en 1981 à Gien ;
- Geoffroy Krantz, joueur de handball français né en 1981 à Gien ;
- Pierre Rolland, coureur cycliste français né en 1986 à Gien ;
- Anouchka Delon, actrice, fille d'Alain Delon, née à Gien en 1990.
Économie [modifier]
- Cultures maraîchères (asperges, vergers…) ;
- Industries pharmaceutiques : laboratoires Pierre Fabre ;
- Usines: Otis Elevator Company et Shiseido ;
- Industrie traditionnelle : faïencerie de Gien, Georgia-Pacific (commune associée d'Arrabloy) ;
- Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Loiret.
- 12e BSMAT: 12e base de soutien et de matériel de l'armée de terre, détachement de Gien.
Culture [modifier]
- Le festival Chansons de ma ville, créée en 1997, s'est déroulé chaque fin juillet jusqu'en 2010;
- Le spectacle Jour de Loire se déroule chaque année dans de nombreuses villes et villages du Loiret ; situés en bord de Loire et notamment à Gien ;
- Le musée de la faïencerie implanté dans l'enceinte de l'usine ;
- Le musée international de la chasse situé dans le château ;
- Le journal local, Le Journal de Gien, paraît de façon hebdomadaire.
- L'Espace Culturel - SMAC, Service Municipal d'Action Culturel, de nombreuses expositions et animations durant toute l'année, et sa fête : "les turbulences de l'Espace Culturel".
Enseignement [modifier]
Gien est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Gien. La commune possède deux écoles maternelles, sept écoles primaires, trois collèges (Saint-François-de-Salles, Ernest Bildstein, Jean Mermoz) et trois lycées :
- Bernard Palissy lycée d'enseignement général et technologique
- Saint-François-de-Salles lycée polyvalent
- un lycée professionnel du Giennois lycée d'enseignement professionnel[15].
Cadre de vie [modifier]
Gien possède le label Ville fleurie, deux fleurs lui a été attribuée par le conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[16].
La commune est située dans la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[17].
Jumelage [modifier]
Malmesbury (Angleterre) depuis 2000 ;
Soa (Cameroun) depuis 2005 ;
Redondo (Portugal) depuis 2007 ;
Niebüll (Allemagne)depuis 2007.
Sports [modifier]
- Rugby Club Gien-Briare, club de rugby se situant à Gien et évoluant depuis 2013 en 2/3 eme série. Le club a fêté ses 40 ans en 2009. Il a gagné un bouclier de finales de quatrième série en 2010-2011 et en 2012-2013.
- Handball : le HBC Gien Loiret évolue en nationale 1.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Gentilés des communes du Loiret, sur www.habitants.fr. Consulté le 8 septembre 2010
- Le Loiret, Dictionnaire historique et biographique - Maurice Pignard-Péguet - 1917 - p. 375 et suiv.
- Bernard Gineste, « Gien », in Onomastica 01, 2009.
- Erreur de référence : Balise
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<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméessodign.C3.A9-43-44. - Site de la ville de Gien. D'après Robert Louis, adoptées par le conseil municipal dans sa séance du 28 mai 1962. Consultation : décembre 2008.
- Le blasonnement de la ville de Gien sur Gaso.fr. Consultation : mars 2008.
- Blasonnement de la ville de Gien d'après Malte-Brun, La France illustrée.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- François, Marie, Auguste Augère, base Léonore, ministère français de la Culture
- Église paroissiale Sainte-Jeanne d'Arc, base Mérimée, ministère français de la Culture consultée le 27 septembre 2012
- Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 2, Paris, Bourloton, 1889, 640 p. [lire en ligne (page consultée le 5 février 2013)], p. 376
- liste des écoles de la circonscription de Gien, sur www.ac-orleans-tours.fr. Consulté le 9 mars 2010 ; liste des collèges du Loiret, sur www.ac-orleans-tours.fr. Consulté le 9 mars 2010 ; liste des lycées du Loiret, sur www.ac-orleans-tours.fr. Consulté le 9 mars 2010
- Gien au palmarès des villes et villages fleuris. Consultation : mars 2011.
- Natura 2000 : Fiche du site FR2410017 vallée de la Loire du Loiret, sur natura2000.environnement.gouv.fr, Ministère de l'écologie et du développement durable. Consulté le 8 juin 2010
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes du Loiret
- Liste des communes traversées par la Loire
- Liste des villes et villages fleuris du Loiret
