České Budějovice

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České Budějovice
Blason de České Budějovice
Héraldique
Drapeau de České Budějovice
Drapeau
Place Přemysl Otakar
Place Přemysl Otakar
Administration
Pays Drapeau de la République tchèque République tchèque
Région Bohême du Sud
Maire Juraj Thoma
Indicatif téléphonique international +(420)
Démographie
Population 93 883 hab. (2011)
Densité 1 690 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 26″ N 14° 28′ 30″ E / 48.9739084, 14.475023548° 58′ 26″ Nord 14° 28′ 30″ Est / 48.9739084, 14.4750235  
Altitude 381 m
Superficie 5 556 ha = 55,56 km2
Localisation

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České Budějovice
Liens
Site web www.c-budejovice.cz

České Budějovice [tʃɛskɛ budjɛjovitsɛ], Böhmisch Budweis en allemand (Budweis de Bohême), est une ville de Tchéquie, métropole de la Bohême du sud. Elle fut fondée en 1265 par le roi Přemysl Otakar II. Centre industriel sur la Vltava, la ville compte 98 876 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de České Budějovice commence son développement au XIIIe siècle au confluent des rivières Vltava et Malse. Elle est formellement fondée en 1265 par Hirzo, un chevalier vassal de Přemysl Otakar qui songe à étayer son influence sur la marche sud de son royaume et vise à contrer l'influence des puissants seigneurs de Rosemberg (Rožmberk).

Dès 1277, la ville soutient son premier siège de la part des puissants Rožmberk. À la surprise générale, la ville dont les murailles ne sont pas encore achevées résiste et sort victorieuse. En 1308, c'est au tour d'Albert de Habsbourg d'être repoussé aux pieds des murs de Budějovice.

Durant les guerres hussites, la ville se range aux côtés des Rosemberg pour soutenir le combat de l'empereur Sigismond contre l'hérésie tchèque ce qui fait que le commerce de la ville se réoriente vers l'Autriche au sud ainsi que ses allégeances politiques : en 1468, elle reconnait comme son suzerain Mathias Corvin.

Mairie et fontaine de Samson

Pendant la Renaissance, la ville connait un développement sans précédent (en raison de la présence de mines d’argent, du commerce du sel, du drap, de poissons et des bénéfices du brassage de la bière). Mais au XVIIe siècle, elle affronte à nouveau des temps moins cléments avec les débuts de la guerre de Trente Ans. En 1611, elle sert de base aux Pasovecs, lors de la fronde parlementaire tchèque, puis prend fait et cause pour les Habsbourg ce qui lui vaut d'être assiégée par Heinrich Matthias von Thurn qui n’arrive cependant pas à la conquérir. En 1618, ce sont les armées impériales de Charles-Bonaventure de Buquoy qui entrent dans la ville mais sont repoussées par l’armée parlementaire tchèque. Affaiblis par ces luttes, les habitants de la ville succombent en masse durant l’hiver 1618-1619 à une épidémie de peste. Au printemps 1619, Buquoy défait les armées parlementaires tchèques lors de la bataille de Záblatí ce qui a pour effet de stabiliser la situation en Bohême du Sud. La ville profite de la situation pour convaincre Buquoy d’attaquer Rudolfov, sa vieille rivale et concurrente qui avait par ailleurs soutenu les protestants. Ce n’est pas un but prioritaire pour le maréchal impérial mais une solde versée en or le convainc et la ville de Rudolfov est rasée. Le reste de la guerre de Trente Ans épargne la ville et même lui est bénéfique puisque certaines administrations impériales y sont transférées depuis Prague, en particulier la garde des très symboliques joyaux de la Couronne tchèque.

Au XVIIIe siècle, Budweis est au centre des combats de la première (17401742) et deuxième (17441745) guerres de Succession d'Autriche. Elle est successivement occupée par Charles-Albert de Saxe, par les armées autrichiennes, puis françaises et enfin prussiennes.

Construite entre 1825 et 1832, la seconde voie ferrée du continent européen relie la ville à Linz au moyen d’un chemin de fer hippomobile.

Jusqu'en 1918, la ville faisait partie de la monarchie autrichienne (empire d'Autriche), puis Autriche-Hongrie (Cisleithanie après le compromis de 1867), district de BUDWEIS, un des 94 Bezirkshauptmannschaften en Bohême[1].

Au début du XXe siècle, elle bénéficie du transfert des administrations régionales depuis Písek et Tábor et la ville de 9 000 habitants devient un centre régional d’importance en particulier grâce au chemin de fer. Avec la déclaration de la République Tchécoslovaque faisant suite au traité de Saint-Germain-en-Laye, la ville perd son nom allemand (Budweis) et acquiert son appellation tchèque actuelle. Elle est à nouveau débaptisée avec l’occupation par la Wehrmacht (le 15 mars 1939) et l’instauration du protectorat qui dissout le conseil municipal (tchèque) pour y nommer des Allemands. En mars 1945, la ville subit deux bombardements alliés qui causent des destructions massives et des pertes civiles. En mai de la même année, les troupes allemandes quittent la ville sans combattre et la laissent aux mains des troupes russes. À cause des décrets Beneš, la ville perd 7 500 habitants allemands soit 16 % de sa population.

En 1962 une mine d'uranium non loin de cette ville cause la la mort de 80 % du bétail par leucémies et difformités.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est le siège d'une importante brasserie, Budweiser qui exporte dans le monde entier et tient tête au géant américain de l'agro-alimentaire, Anheuser-Busch dans ce qui est le plus ancien conflit commercial encore irrésolu à ce jour.

L'Université de Bohême du Sud y a été fondée en 1991. Elle abrite une faculté d'agronomie, de biologie, d'économie et de pédagogie. La ville est dotée, depuis 2004, d’une Alliance française, l’Alliance Française de Bohême du Sud – České Budějovice.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Place Přemysl Otakar et beffroi de la ville

La vieille ville, avec son plan quadrillé autour d'une place centrale, typique des bastides moyenâgeuses, a conservé des monuments médiévaux, renaissance et baroque. On mentionnera :

  • la place Přemysl Otakar II nommée en l'honneur du fondateur de la ville
  • l'hôtel de ville, ses fresques et ses gargouilles de bronze
  • le beffroi "Černá věž" ou "Tour noire"
  • la fontaine de Sanson de style baroque
  • la gare datant de la belle époque dans le Sezessionsstil autrichien
  • le musée de Bohême du Sud
  • le musée Koněspřežky retraçant la construction de la ligne de chemin de fer Budweis-Linz

Dans les environs, on visitera à Trotnov les ruines du château du héros national tchèque Jan Žižka, le château néo-gothique des princes Schwarzenberg à Hluboká nad Vltavou, la splendide église du village de Hosin et, un peu plus éloignée mais valant le détour, la petite ville de Český Krumlov, classée au patrimoine mondial par l'Unesco.

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Die postalischen Abstempelungen auf den österreichischen Postwertzeichen-Ausgaben 1867, 1883 und 1890, Wilhelm KLEIN, 1967

Liens[modifier | modifier le code]