Brice Lalonde

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Brice Lalonde
Brice Lalonde, en 2009.
Brice Lalonde, en 2009.
Fonctions
Coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20)
Ambassadeur des négociations internationales sur le climat
Successeur Serge Lepeltier
Maire de Saint-Briac-sur-Mer
Élection
Réélection
Prédécesseur Michel Le Bras
Successeur Auguste Senghor
Ministre de l'Environnement
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Prédécesseur Lui-même
Successeur Ségolène Royal
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Environnement et de la Prévention des risques technologiques et naturels majeurs
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard
Prédécesseur Lui-même
Successeur Lui-même
Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l'Environnement et de la Prévention des risques technologiques et naturels majeurs
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard
Prédécesseur Lui-même
Successeur Lui-même
Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l'Environnement
Président François Mitterrand
Gouvernement Michel Rocard
Prédécesseur Alain Carignon
Successeur Lui-même
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine
Nationalité Française

Brice Lalonde est un homme politique et militant écologiste français né le à Neuilly-sur-Seine en Hauts-de-Seine. Il est sous-secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20), après des fonctions d'Ambassadeur chargé des négociations internationales sur le changement climatique pour la France de 2007 à 2011. Il fut secrétaire d'État puis ministre de l'Environnement de 1988 à 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents, Alain-Gauthier Lévy, Français d'origine juive alsacienne, et Fiona Forbes, une Américaine, ont changé leur nom en Lalonde en 1950. Ils s'étaient rencontrés à Londres pendant la guerre.

Brice Lalonde nait dans un milieu aisé et sera élevé par son père à Paris[1], un industriel du textile ; sa mère appartient à la famille Forbes, une riche et ancienne famille bostonienne d'origine écossaise. Elle est la tante de John Kerry, sénateur démocrate du Massachusetts, actuel Secrétaire d'État, candidat à l'élection présidentielle américaine de 2004. La famille Forbes possède un manoir à Saint-Briac-sur-Mer, dont Brice Lalonde a été maire de 1995 à 2008. Il milite longtemps au PSU, et à l'UNEF à partir de 1963, syndicat étudiant dont il préside l'antenne de la Sorbonne en 1968[1].

Son engagement pour l'écologie date selon lui du premier pas sur la Lune, en 1969. Il rejoint alors l'association Les Amis de la Terre dont la section française a été fondée par Alain Hervé, avec qui il organise la première manifestation à vélo le 22 avril 1972, suivie de manifestations, contre le projet des voies sur berges à Paris[1]. Il préside ensuite cette association et est directeur de campagne du candidat écologiste à l'élection présidentielle française de 1974, René Dumont. En novembre 1976, il est candidat à une élection législative partielle dans le 5e arrondissement de Paris où il remporte 6,52 % des voix[réf. nécessaire]. En 1977, il est porte-parole des listes Paris Écologie lors des élections municipales. Par deux fois en 1973 et 1981, il traverse le Pacifique en voilier pour lutter contre les essais nucléaires de Mururoa.

Il se porte lui-même candidat à l'élection présidentielle française de 1981 comme candidat des écologistes après avoir battu lors des primaires Philippe Lebreton, candidat du Mouvement d'écologie politique (MEP), parti qu'il avait refusé de rejoindre à sa fondation. Il obtient 3,87 % des suffrages mais n'appelle pas à voter pour François Mitterrand au second tour[1]. Porte-parole des Amis de la Terre en 1982[2], il est candidat aux élections municipales à Paris en 1983. L'année suivante, il est en 3e position sur la liste Entente radicale écologiste pour les États-Unis d'Europe avec François Doubin (MRG) et Olivier Stirn (UCR), liste qui n'a pas d'élus mais contribue à empêcher les Verts de passer la barre des 5 %. Opposé à la création d'un parti écologiste, il s'éloigne de la scène politique[1].

En 1987, il devient directeur du bureau de Paris de l'Institut pour une politique européenne de l'environnement (IPEE), think tank soutenu par la Fondation Européenne de la Culture (de droit néerlandais).

En mai 1988, Michel Rocard l'appelle au gouvernement, et Édith Cresson le reconduit dans ses fonctions. Chargé de l'environnement jusqu'en avril 1992, il est successivement secrétaire d'État à l'Environnement, puis ministre délégué à l'Environnement et aux risques naturels et technologiques majeurs (octobre 1990) et enfin ministre de l'Environnement (mai 1991). À ce poste, il impose notamment le pot catalytique aux constructeurs automobiles[1].

En 1990, il fonde Génération écologie, à l'initiative de François Mitterrand comme le raconte Noël Mamère, pour casser un possible succès des Verts aux régionales de 1992, à la suite de leurs bons résultats de 1989[réf. nécessaire]. Mais, à sa tête, il peine à gérer convenablement son parti[1]. Il amorce à partir de 1993, face à la victoire de la droite aux élections législatives et à l'échec de l'entente écologiste entre Génération Écologie et Les Verts, une réorientation de son parti vers la droite. Voisin d’Alain Madelin, il associe son parti à Démocratie libérale et est élu en mars 1998 sur la liste d'union UDF-RPR-GE de Marie-Thérèse Boisseau dans le département d'Ille-et-Vilaine. Ce qui est considéré comme un basculement à droite entraîne de nombreux départs, dont celui de Noël Mamère et amorce sa chute politique[3]. Il est élu au Conseil régional de Bretagne en 1997. Il est maire de Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine) de 1995 à 2008. Ne parvenant pas à récolter suffisamment de parrainages pour les présidentielles de 1995 et de 2002, il prend position en faveur de Jacques Chirac en 1995 (dont il critique néanmoins le choix de reprendre des essais nucléaires) et décide de se retirer de la vie politique en 2002 en quittant la présidence de Génération écologie[3]. Il devient alors consultant et se consacre à des projets de développement en Afrique.

Il s’est rendu avec Alain Madelin en Afghanistan soutenir le combat d'Ahmad Shah Massoud contres les talibans - il y a au total effectué six séjours.

En février 2007, il préside à l'OCDE une table ronde sur le développement durable[4], produisant en particulier un rapport sur les agrocarburants. Puis, lors du conseil des ministres du , il est nommé ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique, sur proposition de son ancien camarade de Génération écologie, Jean-Louis Borloo[1]. Le 2 décembre 2010[5], il est nommé par le Secretaire général des Nations unies Ban Ki-moon coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20).

Le 15 février 2013, le Pacte mondial de l’ONU le nomme au rôle honoraire de Conseiller spécial pour le développement durable[6].

Détail des fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l'Environnement du gouvernement Michel Rocard (1) (du 13 mai au 28 juin 1988)
  • Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l'Environnement du gouvernement Michel Rocard (2) (du 28 juin 1988 au 29 mars 1989)
  • Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de l'Environnement et de la Prévention des risques technologiques et naturels majeurs du gouvernement Michel Rocard (2) (du 29 mars 1989 au 2 octobre 1990)
  • Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'Environnement et de la Prévention des risques technologiques et naturels majeurs du gouvernement Michel Rocard (2) (du 2 octobre 1990 au 16 mai 1991)
  • Ministre de l'Environnement du gouvernement Édith Cresson (du 16 mai 1991 au 4 avril 1992)
  • Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique du au .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Hervé Kempf, Brice Lalonde, le dandy de l'écologie, Le Monde, 10 décembre 2007
  2. Le Quotidien de Paris, Jean-Pierre Thiollet, 20 octobre 1982 http://discours.vie-publique.fr/notices/823156100.html
  3. a et b L’homme du jour Brice Lalonde, L'Humanité, 2 septembre 2002
  4. Grégory Blachier, Lalonde, la verte ouverture, leJDD.fr, 26 septembre 2007
  5. Nations unies, BAN KI-MOON NOMME BRICE LALONDE, DE LA FRANCE, ET ELIZABETH THOMPSON, DE LA BARBADE, COMME COORDONNATEURS EXÉCUTIFS DE LA CONFÉRENCE RIO+20, 2 décembre 2010, http://www.un.org/News/fr-press/docs/2010/SGA1270.doc.htm
  6. Brice Lalonde nommé conseiller spécial pour le développement durable, UNRIC.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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