Loches

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Loches
Façade des logis royaux du château de Loches.
Façade des logis royaux du château de Loches.
Blason de Loches
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Loches
Intercommunalité Loches Développement
Maire
Mandat
Marc Angenault
2014-2020
Code postal 37600
Code commune 37132
Démographie
Population
municipale
6 455 hab. (2011)
Densité 239 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 45″ N 0° 59′ 46″ E / 47.1291666667, 0.996111111111 ()47° 07′ 45″ Nord 0° 59′ 46″ Est / 47.1291666667, 0.996111111111 ()  
Altitude Min. 64 m – Max. 147 m
Superficie 27,06 km2
Localisation

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Loches est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en Région Centre.

Chef-lieu d'arrondissement et sous-préfecture d'Indre-et-Loire[1], cette petite ville de Touraine, située sur l'Indre forme une agglomération de dix mille habitants avec les communes de Beaulieu-lès-Loches, Ferrière-sur-Beaulieu et Perrusson.

Ses habitants sont appelés Lochois et Lochoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'urbanisation a commencé autour du château de Loches, ancienne place-forte puis résidence royale sur un promontoire naturel en rive gauche de l'Indre. Les limites de la ville sont d'abord marquées par une enceinte fortifiée, la Cité royale (occupée principalement par des résidences secondaires), ses murs édifiés au Moyen Âge présentent une seule issue : la Porte Royale. La première extension urbaine fut le bourg Saint-Ours, au nord-est de la Cité médiévale (correspondant à l'actuelle rue Saint-Ours) ; c'est là que se situait l'église paroissiale de la ville avant la Révolution française (dédiée à Ursus de Cahors[2]). Un enceinte extérieure, en partie démantelée, s'ajoute vers l'ouest à la Renaissance et forme le centre-ville contemporain ; elle comportait quatre portes, dont deux subsistent : la Porte Picois (qui fait partie de l'Hôtel de ville) et la Porte des Cordeliers[3] ; il ne reste que des vestiges de la Porte Poitevine[4], tandis que la porte Quintefol a disparu.

La ville s'est principalement étendue vers l'ouest au cours du xxe siècle. Le quartier populaire des Bas-Clos a été construit dans une vallée au cours des années 1960[5]. Des zones pavillonnaires s'étendent sur les hauteurs des Bas-Clos (Coteau du Roi, Montains). La zone des Bournais concentre les principales activités industrielles, des commerces (supermarchés et distribution spécialisée) et les principaux établissements scolaires. Le centre-ville est dédié aux commerces et au tourisme ; depuis les années 1990, il fait l'objet de rénovations et d'aménagements pour augmenter l'attractivité de la ville[6].

Si Perrusson est au sud en amont de Loches, Beaulieu-lès-Loches et Ferrière-sur-Beaulieu sont sur l'autre rive de l'Indre. La forêt domaniale de Loches (3 622 ha) s'étend sur d'autres communes de la rive droite de l'Indre, en aval entre Indre et Indrois. Les futaies aménagées depuis moins de deux cents ans privilégient chênes, hêtres, charmes et pins sylvestres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Loches est un petit bourg relais de la vallée de l'Indre sur le vieux chemin marchand d'Amboise à Poitiers qui a longtemps concurrencé la voie commerciale d'Aquitaine partant de Tours ou de Langeais. Très tôt, ce relais semble avoir été fortifié. Un important chemin saint Jacques emprunte cette voie commerciale au XIIe siècle. Loches devient une petite ville médiévale surmontée d'un des plus anciens donjons d'Europe, construit vers l'an mil par Foulques III Nerra à l'instar des donjons de Langeais et de Montbazon, autres villes de Touraine.

Le déclin de cette route du Sud révèle la voie de passage la plus antique qui emprunte simplement, par l'eau et la terre, la vallée de l'Indre.

Antiquité[modifier | modifier le code]

vestige de l'aqueduc de Contray

La bourgade primitive de Loches est citée par Grégoire de Tours sous le nom de Lucca ou vicus Loccae. Le site sous la dénomination érudite de castrum luceae est déjà occupé par les Romains qui ont placé la petite cité à la frontière de la province d'Aquitaine. Quelques traces de cette époque subsistent : on a retrouvé au lieu-dit Cornillé (Corniliacus ou villa de Cornelius) des pièces d'or de l'époque romaine ; l'aqueduc romain de Contray, dont des piliers sont encore debout, témoignent d'une exploitation agricole antique ; enfin le bénitier de la Collégiale saint Ours provient d'une colonne gallo-romaine dédiée aux dieux de l'Olympe.

La christianisation est marquée par l'établissement au Ve siècle, d'une église dédiée à sainte Marie-Madeleine, par saint Eustache, évêque de Tours. En 491, Ursus de Cahors connu sous le nom de saint Ours, implante un monastère dans la partie nord de l'actuelle cité médiévale et construit un moulin sur l'Indre pour les moines. À sa mort en 508, Senoch lui succède à la tête du monastère, il a donné son nom à un village voisin: Saint-Senoch.

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Dès l'époque mérovingienne, le toponyme se simplifie en Lochiae ou lociae, qui engendre la forme tardive Loches. La bourgade est un centre religieux qui bénéficie d'immunités régaliennes. Elle semble ainsi disposer très tôt d'un atelier monétaire.

En 742, les maires du palais, Carloman (fils de Charles Martel) et Pépin le Bref, qui devient roi des Francs de 751 à 768, livrent bataille contre Hunald, duc des Gascons et des Aquitains et s'emparent de Loches. En 840, Charles le Chauve nomme Alalande, un de ses lieutenants, gouverneur de Loches. Sa petite-fille Roscille se marie avec Foulque Ier d'Anjou, apportant notamment Loches en dot au comté d'Anjou (887).

Maison d'Anjou[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, les querelles incessantes qui opposent les comtes de Blois aux comtes d'Anjou, sont à l'origine de l'essor du château de Loches qui joue désormais un rôle prépondérant dans cette lutte de pouvoir. Le comte angevin Geoffroi Grisegonelle s'établit à Loches et fait reconstruire l'église collégiale de Saint-Ours. D'abord conçue dans un plan romano-byzantin, elle adopte des caractères romans au fil des deux siècles de construction.

Son fils Foulques Nerra fait construire un énorme dominium attestant sa puissance sous la forme d'une grande tour carrée. Ce donjon quadrangulaire toujours visible de nos jours. Loches faisait partie d'un dispositif militaire angevin de fortifications encerclant la ville de Tours, objet de ses convoitises. C'est son fils, Geoffroi II Martel, qui mène à terme la construction de cet imposant édifice.

En 1195, après la mort d'Henri II Plantagenêt, seigneur d'Anjou et roi d'Angleterre et profitant que Richard Cœur de Lion soit retenu prisonnier en Autriche depuis son retour des Croisades, Philippe Auguste intrigue avec Jean sans Terre, le frère de Richard Cœur de Lion et se fait donner Loches. Dès qu'il est libéré, l'impétueux Cœur de Lion accourt et reprend le château de Loches. Dix ans après, en 1205, Philippe Auguste prend sa revanche. Le siège dure un an. Loches est désormais une place-forte royale qui peut servir de prison et les rois capétiens qui la confie à Dreux de Mello, seigneur de la Touraine s'efforcent de la rendre inexpugnable.

Vue aérienne sud-ouest

Loches à la royauté française[modifier | modifier le code]

En 1249, la seigneurie de Loches passe définitivement au Domaine royal français après que Saint Louis l'achète avec celle de Châtillon-sur-Indre pour 600 livres. Jusqu'à la fin de l'ancien régime, les rois de France ont donné le titre de lieutenants du roi aux gouverneurs de la place forte de Loches, et notamment la dynastie des Baraudin, qui se sont succédé tout au long du XVIIIe siècle.

Les villes de Loches et de Beaulieu, séparées sur leurs rives respectives gauche et droite, par de nombreux bras de l'Indre formant une vaste zone humide, cultivent une féroce rivalité économique.

Fin mai 1429, après sa victoire à Orléans, Jeanne d'Arc vient rencontrer Charles VII pour le convaincre de se faire couronner : « Noble Dauphin, ne tenez pas davantage tous ces conseils, si nombreux et si longs, venez donc au plus vite à Reims prendre la couronne à laquelle vous avez droit. » [7]

Au XVe siècle, Agnès Sorel, favorite de Charles VII, habite souvent dans les châteaux aménagés de Loches et de Beaulieu de 1444 à 1449. Elle abandonne la cour de Chinon, où le Dauphin (futur Louis XI) lui a créé bien des difficultés. En effet, ce dernier ne supporte pas la relation d’Agnès avec son père le roi Charles VII. Il estime que sa mère est bafouée et a de plus en plus de mal à l'accepter. Un jour il laisse éclater sa rancœur et poursuit, l’épée à la main, l’infortunée Agnès dans les pièces de la maison royale. Agnès Sorel se réfugie à Loches et Charles VII, courroucé par tant d’impertinence, chasse son fils de la Cour et l’envoie gouverner le Dauphiné.

Après avoir servi de résidence royale, le château de Loches devient une prison d'État sous Louis XI. Le clergé séculier, du diocèse de Tours, fonde à Loches, un collège en 1576. Vers 1640, ce collège est repris par les Barnabites.

Période moderne[modifier | modifier le code]

La ville de Loches connaît son âge d'or au XVIe siècle, la Chancellerie finie en 1551 et l'hôtel de Ville bâti par les bourgeois de la ville avec l'accord de François Ier en témoignent. À cette époque de la Renaissance, Loches est « égale en dignité à Tours et à Chinon[8] ». Toutefois il faut attendre quelque temps avant la naissance d'une première vie communale. Charles IX émancipe les bourgeois et habitants de la tutelle directrice des chanoines de Loches et accorde à la ville un statut de municipalité désormais dirigée par un maire et trois échevins.

À la veille de la Révolution française, Loches est en déclin, en partie à cause du Pont royal de Tours qui a détourné le trafic vers Tours. La population chute en deçà de 4 000 habitants. En 1789, la prison royale de Loches ne compte plus que trois prisonniers. Le mouvement révolutionnaire est suivi par la bourgeoisie et le clergé local. En 1791, le chanoine Pothier fait brûler la sinistre cage de La Balue. L'année suivante, la commune élit son premier maire, le citoyen Picard-Ouvrard. Sous la Convention, la prison lochoise, considérée comme la plus sûre du département d'Indre-et-Loire, connaît un regain d'activité : on doit réquisitionner le Logis royal et les maisons des chanoines, en plus des cachots du donjon, pour loger tous les détenus.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Sous le Consulat, Chinon et Loches sont désignées sous-préfectures du département d'Indre-et-Loire, préservant ainsi une certaine autonomie administrative et culturelle face à la ville de Tours.

Sous la Restauration puis la Monarchie de Juillet, les routes sont refaites et rectifiées. Loches ville bâtie en amphithéâtre sous les restes d'un ancien château n'est plus qu'à 41 km de Tours. Elle possède un tribunal de première instance et un collège. Papeteries et tanneries sont actives au milieu du siècle lorsque le chef-lieu d'arrondissement obtient une station de chemin de fer sur la ligne de Tours à Montluçon.

Le Lochois est un pays longtemps caractérisé par une forte paysannerie, fière de ses traditions de Touraine qui furent parmi les mieux et les plus longtemps préservées. Loches est d'abord une ville de marché, notamment chaque premier mercredi du mois quand affluent autour de la place du Marché au Blé les foules des contrées rurales environnantes. On y vend selon les saisons bétail et grains, vins et bois, laines, toiles et grosses draperies, légumes et fruits, mais aussi gibier, cèpes et giroles de la forêt.

Le textile, sous forme de filature de laine, linges et broderies de Touraine cède en chiffre d'affaires la place à des activités de constructions mécaniques et de services agricoles ou forestières, en particulier minoteries, scieries, commerce de grains, de bois et de vins, articles de chasse.

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Située à proximité de la ligne de démarcation instaurée par l'occupation allemande, entre juillet 1940 et novembre 1942, et devenue l'un des passages obligés entre la zone occupée et la zone libre, Loches au milieu d'une campagne nourricière voit le nombre de ses habitants dépasser les dix mille[9].

La rafle de Loches le 27 juillet 1944 la Gestapo aidée par la milice de Tours boucle la ville, plus de deux cent personnes seront arrêtées et questionnées une partie de la journée dans les locaux de l'école des filles Alfred de Vigny. 58 hommes et 6 femmes seront dirigés vers la prison de Tours, puis vers les camps de déportation. 48 personnes ne reviendront pas des camps. Outre les civils, gendarmes et policiers furent également arrêtés, ainsi que le sous préfet. En 1980 une des victimes revenue de déportation témoigne : « je croyais que les gendarmes avaient été tués car ils étaient immobiles, allongés la face contre terre. Je suis séparée de mon mari et placée face au mur les bras en l'air en compagnie de cinq autres femmes. Déjà plusieurs de mes camarades étaient couvertes de sang pour avoir été battues par des miliciens. De 9 h à 15 h nous sommes obligées de garder les bras en l'air, sous le soleil ardent et sans manger »[10]. Dans la cour de l'établissement scolaire une plaque rappelle les faits de cette triste journée, c'est un des lieux de mémoire et de recueillement lors de la journée nationale de la déportation.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Recensée comme Ville d'Art et d'Histoire, Ville fleurie et parmi les Plus beaux détours de France (label créé pour le maire de Loches), elle est aujourd'hui très populaire chez les Britanniques qui s'installent nombreux dans cette partie de la Touraine, renouant par là avec leurs ancêtres Plantagenêt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir armorial des communes d'Indre-et-Loire.
Blason de Loches

Les armes de Loches se blasonnent ainsi :

De sinople à six loches d'argent posées en fasce ordonnées 3-2-1, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[11].

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

Le blason de la ville n'apparaît qu'au XVe siècle et les loches (poissons) qui y figurent ne sont qu'un « jeu de mot » pour faire référence au nom de la ville (ce n'est pas parce qu'il y a des poissons sur le blason que la ville s'appelle Loches mais c'est parce que la ville s'appelle Loches qu'on a mis des poissons sur le blason). Des érudits ont proposé un hypothétique étymon celtique louch, signifiant « étendue d'eau » ou « marais », basée sur un rapprochement avec le loch écossais.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville est en partie orientée vers le tourisme, cela se voit notamment par la construction de la résidence Pierre & Vacances des Cordeliers (sur le site de l'ancienne minoterie), et de grands travaux dans le centre ville menés par la municipalité. La zone industrielle de Vauzelles concentre quelques industries, travaillant pour la plupart dans l'électronique de puissance et la mécanique de précision. Dans le passé, la principale industrie était la culture en cave des champignons de Paris, qui employait 600 personnes à son apogée. Ces différentes entreprises se sont délocalisées en 1994. La communauté de communes s'efforce d'attirer des entreprises à Loches, quelques-unes sont venues s'installer au lieu-dit Corbery dans l'ancienne conserverie à champignons.

Loches, plus grande ville du Sud-Est du département d'Indre-et-Loire est un pôle attracteur qui possède le seul hypermarché et le seul lycée du sud Touraine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1978 1983 Dr Yves Le Garrec PS Conseiller général
1983 1989 Jean-Paul Diacre RPR Conseiller général
1989 1995 Christiane Mora PS Députée (1981-1993)
1995 2014 Jean-Jacques Descamps UDF puis UMP Député (1986-1988, 1993-1997, 2002-2007)
2014 en cours Marc Angenault UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

  • Réseau routier

Loches est desservie par la D 943[12] qui relie à Tours (42 km) à Châteauroux (60 km). La D 943 contourne la ville à l'ouest par une rocade, qui est reliée aux routes départementales D 31 (direction Descartes) et D 760 (direction Chinon). Paris se trouve à 270 km.


  • Desserte ferroviaire - Réseau TER (Trains et Autocars)

La gare de Loches est le terminus d'une ligne TER Centre non électrifiée la reliant à Tours. Une liaison routière SNCF entre cette dernière et Châteauroux dessert également Loches. La commune est desservie par la ligne Ter Centre : Châteauroux ↔ Tours.


  • Réseau départemental Touraine Fil Vert (Autocars)

Géré par le conseil général d'Indre-et-Loire et exploité par Connex Ligeria (Transdev), le réseau Touraine Fil Vert[13] permet de relier Loches a de multiples communes.

  • (BUS) Touraine Fil Vert LMC→ RILLY SUR VIENNE, STE MAURE DE TOURAINE et AMBOISE (ligne LMC)


2 lignes à la demande Fil Vert sont également proposées : une relation MONTRESOR - LOCHES et une seconde relation entre les communes de Abilly, la Celle Guénand, Descartes, St Flovier, Loches, Grand Pressigny, Preuilly sur Claise, Descartes et Loches.

  • Navette centre-ville (Bus)

Des navettes les mercredis et samedis matins, reliant le centre ville sont disponibles en provenance des Secteurs OUEST, NORD et EST de la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombeau d'Agnès Sorel à Loches

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Révolution et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Donjon (47° 07′ 37″ N 0° 59′ 54″ E / 47.12694, 0.99833 ()) : Donjon roman, remarquable par ses dimensions (36 mètres de hauteur) et par son excellent état de conservation, il est le dernier des donjons érigés par Foulques Nerra, Comte d’Anjou, autour de l’an Mil (1013-1035)[14]. Parfait exemple de l’architecture militaire réalisée en Occident, la forteresse, du XIe siècle, est transformée en prison royale au XVe siècle par Louis XI qui y avait résidé entre sa 3e et sa 10e année[15]. Elle abrite les cachots de Philippe de Commynes (reconstitution de la cage de bois bardée de fer), du Cardinal Balue et du Duc de Milan Ludovic Sforza, qui exécuta des peintures murales pendant sa détention. En 1801, Bonaparte transforme la prison royale en prison départementale. En 1926, le donjon a enfin cessé d'être une prison. Le donjon est flanqué d'une autre tour nommée Tour Louis XI, édifiée pendant la Renaissance avec une vocation purement militaire, elle était conçue pour permettre le tir au canon du haut de sa terrasse.
Logis Royal
Le Logis Royal : Bâti sur la pointe de l’éperon rocheux dominant la vallée de l’Indre, le Logis royal est l’une des résidences favorites des Valois pendant la Guerre de Cent Ans. Charles VII érige un premier corps de logis inspiré de l’architecture militaire, à la fin du XIVe siècle. Ses successeurs le prolongent d’un deuxième bâtiment dont la façade reçoit un décor de style gothique flamboyant. Trois femmes illustres ont marqué l’histoire du Logis Royal : Jeanne d’Arc, Agnès Sorel, favorite de Charles VII et Anne de Bretagne.
La Porte Royale : Seule issue permettant l’accès à la Citadelle. Cette porte date des XIIe et XIIIe siècles et a été complétée au XVe siècle par un corps de bâtiment central et une terrasse à canons. De la Porte Royale, on peut entrer dans la Cité Royale pour la visite du Donjon, du Logis Royal, de la Collégiale Saint-Ours et de la Maison Lansyer, ou bien faire le tour des remparts par le boulevard Philippe Auguste. On peut accéder au sommet de la Porte Royale par le jardin de la Maison Lansyer, d’où la vue sur la ville est imprenable.
Collégiale St-Ours
  • Collégiale Saint-Ours : Splendeur romane et gothique édifiée aux XIe et XIIe siècles, dont le style mixte est dû à une longue construction sur deux périodes différentes. Elle présente aussi deux étranges pyramides creuses à huit faces, les "dubes", élevées vers 1165. elle abrite aussi le tombeau de marbre d'Agnès Sorel
  • La Maison Lansyer : Ancien domicile du peintre Emmanuel Lansyer qui expose des objets lui ayant appartenu et d'autres objets relatifs à l'histoire de Loches.
  • La Chancellerie (bâtiment Renaissance ouvert au public qui abrite une exposition sur l'histoire de la ville de Loches, Ville d'Art et d'Histoire et des expositions temporaires) et La Maison du Centaure (habitation voisine dont la façade est ornée d'un relief représentant Hercule et un Centaure)
Tour Saint-Antoine
  • La Tour St-Antoine : Ancien clocher de la chapelle Saint-Antoine, maintenant disparue (bien que classée monument historique en 1846)[17], elle fait aussi office de beffroi de la ville. Elle culmine à 52 mètres et offre une bonne vue des environs de Loches. Construite entre 1529 et 1575, elle est le seul beffroi Renaissance de Touraine. Elle n'est ouverte au public qu'à l'occasion des Journées du Patrimoine
  • La Porte des Cordeliers : Ouverte au XVe siècle dans la troisième ceinture de remparts de la ville, la Porte des Cordeliers était munie de deux ponts-levis franchissant le bief de l'Indre. Elle laissait entrer les voyageurs venus par la route d’Espagne. Son nom lui vient de la proximité du couvent des Cordeliers (Franciscains).
  • Carrière de Vignemont : Ancienne carrière souterraine detuffeau, ancienne champignonnière ouverte à la visite. Présentation et explication des méthodes d'extraction et de construction d'autrefois. Reconstitution d'un souterrain-refuge. Collection de sculptures sonores de Will Menter.
  • La statue de bronze d'Alfred de Vigny, réalisée en 1909 par François Sicard, se trouve sur la Place de la Marne, elle était auparavant située place de Verdun[18].
  • L'Église paroissiale Saint-Antoine, construite en 1812, a été rénovée en 2011. Sur le flanc, un espace d'exposition a été aménagé pour les Caravage de Philippe de Béthune. Un calvaire est exposé devant l'église, cette croix se trouvait dans le cimetière du couvent des Ursulines, qui occupait autrefois la Place de Verdun.
  • Le Palais de Justice a été édifié en 1866. Il abritait un tribunal d'instance, jusqu'à sa fusion avec le tribunal d'instance de Tours en 2010[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Wermelskirchen (Drapeau de l'Allemagne Allemagne) depuis 1974
  • Il existe une "alliance" avec Saint Andrews(Écosse Écosse). Il ne s'agit pas d'un jumelage mais d'une "nouvelle alliance" qui se traduit par des échanges culturels, sportifs et touristiques.
  • En juin 2011, un accord a été signé avec la ville de Souzdal (Drapeau de la Russie Russie) prévoyant des echanges avec cette ville touristique de la banlieue de Moscou.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 455 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 800 4 342 4 304 4 558 4 774 4 753 4 581 5 058 5 191
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 156 5 267 5 154 4 964 5 085 5 096 5 141 5 132 5 182
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 161 5 115 5 346 4 652 4 754 4 761 4 944 5 515 5 525
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 902 6 359 6 738 6 772 6 544 6 328 6 370 6 375 6 507
2011 - - - - - - - -
6 455 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Garnison[modifier | modifier le code]

De 1940 à 1942, le 32e régiment d’infanterie, régiment de Touraine, est cantonné à Loches[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/les_prefectures/votre_prefecture/037
  2. Loches et la Touraine du Sud, Bernard Briais, page 88, CLD
  3. Base Mérimée : Porte des Cordeliers
  4. Base Mérimée : Vestiges de la porte Poitevine et la tour d'enceinte, ou Maillet
  5. L'Avenue des Bas-Clos fut ouverte eu 1969, cf Jean-Marie Couderc, Dictionnaire des communes de Touraine, page 486, CLD
  6. Saskia Cousin, La politique touristique contre les habitants ? Le cas de Loches en Touraine, in Les constructions locales du politique, Presses universitaires François-Rabelais, 2008
  7. Joseph Fabre, Jeanne d'Arc
  8. B. Chevalier, professeur à l'université de Tours, Loches au XVIe siècle.
  9. Il s'agit d'estimation réalisée sur la fin de l'année 1941 à début 1942. Loches est aussi un lieu de passage des clandestins et de tous les trafics possibles. On consultera sur ce dernier point : Éric Alary, La ligne de démarcation, Collection tempus, Perrin, 2010, 556 pages.
  10. Bernard Briais, Une ville de province dans la guerre : Loches en Touraine 1939-1945, Alan Sutton Eds, juin 2001 128 pages
  11. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  12. Ancienne Route nationale 143
  13. http://www.tourainefilvert.com/
  14. Christian Dormoy, L'expertise dendrochronologique du donjon de Loches : des données fondamentales pour sa datation, Archéologie médiévale, XXVII, 1997, p. 73-91.
  15. Paul Murray Kendall, Louis XI, Fayard, 1974
  16. jardins médiévaux, Mic Chamblas-Ploton, la maison rustique, flammarion, ISBN 2-7066-1749-7
  17. Jean-Marie Couderc, Dictionnaire des communes de Touraine, page 486, CLD
  18. Jean-Marie Couderc, Dictionnaire des communes de Touraine, CLD
  19. Ministère de la Justice, juridictions en Indre-et-Loire
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  22. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN 2-7171-0838-6, p. 41

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