Marcel Haegelen

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Marcel Émile Haegelen
Marcel Haegelen en 1932
Marcel Haegelen en 1932

Naissance 13 septembre 1896
Belfort
Décès 24 mai 1950 (à 53 ans)
hôpital du Val-de-Grâce
Origine Drapeau de la France France
Grade Colonel
Années de service 1914 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur (Grand Officier),
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945
Autres fonctions pilote d'essai et résistant

Marcel Émile Haegelen[1] (1896-1950) est un as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, et un pilote d'essai réputé pour ses performances aériennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

As de la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Né le 13 septembre 1896 à Belfort, ce fils d'un militaire de carrière (capitaine de l'armée de terre) s'engage le 15 septembre 1914 au 27e régiment d'infanterie. Sa conduite au Front lui vaut le grade de caporal et trois citations.

Passé dans l'aviation en juillet 1915, il suit une formation à Dijon, puis à Avord. Le 10 janvier 1916, il reçoit son brevet de pilote militaire. Affecté dans un premier temps à l'Escadrille F8. Promu au grade de sergent en juin, il vole sur Nieuport au sein de l'Escadrille N3. Le 27 mai 1917, il remporte sa première victoire aérienne homologuée, au-dessus de Nauroy. Le lendemain, il récidive en abattant un avion ennemi au-dessus de Chenay. Transféré à l'Escadrille SPA100, il pilote désormais un Spad XIII. Haegelen devra attendre le mois de mars 1918 pour connaitre à nouveau la victoire. Le 23 mars, il remporte un doublé en abattant deux Albatros D.V en compagnie de deux autres as français, Jean Chaput et Auguste Lahoulle.

Le 6 juin 1918, il devient as à son tour en abattant un ballon d'observation ennemi, au-dessus de Le Charmel. Haegelen entame alors une série de dix-sept victoire en l'espace de quatre mois. En juin, il remporte trois nouvelles victoires. En juillet, quatre victoires supplémentaires dont deux sur des ballons d'observation. En août, il abat deux nouveau ballons et porte son nombre de victoire à quatorze. Le mois de septembre sera celui des records, il remporte six nouvelles victoires, dont un doublé le 15 septembre. Ce jour-là, il abat un premier ballon d'observation à 15h20 au-dessus de Chapelet-Chehery, puis un second à 17h55 au-dessus de Brieulles. Il remporte ses trois dernières victoires au mois d'octobre 1918.

À la fin de la guerre, le sous-lieutenant Haegelen totalise 23 victoires homologuées et trois probables, se classant ainsi au onzième rang des as français.

Pilote d'essai dans l'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Reconverti dans l'aviation civile, il fonde l’« Aéro-club de la Côte d’Or » en 1923 à Longvic, près de Dijon.

Engagé comme pilote formateur et pilote d'essai par la firme d'aviation Hanriot, il implante en 1928 l'école de pilotage de sa société à Bourges, où elle est directement à l'origine de l'ouverture de l'aéroport, puis de l'implantation d'une usine d'avions dont Haegelen devient le pilote d'essai.

Il remporte la Coupe Michelin en 1931 et en 1932 aux commandes d'un monoplace Lorraine Hanriot LH-41/2. Il s'adjuge, la seconde fois, le record mondial de vitesse sur 2 000 km sans charge à 263,9 km/h.

Seconde Guerre mondiale et Résistance[modifier | modifier le code]

Redevenu pilote de chasse au début de la Seconde Guerre mondiale, le lieutenant-colonel de réserve Marcel Haegelen, à bord d'un Curtiss H.75 Hawk, abat un appareil allemand le 14 juin 1940.

Entré dans la Résistance, il est arrêté en 1943 et incarcéré à Bourges à la prison du Bordiot, où sa captivité est adoucie par le Franciscain de Bourges[2].

Il décède le 24 mai 1950 à l'hôpital du Val-de-Grâce et est inhumé à Ris-Orangis.

Il était Grand officier de la Légion d'honneur, titulaire de la Médaille militaire et des Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945 et membre de la franc-maçonnerie.

Note[modifier | modifier le code]