Aubigny-sur-Nère
| Aubigny-sur-Nère | ||
Château des Stuarts et hôtel de ville |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Cher | |
| Arrondissement | Vierzon | |
| Canton | Aubigny-sur-Nère | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Sauldre et Sologne | |
| Maire Mandat |
Michel Autissier 2012-2014 |
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| Code postal | 18700 | |
| Code commune | 18015 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Albiniens | |
| Population municipale |
5 751 hab. (2007) | |
| Densité | 94 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 161 m – Max. 233 m | |
| Superficie | 61,5 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | aubigny.net | |
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Aubigny-sur-Nère est une commune française située dans le département du Cher et la région Centre. Elle prend place dans le Cher-Nord, dont elle est la principale localité, à la limite des régions naturelles de Sologne et du Pays-Fort, dans l'ancienne province de Berry.
Ses habitants sont appelés les Albiniens.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La rivière Nère traverse le territoire de la commune.
Communes limitrophes[modifier]
Histoire[modifier]
Il y a presque six siècles, Charles VII remit la ville d'Aubigny à Jean Stuart de Darnley (1423), le plus prestigieux des chefs de l'armée écossaise, qui lui permit d'établir une alliance à long terme durant la Guerre de Cent Ans au nom de l'Auld Alliance (traité d'aide mutuelle entre la France et l'Écosse conclu au XIIIe siècle)[1].
Bérault et Robert Stuart, compagnons d'armes du chevalier Bayard et contemporains de Léonard de Vinci, firent construire les châteaux d'Aubigny et de la Verrerie.
En 1512, un gigantesque incendie ruina la cité des Stuarts, surnom d'Aubigny. Robert la relève, il lui en coûtera trois forêts qui nous valent les belles maisons à pans de bois que l'on voit aujourd'hui[2].
Inspirés par les Stuarts et règlementés par Colbert, l'industrie et le commerce du drap firent la réputation des Albiniens.
Jacques Fouché (1753-1819) élu du département du Cher à l'assemblée législative et à la Convention, lors du procès de Louis XVI vota contre l'appel au peuple et pour la mort. Il fut pointé absent au vote sur le sursis. En 1803 il fut nommé juge de paix à Aubigny.
La ville fut chef-lieu de district de 1790 à 1800.
Louise de Kéroual, bretonne, Duchesse de Portsmouth, reçut de Louis XIV le Duché-Pairie d'Aubigny. Elle embellit les châteaux des Stuarts et a légué de magnifiques jardins inspirés d'Le Nôtre.
Héraldique[modifier]
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Les armes d'Aubigny-sur-Nère se blasonnent ainsi : De gueules, aux fermaillets d'or[3]. |
Administration[modifier]
Aubigny-sur-Nère a absorbé la commune d'Aubigny-Village en 1906.
Entre 1801 et 1926, la commune appartenait à l'arrondissement de Sancerre, entre 1926 et 1984 à l'arrondissement de Bourges, elle appartient depuis 1984 à l'arrondissement de Vierzon.
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 5 769 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Personnes liées à la commune[modifier]
- Jean Stuart de Darnley (vers 1381–1424).
- Bérault Stuart d'Aubigny (vers 1452-1508).
- Robert Stuart d'Aubigny (1470-1544).
- Louise Renée de Penancoët de Keroual (1649-1734).
- Jacques Foucher (1753-1819), député à l'Assemblée législative et à la Convention nationale, installé à Aubigny en 1774 et mort dans cette ville.
- Philippe-Frédéric Blandin (1798-1849), chirurgien, né à Aubigny.
- Théophile Moreux, dit l'abbé Moreux (1867-1954), inhumé au cimetière d'Aubigny.
- Pierre Rateau (1913-1956), Compagnon de la Libération, né à Aubigny.
- Pierre Paoli (1921-1946), agent de la Gestapo, né à Aubigny.
- Roselyne Bachelot-Narquin (née en 1946), femme politique, fille de Jean Narquin qui fut chirurgien-dentiste à Aubigny.
- Patrick Pélata (né en 1955), industriel, fils de Roger qui fut maire d'Aubigny de 1983 à 1989.
Patrimoine[modifier]
- Maisons à colombages de l'époque Renaissance qui ont la particularité d'avoir toutes été construites en une ou deux générations. Parmi ces maisons, la plus remarquable est celle dite de François 1er[7]. On peut aussi citer celle du Bailly[8], celle dite de Jeanne d'Arc[9], l'ancienne auberge dite Maison Saint-Jean[10] ;
- Vestiges des fortifications de la ville[11] , trois tours de garde sont visibles au nord de la commune ;
- Château des Stuarts (aujourd'hui hôtel de ville)[12],[13];
- Église Saint-Martin (principal édifice gothique du Haut-Berry, vitraux du XVIe siècle[14],[15] ;
- Cloître des Augustins (ancien hospice)[16];
- Mémorial Pierre Rateau, compagnon de la Libération ;
- Les Grands jardins.
Événements[modifier]
Aubigny a été écossaise pendant les 400 années de présence de la famille des Stuarts. Aussi depuis 1990, elle célèbre cette identité en organisant des fêtes franco-écossaises chaque année autour du 14 juillet. Au programme : spectacle historique son et lumière, marché médiéval, pipe-bands, défilé costumé. À noter que la première édition des fêtes a eu lieu en 1931 mais qu'elles ne sont annuelles que depuis 1990[17].
Économie[modifier]
- Mecachrome, installé dans la commune depuis 1962 : mécanique de précision pour l'aéronautique (Airbus) et développement, usinage et assemblage de moteurs de Formule 1 (Renault Sport). L'entreprise emploie environ 600 à 650 personnes[18] ;
- Wilo Intec (anciennement WSC et Moteurs Drouard) : étude et réalisation de pompes et ventilateurs, filiale du groupe allemand Wilo SE, équipementier pour l'industrie des chaudières de chauffage central. L'entreprise emploie environ 400 personnes[19]
- Sotomob : création et réalisation de meubles en aggloméré. Située avenue de l'hippodrome Antoine de Vogüé, l'entreprise emploie environ 40 personnes ;
- Butagaz : entreprise de remplissage de bouteilles de gaz située avenue Eugène Casella.
Enseignement[modifier]
La commune est située dans l'académie d'Orléans-Tours et possède les établissements suivant :
- École maternelle du Printemps ;
- École primaire des Grands Jardins ;
- École maternelle et primaire privée Sainte Solange ;
- Collège Gérard Philipe.
Culture[modifier]
- Musée Marguerite Audoux, écrivain, Prix Femina 1910 avec Marie-Claire ;
- Exposition permanente : mémorial de la vieille alliance franco-écossaise «Auld Alliance» ;
- Salle d'honneur Pierre Rateau ;
- Maison François 1er : maison des métiers d'arts de la table et de la gastronomie ;
- Maison Victorine : exposition sur le vieil Aubigny (la mémoire des albiniens) de mai à octobre
- Atomic cinéma.
Sport[modifier]
- Piscine des étangs
Jumelages[modifier]
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Cadre de vie[modifier]
La commune possède le label ville fleurie, quatre fleurs lui ont été attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[20].
Notes et références[modifier]
- Notes
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Références
- Ducs d'Aubigny
- Bérault Stuart d'Aubigny
- Malte-Brun. La France illustrée. 1882 ; Gaso
- « Michel Autissier est élu maire d'Aubigny », Le Berry, 9 novembre 2012.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no IA00010671, base Mérimée, ministère français de la Culture : Dossier sur la maison François Ier
- Notice no IA00010673, base Mérimée, ministère français de la Culture : Dossier sur la maison du Bailli
- Notice no PA00096638, base Mérimée, ministère français de la Culture : Maison dite de Jeanne d'Arc
- Notice no IA00010674, base Mérimée, ministère français de la Culture : Dossier sur la maison Saint-Jean
- Notice no IA00010644, base Mérimée, ministère français de la Culture : Dossier sur la fortification de l'agglomération
- Notice no PA00096633, base Mérimée, ministère français de la Culture : Château des Stuarts
- Notice no IA00010657, base Mérimée, ministère français de la Culture : Dossier sur le château des Stuarts
- Notice no PA00096634, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-Martin
- Notice no IA00010648, base Mérimée, ministère français de la Culture : Dossier sur l'église Saint-Martin
- Notice no IA00010650, base Mérimée, ministère français de la Culture : Dossier du couvent des Augustins
- La cité des Stuarts se met à l'heure écossaise, journal de la Sologne, automne 2006, no 135, p. 26-27.
- et (en) Site de Mécachrome
- WILO AG (de) et site Web de Wilo Intec
- Palmarès des villes et villages fleuris dans le Cher et Aubigny-sur-Nère sur le site des Villes et villages fleuris. Consultation : février 2009.
