Reykjavik

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Reykjavik
Reykjavíkurborg[1]
Blason de Reykjavik
Héraldique
Drapeau de Reykjavik
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Islande Islande
Région Höfuðborgarsvæðið
Circonscription Reykjavíkurkjördæmi suður et Reykjavíkurkjördæmi norður
Ville indépendante Reykjavik
Partis au pouvoir Alliance, Mouvement des verts et de gauche, Parti pirate, Avenir radieux
Maire
Mandat
Dagur B. Eggertsson
(2014-2018)
Code postal 101-113, 116, 121-125, 127-130, 132, 150, 155
Code municipal 0000
Démographie
Population 118 898 hab. (2011)
Densité 434 hab./km2
Géographie
Coordonnées 64° 08′ 17″ N 21° 55′ 43″ O / 64.1381714, -21.928710964° 08′ 17″ Nord 21° 55′ 43″ Ouest / 64.1381714, -21.9287109  
Altitude 0 m
Superficie 27 400 ha = 274 km2
Localisation
Situation de Reykjavik
Situation de Reykjavik

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Reykjavik

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Reykjavik
Liens
Site web http://www.reykjavik.is

Reykjavik ([ˈreiːcaˌviːk], en islandais, Reykjavík « baie des fumées ») est la capitale de l'Islande. Elle se situe à environ 250 km au sud du cercle polaire arctique, ce qui en fait la deuxième capitale la plus septentrionale du monde, après Nuuk. Elle s'étale entre deux fjords, dans une zone comptant de nombreuses sources chaudes, le long d'une baie (vik en islandais).

C'est la ville la plus peuplée du pays, avec environ 120 000 habitants. Si on y ajoute l'agglomération, elle regroupe pratiquement les deux tiers de la population de l'île, soit environ 200 000 habitants.

Son emplacement se situe à l'endroit même où s'installèrent en 874 les premiers colons conduits par Ingólfur Arnarson. Un groupement de 302 habitants ayant eu lieu en 1786 est à l'origine de la municipalité d'aujourd'hui.

C'est à Reykjavik que sont concentrés les activités politiques, industrielles, commerciales, et culturelles du pays.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Reykjavik est située sur la marge sud-ouest de l'Islande, dans la baie de Faxaflói. Le secteur côtier de Reykjavik se caractérise par la présence de nombreuses presqu'îles, criques, détroits et petites îles. La plus grande partie de la ville de Reykjavik gît sur la péninsule de Seltjarnarnes, entre deux fjords : le Kollafjörður au nord, et le Skerjafjorður au sud. Mais les faubourgs s'étendent au sud.

Topographie[modifier | modifier le code]

La ville est au niveau de la mer. La montagne la plus haute dans le voisinage de Reykjavik est le mont Esja, qui culmine à 914 mètres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Reykjavik est une ville dispersée ; la plus grande partie du secteur urbain se présente dans la forme de faubourgs de basse densité et les habitations sont généralement individuelles. Les quartiers résidentiels sont eux aussi espacés, séparés par les principales artères de la ville. Cette structure urbaine s'est créée spontanément, en raison des goûts des habitants actuels.

Panorama de Reykjavik depuis Örfirisey.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Elliðaá traverse la ville. Cet important cours d'eau n'est pas navigable.

Climat[modifier | modifier le code]

Reykjavik bénéficie d'un climat subpolaire océanique similaire à celui de la pointe sud du Groenland dans l'hémisphère nord ou à celui des îles Kerguelen et de la Terre de Feu dans l'hémisphère sud. Grâce aux eaux chaudes de la dérive nord atlantique, un courant chaud qui prolonge le Gulf Stream, Reykjavik a une température moyenne annuelle de 4,4 °C. La température moyenne en janvier est de -0,5 °C et en juillet de 10,6 °C. La température maximale absolue a été de 26,4 °C le 30 juillet 2008[2]. On y trouve des hivers doux malgré la latitude et des étés frais mais brefs. On passe de l'obscurité presque permanente de l'hiver à la lumière éternelle de l'été.

Relevé météorologique de Reykjavik - altitude : 61 m (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3 −2,1 −2 0,4 3,6 6,7 8,3 7,9 5 2,2 −1,3 −2,8 1,9
Température moyenne (°C) −0,5 0,4 0,5 2,9 6,3 9 10,6 10,3 7,4 4,4 1,1 −0,2 4,4
Température maximale moyenne (°C) 1,9 2,8 3,2 5,7 9,4 11,7 13,3 13 10,1 6,8 3,4 2,2 7
Précipitations (mm) 75,6 71,8 81,8 58,3 43,8 50 51,8 61,8 66,5 85,6 72,5 78,7 798,2
Source : Le climat à Reykjavik (en °C et mm, moyennes mensuelles,nbre jours pluie) climate-charts.com


Durant quelques semaines en hiver, la lumière du jour n'arrive que pour quatre heures et en début d'été les nuits n'existent pas.

Weather-clear.svg Heures de lumière du jour Nuvola apps kmoon.png[3]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Heure moyenne de l'aube 10:03 09:13 07:46 05:55 03:50 24 heures de lumière du jour 03:06 05:17 06:50 08:18 09:36
Heure moyenne du crépuscule 16:59 18:11 19:35 21:10 23:04 23:57 21:35 19:43 18:03 16:57
Panorama de Reykjavik vu depuis Perlan, avec les montagnes Akrafjall (au centre) et Esja (à droite) en arrière-plan.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Reykjavík se traduit en français par « baie des fumées » (reykur : « fumée » ; vík : « baie »). Elle tient son nom du Landnámabók (Livre de la colonisation) qui mentionne les vapeurs qui proviennent des sources d'eau chaude de la région.

Histoire[modifier | modifier le code]

Colonisation (874)[modifier | modifier le code]

On pense, toujours d'après le Landnámabók, que les premiers colons norvégiens sont arrivés dans la zone de Reykjavik emmenés par Ingólfr Arnarson en 874.

Début de l'industrialisation (1752)[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle a marqué le commencement de l'expansion urbaine de Reykjavik. Avant cette date, la ville n'est mentionnée dans aucune source médiévale sauf comme terre régulière de ferme.
Vers la fin de la période d'absolutisme, après des siècles d'exploitation par les Danois, des nouvelles règles danoises appliquées à l'Islande ont favorisé l'émergence d'une industrie domestique qui permit un progrès nécessaire à l'île.
En 1752, le roi du Danemark a donné le domaine de Reykjavik aux corporations d’entrepreneurs ou Innréttingar ; le nom vient du danois indretninger signifiant « entreprises ». Dans les années 1750 plusieurs maisons ont été construites pour loger l'industrie de laine qui devait être l'employeur le plus important de Reykjavik pour quelques décennies et la raison originale de son existence. D'autres métiers étaient également pratiqués par l'Innréttingar tels que la pêche, l'exploitation de soufre, l'agriculture et la construction navale.

Fondation (1786)[modifier | modifier le code]

En 1786, la couronne danoise supprime son monopole commerçant et accorde aux six communautés du pays, dont Reykjavik, une charte marchande exclusive. C'était la seule à respecter la charte de manière permanente[Qui ?]. 1786 est ainsi considérée comme l'année de la fondation de la ville, qui a célébré son deux-centième anniversaire en 1986. Le droit de commercer est cependant encore réservé aux sujets de la couronne danoise et les commerçants danois continuent à dominer les échanges de l'Islande pendant les décennies suivantes, qui voient leurs affaires se développer. Après l'installation du libre échange en 1880 pour toutes les nationalités, l'influence des négociants islandais dans la vie des affaires augmente vite.

Reykjavik en 1836

Capitale de l'Islande (1845)[modifier | modifier le code]

Le mouvement nationaliste avec l'idée d'une Islande indépendante prit de l'ampleur durant le XIXe siècle. Comme Reykjavik était la seule ville de l'Islande, c'est là-bas que les personnes ayant ces idées se réunirent. Les partis du mouvement indépendantiste savaient que Reykjavik devrait être forte pour atteindre cet objectif. Les années les plus importantes de la lutte indépendantiste sont aussi importantes pour la ville. En 1845, l'Althing, l'assemblée générale que les Islandais avaient créée en 930 fut rétablie à Reykjavik, elle avait été suspendue quelques années plus tôt et placée à Þingvellir. L'Alþingi accomplissait alors les fonctions d'une Assemblée Consultative, qui suggérait au Roi les actions à prendre en ce qui concerne différents problèmes du pays. La situation de l'Alþingi à Reykjavik eut pour conséquence que la ville s'est transformée effectivement en capitale de l'Islande. En 1874, l'Islande a rédigé sa première constitution et avec elle, l'Alþingi obtint les pouvoirs législatifs limités puis se convertit en l'institution que nous connaissons. Ensuite, il fallait donner un pouvoir exécutif à l'Islande, et elle l'a obtenu grâce à la Maison du Gouvernement en 1904 quand elle a établi le bureau du Premier ministre à Reykjavik. Le 1er décembre 1918, le pays est passé du statut de colonie Danoise à celui d'état souverain connu sous le nom de Royaume d'Islande en union personnelle avec la Couronne du Danemark, personnalisé durant cette période par le roi Christian X.

Entre 1918 et la fin de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bunker sur la plage de Reykjavik, vestige de l'occupation alliée durant la Seconde Guerre mondiale.
La place Lækjartorg.

Dans les années 1920 à 1930, l'industrie de pêche s'est formée à Reykjavik, avec comme principal produit la morue. Toutefois, vers la fin 1929 la Grande Dépression a frappé la ville et il y eut de nombreux conflits entre corporations de métier dont beaucoup se sont terminés violemment.

Dans la matinée du 10 mai 1940, quatre navires de guerre arrivèrent à Reykjavik et ancrèrent dans le port en portant tranquillité à la population, puisqu'ils étaient britanniques et non allemands. En quelques heures, l'occupation Alliée a été mise en place sans violence. Le gouvernement islandais avait reçu du gouvernement britannique une lettre pour prévenir de l'occupation, mais celle-ci avait été toujours déclinée par les Islandais parce qu'ils étaient politiquement neutres. Durant les dernières années de la Seconde Guerre mondiale, les soldats britanniques et américains ont construit des bases à Reykjavik. Le nombre de soldats étrangers à Reykjavik était, à un moment, équivalent à la population actuelle de la ville.

Les effets économiques de l'occupation furent très positifs pour la ville quand se sont atténués les effets de la Grande Dépression et la reprise économique importante eut alors lieu. Les britanniques ont construit l'aéroport de Reykjavik, et les États-Unis ont construit l'aéroport international de Keflavík, à environ 50 km de la capitale.

Le 17 juin 1944, l'Islande est proclamée république indépendante, rompant ainsi les derniers liens institutionnels que le pays conservait avec le Danemark. Un président élu par un vote populaire remplaça le roi Christian X dans ses fonctions représentatives, tandis que le premier ministre exerçait les fonctions exécutives.

De l'après guerre au temps moderne[modifier | modifier le code]

La ville vue du clocher de l'Hallgrímskirkja.

Dans les années de l'après-guerre, la croissance de Reykjavik s'accéléra. L'exode rural a accru la population citadine, la mécanisation de l'agriculture réduisant les besoins de main d'œuvre dans ce secteur et améliorant les conditions de vie des Islandais. Les migrants qui allaient à Reykjavik étaient principalement des jeunes qui voulaient atteindre le « Rêve de Reykjavik » et avec le temps, la capitale s'est transformée en véritable ville des enfants. La planification urbaine s'est modifiée de façon très importante avec la construction de zones résidentielles dans les faubourgs de la ville.

Métropole moderne (1980 à aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

Dans les deux dernières décennies, Reykjavik a été convertie en un centre de la communauté mondiale. Au sommet de 1986, le statut international de Reykjavik a été souligné par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev. La déréglementation dans le secteur financier et la révolution informatique des années 1990 ont transformé Reykjavik une nouvelle fois. La technologie financière et le secteur de l'information sont maintenant des employeurs significatifs de la ville. La ville énergique a stimulé quelques talents célèbres du monde ces dernières années comme Björk, Sigur Rós ou Amiina.

Une politique de réaménagement du front de mer est maintenant menée, et la salle de concert et centre des congrès Harpa en est le premier exemple.

Urbanisme et géographie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Administrative map of Reykjavík.png
Quartier 1 – Vesturbær
Gamli Vesturbærinn, Bráðræðisholt, Grandar, Hagar, Melar, Skjól, Grímsstaðaholt, Skildinganes et Litli Skerjafjörður.
Quartier 2 – Miðborg
Tjarnarbrekka, Víkin, Arnarhóll, Skuggahverfi, Laufás, Spítalahlíð, Þingholt, Ásgarður, et Tungan.
Quartier 3 – Hlíðar
Norðurmýri, Hlíðar, Hlemmur, Holt, Suðurhlíðar, Öskjuhlíð et Nauthólsvík.
Quartier 4 – Laugardalur
Tún, Teigar, Lækir, Laugarnes, Sund, Heimar, Langholt, Vogar, Skeifan et Fen.
Quartier 5 – Háaleiti
Háaleiti, Múlar, Kringlan, Bústaðir, Fossvogur, Smáíbúðahverfi et Blesugróf.
Quartier 6 – Breiðholt
Hólar, Fell, Berg, Sel, Skógar, Bakkar, Stekkir et Mjódd.
Quartier 7 – Árbæjarhverfi
Selás, Árbær, Ártúnsholt, Bæjarháls, Norðlingaholt et Grafarholt.
Quartier 8 – Grafarvogur
Hamrar, Foldir, Hús, Rimar, Borgir, Víkur, Engi, Spöng, Staðir, Höfðar, Bryggjuhverfi, Geirsnef, Gufunes et Geldinganes.
Quartier 9 – Kjalarnes
Kjalarnes et Álfsnes.
Quartier 10 – Úlfarsfell

Höfuðborgarsvæðið[modifier | modifier le code]

Les municipalités de Höfuðborgarsvæðið
Article détaillé : Höfuðborgarsvæðið.

Höfuðborgarsvæðið (région capitale en islandais) est une des huit régions de l'Islande. Elle est peuplée d'environ 200 000 habitants, ce qui fait d'elle la région la plus peuplée d'Islande, puisqu'elle regroupe plus de la moitié de la population de l'Islande.

Cette région est en pleine expansion, en raison du fait que Reykjavik commence à manquer d'espace, ce qui profite aux municipalités voisines.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2008, Reykjavik compte 117 898 habitants : 58 859 hommes et 59 039 femmes[4], et la métropole de Reykjavik a une population 196 373 habitants.

Évolution démographique
1801 1860 1901 1930 1940 1950 1960 1970 1980
600 1 450 6 321 28 452 38 308 55 980 72 407 81 690 83 766
1985 1990 1995 1998 2000 2002 2004 2006 2008
89 868 97 569 104 258 106 753 109 887 112 411 113 288 114 968 117 898
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Économie[modifier | modifier le code]

Plusieurs compagnies islandaises ont leur siège dans la capitale, et notamment à Borgartún, le centre financier de l'Islande. Parmi ces compagnies on peut citer : Síminn (Service des télécommunications islandaises), Eimskip (Transport), HB Grandi (Pêche), Stodir (Transport), DeCODE Genetics (Pharmaceutique), Vodafone Island, Landsvirkjun et Orkuveita Reykjavíkur (Énergie), Icelandair Group, Nýherji (Informatique), ainsi que la plupart des banques islandaises.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Reykjavik est gouvernée par le Conseil de ville, élu directement par les habitants de la ville âgés de plus de 18 ans. Le Conseil compte 15 membres élus pour quatre ans.

Maires de Reykjavik[modifier | modifier le code]

Le Parti de l'indépendance a disposé d'une majorité absolue de sa fondation, en 1929, à 1978. De 1978 à 1982, la ville fut dirigée par une coalition composée de l'Alliance du peuple, le Parti social-démocrate et le Parti du progrès. En 1982, le Parti de l'indépendance reconquit la majorité absolue et la conserva jusqu'en 1994. De 1994 à 2006, l'Alliance et le Parti du progrès dirigèrent à nouveau la ville. Après les élections de 2006, les sept conseillers du Parti de l'indépendance s'allient à l'unique représentant du Parti du progrès pour former une coalition de centre-droite. En 2010, le comédien Jón Gnarr se fait élire avec six sièges sur quinze au conseil municipal, en représentant le parti satirique qu'il avait lui-même créé en 2009, ironiquement nommé le Meilleur Parti (Besti Flokkurinn). Le 30 octobre, il indique ne pas vouloir se présenter à un second mandat à la tête de la municipalité[5].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles secondaires[modifier | modifier le code]

Universités[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Un bus de la Strætó bs.
Le port de Reykjavik

Routes[modifier | modifier le code]

La ville a quelques grands boulevards. Elle est traversée par la route 1.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Quant aux transports en commun, elle dispose d'un réseau de lignes d'autobus assez bien connectés géré par la compagnie Strætó bs..

Aéroports[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Reykjavik, le deuxième plus grand aéroport dans le pays (après l'aéroport international de Keflavík, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale), est situé à l'intérieur de l'agglomération, juste au sud du centre-ville. Il est principalement utilisé pour les vols intérieurs ainsi que pour les vols à destination du Groenland et des Îles Féroé. Il a été construit là par les Britanniques au cours de la Seconde Guerre mondiale, quand il était encore à la périphérie de Reykjavik, qui était moins étendue qu'aujourd'hui. Ces dernières années, l'emplacement de l'aéroport est sujet à controverse car il occupe beaucoup de place dans le centre de Reykjavik.

Ports[modifier | modifier le code]

Reykjavik a deux ports :

  • le vieux port, près du centre-ville est principalement utilisé par les pêcheurs et les navires de croisières ;
  • Sundahöfn dans l'est de la ville, qui est le plus important port de fret du pays.

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Musée National
Þjóðmenningarhúsið
Le musée en plein air Árbæjarsafn
Alþingishúsið
Le lac Tjörnin avec en arrière-plan la Fríkirkja

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée National (Þjóðminjasafn)

Ce musée existe depuis 1863, et depuis 1955 dans le bâtiment actuel. On y trouve des précieuses œuvres d'art et des objets de la culture islandaise, tels que des bijoux, des armes ou des objets de la vie quotidienne. Il convient de souligner la présence d'une statuette en bronze du dieu Þór, une d'argent de Þórshamar, ainsi que plusieurs sculptures. Le musée traite également de l'histoire de l'Islande à travers, notamment, des logiciels informatiques. Le musée avait été fermé pendant une longue période en raison de travaux de rénovation et il a été rouvert le 1er septembre 2004. Ce musée est en totale coopération avec l'Académie des Arts d'Islande.

  • Musée du patrimoine culturel de l'Islande (Þjóðmenningarhúsið)

Ce musée a été créé dans les années 1906-09 pour rassembler tous les trésors de la culture islandaise. Dans ce bâtiment se trouvaient la bibliothèque nationale, le musée national, la Commission nationale d'écriture et les collections du musée d'histoire naturelle. Le gouvernement décida de rénover entièrement le musée, avec pour objectif de préserver le patrimoine culturel de l'Islande. Le musée fut ouvert en 2000. Avec ses écrits historiques, ses nombreuses expositions et ses diverses manifestations culturelles, ce musée est devenu un lieu important pour le patrimoine culturel de l'Islande.

  • La Galerie Nationale (Listasafn)

La Galerie Nationale est située sur les bords du lac Tjörnin. La plus ancienne partie du bâtiment a été construite en 1916-1917 pour y conserver le poisson. Le nouveau bâtiment moderne a été érigé entre 1980 et 1988. La galerie a une collection de près de 5000 œuvres d'art qui met l'accent sur des artistes islandais (par exemple, de nombreuses œuvres des principaux peintres Ásgrímur Jónsson et Jóhannes Sveinsson Kjarval). En outre, il y a souvent des expositions thématiques.

  • Kjarvalsstaðir

Le musée de Flókagata est situé au bord d'un petit parc (Miklatun) et se consacre principalement, comme son nom l'indique, à l'œuvre du peintre Jóhannes Kjarval Sveinsson (1885-1972). Toutefois, il peut y avoir des expositions consacrées à des artistes contemporains.

  • Ásmundarsafn

Le musée, situé à Laugardalur, porte principalement sur l'œuvre du sculpteur Ásmundur Sveinsson (1893-1982). Devant le bâtiment, on y trouve un jardin de sculptures.

  • Musée Einar Jónsson

Juste devant Hallgrímskirkja, on y trouve le musée du sculpteur islandais Einar Jónsson. Le bâtiment rappelle les années 1930. Le musée a également un jardin de sculptures, dans lequel sont disposés des personnages mystiques cachés derrière des fleurs et arbustes.

  • Le musée en plein air Árbæjarsafn

Dans le quartier de Árbær, se trouve le grand musée en plein air. Ce sont environ 30 maisons et maisons en tourbe du XIXe siècle à visiter avec des objets intérieurs. Les gardiens du musée portent les costumes de l'époque. On peut parfois croiser les artisans au travail.

  • Musée de la photographie (Ljósmyndasafn)

Au dernier étage du Grófarhús, la bibliothèque municipale, sont accueillies plusieurs fois par an des expositions de photographies d'artistes nationaux et internationaux. C'est également ici que sont organisées les compétitions épigraphiques lorsque l'Académie des Arts d'Islande remporte un trophée.

Autres musées
  • Musée Ásgrímur Jónsson
  • Musée Sigurjón Ólafsson, sculpture moderne
  • The Living Art Museum
  • Muséum d'histoire naturelle
  • Institut Árni Magnússon, cet institut a pour rôle de préserver et d’étudier les manuscrits médiévaux.

Architecture et monuments[modifier | modifier le code]

Appelée Dómkirkjan en islandais, elle est l'un des plus vieux bâtiments de la ville. Il se trouve à proximité de l'Hôtel Borg dans le centre-ville. L'église a été construite à la fin du XVIIIe siècle à l'occasion de la fusion entre les diocèses de Skálholt et de Hólar à Reykjavik. L'aspect actuel de la cathédrale date de 1847.

Hallgrímskirkja est une église située au sommet d'une colline au centre de la ville. Construite de 1945 à 1986, elle est en béton et sa flèche mesure 75 m. Elle est ainsi le plus haut bâtiment du pays. Elle doit son nom au révérend Hallgrímur Pétursson. Son orgue possède plus de 5 200 tuyaux. La statue au pied de l'église représente Leifur Eiríksson, fils d'Erik le Rouge, qui a découvert l'Amérique. Elle a été offerte par les États-Unis.

Perlan (en français : La Perle) est un bâtiment historique à Reykjavik. Il a une hauteur de 25,7 mètres (84,3 pieds) de haut. Il a été conçu à l'origine par Ingimundur Sveinsson. Le Perlan est situé sur la colline Öskjuhlíð où il y avait eu des réservoirs de stockage d'eau chaude depuis des décennies. En 1991, les réservoirs ont été rénovés et une structure hémisphérique placée sur le dessus. Ce projet a été fait au cours du mandat de maire de Davíð Oddsson.

Autres sites d'intérêt[modifier | modifier le code]

Dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Quelques films, pour la plupart islandais, ont été tournés à Reykjavik :

Évènements[modifier | modifier le code]

Reykjavik accueillit le 98e congrès mondial d'espéranto qui se déroula du 20 au 27 juillet 2013. En 1977, la ville avait accueilli le 62e congrès mondial.

Sport[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreux clubs omnisports. Parmi ces clubs, on peut citer :

Plusieurs événements sportifs internationaux ont eu lieu en Islande et à Reykjavik. En 1972, Reykjavik fut le théâtre des championnats du monde d'échecs entre Bobby Fischer et Boris Spassky. Les championnats du monde de handball de 1995 ont également eu lieu en Islande, de nombreux matchs étant joués dans la capitale.

Les infrastructures sportives à Reykjavik sont nombreuses. Le plus grand stade d'Islande est le Laugardalsvöllur se trouve dans le quartier de Laugardalur et il possède une capacité de 9 800 places assises bien que celle-ci puisse facilement être augmentée en cas de besoin.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Naissances
  • XXe siècle
Halldór Kiljan Laxness, écrivain et lauréat du prix Nobel de littérature, né le 23 avril 1902, († 8 février 1998)
Vigdís Finnbogadóttir, présidente de la République d'Islande, née le 15 avril 1930
Arnaldur Indriðason, écrivain, né le 28 janvier 1961.
Björk Guðmundsdóttir, actrice et chanteuse, née le 21 novembre 1965.
Baltasar Kormákur, acteur, scénariste, réalisateur et producteur, né le 27 février 1966.

Eiður Smári Guðjohnsen, footballeur, né le 15 septembre 1978.

Jean-François Zoïle, professeur d'histoire-géographie et photographe de mode.

Décès
  • XXIe siècle
Robert James Fischer, (né le 9 mars 1943 à Chicago) joueur d'échecs, mort le 17 janvier 2008. Il a résidé à Reykjavik de 2005 à sa mort en 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]