Georges Guynemer

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Georges Guynemer
Guynemer en 1917
Guynemer en 1917

Naissance 24 décembre 1894
Paris
Décès 11 septembre 1917 (à 22 ans)
Poelkapelle (Belgique)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Aéronautique militaire
Grade Capitaine
Années de service 1914 – 1917
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes 53 victoires aériennes homologuées et
35 victoires probables
Distinctions Légion d'honneur (officier),
Médaille militaire,
Croix de Guerre avec ses 23 palmes,
Croix de Saint-Georges russe, Ordre de l'Étoile de Kara-Georges avec épées (Serbie) et la croix de Danilo Ier (Monténégro).

Georges Marie Ludovic Jules Guynemer, né le 24 décembre 1894 à Paris 16e [1] et mort le 11 septembre 1917 à Poelkapelle (Belgique), est l'un des pilotes de guerre français les plus renommés de la Première Guerre mondiale [2].

Capitaine dans l'aviation française, il remporta 54 victoires homologuées, plus une trentaine de victoires probables en combat aérien. Volant sur différents types de Morane-Saulnier, de Nieuport et de SPAD VII, SPAD XII canon et sur SPAD XIII sur lequel il fut abattu (S504), il connut succès et défaites (il fut abattu sept fois), affecté durant toute sa carrière à l'escadrille N.3, dite « escadrille des Cigognes », l'unité de chasse la plus victorieuse des ailes françaises en 1914-1918. Ses avions étaient habituellement peints en jaune et baptisés « Vieux Charles ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine familiale et enfance[modifier | modifier le code]

Par sa mère, Julie Noémi Doynel de Saint-Quentin, issue d'une famille aristocratique, Georges Guynemer est un descendant des rois de France Louis XIII et Louis XIV, par Bathilde d'Orléans (1750-1822), mère du duc d'Enghien[3]. Sa famille s'installe à Compiègne en 1903[4].

Enfant, Georges Guynemer n'a pas une très bonne santé. Fragile et maigre, seul fils après deux sœurs aînées, son père, Paul Guynemer (1860-1922), ancien officier de Saint-Cyr, doit lutter pour que son seul fils, malade et dorloté, devienne adulte. Il étudie au collège Stanislas à Paris, où exerce notamment comme professeur Henri de Gaulle, père du général de Gaulle.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Guynemer en février 1916.
Dessin de Louise Catherine Breslau.
Georges Guynemer.jpg
Guynemer décoré par le général Franchey d'Espèrey en 1917.

Lorsque la guerre éclate, il se rend à Bayonne pour s'engager, mais les médecins militaires le trouvent trop chétif et le déclarent inapte. Il est désespéré ; même les relations de son père n'y font rien. Un matin, en voyant des avions militaires se poser dans une zone délimitée de la plage d'Anglet, il demande à un des pilotes comment s'engager dans l'aviation : il faut aller à l'école de Pau dont le chef est le capitaine Bernard-Thierry.

Le 22 novembre 1914, il est engagé au titre du service auxiliaire comme élève mécanicien à Pau[5]. Il y approfondit sa connaissance des avions. Il veut devenir élève pilote, mais le personnel du service auxiliaire n'a pas le droit de voler. Le capitaine finit par accepter de le prendre en situation irrégulière.

Le 21 janvier 1915, il devient élève pilote. Il casse beaucoup d'avions à l'atterrissage et hérisse son chef d'escadrille, le capitaine Brocard, mais son instructeur Jules Védrines défend sa cause. Il reçoit son brevet de l'Aéro-Club le 11 mars et le brevet de pilote militaire le 26 avril. Il est affecté le 8 juin à l'escadrille MS.3, la seule unité dans laquelle il servira pendant la guerre. À son arrivée au sein de l'escadrille, il récupère un Morane-Saulnier Type L, surnommé le « Vieux Charles », ayant appartenu à Charles Bonnard, parti combattre en Serbie.

En juin 1915, il est promu au grade de sergent et est décoré de la croix de Guerre. Ses premières sorties sont des missions d'observation pour renseigner sur les mouvements des troupes et le réglage de l'artillerie ; il y démontre un grand sang-froid qui permet à l'observateur de prendre des photographies. Son avion est souvent touché par des éclats d'obus qui sont colmatés par des rustines de toile rouge, il en profite pour saluer sa famille en survolant la maison de Compiègne où elle a repris ses quartiers, son escadrille stationnant à Vauciennes. Le 19 juillet, Guynemer remporte sa première victoire aérienne à bord de son Morane-Saulnier, en abattant un Aviatik C.I au-dessus de Septmonts. Deux jours plus tard, le 21 juillet, il est décoré de la médaille militaire (ordre no 1161 "D") avec la citation suivante :

« Pilote plein d'entrain et d'audace, volontaire pour les missions les plus périlleuses. Après une poursuite acharnée, a livré à un avion allemand un combat qui s'est terminé par l'incendie et l'écrasement de ce dernier[6]. »

Le 5 décembre 1915, l'escadrille MS3 est rebaptisée escadrille N3, après avoir été rééquipée avec des chasseurs Nieuport 10. Sur ces avions plus performants, Guynemer s'impose rapidement comme l'un des meilleurs pilotes français. Le président Poincaré lui remet la croix de chevalier de la Légion d'honneur, le 24 décembre le jour de sa majorité. Il est à nouveau cité à l'ordre de l'armée (ordre no 2209 "D") en remplissant des missions spéciales qui consistaient à se poser derrière les lignes ennemies.

« Pilote de grande valeur, modèle de dévouement et de courage. A rempli depuis six mois deux missions spéciales exigeant le plus bel esprit de sacrifice, et livré treize combats aériens dont deux se sont terminés par l'incendie et la chute des avions ennemis[6]. »

Il devient un as en remportant sa cinquième victoire le 3 février 1916, et est promu au grade de lieutenant en mars. L'escadrille quitte la VIe armée le 12 mars pour se rendre sur le théâtre de la bataille de Verdun sous la férule du commandant de Rose qui regroupait toutes les escadrilles de chasse et devait imposer la suprématie des ailes françaises. Le 13 mars il est blessé par des éclats au visage, deux balles dans le bras et est évacué pour son deuxième séjour à l'hôpital. Il combat ensuite sur la Somme de juin 1916 à février 1917. À la fin de l'année, son tableau de chasse compte 25 victoires. Le capitaine Brocard, commandant de l'escadrille N3, décrit alors Guynemer comme « [sa] cigogne la plus brillante ». Moins d'un an plus tard, Guynemer est promu au grade de capitaine et prend le commandement de l'escadrille des Cigognes.

Guynemer acquiert une telle notoriété qu'il est à même d'influer sur la conception des avions de combat français. En décembre 1916, il écrit à l'ingénieur en chef de SPAD pour critiquer le moteur de 150 ch qui équipe le SPAD VII, qu'il trouve insuffisant face aux Halberstadt allemands dont étaient équipés ses adversaires directs. Prenant ces remarques en considération, le SPAD VII sera remotorisé avec un moteur plus puissant de 180 ch qui redonnera la supériorité au chasseur français. Prenant toujours conseil auprès de Guynemer, SPAD développe un nouveau modèle, le SPAD XII de 200 ch duquel succédera le SPAD XIII au moteur surcompressé développant 220 ch. Les nouveaux modèles sont prometteurs, mais les premières séries ont des problèmes de pignons au niveau du réducteur entre le moteur et l'hélice[7]

Le 8 février 1917, aux commandes d'un SPAD VII, Guynemer devient le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand Gotha G. III[8]. Au cours du seul mois de mai 1917, il abat sept avions allemands[9]. En juillet, il se met à piloter un SPAD XII, son « avion magique », armé à sa demande d'un canon de 37 mm tirant à travers le moyeu de l'hélice [10] et d'une mitrailleuse Vickers 303 (7,7 mm). Bien que le canon promît une puissance de feu dévastatrice, il ne pouvait tirer qu'un seul coup à la fois et devait être rechargé manuellement en vol. De plus, il avait un recul important lors du tir et remplissait la verrière de l'avion de fumée. Le SPAD XII n'était pas un avion pour un pilote novice. Cependant, il sert à Guynemer à abattre un Albatros, le 27 juillet, au-dessus de Westroosebeke, et un DFW le lendemain. Ces deux succès lui permettent d'atteindre un total de 50 victoires aériennes homologuées.

Le général Franchet d'Espèrey lui remet la croix d'officier de la Légion d'honneur en juillet 1917[11].

« Officier d'élite, pilote de combat aussi habile qu'audacieux. A rendu au pays d'éclatants services, tant par le nombre de ses victoires que par l'exemple quotidien de son ardeur toujours égale et de sa maîtrise toujours plus grande. Insouciant du danger, est devenu pour l'ennemi, par la sûreté de ses méthodes et la précision de ses manœuvres, l'adversaire redoutable entre tous.

A accompli, le 25 mai 1917, un de ses plus brillants exploits en abattant en une seule minute deux avions ennemis et en remportant dans la même journée deux nouvelles victoires.

Par tous ces exploits, contribue à exalter le courage et l'enthousiasme de ceux qui, des tranchées, sont les témoins de ses triomphes. Quarante-cinq avions abattus, vingt citations, deux blessures[6]. »

Le 9 ou le 10 septembre 1917 [12], au-dessus du terrain des Moëres, le moteur de l'avion de Guynemer se met à "ratatouiller". Il se pose chez les Belges. Le Spad s'est heureusement immobilisé devant le premier hangar où se trouve le Hanriot de Willy Coppens. Guynemer, la mine soucieuse, semble fatigué et demande de l'aide au capitaine Fernand Jacquet qu'il connaît bien. Les mécaniciens travaillent pendant plus d'une heure sur le moteur déficient[13]. Willy Coppens obtient un autographe et pendant ce temps Carlo Verbessem réalise une des dernières photographies du célèbre pilote français. Guynemer remercie, serre quelques mains et s'envole vers 16 heures[14].

Mort au combat[modifier | modifier le code]

Georges Guynemer.
Portrait par Lucien, musée de la Légion d'honneur, Paris.

Le 11 septembre 1917, Guynemer ne rentre pas d'une mission de combat. La semaine précédente, les problèmes mécaniques s'étaient accumulés sur les deux avions qui lui étaient attribués. À h 30, avec le pilote Jean Bozon-Verduraz, Guynemer décolle à bord de son SPAD XIII no 2S.504. Il a reçu pour mission de patrouiller la zone Langemark. À h 25, près de Poelkapelle, Guynemer aperçoit un avion d'observation allemand Rumpler esseulé, et plonge dans sa direction. Bozon-Verduraz voit alors plusieurs Fokker au-dessus de lui, et une fois qu'il les eut dispersés, son chef n'était plus en vue. Il revint seul ; Guynemer, lui, ne revint jamais[15],[16].

Ni l'épave de son avion, ni son corps, ni ses effets personnels ne furent retrouvés, mais les Allemands annoncèrent qu'il avait été abattu par le lieutenant Kurt Wissemann de la Jasta 3, qui sera tué au combat dix-sept jours plus tard. Pour expliquer sa disparition, on apprend aux écoliers français de l'époque que Guynemer avait volé si haut qu'il ne pouvait pas redescendre.

Le capitaine Georges Guynemer est porté disparu au combat par son commandant d'escadrille, le capitaine Brocard, et est annoncé officiellement disparu par le ministère de la Guerre, le 25 septembre 1917[17]. Une confirmation non officielle viendra d'un pilote allemand, abattu derrière les lignes canadiennes, et capturé le soir du 29 septembre 1917[18]. Ce sergent allemand du 413e régiment affirma qu'il avait été témoin de l'accident et avait identifié le cadavre de Guynemer. Il certifia que le héros français était mort d'une balle dans la tête et souffrait d'autres blessures, dont une jambe cassée et un doigt arraché. Ce soldat affirma en outre que le corps et l'avion de Guynemer avaient été pulvérisés par des tirs de barrage de l'artillerie britannique avant que les Allemands n'aient pu retirer le corps pour l'enterrer[16]. Le 25 septembre, le rapport publié par le ministère de la Guerre n'est pas classé et la mort de Guynemer — telle que décrite par un de ses camarades de vol (dont l'identité n'a pas été divulguée pour des raisons de sécurité) — est devenue de notoriété publique :

« Dans la matinée du 11 septembre, le capitaine Guynemer, parti en reconnaissance dans la région des Flandres, s'est trouvé, au cours des péripéties d'une poursuite d'avion ennemi, séparé de son camarade de patrouille et n'a pas reparu depuis. Tous nos moyens d'investigation mis en jeu n'ont donné jusqu'à ce jour aucun renseignement complémentaire[19]. »

Des détails supplémentaires seront fournis par le capitaine Brocard, dont les déclarations sont retranscrites dans un article du journal parisien Le Matin :

« Le dernier combat de l'aviateur français a eu lieu quatre ou cinq miles à l'intérieur des lignes allemandes au nord-est d'Ypres et en face des lignes britanniques. Le Capitaine Guynemer était accompagné par le lieutenant Bozon-Verduraz, qui dit qu'ils volaient à une altitude de 1 500 pieds quand Guynemer aperçut un biplace ennemi, qu'il attaqua. Presque au même moment Verduraz vit quatre monoplans allemands approcher et se tourna vers eux instantanément afin de les attirer hors tension. Ils tournaient autour pendant un moment et puis a disparu. Verduraz est ensuite retourné à l'endroit où il avait laissé Guynemer en prise avec le biplan allemand, mais Guynemer avait disparu. »

Selon un communiqué de la Croix-Rouge américaine sur le front français du 18 octobre 1917, la mort du capitaine Georges Guynemer est « définitivement confirmée »[20]. Le rapport de la Croix-Rouge fournit les détails suivants :

« Les informations reçues par la Croix-Rouge disent que Guynemer a été abattu en direction du nord de Poelcapelle, sur le front d'Ypres. Son corps a été identifié par une photo sur sa licence de pilote dans sa poche. L'enterrement a eu lieu à Bruxelles en présence d'une garde d'honneur, composé de la 5e division prussienne. Telle est l'histoire racontée par un Belge, qui vient d'échapper aux Allemands. L'inhumation était sur le point d'avoir lieu à Poelcapelle, lorsque les bombardements précédant l'attaque britannique à Ypres ont commencé. Le parti enterrer a retiré à la hâte, emportant le corps avec eux. Le général allemand se trouva être un passionné d'aviation avec une grande admiration pour les réalisations du capitaine Guynemer. Sous ses ordres, le corps a été transporté à Bruxelles dans un wagon funéraire spécial. Là, le capitaine a été inhumé par des sous-officiers et fut couvert de couronnes florales envoyées par des aviateurs allemands. Les garde prussienne a salué son arrivée et durant tout l'enterrement, il a reçu tous les honneurs militaires possibles. Le gouvernement français a été invité à faire inscrire au Panthéon, où de nombreux grands Français sont enterrés, une inscription destinée à perpétuer la mémoire du Capitaine Guynemer comme « un symbole de l'ambition et l'enthousiasme de l'armée ». Une résolution à cet effet a été déposée à la Chambre des députés par le député Lasies. »

Au moment de sa mort, il avait totalisé 53 victoires homologuées et avait survécu sept fois après avoir été abattu, bien qu'il n'ait jamais embarqué de parachute. Les circonstances exactes de sa mort restent donc, aujourd'hui encore, inconnues. On ignore en effet s'il a été tué dans le crash de son avion ou s'il y a survécu, pour être tué par la suite par des tirs d'artillerie dans le no man's land.

Grades[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Officier ribbon.svg Medaille militaire ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg OrderStGeorge4cl rib.png ME Order of Danilo I Member BAR.svg Officer Ordre de Leopold.png BEL Croix de Guerre WW1 ribbon.svg Ord.MichaeltheBrave-ribbon.jpg Order of the Karađorđe's Star with Swords rib.png Dso-ribbon.png


Décorations française[modifier | modifier le code]


Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Honneurs et postérité[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative, 89, rue de la Tour à Paris, où est né Georges Guynemer
Maison familiale à Compiègne, Oise

Guynemer s'inspirait de l'ancienne chevalerie lors de ses combats aériens. Ainsi Ernst Udet, qui deviendra l'as no 2 allemand, racontera[21] comment Guynemer l'avait épargné alors que sa mitrailleuse s'était enrayée[19],[22]. À la mort de Guynemer, Udet fera partie des pilotes allemands qui iront fleurir sa tombe.

Le 19 octobre 1917, la chambre des députés vote à l'unanimité la résolution suivante :

« La Chambre invite le Gouvernement à faire mettre au Panthéon une inscription destinée à perpétuer la mémoire du capitaine Guynemer, symboles des aspirations et des enthousiasmes de la nation. »

Le 25 octobre, le Sénat vote à son tour la résolution suivante[23] :

« Le sénat, s'associant à l'hommage rendu par le Gouvernement et la Chambre des députés pour glorifier, par une inscription au Panthéon, la mémoire du capitaine Guynemer, héros de l'air, salue en sa personne l'esprit de sacrifice, d'abnégation et d'énergie de tous les combattants de toutes les armées de la République qui, depuis plus de trois ans, sont tombés pour la patrie. »

Le 30 novembre 1917, au camp de Saint-Pol-sur-Mer d'où il prit son dernier envol, la Ire Armée et le 2e groupe aéronautique sont rassemblés par le général Anthoine pour saluer sa mémoire au moment où ils quittent ce théâtre d'opération; à cette occasion sont décorés le capitaine Heurtaux et le sous-lieutenant Fonck; ce dernier (qui deviendra « l'as des as » en dépassant Guynemer de 21 victoires) est celui qui a abattu le lieutenant Wissemann qui revendiquait la victoire sur Guynemer.

« C'est pour affirmer devant nos drapeaux, pris à témoin, cette continuité assurée et nécessaire que je tiens à remettre, dans cette cérémonie même, sous l'égide de la mémoire de Guynemer, sous son invocation, à deux d'entre eux, à deux des plus rudes lutteurs, des distinctions qui sont à la fois le prix du passé et le gage de l'avenir ! »

« Élevons nos cœurs, unis en une pensée fraternelle d'admiration respectueuse et reconnaissante pour le héros que la première armée n'oubliera jamais, pour son héros dont elle était si fière, et dont la grande ombre planera toujours dans l'Histoire sur le souvenir de ses actions en Flandre. »

Dans les années 1920, les cinq as belges (Jacquet, Willy Coppens de Houthulst, Edmond Thieffry, André de Meulemeester et Jan Olieslagers) lui érigèrent une stèle commémorative à proximité du lieu présumé de sa chute à Poelkapelle.

L'École de l'Air de Salon-de-Provence a fait sienne la devise de Georges Guynemer : « Faire face », et l'Armée de l'air évoque son souvenir tous les 11 septembre par une prise d'armes sur ses bases aériennes dont deux portent son nom à Paris (état-major) et Dijon. À cette occasion est lue la dernière citation de Guynemer :

« Mort au champ d’honneur le 11 septembre 1917. Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire, après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exaltera l’esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations. »

— Général Paul Anthoine

Georges Guynemer eut une liaison avec la diva Yvonne Printemps. Dans la biographie qu'il lui consacra, Jules Roy laisse entendre que Guynemer aurait eu un fils d'une certaine Mme de Cornois, né en 1916[24].

Représentations et monuments[modifier | modifier le code]

Monument pour Georges Guynemer à Compiègne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance no 16/1459/1894 (acte du 27 décembre précisant « né le 24 décembre courant »), « Registres d'actes d'état civil (1860-1902) », sur Archives numérisées de Paris (consulté le 18 novembre 2013)
  2. bien qu'il ne soit pas l'« As des as »
  3. Voir la revue Généalogie-Magazine.
  4. « http://www.histoire-compiegne.com/shc-guynemer.asp » (consulté le 18/10/2014)
  5. Voir son feuillet matricule de recrutement militaire, classe 1914, bureau de Compiègne, numéro matricule 113, Archives départementales de l'Oise, Rp 1024 (http://ressources.archives.oise.fr/ark:/44803/wwrfzjznb7v6qk8v#).
  6. a, b et c Guy Joly, « Le parcours du capitaine Guynemer »,‎ octobre 2010 (consulté le 18 novembre 2013)
  7. (en) SPAD XII/XIII aces of World War I, p. 6–7
  8. (en) Jon Guttman, « Georges Guynemer: France’s World War I Ace Pilot », sur Historynet, Aviation History,‎ 5 janvier 2007 (consulté le 18 novembre 2013)
  9. http://www.theaerodrome.com/aces/france/guynemer.php Consulté le 29 avril 2010
  10. Jean-Paul Rossignol & Daniel Gilberti, « Le canon d'aviation de 37 mm Semi Automatique Moteur Canon », sur Histavia21.net,‎ janvier 2008 (consulté le 18 novembre 2013)
  11. Le Miroir, no 192, 22 juillet 1917.
  12. Jules Roy, Guynemer : L'ange de la mort, Albin Michel,‎ 1986, 353 p. (ISBN 2-226-02315-1), p. 299-302, place l'événement à la date du 10 septembre, sur la base de la citation d'Henry Bordeaux "le lendemain - lundi 10 septembre - il vole trois fois". Mais Le Miroir du 7 octobre 1917 illustre sa couverture d'une "dernière photographie qui ait été prise du capitaine-aviateur Guynemer" en la datant du 9 septembre. Carlo Verbessem date l'événement du dimanche 9 septembre.
  13. (en) « George Guynemer photographed carrying out repairs to faulty water pump on S.504 after landing at Les Moeres aerodrome 10 September 1917 », sur earlyaeroplanes (consulté le 2 avril 2014)
  14. Carlo Verbessem, Journal de guerre, p. 111, avec sa propre photo bien différente page 113
  15. Stephen Sherman, « Georges Guynemer Beloved French Ace, 53 victories », sur AcePilots.com,‎ 15 avril 2012 (consulté le 18 novembre 2013)
  16. a et b (en) SPAD XII/XIII aces of World War I, p. 13
  17. (en) « Guynemer, Airman, Is Given Up As Dead », New York Times,‎ 26 septembre 1917 (lire en ligne)
  18. Air Service Journal. 4 octobre 1917. "Captain Guynemer Missing", vol. I, no 13, p. 413
  19. a et b http://www.hervedavid.fr/francais/14-18/Guynemer%20Mortane.htm
  20. Air Service Journal, 18 octobre 1917 : « Aerial Operations on the War Fronts. Guynemer Buried with Military Honors », vol. I, no 15, p. 475.
  21. Lire en ligne le récit qu'Ernst Udet fait de cet évènement.
  22. Ernst Udet dans la revue Connaissance de l'histoire, no 33, mars 1981, p. 46-47.
  23. Jacques Mortane, Relation des débats in Chasseurs de boches, L'édition française illustrée, Paris, 1917 pp. 288-310
  24. cf supra Guynemer, l'Ange de la mort.
  25. Site de l'institution
  26. Site du lycée
  27. Lycée professionnel Guynemer d'Oloron-Sainte-Marie
  28. « Mort au champ d'honneur le 11 septembre 1917. Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire, après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exaltera l'esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations. »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'académicien Henry Bordeaux lui consacra une biographie largement diffusée. Jules Roy, ancien officier de l'Armée de l'air, en écrivit une nouvelle, Guynemer, l'ange de la mort, qui suscita des réactions contrastées [réf. nécessaire].

  • Henry Bordeaux, Vie héroïque de Guynemer, le chevalier de l'air, Plon, 1918.
  • Jules Roy, Guynemer, l'ange de la mort, Albin Michel, 1986.
  • Philippe Osché, Guynemer, les avions d'un As, Lela Presse, 1998.
  • Alain Decaux, C'était le XXe siècle T1 : le regard de Guynemer, Pocket, 1999.
  • Guynemer fait d'ailleurs une brève apparition dans le roman le Fleuve de l’Éternité de Philip José Farmer.
  • Robert Sainte, L'épi mûr, d'après le journal de guerre de Carlo Verbessem, pilote de chasse, juillet 1914 - décembre 1917, chez Racine, Bruxelles, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]