Saint-Amand-Montrond
| Saint-Amand-Montrond | |
|---|---|
Le canal de Berry à Saint-Amand-Montrond |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Centre |
| Département | Cher, (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Saint-Amand-Montrond, (chef-lieu) |
| Canton | Saint-Amand-Montrond (chef-lieu) |
| Code commune | 18197 |
| Code postal | 18200 |
| Maire Mandat en cours |
Thierry Vinçon 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Cœur de France |
| Site web | www.ville-saint-amand-montrond.fr |
| Démographie | |
| Population | 11 829 hab. (2008) |
| Densité | 586 hab./km2 |
| Gentilé | Saint-Amandois ou Amandins |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 148 m — maxi. 312 m |
| Superficie | 20,17 km2 |
Saint-Amand-Montrond est une commune française, située dans le département du Cher et la région Centre. Elle fait partie de la province historique du Bourbonnais. Ses habitants sont appelés les Saint-Amandois(es) ou les Amandin(e)s[1].
Sommaire |
[modifier] Toponymie
Saint-Amand-Montrond a été renommée Libreval durant la Révolution, lors de la Terreur, quand toute référence religieuse était prohibée.
[modifier] Géographie
La ville a été construite dans une cuvette naturelle autour de la Marmande, en amont de son confluent avec le Cher. Cette dernière rivière la sépare de la commune voisine d'Orval, à laquelle elle est reliée par deux ponts routiers. Le site s'élève au nord, en direction de Bourges, vers la Champagne berrichonne, et au sud en direction de Montluçon, juste après le canal de Berry qui traverse la ville du sud-est au sud-ouest. L'eau affleurant sur la commune, site d'anciens marécages, de nombreux jardins disposent d'un trou d'eau, dont le niveau varie néanmoins fortement en fonction de la pluviométrie.
La ville est la capitale du Boischaut, zone de bocages et d'élevage. Elle est installée au contact de deux régions à vocations agricoles complémentaires : au sud, la région du Boischaut (bocage, bovins) ; au nord, le secteur de la Champagne berrichonne (culture de céréales). La commune se situe au fond de la cuesta.
La ville est à 290 km de Paris, 197 km de Tours, 163 km d'Orléans, 78 km de Moulins, 75 km de Nevers et 60 km de Bourges.
[modifier] Lieux-dits et écarts
Les Grands-Villages ; La Tour ; Rouzaire ; Le Breuil ; Le Petit-Marçais.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
Le peuplement de la région saint-amandoise semble remonter à l'époque préhistorique.
[modifier] Jusqu’à La Révolution
Deux cités se partagent son territoire au Moyen Âge : Saint-Amand-le-Chastel et Saint-Amand-sous-Montrond, les deux villes sont dominées par la forteresse de Montrond qui soutint le Siège de l'armée royale lors de la fronde des princes en 1652. Pendant onze mois, l'ensemble souffrit de démolitions sur les enceintes fortifiées, le logis seigneurial magnifiquement restauré et meublé par le duc de Sully, puis par Louis Ier et le grand Condé, survécut dans l'indifférence de ses propriétaires jusqu'aux années 1775. Là, il servit de carrière de pierre au descendant du Grand Condé, puis à la population lors de la Révolution et dans la première moitié du XIXe siècle. Les lambeaux du château furent rasés vers 1830 et un parc y fut aménagé par la suite.
Les ruines ressortent de terre depuis 1971 grâce à l'action de l'association locale de sauvegarde du CHASA qui y propose des visites.
Deux autres petits châteaux existaient aussi :
- Le petit château de Saint-Amand le Chastel "XIe" a été détruit à la fin du XVIIe. Il était le plus ancien et était un sous-fief de la seigneurie de Charenton du Cher.
- Un sous-fief de Montrond, le château du Vernet datant du XIVe/XVe, s'est illustré modestement lui aussi lors de la Fronde en 1652. Bien plus tard, il abrita des soldats américains qui résidèrent entre 1918 et 1919 à Saint-Amand, puis, par ce biais fut vendu à un antiquaire parisien à destination d'un milliardaire des Amériques. Certaines pierres y auraient été remontées dans une construction moderne, le dernier petit château aujourd'hui disparu a été rasé en deux temps entre 1920/21, une première phase de récupération des pierres de : cheminées, fenêtres, lucarnes et autre éléments architecturaux, puis destruction complète.
De cet ensemble il ne reste que la bonne Dame de la Pitié route de Meillant, petit oratoire du XVe, élevé par un seigneur Le Borgne du Lac alors propriétaire des lieux à son retour de Croisade, et les bâtiments agricoles et des métayers attenant au château. Pratiquement à son emplacement existe aujourd'hui le vélodrome de la ville.
En parallèle, des moines s'installent sur un site et créent la Maison Dieu (aujourd'hui la Bibliothèque).
Une première abbaye aurait été fondée par Saint Téodulphe sur une ile de la rivière de la Marmande. La cité (Saint-Amand le Chastel) s'est développée autour du monastère, fondé au VIIe siècle, Saint Amand, disciple de Saint Colomban et évêque de Maastricht, a évangélisé la région et aurait vécu un temps ici.
[modifier] La Révolution
Après bien des vicissitudes, la ville est intégrée au Cher lors de la création des départements. Elle est considérée actuellement comme appartenant au Berry. Les deux villes de Saint-Amand-le-Chastel et Saint-Amand-sous-Montrond, furent tantôt dans le Berry tantôt dans le Bourbonnais, tantôt l'une en Berry alors que l'autre en Bourbonnais, seule la Révolution mis un terme à cela et unifia les deux différentes villes qui au gré de leurs seigneurs et de ses propriétés (alliances, unions, achats, guerres) glissaient dans une province ou dans l'autre.
[modifier] La Seconde Guerre mondiale et ses crimes
Pas d'évènements militaires intégrant des troupes étrangères, entre la guerre de 100 ans et juin 1940 qui voit l'arrivée des troupes allemandes. En zone libre, la ville est tranquille jusqu'au 6 juin 1944 quand elle se libère seule dans la fin de journée.
Les troupes de résistants locaux arrêtent dans le siège de la Milice locale, Simone Bout de l'An, épouse de Francis Bout de l'An, secrétaire général de la Milice Française. Son épouse est retenue comme otage, ainsi que des miliciens et quelques filles amies. Le 8 juin, les troupes de soldats parachutistes allemands entrent dans la ville tôt le matin, guidées par des miliciens locaux et commettent l'irréparable en incendiant le centre-ville, exécutant des civils au mur des fusillés, tirant sur la population et rassemblant 300 otages dont 120 partiront pour Vichy.
Par représailles à la fuite des résistants, les miliciens procéderont à l'arrestation de 80 personnes dont les juifs vivant à Saint-Amand depuis la débâcle, tous arrivant de Paris, du Nord, de Lorraine ou d'Alsace. 36 malheureux juifs seront atrocement massacrés dans les puits de Guerry quelques jours plus tard. Leurs dépouilles ne seront retrouvées que six mois plus tard et exhumées afin de leur rendre une sépulture décente et l'honneur, sur le témoignage du seul survivant à cette horreur, Charles Kramensein, qui tenta sa chance dans la fuite en sautant du camion qui l'emmenait au supplice.
Un monument a été érigé à l'initiative du maire Thierry Vinçon, avec l'aide de Monique Audry. Il a été inauguré le 5 mai 2010 en présence de Georges Kiejman, « enfant caché dans le pays », Didier Cerf, délégué régional du comité français pour Yad Vashem, et Shlomo Morgan, ministre-conseiller à l'information près l'ambassade d'Israël à Paris.
[modifier] Héraldique
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Les armes de Saint-Amand-Montrond se blasonnent ainsi : Écartelé d'or aux trois fasces de gueules, et de gueules plain[2]. Par ailleurs, Malte-Brun donne : de sinople, à l'épée en pal d'argent, la pointe en l'air, la poignée en or, accostée de fleurs de lis de même[3]. |
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2008 | en cours | Thierry Vinçon | DVD | |
| 2007 | 2008 | Geneviève Bobin | ||
| 1983 | 2007 | Serge Vinçon | RPR puis UMP | Sénateur du Cher |
| 1971 | 1983 | Maurice Papon | UDR puis RPR | Député du Cher (1968-1981), Ministre du Budget (1978-1981) |
| 1935 | 1940 | Robert Lazurick | SFIO | Député |
| 1925 | 1935 | Charles Bédu | ||
| 1912 | Émile Dumas | |||
| 1868 | 1872 | M. Gagneron | ||
| 1863 | 1868 | M. Loyer | ||
| 1848 | 1863 | M. Dubreuil | ||
| 1831 | 1848 | Florimond Robertet | ||
| 1830 | 1831 | M. Tiphenat | ||
| 1828 | 1830 | Bernard Rey | ||
| 1816 | 1828 | Charles De La Cour | ||
| 1808 | 1816 | Josset-Vougon | nommé par l'Empereur | |
| an VIII | 1808 | Josset-Vougon | nommé maire par le premier Consul | |
| an V | an VIII | François Bujon Des Brosses | ||
| an IV | an V | M. Fouquet | ||
| an III | an IV | François Bujon Des Brosses | Président de l'administration municipale | |
| 1793 | an III | Jean-Gabriel Robin | membre du Conseil des Anciens | |
| 1792 | 1793 | M. Fouquet De Pont Charraud | ||
| 1790 | 1792 | François Bujon Des Brosses | ||
| 1790 | 1790 | Pierre-Paul le Large De La Coudre | premier maire nommé par le suffrage du Peuple | |
| 1786 | 1790 | M. Goumeteau | dernier maire nommé par le seigneur de Saint-Amand | |
| 1781 | 1786 | Jean-Baptiste Bonnet De Sarzay | conseiller du Roi. Président au grenier à sel, ancien secrétaire d'ambassade en Russie | |
| 1775 | 1781 | M. Josset De Vougon | Colonel de la milice-bourgeoisie | |
| 1773 | 1775 | M. Josset Des Bruères | ||
| 1770 | 1773 | M. Le Rasle | ||
| 1769 | 1770 | M. Piaud De Villers | ||
| 1766 | 1769 | M. Rollet | ||
| 1765 | 1766 | M. Le Rasle | ||
| 1763 | 1765 | Pierre Geoffrenet Des Beaux-Pleins | Avocat au Parlement | |
| 1762 | 1763 | Louis-Antoine Fouquet Des Babillots | conseiller du Roi, son Procureur au grenier à sel | |
| 1640 | Pierre Bernardat | |||
| 1621 | Antoine Bonnet De Sarzay | Premier maire de la ville
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[modifier] Démographie

[modifier] Économie
[modifier] Éducation
- Écoles maternelles et élémentaires : Buissonnets ; La Chaume ; Mallard ; Vernet ;
- Écoles élémentaires : Marceau ;
- Collèges : Jean Moulin ; Jean Valette ;
- Lycées professionnels Jean Moulin ; Jean Guéhenno ;
- Lycée d'enseignement général Jean Moulin[6].
- Institut Médico éducatif (PEP 18 )
[modifier] Sport
- La ville a été ville d'arrivée du Tour de France 2008, lors de la 20e étape entre Cérilly et Saint-Amand-Montrond. Il s'agissait d'un contre-la-montre individuel de 53 km. L'étape a été remportée par l'Allemand Stefan Schumacher (Gerolsteiner).
- Football : Association sportive Saint-Amandoise
- Rugby : Rugby Club Saint Amand Orval (RCSAO) / Niveau : Promotion d'Honneur / Couleurs : Rouge et Bleu / Stade : stade Jean Marie Durant / ; / Siège Social : Maison du Rugby, rue Hugues Lapeyre 18200 Saint Amand Montrond.
- Gymnastique: Etoile Saint Amandoise, avec en 2011, une équipe teamgym championne de France.
- Stade vélodrome Gesset
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- Le château de La Férolle, milieu XIXe ;
- Les ruines du château de Montrond, ancienne plus grande forteresse de France (XVIIe siècle), successivement propriété des d'Albret, Culan, Sully, princes de Condé[7] ;
- Le canal de Berry ;
- La Cité de l'Or ;
- La Salle des Carmes, dans l'église de l'ancien couvent des pères Carmes (XVe), actuelle mairie ;
- Le Mirage III B2, no 243, offert en 1993, Serge Vinçon étant maire de la ville ; il fut installé sur un rond-point de la commune en 2000 ;
- L'église paroissiale dédiée à saint Amand, édifice roman du XIIe siècle abritant des vitraux de Max Ingrand ;
- L'église de l'ancien couvent des Capucins datant des années 1630/1660 consacrée à saint Roch, attenante à l'hôpital actuel.
- Le Musée Saint-Vic et son jardin public, collections locales, de - 100 000 à nos jours. Arbre au sabot, descente de la Croix, Charles d'Amboise... ;
- Le Marché couvert ou halle (milieu XIXe) ;
- Le centre ville ancien. Nombreux hôtels particuliers XVIIe/XVIIIe ;
- L'esplanade des Justes, inaugurée le mercredi 5 mai 2010 ;
- La Tour Malakoff, érigée par le général-marquis de Rochechouart-Mortemart en l'honneur des troupes victorieuses de Napoléon III durant la campagne de Crimée. Elle porte la mention "GLOIRE IMMORTELLE A L'ARMÉE D'ORIENT - 8 septembre 1855".
[modifier] Culture
- Cinéma Le Moderne : 2 salles ;
- Le musée Saint-Vic : musée d'histoire régionale et d'art ;
- École municipale d'art ;
- École municipale de musique Jean Ferragut ;
- Bibliothèque municipale Isabel Godin ;
- Journées du livre, chaque année, en mai, depuis 1986.
- Théâtre de la Carrosserie Mesnier
[modifier] Personnages célèbres
- Jean Godin des Odonais (1713-1792), né à Saint-Amand-Montrond, explorateur.
- Désiré-Raoul Rochette, dit Raoul-Rochette (1789-1854), né à Saint-Amand-Montrond, archéologue, membre de l'Institut ;
- Jean Girault (1825-1909), né à Saint-Amand-Montrond, homme politique, député puis sénateur ;
- Jean-Baptiste Lemire (1867-1945), compositeur et chef d'orchestre français ;
- Amédée Ponceau (1884-1948), né à Saint-Amand-Montrond, philosophe ;
- Louis Lecoin (1888-1971), né à Saint-Amand-Montrond, militant pacifiste et libertaire ;
- Robert Lazurick (1896-1968), avocat, député-maire SFIO de Saint-Amand-Montrond, embarqué sur le Massilia en 1940, révoqué en 1942, puis créateur et directeur du journal L'Aurore ;
- Henri Mazerat (1903-1986), évêque de Fréjus puis d'Angers, né à Saint-Amand-Montrond ;
- Paul Mousset, écrivain et journaliste, né en 1907 à Saint-Amand-Montrond ;
- Maurice Papon (1910-2007), ancien maire de Saint-Amand-Montrond (1971-1983), condamné en 1998 pour complicité de crime contre l'humanité ;
- Serge Vinçon (1949-2007), professeur de collège, maire de Saint-Amand-Montrond (1983-2007), président du Conseil général du Cher (1998-2001), sénateur (1989-2007), vice-président du sénat (2001-2004), président de la commission de la défense et des affaires étrangères du sénat (2004-2007).
[modifier] Jumelages
L'histoire du jumelage avec Riobamba est liée à l'expédition de Jean Godin des Odonais en Équateur pour mesurer la taille de la Terre. Il y épouse Isabel de Casamayor. En 1748, il apprend la mort de son père et décide de rentrer à Saint-Amand. Sa femme et ses enfants, accompagnés d'un équipage et d'un médecin, tentent de le rejoindre, mais tous périssent terrassés par la faim et la fatigue pendant le voyage, sauf Isabel qui parvient à retrouver son mari 21 ans plus tard. Jean et Isabel s'installent alors à Saint-Amand où ils vécurent jusqu'à leur mort en 1792.
[modifier] Cadre de vie
- Ville fleurie : quatre fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[8].
[modifier] Notes et références
- Gentilé sur le site habitants.fr. Consulté le 22/07/2008.
- Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : février 2009.
- Victor Adolphe Malte-Brun. La France illustrée (1882)
- Recensements 1793 à 1999 : Cassini ; recensement 2006 : INSEE
- L’imprimerie : le fleuron de l’activité économique locale
- Liste des établissements d'enseignement du Cher sur le site de l'Inspection académique du Cher
- Site de la forteresse de Montrond
- Villes et Villages Fleuris dans le Cher. Consultation : janvier 2009.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
Pour une histoire des élections municipales:
- Jean Guerin, Un demi-siècle d'élections municipales à Saint-Amand-Montrond 1945 - 1995.
[modifier] Article connexe
[modifier] Liens externes
- (fr) Site officiel de la ville
- (fr) Le Pays Berry St-Amandois
- (fr) Résultats des élections municipales de Saint-Amand-Montrond depuis 1977
- (fr) Données géographiques de la commune de Saint-Amand-Montrond - LION1906 (Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation)
[modifier] Plans et vues satellites
- (fr) - Plans et vues satellites de la ville de Saint-Amand-Montrond.