La Châtre

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La Châtre
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de La Châtre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre
(sous-préfecture)
Arrondissement La Châtre
(chef-lieu)
Canton La Châtre
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de La Châtre - Sainte-Sévère
Maire
Mandat
Nicolas Forissier
2014-2020
Code postal 36400
Code commune 36046
Démographie
Gentilé Castrais
Population
municipale
4 416 hab. (2011)
Densité 729 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 59″ N 1° 59′ 16″ E / 46.5830555556, 1.9877777777846° 34′ 59″ Nord 1° 59′ 16″ Est / 46.5830555556, 1.98777777778  
Altitude Min. 198 m – Max. 263 m
Superficie 6,06 km2
Localisation

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La ChâtrePrononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française, située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-est[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud. Elle domine la vallée de l'Indre.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Montgivray (2 km), Le Magny (3 km), Lacs (3 km), Briantes (4 km), Châteauroux (34 km), Issoudun (41 km) et Le Blanc (71 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : les Grandes Bordes, Vavre et les Echambons.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est pour l'essentiel composé d'argile et de marnes schisteuses[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé observé de 1961 à 1990, à la station météorologique de Châteauroux - Déols (36)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,5 1,2 2,6 4,9 8,2 11,2 13,2 13,1 10,9 7,6 3,5 1,1 6,5
Température moyenne (°C) 3,4 4,7 6,9 9,7 13,2 16,5 19,1 18,7 16,3 12,1 6,9 4 11
Température maximale moyenne (°C) 6,3 8,2 11,2 14,5 18,2 21,8 25 24,3 21,6 16,7 10,3 6,9 15,4
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16/01/1985
−15
05/02/1963
−10
03/03/1965
−3,9
12/04/1986
−0,2
08/05/1974
3
05/06/1969
5,8
02/07/1975
4,5
06/08/1967
1,1
19/09/1962
−2,8
25/10/1964
−6,3
23/11/1988
−17
10/12/1967
−22,8
16/01/1985
Record de chaleur (°C)
date du record
18,3
30/01/1967
22,9
24/02/1990
24,3
28/03/1989
26,9
20/04/1968
31,1
27/05/1967
35,6
28/06/1986
36,8
21/07/1990
37,3
16/08/1974
34
17/09/1987
29,5
02/10/1985
21,6
01/11/1984
20,5
16/12/1989
37,3
16/08/1974
Nombre de jours avec gel 13,4 11,6 9,1 2,5 0,1 0 0 0 0 0,8 6,8 12,9 57,2
Ensoleillement (h) 47 76 121 150 181 201 235 203 165 123 63 48 1 613
Record de vent (km/h)
date du record
101
30/01/1983
115
03/02/1990
126
10/03/1982
83
11/04/1985
87
02/05/1988
97
07/06/1987
94
26/07/1983
72
26/08/1986
97
22/09/1987
94
16/10/1987
101
08/11/1982
97
30/12/1981
126
10/03/1982
Précipitations (mm) 61,7 63,2 63,8 56,6 75,3 53,4 51,5 50,6 60,9 59,9 65,7 65,7 728,3
dont pluie (mm) 29,5 28,2 32,4 42,6 39,7 39,7 48,3 43 58,6 43 35,2 35 58,6
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
29,5
12/01/1962
28,2
13/02/1990
32,4
29/03/1978
42,6
18/04/1964
39,7
06/05/1985
39,7
20/06/1977
48,3
22/07/1963
43
29/08/1968
58,6
17/09/1975
43
29/10/1981
35,2
05/11/1962
35
14/12/1979
58,6
17/09/1975
Nombre de jours avec précipitations 11 10,4 11,1 10,3 11,9 8,1 6,6 7,7 7,5 9,1 11 11,1 115,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,1 4,1 4,5 3,8 5,2 3,7 3,2 2,9 3,6 4,1 4,8 4,5 48,5
Humidité relative (%) 88 85 79 75 76 74 69 70 76 84 88 88 79,33
Nombre de jours avec neige 3,3 3,4 1,9 0,8 0 0 0 0 0 0 1,3 2,7 13,4
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,4 1,1 3,4 3,3 0 0 2,1 0,9 0,3 0,3 12,1
Nombre de jours avec brouillard 5,7 4,4 2,3 1,4 1,2 1,1 0 0 2,8 5,9 5,8 6,4 37
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,3
0,5
61,7
 
 
 
8,2
1,2
63,2
 
 
 
11,2
2,6
63,8
 
 
 
14,5
4,9
56,6
 
 
 
18,2
8,2
75,3
 
 
 
21,8
11,2
53,4
 
 
 
25
13,2
51,5
 
 
 
24,3
13,1
50,6
 
 
 
21,6
10,9
60,9
 
 
 
16,7
7,6
59,9
 
 
 
10,3
3,5
65,7
 
 
 
6,9
1,1
65,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Une rue du centre-ville.
Une rue du centre-ville.

Le territoire communal est desservi par les routes[4] départementales : 41A, 49, 73, 83A, 927, 940 et 943.

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de La Châtre à Guéret passait par le territoire communal, une gare desservait la commune. Les gares ferroviaires les plus proches sont les gares de Châteauroux[4] (36 km) et Argenton-sur-Creuse[4] (39 km).

Le territoire communal est desservi par les lignes : E, F et H du réseau L'Aile Bleue[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 39 km.

Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par : le sentier de grande randonnée 46[2], le sentier de grande randonnée 654[2] et le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Châtre vient du mot latin castra, pluriel de castrum, camp fortifié puis château fort. Le plus souvent, c’est un ancien camp romain qui est ainsi désigné[6]. Le mot castra est à l’origine d’un certain nombre de toponymes qui peuvent être datés d’une période allant du Ve siècle au Xe siècle.

On relève les formes suivantes du nom de La Châtre : Apud Castram, in refectorio canonicorum en 1098, Petri de Castra[7] le 12 avril 1164, La Chastre[8] en 1196, La Chastre[9] en janvier 1366, Guilelmus de La Chastre[10] en 1391, La taverne de Jehan Peuron, prestre, à La Chastre[11] en janvier 1409, Philippe de La Chastre[12] en octobre 1417, La Chate[13] vers 1435, La Chastre[14] en octobre 1447, La Chatre[15] en 1454, La Chastre[16] en octobre 1456, La Chastre en Berry[17] en septembre 1473, La Chastre[18] en avril 1494, La Chartre[19] au XVe siècle, La ville de La Chastre en Berry[20] en 1567, La Chatre[21] le 8 novembre 1788 et La Châtre[22] au XVIIIe siècle

Ses habitants sont appelés les Castrais[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Méconnues, les origines de La Châtre ont suscité, par le passé, bien des spéculations chez les historiens locaux... Selon Émile Chénon, une garnison permanente vient s’établir, au temps de l’occupation romaine, sur les hauteurs dominant l’Indre, de façon à surveiller la voie Argenton-Châteaumeillant. Ce camp (castra) est à l’origine d’un groupement de population.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, la ville est un château féodal, siège d'une baronnie dont le premier titulaire connu avec certitude est Ebbes VI, dernier fils de Raoul II de Déols, seigneur de Châteauroux, qui aurait créé pour son fils en 1010 cette baronnie dont dépendaient les seigneuries de Sarzay, Briantes, Angibault, Saint-Martin de Thevet, Maugivray, Montlevicq, Virolan, Bellefont, Ars, L'Alleu, Nohant, Vieilleville et La Prune au Pot. Des moines cisterciens s’installent au bord de l’Indre et par la construction de moulins, amorcent le développement économique.

En 1152, Louis VII fait annuler son mariage avec Éléonore d'Aquitaine. Cette dernière épouse la même année Henri Plantagenêt. Le prince Ebbes de Châteauroux prête hommage à sa suzeraine. Il s'ensuit un saccage de ses territoires et la ville de La Châtre est brûlée en 1152 par le roi Louis VII.

En 1189, Denise de Déols, la princesse de Déols, héritière des Raoul de Châteauroux, est mariée avec André de Chauvigny par Richard Cœur de Lion. La baronnie de Châteauroux passe ainsi à la famille de Chauvigny pour plus de deux cents ans. La Châtre est soumise par Philippe II Auguste en 1209.

Le blason de la famille de Chauvigny, seigneurs de La Châtre.
Le blason de la famille de Chauvigny, seigneurs de La Châtre.

À la suite de l'épidémie de peste de 1348-1349, un monastère de Carmes s’installe dans la ville[24]. En 1417, le sire de Chauvigny donne aux habitants l’autorisation de fortifier leur ville. Cette autorisation est confirmée trente ans plus tard, en octobre 1447[25]. Le nouveau baron fait construire vers 1424 un château seigneurial dont il ne reste que le donjon (aujourd’hui musée George Sand et de la Vallée Noire) et qui se trouvait à l’intérieur des « gros murs de la ville ». La Charte de 1463 affranchit partiellement les bourgeois. Au XVe siècle, à la fin de la guerre de Cent Ans, la ville connaît une période de grand développement. Sa situation entre les possessions du roi de France et les anciennes provinces anglaises en fait un lieu d’échange facilité par la présence de la cour à Bourges. De belles maisons se construisent.

Les chroniqueurs du XVIe siècle décrivent La Châtre comme une ville « bien close et bien murée », comptant trois portes, plusieurs tourelles, un « vieil et ancien chastel » (ce chastel est décrit en 1567 comme une « grosse et haulte tour carrée accompagnée d’une court et quelque aultre peu de logis »), une église, un couvent, un hôtel-Dieu, une maladrerie, un cimetière, une place « fort grande et spacieuse » et au milieu de celle-ci de « grandes hasles de boucherie ». Sur la place, chaque samedi, se tient un marché public et La Châtre accueille chaque année deux foires. De nombreux marchands résident en ville, y tiennent boutiques de draps et merceries, de tanneries et « cuyrs » ; d’autres font commerce de gros et menu « bestail »[26].

À l'époque, le cimetière de La Châtre se trouve à proximité de la place du Marché occupant un quadrilatère délimité, sur sa longueur, par les actuelles rues Jules-Sandeau et Philippe-Decourteix et, sur sa largeur, par les actuelles rues Nationale et Maurice-Sand.

Article détaillé : La Grande Charte de La Châtre.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La cour d'honneur de l'hôtel de Villaines, édifié au XVIIIe siècles.
La cour d'honneur de l'hôtel de Villaines, édifié au XVIIIe siècle.

Au début du XVIIe siècle, à la limite des zones basses et de haute gabelle, la ville devient une cité de garnison et de magistrats qui bâtissent de beaux hôtels particuliers. En 1737, l'ancien donjon des Chauvigny devient prison royale[27]. En 1788, le corps de ville décide d’abattre les portes de la ville dont les murs étaient déjà aux trois-quarts démolis.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1801, Ajasson de Grandsagne, maire de La Châtre, demande la fusion de sa ville avec différentes communes environnantes, dont celle de Montgivray. Par ordonnance royale du 20 avril 1820[28], l’hospice et le cimetière de La Châtre, avec les maisons, jardins, terrains et prés adjacents... sont distraits de la commune de Montgivray et réunis au territoire de La Châtre. La Châtre gagnait alors environ onze hectares, dont cinq pour l’hospice et le cimetière et six de terrain non bâti. Dès lors, les limites de la commune ne seront plus modifiées.

Le XIXe siècle est marqué par l’industrie du cuir. Située dans un pays d’élevage et arrosée par l’Indre, la ville possédait dès le Moyen Âge de nombreuses tanneries dont tout un quartier porte encore le nom.

La gare est construite en 1882.

Le voisinage de « la dame de Nohant », l'écrivain George Sand, n'est pas sans influence sur la vie locale. L'écrivain, qui se rendait fréquemment à La Châtre, déplorait d'ailleurs le conformisme de ses habitants.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Indre. Contrairement aux départements voisins qui font appel aux communes, l’Indre réussit à les regrouper dans seulement trois, puis sept centres, ce qui permet un meilleur contrôle de cette population considérée comme dangereuse (notamment sur le plan sanitaire). La Châtre est l’un des centres ouverts en second[29],[30]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[31]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui en facilite les conditions, mais une grande partie préfèrent rester. La fermeture du camp, prévue pour le 10 mars 1940, est repoussée au 1er juin. L’exode de juin 1940 concerne aussi ces réfugiés, qui une fois la campagne de France passée, reviennent. Le régime de Vichy les rassemble alors au camp de Douadic, surveillé par la police[32].

Articles détaillés : Retirada et Histoire de l'Indre.

Dans les années 1960, La Châtre connaît de grandes transformations : des quartiers entiers sont créés autour de la vieille ville.

Étape de courses cyclistes[modifier | modifier le code]

Le 10 juillet 1997, la commune a accueilli l'arrivée de la 5e étape du Tour de France 1997 de cyclisme. Le 17 juillet 1998, la commune a accueilli le départ de la 6e étape du Tour de France 1998 de cyclisme. Le 8 mars 2005, la commune a accueilli le départ de la 2e étape de la course de cyclisme Paris-Nice 2005.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de La Châtre, du canton de La Châtre, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes de La Châtre - Sainte-Sévère.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Gaston Langlois  ?  ?
1945 1945 Gaston Petit  ?  ?
1945 mars 1959 André Chabenat  ?  ?
mars 1959 mars 1971 Jean Toury UDR Député de l'Indre (1962-1967)
mars 1971 mars 1977 Jacques Chauvet MRG  ?
mars 1977 juin 1995 Maurice Tissandier UDF Député de l'Indre (1968-1981)
Chirurgien
juin 1995 en cours Nicolas Forissier[34],[35],[36] UMP Ancien secrétaire d’État à l'agriculture (2004-2005)
Député de l'Indre (1993-2012)
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

L'ancien palais de Justice.

La commune dispose des services suivants :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Concours des villes et villages fleuris
Nombres de fleurs Années d'obtentions
2 fleurs palmarès 2013[43]
1 fleur palmarès 2005[44]
palmarès 2006[45]
palmarès 2007[46]
palmarès 2011[47]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 416 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 000 3 357 3 926 4 049 4 343 4 471 4 635 4 910 4 970
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 981 5 038 5 167 4 928 4 993 5 234 5 215 5 048 4 850
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 737 4 744 4 770 3 931 3 880 3 734 3 779 4 109 4 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 025 4 524 4 847 4 922 4 623 4 547 4 488 4 465 4 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2004[49].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs lieux d'enseignements[50] : deux écoles maternelles publiques (Gustave-Flaubert et Marie-Louise-Laguerre), une école maternelle et primaire privée (Sainte-Geneviève), deux écoles élémentaires publiques (Eugène-Delacroix et Maurice-Rollinat), un collège public (George-Sand) et un lycée polyvalent public (George-Sand[51]). Un autre lycée polyvalent public (Blaise-Pascal) de secteur[52] se trouve à Châteauroux.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La porte de la maison à pans de bois.
La porte de la maison à pans de bois.

Depuis 2003, l'association « Un point C tout » organise un festival (tendance Punk Rock) et un concours de skateboard, tous les ans vers la fin de l'été (fin août). Ce festival réunit des groupes de renommée nationale et connaît chaque année un succès croissant. Les concerts se déroulent en bordure du skate-park ou au bar le London. Le concours, lui, se déroule le samedi et le dimanche.

La Châtre est aussi le siège du Comité George Sand, qui organise chaque année, autour du 14 juillet, depuis 38 ans, les Rencontres internationales de luthiers et maîtres sonneurs. Ces rencontres ont longtemps eu lieu au château de Saint-Chartier, et ont maintenant lieu au château d'Ars (Indre).

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée George-Sand et de la Vallée Noire[53] : le musée est installé dans la tour de la forteresse des Chauvigny. Il commence très petitement, en 1876, par un vote du conseil municipal d'une somme de soixante francs pour l'acquisition d'une armoire destinée à recevoir des objets ... devant former le commencement du musée[54]. Depuis, le musée a grandi et, en 1939 s'intègre au musée créé par Jean Depruneaux dans la tour, ancienne prison reconvertie. Il prend sa dénomination actuelle en 1954 et est musée de la ville depuis 1964[55]. Le musée contient de nombreux documents d'histoire locale ; un étage est réservé à George Sand, un deuxième aux peintres de la Vallée Noire et de la Creuse, comme Jules Péaro, Henri Couta, Paul Rue, Frédéric Lauth, Fernand Maillaud, Paul Madeleine, Santaolaria, Bernard Naudin ; dans des vitrines des lettres autographes de George Sand, Maurice Rollinat, Henri de Latouche, des médaillons représentant Henri de Latouche, Ajasson de Gransagne, Stanislas Limousin, des bustes de Jean Baffier et de Gabriel Nigond. On y trouve aussi la copie, par Maurice Sand, du tableau d'Eugène Delacroix intitulé l’Éducation de la Vierge initialement installée à la chapelle Sainte-Anne de Nohant. Enfin, le musée abrite l'imposante collection ornithologique léguée par le général Pierre Philippe Léonce de Beaufort qui l'avait lui-même obtenue au travers de sa femme, petite-fille d'Emmanuel Baillon.
La statue de George Sand par Aimé Millet.
La statue de George Sand par Aimé Millet.
  • Bibliothèque de la ville : la ville possède une bibliothèque publique, située dans l'hôtel de Villaines. Elle est gérée par la communauté de communes, avec une antenne à Sainte-Sévère-sur-Indre. Créée en 1829, et enrichie régulièrement par des dons, elle possède des documents sur le patrimoine et l'histoire locale d'une richesse exceptionnelle, dont la partie ancienne est conservée dans les Fonds patrimoniaux de la bibliothèque[56]. Parmi ses collections, il y a bien sûr la totalité des œuvres de George Sand, y compris sa volumineuse correspondance, mais aussi l’œuvre d'Émile Chénon, de Buhot de Kersers, beaucoup d'inédits d'écrivains et d'historiens locaux, et un fonds de manuscrits de Raymonde Vincent, qui a vécu à Saint-Chartier.
  • Cinéma Lux : ancien réfectoire de la maison des Carmes, puis théâtre, le bâtiment est transformé en cinéma dans les années 1930. Rénové récemment, il projette les films dès leur sortie.
  • Théâtre Maurice Sand : géré par l'association du Théâtre Maurice Sand, le théâtre propose une programmation riche et variée toute l'année.
  • École de musique municipale de l'harmonie de La Châtre : elle a pour but de proposer un enseignement dispensé selon le niveau des élèves, et ainsi de les faire progresser pour pouvoir intégrer l'Harmonie Municipale. La pratique collective de la musique est donc l'objectif à tout niveau.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre hospitalier[57] (Smur 36).

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive de La Châtre est le regroupement sportif de la commune.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, La Bouinotte, [[Le Petit Berrichon]'], L'Écho du Berry, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La commune de La Châtre dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Boischaut Sud[58] et de la paroisse de La Châtre. Le lieu de culte est l'église Saint-Germain.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le « revenu net » déclaré moyen par foyer fiscal était de 18 015 €.

À la même date, celui du département de l'Indre était de 19 310 € ; celui de la région Centre de 22 400 € et celui de la France métropolitaine de 23 433 €. Cela fait donc des habitants de La Châtre une population moins riche que la moyenne.

La même année, le « pourcentage de foyers fiscaux imposables » était 42,9 % pour La Châtre ; 47,9 % pour le département ; 55,1 % pour la région et 54,3 % pour la France métropolitaire[59].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Plusieurs zones industrielles ont été créées par le syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM). Une première zone industrielle, dite des Ribattes, près de l'ancienne gare, regroupe notamment des industries de transformation (scierie, béton, charpentes). Une autre zone, avenue d'Auvergne, comprend des entreprises de transformation alimentaire (boulangerie alimentaire, plats préparés, abattoir, etc.). Au sud, des entreprises de produits métallurgiques, et au nord, une entreprise importante de parapharmacie. Une entreprise de numérisation de documents est implantée sur le site des Capucins.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[60].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le pont aux laies.
Le pont aux laies.
  • Église Saint-Germain : datée du XIVe siècle, l'église est en partie reconstruite en 1904. Son clocher, haut de 55 mètres, est l'emblème de la ville, visible de partout.
  • Monument aux morts : il a la particularité de représenter une femme debout au pied d'une lanterne des morts. La figure principale, une femme en recueillement devant la dépouille de son enfant, est due au sculpteur Ernest Nivet ; celle-ci orne également le monument aux morts de la ville de Hattonchatel dans la Meuse.
  • Pont aux laies : bien que ne semblant pas antérieur au XVIIIe siècle, la tradition locale fait remonter la construction de cet ouvrage aux Romains. Le pont fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques, depuis le 18 novembre 1935[62].
  • Puits gothique : situé dans la cour de la maison occupée autrefois par le Bureau des Hypothèques, entre la place du Docteur-Vergnes, la rue Notre-Dame et la rue d'Enfer, aujourd'hui propriété privée, ce puits est un très bel exemple de style Louis XII. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 25 mars 1930[63].
  • Hôtel de Villaines : cet hôtel particulier fut édifié par Bargat à la fin du XVIIIe siècle pour le marquis Étienne-Philippe de Villaines, chef de brigade des gardes du corps du roi, maréchal des camps et armées en 1790. Acheté par la municipalité en 1807, il abrita le collège de la ville jusqu'en 1954. Depuis, il est le siège de la bibliothèque.
  • Chapelle-fontaine Sainte-Radegonde : cette chapelle, dite « la Grand Font », date du XVe siècle et est inscrite aux monuments historiques, depuis le 16 juillet 1925[64]. Elle était notamment fréquentée par les jeunes femmes enceintes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La maison où naquit la photographe Jenny de Vasson.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de La Châtre Blason De sinople aux trois pavillons (tentes) d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierquin de Gembloux, Histoire de La Châtre,‎ 1840.
  • Claude-Charles Duguet, Histoire d'une petite ville qui n'a pas d'histoire : La Châtre avant la Révolution,‎ 1896 (lire en ligne).
  • Jean Gaultier, Histoire de La Châtre en Berry, Saint-Cyr-sur-Loire,‎ 1982.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b, c, d, e et f Site du Géoportail : La Châtre, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Carte archéologique de la Gaule : l'Indre.
  4. a, b, c et d Site de ViaMichelin : La Châtre, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site du conseil général de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 14 décembre 2013.
  6. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat et Charles Rostaing, Librairie Guénégaud, 1989
  7. Cartulaire de Fontmorigny, charte 21, p.14.
  8. Actes de Philippe II Auguste, n° 54.
  9. A.N.-JJ 98, n° 491, fol. 154.
  10. Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, charte 145, p.245.
  11. A.N.-JJ 163, n° 159, fol. 89 v°.
  12. A.N.-JJ 170, n° 88, fol. 109.
  13. Archives d’État, Stockholm, Collection Bergshammar, Armorial Bergshammar, n° 2252.
  14. A.N.-JJ 178, n° 251, fol. 142.
  15. B.N.-Ms Français 4985, Armorial Le Bouvier, n° 10.
  16. A.N.-JJ 187, n° 199, fol. 105.
  17. A.N.-JJ 194, n° 358, fol. 200 v°.
  18. A.N.-JJ 226A, n° 228, fol. 135 v°.
  19. Bibliothèque de l’Arsenal, Ms 4802, Armorial Guichenon, n° 17.
  20. Nicolay, Description générale de Berry, p. 189.
  21. A.D. 18-C 1109, Élection de La Châtre.
  22. Carte de Cassini.
  23. « Nom des habitants des communes françaises, La Châtre », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 6 février 2012).
  24. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 21.
  25. A.N.-JJ 179, n° 24, fol. 11 v°.
  26. Gaultier 1982.
  27. Bernadette Audebert et Jacques Tournaire, La Châtre et la Vallée Noire : 1900, Limoges, Souny,‎ 1985.
  28. A.N.-F 2 II Indre 2, plan annexé à la minute.
  29. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  30. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  31. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  32. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  33. V. Assemblée nationale, base de données historique des anciens députés.
  34. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  35. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  36. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  37. Site de la préfecture de l'Indre : Sous Préfecture de la Châtre, consulté le 23 août 2012.
  38. a et b Site de la préfecture de l'Indre : Direction Départementale des Finances Publiques, consulté le 25 août 2012.
  39. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  40. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  41. Site de Région de Gendarmerie du Centre : Groupement de l'Indre, consulté le 23 août 2012.
  42. Site du conseil général de l'Indre : Avec le Conseil général des routes encore plus sûres !, consulté le 18 août 2012.
  43. Site des Villes et Villages Fleuris : Les villes et villages fleuris, consulté le 26 janvier 2014.
  44. [PDF] 46e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2005, consulté le 23 septembre 2009.
  45. [PDF] 47e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2006, consulté le 23 septembre 2009.
  46. [PDF] 48e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2007, consulté le 23 septembre 2009.
  47. [PDF] 52e concours des villes et villages fleuris - Palmarès 2011, consulté le 23 septembre 2011.
  48. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  50. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  51. Site du lycée George Sand de La Châtre, consulté le 10 mars 2013.
  52. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  53. Site du ministère de la Culture : Museofile, consulté le 15 novembre 2013.
  54. Monique Delclaux, « La création d'un musée municipal à La Châtre au XIXe siècle », Revue des Amis du Vieux La Châtre, no 4,‎ 2012, p. 36-37.
  55. Monique Delclaux, « Un mécène à La Châtre : Jean Depruneaux, fondateur du Musée George Sand et de la Vallée noire », Revue des Amis du Vieux La Châtre, no 4,‎ 2012, p. 38-44.
  56. Site officiel de la bibliothèque de La Châtre.
  57. Site hopital.fr : Centre hospitalier (La Chatre), consulté le 24 août 2012.
  58. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné du Boischaut Sud, consulté le 21 avril 2013.
  59. Site de l'Insee : Bases de données de l'Insee, consulté le 5 mai 2013.
  60. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  61. « Notice no PA00097313 » et « Notice no PA00097311 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. « Notice no PA00097315 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « Notice no PA00097316 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. « Notice no PA00097308 », base Mérimée, ministère français de la Culture.