Barthélemy Aneau

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Barthélemy Aneau ou Anneau (en latin Annulus) fut un poète français du XVIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bourges, élève de Melchior Wolmar, condisciple d'Amyot, de Bèze et de Calvin, il fut professeur de rhétorique à Lyon (1529), puis principal au collège de la Trinité jusqu'en 1550 et de 1558 à sa mort. Il fut massacré par le peuple dans son collège en 1561, le jour de la Fête-Dieu, parce qu'on le soupçonnait d'être protestant, qu’on l'accusait d'avoir jeté une pierre sur le prêtre qui portait le Saint-Sacrement à la procession, et parce que son collège avait été signalé comme un foyer d'éducation peu orthodoxe.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il cultivait également la poésie latine et la poésie française. On a de lui :

  • Chant natal (1539)
  • Lyon marchant, Satyre françoise sur la comparaison de Rohan (1542)
  • une traduction en vers français des Emblèmes d'Alciat (Lyon, 1549),
  • un poème latin Picta poesis (1552), qu'il traduisit lui-même en vers français, sous le titre d'Imagination poétique,
  • une traduction de lUtopie de Thomas More (1559)
  • Alector ou le Coq, histoire fabuleuse (en prose française), prétendue traduite du grec (Lyon, 1560).

Il a écrit également la prise de Thionville sur Moselle en 1558.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Livre d'emblèmes
  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 90.

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Barthélemy Aneau » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]