Montargis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Montargis
Le canal de Briare à Montargis
Le canal de Briare à Montargis
Blason de Montargis
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Loiret
(sous-préfecture)
Arrondissement Montargis
(chef-lieu)
Canton Montargis
(chef-lieu)
Intercommunalité Agglomération montargoise et rives du Loing
Maire
Mandat
Jean-Pierre Door
2008-2014
Code postal 45200
Code commune 45208
Démographie
Gentilé Montargois
Population
municipale
14 649 hab. (2010)
Densité 3 285 hab./km2
Population
aire urbaine
68 488 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 52″ N 2° 44′ 00″ E / 47.9977777778, 2.7333333333347° 59′ 52″ Nord
       2° 44′ 00″ Est
/ 47.9977777778, 2.73333333333
  
Altitude Min. 82 m — Max. 112 m
Superficie 4,46 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte administrative du Loiret
City locator 14.svg
Montargis

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte topographique du Loiret
City locator 14.svg
Montargis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montargis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montargis
Liens
Site web www.montargis.fr

Montargis est une commune française située dans le département du Loiret et la région Centre.

Montargis est l'une des deux sous-préfectures du Loiret. Son aire urbaine comprend 68 488 habitants, ce qui en fait la septième aire urbaine de la région Centre et la seconde du Loiret, derrière celle d'Orléans.

Sommaire

Géographie [modifier]

Canal à Montargis

Montargis est située dans la région naturelle du Gâtinais à 33 km au sud de Nemours, à 38 km au nord de Gien, à 53 km au sud-ouest de Sens, à 68 km à l'est de la préfecture Orléans, à 76 km au nord-ouest de la préfecture de l'Yonne, Auxerre et à 109 km au sud de Paris.

La ville se situe aux confluents du Loing, du Puiseaux et du Vernisson. Traversée en outre par le canal de Briare, il est si fréquent d'y traverser un pont que certains en ont fait un slogan touristique : « Montargis, la Venise du Gâtinais ».

Accès [modifier]

Par la route, la ville est accessible via les sorties 18 de l'autoroute A77 et 5 de l'A19. L'ex-route nationale 7, actuelle route départementale 2007, traverse le territoire de la commune tandis que l'ex-route nationale 60, actuelle route départementale 2060, contourne la ville par le sud.

Montargis est desservie par une gare de la société nationale des chemins de fer français (SNCF) située sur la ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache.

Urbanisme [modifier]

L'unité urbaine de Montargis regroupe les dix communes de la communauté d'agglomération de l'agglomération montargoise et rives du Loing et environ 56 023 habitants : Montargis (16 701), Châlette-sur-Loing (13 969), Amilly (11 497), Villemandeur (5 650), Pannes (2 913), Corquilleroy (2 395), Cepoy (2 292), Vimory (1 081), Paucourt (860) et Conflans-sur-Loing (356).

L'aire urbaine de Montargis est l'une des quatre aires urbaines du Loiret, elle regroupe 32 communes sur 454 km2 pour environ 68 000 habitants.

Communes limitrophes [modifier]

Rose des vents Châlette-sur-Loing Châlette-sur-Loing Châlette-sur-Loing Rose des vents
Villemandeur N Amilly
O    MONTARGIS    E
S
Villemandeur Amilly Amilly

Toponymie [modifier]

Le Pont du Moulin de la Pêcherie

Bas latin Mons Aridiaci. Mons = hauteur, et Aridiacus, gentilice Aridius et suffixe acus : la hauteur sise dans le domaine appelé Aridiacus ; Aridiacus = le domaine d’Aridius. Aridius aboutit régulièrement à Aregius par consonnification du i. La forme française la plus ancienne est Montargi, dérivée de Montem Aredjacum, puis Montargis où is = y. Le s final est parasite et muet.

Montargis a été appelée, à diverses époques mais de manière très marginale, Montargis-le-Franc, en référence à son histoire médiévale et à ses armoiries. On désigne parfois la ville sous le nom de « Venise du Gâtinais», en raison de ses canaux et de ses 131 ponts et passerelles.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Mont-Coulounies[1].

Histoire [modifier]

Article détaillé : histoire de Montargis.

Administration [modifier]

Montargis est chef-lieu de l'actuel canton de Montargis (limité à Montargis) et de l'arrondissement de Montargis, qui regroupe, depuis 1926, les anciens arrondissements de Gien et de Montargis. La ville est également le siège de la communauté d'agglomération dite agglomération Montargoise et Rives du Loing .

Montargis a été, jusque dans les années 1970, le chef-lieu de l'ancien canton de Montargis regroupant 15 communes.

Maires successifs [modifier]

Liste des maires successifs de 1944 à aujourd'hui[2]
Période Identité Étiquette Qualité
26 mars 2001 en cours Jean-Pierre Door UMP Cardiologue
Député de la quatrième circonscription du Loiret depuis 2002
23 octobre 1997 26 mars 2001 Jacques Reboul PCF Cheminot
Conseiller régional de la Région Centre
24 mars 1989 23 octobre 1997 Max Nublat PCF Instituteur
Conseiller général du canton de Montargis (1998-2004)
19 mars 1983 24 mars 1989 Michel Brisson RPR Avocat
24 mars 1977 19 mars 1983 Max Nublat PCF Instituteur
26 mars 1971 24 mars 1977 Gérard Bouche Divers droite Expert-comptable
17 janvier 1954 26 mars 1971 Robert Szigeti[3] Centre gauche Médecin
Député
26 octobre 1947 16 janvier 1954 Jean Viscardi   Avoué
4 septembre 1944 25 octobre 1947 Maurice Meunier[4]   Instituteur

Instances judiciaire et administrative [modifier]

Le palais de justice d'Orléans
Liste des juridictions compétentes pour la commune[6]
Tribunaux Lieux
Tribunal d'instance Montargis
Tribunal de grande instance Montargis
Cour d'appel Orléans
Tribunal pour enfants Montargis
Conseil de prud'hommes Montargis
Tribunal de commerce Orléans
Tribunal administratif Orléans
Cour administrative d'appel Nantes

Jumelages [modifier]

Démographie [modifier]

Article détaillé : Démographie de Montargis.

En 2010, la commune comptait 14 649 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 500 6 394 6 514 6 568 6 781 7 757 7 301 7 397 7 527
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 553 8 010 8 103 8 196 9 175 11 164 10 984 11 600 11 314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 351 13 104 12 927 12 564 12 564 12 859 13 885 14 615 15 117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
15 996 18 225 18 380 16 110 15 020 15 030 15 794 15 755 15 526
2009 2010 - - - - - - -
15 020 14 649 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique

Économie [modifier]

Montargis héberge une antenne de la chambre de commerce et d'industrie du Loiret.

Le 10 octobre 2008, le ministère de l'intérieur a annoncé la fermeture de l'école de la gendarmerie nationale qui assurait la formation des gendarmes adjoints volontaires[8].

Équipements et services [modifier]

Transports [modifier]

Montargis et son agglomération sont desservies par le réseau Amelys (réseau urbain). Le réseau est exploité par la filiale de la SNCF Keolis Montargis, il comporte six lignes de bus.

La ville est également desservie par le réseau interurbain du Loiret via les lignes 4 6 10 11 12 13 14 15.

Culture [modifier]

L'hôtel Durzy

Enseignement [modifier]

La commune est située dans l'académie d'Orléans-Tours et possède les établissements scolaires suivants :

Gastronomie [modifier]

Les pralines Mazet : amandes grillées et caramélisées selon une recette attribuée à un officier de bouche du duc de Praslin, sous Louis XIII. Cette recette a été reprise, à la fin du XIXe siècle par les établissements Mazet, propriétaires d'une confiserie à Montargis, et s'est perpétuée jusqu'à nos jours.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Patrimoine [modifier]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2008). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{refnec}} ou {{refsou}} sur les passages nécessitant une source.

Château de Montargis [modifier]

Plan du château de Montargis[11]

Il reste la tour carrée dite « poterne » édifiée par Philippe Auguste, une tour d'angle qui domine la ville, et des vestiges dont certains se visitent sur demande (office du tourisme): crypte du XIIe siècle de l'église Sainte Marie, les caves du jardin royal (XIIIe siècle). La restauration des remparts face à la ville a été achevée en 2011 ; des travaux sur le château sont encore en cours à cette date. Une partie des jardins médiévaux-Renaissance du château est recréée : dits « Jardins d'agréments », ils ceinturaient les remparts et douves sèches. Un parcours piétonnier et documenté permet aux visiteurs de découvrir ce « château royal ».

Selon la tradition, Montargis aurait pour origine une haute et puissante tour fortifiée sur la colline édifiée par le roi Clovis afin d’assurer la défense de la porte de son royaume contre les incursions qui ravageaient alors le pays[12]. Vers 1130, Miles de Courtenay entreprend la construction d’un nouveau château à proximité immédiate de la vieille tour. L’achèvement de ces travaux en 1149 coïncide avec la mise en place d’une première enceinte réalisée par Renaud de Courtenay, fils de Miles ; celle-ci protège l’agglomération située au pied du château. L’église Sainte-Marie construite par Miles constituait au XIIe siècle l’église paroissiale de Montargis. D’autres constructions sont attribuées à Pierre Ier de Courtenay, septième enfant du roi Louis le Gros, devenu seigneur de Montargis, par son mariage avec Élisabeth de Courtenay (1151). Leur fils Pierre II de Courtenay (1155-1219) sera couronné Empereur latin d'Orient à Constantinople en 1216. Il avait épousé en seconde noce en 1193 Yolande de Hainaut. Deux de leurs enfants, Robert Ier (1201 † 1228), et Baudouin II (1218 † 1273), furent empereurs latins de Constantinople. Ce dernier épousa Marie de Brienne, fille de Jean de Brienne, roi de Jérusalem. Leur fils Philippe Ier de Courtenay devint empereur titulaire de Constantinople. Il n'eut qu'une fille Catherine de Courtenay (1274 - † 1307) qui épousera Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi en 1301 (fils de roi, frère de roi, oncle de trois rois, père de roi, mais jamais roi lui-même). Leur fille Jeanne épousera en 1318 Robert III d'Artois. Le beau-fils de Catherine, Philippe, deviendra roi de France sous le nom de Philippe VI et fondera la dynastie des Valois. C'est la raison pour laquelle Charles V et Charles VI, ses petits-fils et arrière-petits-fils aimèrent séjourner au château de Montargis dont la décoration de la grande salle entreprise par Charles V, de par l'héraldisme décrit par Perec au XVIe siècle, racontait l'origine et les alliances de la famille de Valois.

En 1184, Philippe Auguste réunit Montargis à la couronne - condition au mariage de son cousin Pierre II de Courtenay avec Agnès de Nevers. Cette unification à la couronne concernait le château, ses terres et le fief de Courtenay. Le mariage a lieu en l'église du château devant le Roi et la Cour. Pierre II de Courtenay accompagne Philippe-Auguste en Croisade en 1190. Le roi, qui réside au château à plusieurs reprises, fait élever un donjon. À partir de 1370, Charles V, « second fondateur de Montargis », entreprend des travaux d’extension et de rénovation. Il charge Raymond du Temple, le célèbre architecte du Louvre et des châteaux de Vincennes et de Sully-sur-Loire, de la réalisation. Les pièces maîtresses en sont la « grande salle des armes » et une nouvelle chapelle intégrée dans le logis royal. En 1379, le gros-œuvre est achevé. Les travaux se terminent en 1380 par la pose d’une horloge, une des premières de France. Simultanément est entreprise la réalisation d’une deuxième enceinte autour de la ville.

Après la mort de son mari Hercule II d'Este, duc de Ferrare, Renée de France fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne se retire à Montargis qui fait partie de son apanage. La princesse fait du château un refuge pour les protestants. Aussitôt après son arrivée en 1561, elle entreprend d’importants travaux pour rendre habitable sa résidence gravement endommagée par l’incendie qui a dévasté la ville en 1525 et par les destructions des huguenots en 1562. Jacques Androuet du Cerceau est chargé de la réalisation : il y fait allusion dans ses Plus excellents bastiments de France :

« Laquelle (Renée de France) estant veuce, et retirée en France l’an 1560 trouvant ce lieu ainsi beau, et tel que dessus, toutefois fort descheu et demoly, et par ce moyen rendu quasy inhabitable, l’a amplement réparé, embelly et enrechichy d’aucuns nouveaux bastiment, jardins, et d’autres commoditez, tel qu’on la voit à présent, et y a fait sa demeure ordinaire iusques à son trépas ».

On peut attribuer à Du Cerceau les tonnelles ou « galeries de charpenteries lesquelles de présent sont couvertes de lierre », inspirées de celles que Bramante réalisa dans les jardins du Vatican, et les nombreuses portes monumentales formant point de vue dans les allées du jardin.

Pendant la minorité de Louis XIII, Marie de Médicis rachète aux héritiers d’Anne d'Este la seigneurie de Montargis qui en 1612, devient l’apanage du duc d’Orléans et qui demeure dans cette maison jusqu’à la Révolution. À la fin de l’Ancien Régime, le château subsistait encore presque en son entier, à l’exception du donjon et de l'église Sainte-Marie que Philippe de France, châtelain de Montargis et duc d'Orléans, frère deLouis XIV, avait fait raser (1697). En 1804 est commencée la démolition qui se termine en 1827 avec la destruction de la tour de l’Horloge.

Grâce aux plans et dessins de Jacques Ier Androuet Du Cerceau, aux sources du XVIIIe siècle et aux estampes du début du XIXe siècle notamment celles de Girodet, une restitution est possible. Le château était situé sur le rebord du plateau dominant la vallée du Loing, à l’ouest de la ville. Il s’inscrivait dans un polygone irrégulier ceint, d’une muraille munie de tours et d’un fossé. Au nord s’élevait le donjon de Philippe-Auguste. À celui-ci se rattachait la « grande salle », édifiée pour Charles V, constituée d’un rez-de-chaussée et d’un étage carré. Un escalier extérieur en bois, qui se dressait librement devant le bâtiment, desservait l’étage. À la suite de la « grande salle » se trouvait une première chambre qui précédait la chapelle édifiée par Charles V. Celle-ci était en communication avec la chambre du roi, à laquelle était annexé un cabinet placé dans une tour ronde. Le logis royal s’achevait par l’appartement de la reine. Le centre du polygone était marqué par la « Vieille tour », de plan annulaire avec une cour centrale, que l’on identifiait avec la tour construite par Clovis. À proximité se trouvait l’église Sainte-Marie, bâtie à la fin du XIIe siècle pour Lambert de Courtenay. Au-dessous de cette église, était la chapelle Saint-Ginefort. Le château avait trois accès : au sud-est, la « poterne » qui ouvrait vers la ville, à l’ouest, un accès desservant la cour d’Orléans devant le logis royal ; le « guichet » sous la tour de Clovis au nord.

Les jardins d’agrément furent dessinés et réalisés par Jérôme Teste, jardinier, que Renée de France fit venir d'Italie. Il eut le titre de « Jardinier du Roi et de Madame Renée de France ». Les jardins d’agrément étaient entourés du jardin de subsistance. Ces deux jardins faisaient comme une deuxième et une troisième enceinte, presque complètes. Ils furent abîmés par les guerres de religion et malgré la volonté du fils de Renée de France et de sa fille, ils ne furent plus entretenus à compter de 1604. Par la suite, ces terrains furent cédés à des montargois. Sur une partie de ceux-ci sera édifié un télégraphe de Chappe sous Napoléon 1er, qui fonctionna peu de temps. Ces terrains furent acquis par la Ville pour accroître la surface du cimetière qui les jouxtait au XVIe siècle et aussi les urbaniser à l’exception des deux tiers des jardins d’agrément formant la première couronne qui furent cédés à la Ville dans les années 1970 (en fait en deux fois 1955 et 1975). Sur cette partie des jardins fut érigée un hall de sport et, depuis mars 2010, ont été re-créés 12 carreaux selon les plans de du Cerceau. Cette initiative, financée par la Ville de Montargis et la Région Centre, en fait un jardin remarquable qui restitue les célèbres jardins Renaissance du château de Montargis disparus depuis 1605.

Église paroissiale Sainte-Madeleine [modifier]

Le clocher

Cette église date des XIIe, XVe et XVIe siècles et seconde moitié du XVIIe siècle, restaurée et complétée sous la direction de Viollet-le-Duc à partir de 1863. Elle est classée au titre des monuments historiques par arrêtés des 10 février 1909 (ensemble sauf la tour-clocher) et 10 juillet 2000 (tour-clocher).

La nef, construite à la fin du XIIe siècle, est le reste de la première église paroissiale indépendante du château, probablement fondée par Philippe Auguste. Les chapelles du flanc gauche ont été ajoutées à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle.

Le chœur est la partie la plus remarquable. Il a été construit après l’incendie du 25 juillet 1525, qui détruisit presque toute la ville. L’aide financière du roi arrive dès 1526. La voûte de la dernière chapelle à droite porte la date de 1545. Les travaux durent être interrompus dans la période trouble de 1562-1567, où la Madeleine est pillée par les huguenots. Les chapelles du flanc gauche sont voûtées en 1571-1572. Une fois achevé l’étage des chapelles, on passe à la construction des piliers. Le 31 janvier 1574 est signé le marché de construction d’un pilier. La voûte du déambulatoire derrière le maître-autel est datée de 1586. Les travaux auraient été achevés en 1608 : la dédicace a eu le 22 avril 1618. Les voûtes du vaisseau central, en brique et en plâtre, datent de 1860. Il semble que le vaisseau central soit resté couvert d’une charpente jusqu’à cette date. La construction de chœur a été attribuée, sans preuve mais non sans vraisemblance, à Jacques Androuet du Cerceau, le célèbre architecte de Renée de France.

Du Cerceau vient à Montargis et travaille pour Renée de France dès 1560. En 1581, il habite en permanence à Montargis. L’on admet généralement que si Du Cerceau est intervenu sur le chantier de la Madeleine, ce ne pourrait être que trop tardivement pour participer à la définition du parti. Rien n’est moins sûr. Car ce qui fait l’originalité du chœur de Montargis, ce n’est pas son plan, assez banal, mais le traitement des vaisseaux en église-halle : le vaisseau central, les collatéraux et le déambulatoire, très élancés, ont la même hauteur. Ce parti rappelle certaines églises italiennes, les églises gothiques du Sud-Ouest de la France ou les Hallen-Kirche du gothique tardif de l’Allemagne du Sud. Or, le choix de ce parti, que l’on ne peut attribuer qu’à un maître, a bien pu n’intervenir que tardivement puisque l’implantation des piliers ne date que des années 1570. La première allusion à Jacques Androuet Du Cerceau comme architecte du chœur de la Madeleine remonte à 1630.

Les voûtes de la nef ont souffert de l’effondrement du clocher en 1656. Sans doute ont-elles été refaites, au moins partiellement, à cette occasion.

Les derniers grands travaux datent de 1860 et ont été menés par Viollet-le-Duc et Anatole de Baudot : construction des parties hautes et de la flèche de la tour-clocher, des chapelles droites de la nef, du portail du bras droit, des voûtes du vaisseau central du chœur ; peinture polychrome pour l’ensemble.

L’ensemble des vitraux date des années 1860, sortis des ateliers Lobin de Tours.

Autres édifices [modifier]

Passerelle sur le canal
  • Ancien couvent des Ursulines, devenu hôpital de l’hôtel-dieu (de la Révolution à 1993), fermé après la construction d’un nouvel hôpital, comportant une maison de retraite l’ancien hôpital est reconverti depuis en logements sociaux. Construit à partir de 1644, façade de la rue Jean-Jaurès reconstruite de 1926 à 1932. Classement partiel à l’Inventaire des monuments historiques le 11 avril 1994.
  • Place du 18 juin 1940, plus couramment appelée « Le Pâtis » ou, de son ancien nom officiel, « place du Pâtis », une des plus grandes places de France.
  • Magasin de la prasline (rue du général-Leclerc, à proximité de l’église de la Madeleine, sur la place Mirabeau) : copie d'une maison néo-gothique qui fut construite en 1920 par René Coffre avec des sculptures de Jean Boucher, pour abriter le magasin de vente des établissements Mazet.
  • Ancien Hôtel de Ville de style néo-classique tardif, construit entre 1859 et 1861 par Étienne-Albert Delton pour abriter la fondation (école technique et bibliothèque) créée par Philippe Durzy, capitaine dans les armées de Napoléon. Racheté par la ville en 1881, il abrite aujourd’hui une bibliothèque et un musée et les archives municipales. La salle des mariages date de vers 1925 et de style néo-gothique. Dans le jardin sont visibles les vestiges d’une maison de Lorris, dite Tournemotte du XIIIe siècle.
  • Ancienne caisse d’épargne (en face de l’ancien hôtel de ville), construite en 1904 par un certain Brochon, architecte à Montargis.

Cadre de vie [modifier]

La ville possède le label ville fleurie, trois fleurs lui ont été décernées dans le cadre du concours des villes et villages fleuris[13].

La forêt domaniale de Montargis est située au nord-est de la commune.

Manifestations [modifier]

Divers [modifier]

  • Montargis est le lieu de tournage du film Week-end Montargis, film parodique présent dans Le gros DVD (2001) de Kad et Olivier.
  • Dans le film Tais-toi ! (2003), réalisé par Francis Veber, Quentin, incarné par Gérard Depardieu, se réclame être de Montargis (« J'm'appelle Quentin, j'suis d'Montargis » répète-t-il régulièrement). Certaines scènes tournées dans un bar abandonné ont été filmées dans un bar de Montargis, à côté de la rue Dorée.
  • Radio Montargis Vallée du Loing : ancienne radio locale.
  • Une chanson de l’artiste David TMX s’intitule Voir Montargis et mourir.
  • La forêt de Montargis a été le lieu du tournage de certaines scènes du film Les Visiteurs (1993) avec Jean Reno et Christian Clavier, lorsqu’ils sont transportés dans le temps et se retrouvent dans une forêt.
  • Dans la série de la chaîne de télévision française M6, Scènes de ménages, le couple que forment Huguette et Raymond font souvent référence à leurs vacances passées à Montargis.
  • Plusieurs scènes du film de Pascal Thomas, les Zozos (1973), ont été tournées à Montargis.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. www.francegenweb.org/mairesgenweb. MairesGenWeb, recensement des maires de France à travers l'Histoire. Consultation : octobre 2008.
  3. Robert Szigetison : maire, son nom a été donné à une rue de la ville.
  4. Maurice Meunier : maire, son nom a été donné à une école de la ville.
  5. Paul Baudin : maire démissionnaire, son nom a été donné à une avenue de la ville.
  6. Liste des juridictions compétentes pour une commune, sur www.annuaires.justice.gouv.fr, Ministère français de la Justice. Consulté le 8 juillet 2012.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  8. Dépêche AFP. L'Intérieur annonce la fermeture de quatre écoles de gendarmerie. 10 octobre 2008.
  9. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 5, Paris, Bourloton, 1889, 617 p. [lire en ligne (page consultée le 3 juin 2012)], p. 192 
  10. La République du Centre, éditions Orléans du 22 février 2007, p. 16.
  11. Illustration de la page de garde du Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viollet-le-Duc, 1856.
  12. Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le guide du patrimoine Centre Val-de-Loire, p. 447-450, Hachette, Paris, 1992 (ISBN 2-01-018538-2).
  13. www.villes-et-villages-fleuris.com. Montargis, ville fleurie (trois fleurs), palmarès 2007. Consultation : octobre 2008.
  14. Site officiel du festival Musik'air. Consultation : novembre 2008.
  15. Site officiel du festival Montargis coince la bulle. Consultation : avril 2010.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]