Maurice Bourlon

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Maurice Louis Marie Bourlon est un officier et préhistorien français né le 18 octobre 1875 à Bourges[1] et mort le 21 août 1914 à Higny[2].

Maurice Bourlon à Laugerie-Basse, en 1911
Biface acheuléen de Châteauneuf-sur-Loire (26 cm)
Dessin de M. Bourlon

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bourges en 1875, d’un père propriétaire, Maurice Bourlon s’engage dans l’armée en 1894. En 1897 à Cosne, il se révèle un excellent sergent fourrier. Après l’école d’officiers de Saint-Maixent, il est promu lieutenant au 131e R.I. en 1901, à Orléans et y restera 10 ans.

Il se marie à Marmagne, près de Bourges, dans le Cher, où vivent les deux familles, en 1903, mais divorce quelques années plus tard. Après Orléans et Pithiviers, il est affecté à Verdun, puis au fort de Belle Épine à Charny-sur-Meuse comme capitaine dans une unité de chasseurs à pied, juste avant la guerre.

Il meurt au combat d’Higny en Meurthe-et-Moselle, le 21 août 1914 et reçoit la citation suivante : Après avoir enlevé un bois à la tête de sa compagnie qu’il ne cessait d’entrainer par son exemple et sa bravoure, est tombé mortellement frappé en la jetant encore en avant.

En 1924, sa dépouille a été transférée au cimetière militaire de Pierrepont (Meurthe-et-Moselle), tombe 1100.

Le Préhistorien[modifier | modifier le code]

« Le capitaine Bourlon était un préhistorien remarquable. Passionné pour la préhistoire, il était venu aux Eyzies, il y a quelques années pour demander aide, conseil et direction à Peyrony. Il s'était mis aux fouilles avec une ardeur sans égale. Au Moustier, à Laugerie-Basse, dans la vallée de la Beune, il fit des fouilles très intéressantes. Il eut le mérite de bien reconnaître et de démontrer l'existence du magdalénien le plus net dans l'Orléanais.
Il publia dans notre Revue d'excellents mémoires avec Bouyssonnie sur diverses formes industrielles de l'aurignacien et du moustérien (par exemple une très intéressante étude sur les grattoirs carénés). Il publia aussi un travail fort ingénieux sur le débitage du silex par tranchage, à l'époque moustérienne.
À Laugerie-Basse, je me souviens l’avoir vu, tout au fond de l’abri, fouillant dans l’obscurité, les pieds dans l’eau, et examinant les monceaux de débris laissés par les anciens fouilleurs. Il y trouva une quantité d’outils curieux et surtout trois belles gravures sur plaquette calcaire. L’une surtout est une admirable représentation d’un bison.
Bourlon était plein d'enthousiasme, plein d'activité. Dès qu'il avait quelques moments de liberté, il arrivait en Dordogne et se mettait à fouiller sans répit. C’était un gai et charmant ami, un préhistorien de cœur et de race, à la fois praticien expert et bon théoricien. C’est une réelle perte pour la préhistoire française. Nous lui adressons un dernier et très attristé adieu. »

— Louis Capitan, Bulletin de la Société Préhistorique Française, 1915, p. 137-138.

Silex moustériens de Boigny
Dessin de M. Bourlon

Publications[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Abbé André Nouel : État des études préhistoriques dans le département du Loiret, Orléans, 1946, p. 43-46.
  • Les préhistoriens de l'Orléanais avant les travaux de l'abbé Nouel, conférence donnée par Guy Richard au Muséum des sciences naturelles d'Orléans le 27 avril 2004 dans le cadre du centenaire de la Société préhistorique française.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]