Crucifix
|
|
Cet article est une ébauche concernant le christianisme.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. |
Crucifix est un terme issu du latin ecclésiastique du XIIe siècle crucifixus, participe passé du verbe crucifigere, qui signifie « fixer sur une croix ».
Sommaire |
Iconographie chrétienne [modifier]
Le crucifix est un symbole chrétien rappelant la Crucifixion, c'est-à-dire le crucifiement de Jésus-Christ, mort attaché sur une croix.
Un crucifix a pour l'essentiel la forme d'une croix latine, dont la barre verticale est allongée vers le bas et courte vers le haut, et pouvant porter dans cette partie supérieure le sigle INRI, acronyme de Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. Une image de Jésus est fixée à la croix, montrant les clous dans ses mains et ses pieds et une blessure dans son côté gauche, en référence aux récits de la Passion.
Les crucifix sont généralement accrochés aux murs (des maisons ou des édifices religieux, parfois en façade pour ces derniers). Certains petits crucifix (quelques centimètres de hauteur) peuvent reposer sur un support. On accroche traditionnellement aux crucifix un rameau béni.
Certains, monumentaux, sont des croix de procession, portés lors de cérémonies votives (pinacothèque nationale de Sienne).
Les crucifix dans les églises sont parfois entourés des figures de la Vierge Marie, de l'apôtre saint Jean et de Marie-Madeleine, présents au Golgotha. Lorsque les personnages sont d'une certaine grandeur, on parle plutôt de calvaire que de crucifix.
Italie [modifier]
En Italie, Giunta Pisano est connu en particulier pour le réalisme nouveau du crucifix peint a tabellone[1] au Trecento[2] et les représentations du crucifix s'accompagnent très souvent des instruments de la Passion (Arma Christi).
Descriptions de quelques crucifix [modifier]
-
Crucifix orthodoxe et rameau béni catholique.
-
Cimabue (Arezzo) la Vierge à la gauche du Christ et saint Jean à sa gauche, éplorés.
-
Crucifix polonais, noter la forme particulière du crucifix, comme ceux des Jansénistes, mais rappelant ici la Gabelkreuz des Rhénans.
-
Crucifix baroque de l'église de Dießen am Ammersee (Allemagne), noter la présence des anges, symbole de gloire éternelle.
-
Crucifix entouré de la Vierge et de saint Jean (Schleswig-Holstein), noter les symboles des quatre évangélistes aux quatre coins de la Croix.
-
Crucifix italien du XIIIe siècle à la pinacothèque de Lucques, la Vierge est toujours à la droite de son Fils et saint Jean, l'apôtre préféré, à sa gauche. Les symboles des évangélistes sont de chaque côté du bras horizontal.
-
Étalage d'une boutique à Lourdes.
Postures du Christ [modifier]
À noter les différentes postures du Christ en Croix :
- Christus triumphans, Christ triomphant,
- Christus patiens, Christ résigné,
- Christus dolens, Christ souffrant (Giotto et Cimabue)
Formes particulières [modifier]
En Italie, la fin de la peinture byzantine avec ses crucifix à tabellone, s'opère d'abord par des Croce sagomata et dipinta, des crucifix sans relief, silhouettés, chantournés et peints, comme ceux exécutés par Lorenzo Monaco, pour l'hôpital Santa Maria Nuova de Florence (conservés aujourd'hui à la Galleria dell'Accademia de Florence)[3].
Notes et références [modifier]
- complété de petites scènes aux extrémités des bras de la croix, en forme polyptyque.
- Relecture du monde byzantin [1]
- Notice de l'encyclopédie de bseditions
Bibliographie [modifier]
- J.Hoppenot, Le crucifix dans l'histoire, dans l'art, dans l'âme des saints et dans notre vie, éd. Desclée de Brouwer, 1901, 386 p. in-4°, illustré