Métier (activité)
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. |
Un métier est d'abord l'exercice par une personne d'une activité dans un domaine professionnel, en vue d'une rémunération.
Par extension, le métier désigne le degré de maitrise acquis par une personne ou une organisation du fait de la pratique sur une durée suffisante de cette activité (expérience et savoir-faire acquis, voire amélioration des pratiques si ce métier le permet).
Sommaire |
Étymologie[modifier]
Dérivé de l'ancien français « mestier » (XI° siècle), hérité du latin populaire « misterium » et du latin classique « ministerium ». Signifie initialement le « besoin », puis le «service» ou la «fonction» [1]
Définitions[modifier]
En gestion des ressources humaines, la notion de métier peut être résumée comme l'ensemble des savoir-faire (ou capacités techniques) acquis, par l'apprentissage ou l'expérience, par l'individu.
Selon G.Le Boterf (en 2000) le métier se définit traditionnellement par 4 grandes caractéristiques :
- un corpus de savoirs et de savoir-faire essentiellement technique
- un ensemble de règles morales spécifiques à la communauté d'appartenance (exemple des comptables qui obéissent aux principes comptables)
- une identité permettant de se définir socialement ("je suis secrétaire", "je suis ingénieur"...)
- une perspective d'approfondir ses savoirs et ses savoirs-faires par l'expérience accumulée ( Apprentissage via la pratique et l'expérience oulearning by doing ).
La notion de métier est souvent synonyme de la notion de profession ou d'activité professionnelle.
Formation[modifier]
- Les métiers demandent des durées de formation et d'apprentissage, ainsi que des niveaux de qualification variés ; ces facteurs, plus ou moins liés à la loi de l'offre et de la demande, déterminent, en partie, leur rémunération.
- L'exercice d'un métier est fréquemment précédé d'un apprentissage plus ou moins long (stages, statut d'apprenti, compagnonnage).
- L'exigence d'une période d'essai - au départ de tout contrat de travail- témoigne de ce que l'employé prouve « qu'il a une compétence minimale du métier » ou en tous cas « qu'il a la volonté et l'aptitude à l'acquérir » dans le cadre d'un processus d'apprentissage des spécificités de son futur poste.
Accès à l'exercice d'un métier[modifier]
- Le libre accès aux métiers est en principe garanti à tous : En France par exemple, cette garantie est assurée par le principe constitutionnel de « libre exercice des métiers du commerce et de l'industrie »
- Cela dit l'accès à certains métiers ou professions peut être réglementé par la puissance publique lorsque l'intérêt général fait qu'il est préférable que le principe de libre exercice soit tempéré par des exigences minimales fixées par la réglementation :
- Exigences de capacité : Les activités médicales par exemple ne peuvent être exercées que par des personnes titulaires des diplômes correspondants ( médecins, infirmières...)
- Exigences de prudence : Les activités notariales par exemple ne peuvent être exercées que par des personnes titulaires des diplômes concernés et détenteurs de la charge correspondante.
- La pratique de certains métiers peut être fortement influencée ( du point de vue de la notoriété, de l'avancement ou de la rémunération ) par des distinctions attachées à la reconnaissance d'un haut niveau dans la discipline concernée. Cette reconnaissance est le fruit d'un concours :
- Concours du meilleur ouvrier de France pour les métiers manuels,
- Concours de l'agrégation pour les métiers de l'enseignement,
- Concours et formation des grandes écoles pour les métiers d'encadrement ou certaines spécialités, etc.
Métiers du secteur « privé »[modifier]
La plupart des personnes n'exercent qu'un seul métier à la fois, celui-ci pouvant être plus ou moins spécialisé. Cependant, en France, plus d'un million de personnes exercent plusieurs métiers en même temps.
Le fait de « connaitre un métier » n'implique pas forcément une pratique à titre permanent. Nombre de mères de familles peuvent avoir un métier mais choisissent - quand elles le peuvent- de rester au foyer pour élever leurs enfants.
L'exercice d'un métier peut-être épisodique soit par libre choix, soit du fait de l'état du marché du travail : la législation française du travail prévoit l'activité salariée à temps partiel (mi-temps, 1/2 ou 1/4 de temps...) et divers modes d'interruption en dehors des congés annuels (année sabbatique, congé formation...).
L'exercice d'un métier bénéficie d'un statut juridique et fiscal :
- statut de profession libérale : freelance, profession libérale, artiste ou artisan...
- statut d'entrepreneur : chef d'entreprise, commerçant, agriculteur...
- statut salarié du secteur privé.
Du fait des promotions, des mutations libres ou contraintes, des changements technologiques, des tensions du marché du travail, davantage de personnes ( via la mobilité géographique, sectorielle ou intra-professionnelle) exercent successivement plusieurs métiers tout au long de leur vie professionnelle.
Métiers du secteur « public »[modifier]
Dans la fonction publique, le cumul d'activités est interdit ou réglementé. En France, l'exercice d'un métier confère à son titulaire un statut , assorti de protections et d'obligations.
On distingue les métiers de la Fonction publique d'État, les métiers de la Fonction publique Territoriale, les métiers de la Fonction publique Hospitalière.
Métiers saisonniers[modifier]
[à compléter]
Métiers manuels[modifier]
Les Métiers dits « manuels » font l'objet d'une controverse régulière du fait du constat récurrent que nombre de demandes d'emplois ne trouveraient pas preneur parmi les nationaux , ce qui impliquerait l'emploi d'une main d'œuvre étrangère ou temporaire , voire d'un travail au noir et justifierait -à la limite- le recours à la délocalisation . Les analyses divergent sur les causes de cet état de fait :
- La pénibilité de ces métiers
- L'insuffisance de reconnaissance et de rétribution de ces métiers
[à compléter]
Autres Usages du terme[modifier]
- L'expression « avoir du métier » caractérise le degré de compétence d'un professionnel ayant une réelle expérience de la pratique et des usages d'un métier donné. Cette expérience peut être reconnue même chez des personnes autodidactes, en particulier par le processus de Validation des acquis de l'expérience (VAE).
- Dans l'industrie, le terme « métier » (ou Know-How : littéralement le « savoir comment ») est fréquemment utilisé pour désigner les pratiques et connaissances acquises qui améliorent la compétence d'une équipe ou d'une organisation. Ce « métier » n'est pas directement "vendable" à un client mais contribue à renforcer le contenu, la pertinence, la régularité ou la qualité des biens et services offerts . L'amélioration du « métier » résulte de la recherche et développement, des processus de formation, de la maitrise et du perfectionnement des outils et méthodes de travail, de l'expertise individuelle , de la communication et du partage .
- Le regain actuel en faveur du repérage et de l'amélioration des compétences explique la création au sein d'un nombre croissant d'organisation de fonctions telles que «responsable métier», ou de pratiques telles que «réunion métier»...
Notes et références[modifier]
- Dictionnaire étymologique Larousse, Paris 1971
Bibliographie[modifier]
- Geneviève LATREILLE : « La Naissance des métiers en France (1950-1975), Étude psycho-sociale » , Presses Universitaires de Lyon , Editions de la Maison des Sciences de L'homme , 1980, ISBN 2-7297-0088-9
- Abel POITRINEAU : « Ils travaillaient la France : Métiers et mentalités du XVI° au XIX° siècle » , Armand Colin Paris 1992 , ISBN 2-200-21177-5