Saint-Gervais (Isère)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gervais.
Saint-Gervais
Image illustrative de l'article Saint-Gervais (Isère)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Canton de Vinay
Intercommunalité Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors
Maire
Mandat
Monique Faure
2014-2020
Code postal 38470
Code commune 38390
Démographie
Gentilé Saint-Gervaisiens
Population
municipale
567 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 09″ N 5° 28′ 58″ E / 45.2025, 5.4827777777845° 12′ 09″ Nord 5° 28′ 58″ Est / 45.2025, 5.48277777778  
Altitude Min. 178 m – Max. 1 536 m
Superficie 13,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Saint-Gervais

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Saint-Gervais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Gervais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Gervais
Liens
Site web St-gervais.sud-gresivaudan.org

Saint-Gervais est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La fonderie de canons de marine

Alimentée par les mines de fer de la région d'Allevard provenant sur le site par la rivière (Isère) depuis le port de Goncelin, la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais est créée en 1679 par la présidente de Saint-André, marquise de Virieu et dame de Saint-Gervais, sur une initiative du ministre Jean-Baptiste Colbert conseillé par Samuel Dalliès de La Tour, receveur et trésorier général du Dauphiné, originaire de Montauban et animateur de la Compagnie des Indes. Ce dernier avait connu de nombreux échecs dans ses tentatives pour créer une fonderie pour les canons de la marine royale (Bourgogne - Franche-Comté - Nivernais). Saint-Gervais sera sa réussite : "Il poursuit sa quête du site parfait qui, par la nature du minerai de fer et la performance des infrastructures procurerait des matériaux d'irréprochable qualité. Il le trouvera enfin dans sa province d'élection : la bourgade de Saint-Gervais à quatre lieues de Grenoble. Là son entêtement paie enfin. Saint-Gervais qu'il met en oeuvre sera un des fleurons de la métallurgie française[1]" L'intérêt pour la marine de Louis XIV était de pouvoir bénéficier d'un armement moins cher que les canons traditionnels de marine en bronze et plus fiable. Très rapidement un véritable consortium se met en place regroupant quelques familles dauphinoises "éclairées", souvent alliées : les Virieu, Prunier, Sautereau, Barral, Tencin et d'Herculais. Le bois nécessaire au charbon sera fourni par les forêts proches, dont la forêt des Ecouges, domaines appartenant au chapitre de Grenoble - protecteur de Daliès l'évêque de Grenoble, le futur cardinal Etienne Le Camus était un cousin de Colbert - et à la famille de Sassenage. La première pierre de la fonderie est posée le 14 janvier 1679. De 1680 à 1690 la production annuelle est de près de 200 pièces en moyenne par an. Le pic est atteint en 1683, année de la mort de Colbert, le protecteur de Daliès, avec 272 canons fournis à la Marine, la plupart portant la célèbre devise : "Ultima ratio regum" ("la dernière raison des rois"). Les canons coulés à Saint-Gervais sont acheminés vers le port et l'arsenal de Toulon par voie fluviale. Leur qualité est remarquable et leur réputation tient à celle de la fonte "les fontes grises et truitées fabriquées avec le minerai spathique des Alpes - celui des fosses minières de Pinsot, près d'Allevard - étaient douées en effet d'une résistance considérable à la rupture" (Ernest Chabrand). Liée aux commandes de l'État, soumise à de très nombreux changements d'entrepreneurs, la production est très irrégulière car souvent freinée par les pénuries de charbons de bois. Le redémarrage de la fonderie de Saint-Gervais se fera au premier temps de l'Empire avec la remise à feu progressive des fourneaux. En 1862, l'établissement recevra une commande de 250 canons de 30 se chargeant par la culasse, puis, deux ans plus tard, d'une dernière commande de 200 canons[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 M. Bernard Duret ... ...
2008 en cours Mme Monique Faure ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 567 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
469 531 557 569 628 690 709 716 610
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
659 657 591 483 504 432 525 431 399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
389 412 406 388 345 325 336 341 324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
366 298 256 288 295 377 512 551 567
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Samuel Dalliès ou Daliès, (1635-1713) seigneur de La Tour, receveur des tailles de Montauban, Receveur général des finances du Dauphiné, conseiller de Colbert, créateur de la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais. Seigneur de la maison forte de Chantesse, Samuel Daliès tombera en disgrâce à la mort du marquis de Seignelay, fils de Colbert. Protestant, il se convertira au catholicisme sous l'influence du cardinal Le Camus.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Anciennes fonderies royales de canons, édifices des XVIIIe et XIXe siècles classés au titre des Monuments historiques (actuelle usine Depagne). Un ancien canon de marine, placé sur affût, provenant de l'île de la Réunion mais usiné à Saint-Gervais rappelle ce passé glorieux et orne un rond-point de la commune.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Dessert :"Les Daliès de Montauban" Perrin 2005
  2. Alain Blaise : "Une grande entreprise au XVII° siècle, la fonderie royale de canons de marine de Saint-Gervais" in Cahiers du Peuil n° 5 - 2003 -
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 28 (consulté le 22 juillet 2014)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le Sentier du fer de Pinsot