Biathlon

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Biathlon

Description de l'image  Biathlon pictogram.svg.
Fédération internationale IBU (fondée en 1993)
Sport olympique depuis 1960
Champion(ne)(s) du monde en titre masculin Drapeau de la France Martin Fourcade
féminin Drapeau de la Finlande Kaisa Mäkäräinen
Description de cette image, également commentée ci-après

Départ en ligne, dit aussi "mass-start", en 2006 (départ de l'Allemand Ricco Gross)

Le biathlon, du latin bi, "deux", et athlon, "concours", est une épreuve combinant deux disciplines. Par coutume, quand on parle du biathlon, on évoque la combinaison du ski de fond et tir à la carabine. Ce sport d'origine militaire[1] combine ainsi l'endurance nécessaire au ski de fond au calme et à l’adresse nécessaires au tir. La maîtrise de ces deux disciplines pourtant antagonistes est le principe même du biathlon. C'est pourquoi la plupart des athlètes sont militaires ou encore douaniers.

Le biathlon est un sport relativement jeune, en témoignent les modifications récentes et régulières apportées aux courses internationales, mais dont la popularité va en croissant, au point d'être un sport national en Allemagne ou dans les pays nordiques. En particulier en France, la médaille d'or obtenue par le relais féminin aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 a été le point de départ de la reconnaissance du biathlon[2].

De nos jours, la pratique du biathlon au haut-niveau est réglementée par l'Union internationale de biathlon qui organise les principales compétitions. Bien que considéré comme discipline du ski ou sport de neige, le biathlon est totalement autonome vis-à-vis de la Fédération internationale de ski, autre institution mondiale ayant autorité sur la majorité des disciplines des sports d'hiver.

Historique[modifier | modifier le code]

Prémices[modifier | modifier le code]

Dans les pays nordiques, le ski de fond était le mode de déplacement le plus pratique durant les longs hivers. Les hommes utilisaient des planches de bois pour se déplacer et des armes pour chasser, comme le montrent des vestiges de l'art antique scandinave. En Norvège, des peintures rupestres datant d’environ 5 000 ans ont été retrouvées attestant le fait que les hommes pratiquaient déjà la chasse au gibier au moyen de skis pour se déplacer sur la neige. Ces chasseurs organisaient des compétitions pour désigner les meilleurs d'entre eux.

Un soldat armé avec des skis. Gravure datant du XVIe siècle du Suédois Olaus Magnus

De nombreux écrits antiques chinois, grecs ou romains font le récit de combats entre soldats équipés de skis, certains datant de 400 avant J.-C. Le poète Virgile décrit des pratiques de chasse avec des skis[3]. Au Moyen Âge vers 1050, des pierres runiques retrouvées en Norvège représentent des hommes chassant à l'aide d'arcs, de flèches et des skis pour se déplacer. Plus généralement dans toute l'Europe du Nord, les écrits composés de sagas et de légendes évoquent l'utilisation combinée de skis et d'armes pour se défendre mais aussi pour se distraire.

Ces observations permettent de penser que les pratiques ancestrales du biathlon répondaient à des normes utilitaires : les déplacements, l'alimentation. Elles touchent également le domaine militaire, cadre où se développe ce sport combiné.

Un sport avant tout militaire[modifier | modifier le code]

Sur le plan sportif, les origines du biathlon se situent essentiellement dans le domaine militaire. Dès le début de l’ère des Vikings, les populations autochtones du Nord de l’Europe se défendaient à skis contre les Vikings danois qui procédaient à de régulières invasions. Au Moyen Âge, des factions militaires armées équipées de skis deviennent des éléments essentiels des armées en Scandinavie et en Russie, des régions régulièrement enneigées.

Au XVIIIe siècle, les unités de patrouilles des armées nordiques pratiquent le biathlon pour surveiller les frontières. Le bon soldat de ces régions est alors à la fois bon tireur mais aussi excellent skieur. En 1767, la première compétition est organisée sur la frontière suédo-norvégienne entre des patrouilles des deux pays[4]. Jusqu’à la toute fin du XIXe siècle, la combinaison du tir et du ski n’est utilisée qu’au sein de l’armée, à l’exception de la chasse.

Le tout premier club de ski associé au tir, le Trysil Skytte og Skiloberlag (club de tir et de ski de Trysil), est créé le en Norvège à Trysil[4],[5] (il a alors pour but de former les soldats pour leurs missions). Le biathlon est également apprécié dans les pays de langue allemande où la combinaison du ski de fond et du tir n’est pas rare. Plus encore, de premiers championnats militaires sont organisés dans l’Empire allemand en 1895. En Norvège en 1912, une course individuelle est organisée ; les concurrents doivent alors passer par deux séances de dix tirs positionnées sur le parcours de ski. Tous les participants étaient alors exclusivement des soldats recrutés au sein de l’armée qui organisait toutes les compétitions. Mais à partir du moment où les skis sont fabriqués industriellement, la pratique sportive est facilitée en dehors du strict cadre militaire.

Le format de ces compétitions évolue jusqu'en 1915 et la première course de patrouille militaire. Alors que l'exercice individuel était jusqu'ici de mise, ski de fond et tir sont désormais pratiqués en relais par équipe. Composée de quatre membres, une patrouille militaire est menée par un officier accompagné par un sous-officier et deux soldats. Sur un parcours allant de 25 à 30 kilomètres, le relais doit effectuer une séance de tir à mi-distance, couché ou debout. Trente secondes étaient ajoutées au temps du relais en cas d'erreur sur ce pas de tir.

Ce sport connaît un engouement particulier dans les années 1920 et 1930. En 1924, la patrouille militaire fait ainsi partie du programme olympique des premiers jeux d'hiver organisés à Chamonix en tant que sport officiel[6]. La patrouille militaire est un sport de démonstration aux Jeux de 1928, de 1936 et de 1948.

Le biathlon moderne[modifier | modifier le code]

Frank-Peter Roetsch (RDA) en 1987 à Oberhof (RDA).

Une fois la Seconde Guerre mondiale finie, le pentathlon d'hiver entre dans une nouvelle ère en se démilitarisant et en s'ouvrant davantage aux civils. La forte connotation militaire laisse place à la pratique par loisir. Aux Jeux olympiques d'hiver de 1948, le pentathlon d'hiver côtoie la traditionnelle patrouille militaire comme discipline de démonstration[7]. Alliant équitation, escrime, tir, ski de fond et ski alpin, ce sport est le pendant hivernal du pentathlon moderne. Mais non reconnu par le CIO, 1948 est l'unique apparition du pentathlon d'hiver au sein du programme olympique[7]. Parallèlement se développe un biathlon d'hiver alliant tir et ski de fond, une discipline qui connaît un rapide engouement en Scandinavie, en Allemagne et en Autriche[7]. Le à Sandhurst est créée l'Union internationale de pentathlon moderne qui montre un intérêt immédiat pour cette discipline des sports d'hiver[4],[7]. Présidée par le Suédois Tom Wibom, l'UIPM est composée de 17 pays membres. Sur proposition de l'un de ses successeurs, son compatriote Sven Thofelt, le terme de biathlon est officiellement retenu pour désigner ce sport[7]. En 1954, le biathlon est reconnu comme sport par le Comité international olympique[7]. Élaborées en 1955 à Macolin en Suisse, les règles de compétition sont approuvées le à Melbourne avant que le biathlon intègre officiellement l'UIPM en 1957[7] (qui devient alors Union internationale de pentathlon moderne et de biathlon en 1967).

Dès lors, après plusieurs années de pratique et de négociations, le biathlon devient sport olympique en 1960 à Squaw Valley, deux ans après l'organisation de premiers championnats du monde à Saalfelden[8] en Autriche. 1978 marque un tournant pour le biathlon, avec le passage des gros calibres au .22 Long Rifle, se démarquant ainsi du monde militaire, ce qui permit la création de la Coupe du monde[7],[9]. L'association avec l'UIPM perdure jusqu'en 1993, année de création d'une instance indépendante lors d'une session extraordinaire à Londres, l'Union internationale de biathlon[10] (International Biathlon Union). La séparation formelle entre les deux fédérations a lieu en 1998[11]. Désormais autonome, l'IBU organise seule la majorité des compétitions de biathlon, les autres sports d'hiver comme le ski alpin, le saut à ski, le ski de fond ou le combiné nordique étant sous l'autorité de la Fédération internationale de ski.

Les femmes et le biathlon[modifier | modifier le code]

La Norvégienne Liv Grete Poirée, championne du monde et vainqueur de la coupe du monde au début des années 2000

Le biathlon féminin a connu un développement plus tardif que pour les hommes. Il faut en effet attendre 1980 et un congrès organisé à Sarajevo pour que l'UIPMB adopte de premières règles sur la pratique du biathlon par les femmes[10]. En 1981, une première épreuve féminine internationale est organisée à Jáchymov dans l'ex-Tchécoslovaquie[10]. De premiers championnats du monde féminins se déroulent en 1984 à Chamonix mais ils sont séparés des hommes[10] et ce jusqu'en 1988. En 1989, les premiers championnats du monde réunissant hommes et femmes ont lieu à Freistritz (Autriche). Un an auparavant, le Comité international olympique intégrait le biathlon féminin au programme des jeux olympiques d'hiver, une décision concrétisée en 1992 à Albertville[10]. Dès lors et très rapidement, le biathlon féminin a rattrapé son retard, puisque, à l'image d'une majorité des sports d'hiver, le biathlon est l'un des sports proposant une médiatisation presque égale entre les hommes et les femmes.

Règlement[modifier | modifier le code]

Les règles complètes du biathlon sont consignées dans le livre des règles officielles de l'IBU. Toutefois, la description succincte ci-dessous, devrait être suffisante pour qu'un spectateur puisse comprendre ce qui se passe dans un stade de biathlon[12].

Concepts de base[modifier | modifier le code]

Une compétition de biathlon se compose d'une course dans laquelle les concurrents parcourent une piste de ski de fond, dont la distance totale est divisée par deux ou quatre séries de tir, la moitié en position couchée, l'autre moitié en position debout[2]. La distance de tir est toujours de 50 mètres et chaque tir consiste à abattre cinq cibles. Les pénalités pour cible manquée sont d'une minute ajoutée au temps total pour l'individuelle, ou un tour de pénalité de 150 m pour tous les autres formats de course. Les courses de sprint et l'individuelle sont des courses contre-la-montre. La poursuite est une course avec départ par handicap d'après les résultats de la course précédente, tandis que l'ensemble des concurrents des relais ainsi que du départ en ligne prennent le départ en même temps[2].

Technique de ski[modifier | modifier le code]

Toutes les techniques de ski de fond sont autorisées dans le biathlon, le style "skating" appelé aussi "pas de patineur" étant préféré car plus rapide et nécessitant moins de mouvement du haut du corps, ce qui est un handicap lorsqu'une carabine doit être portée sur le dos. Aucun équipement autre que les skis et les bâtons de ski ne peuvent être utilisés pour se déplacer le long de la piste.

Tir[modifier | modifier le code]

Femme en tir couché.

La carabine utilisée en biathlon est une carabine de calibre 22 Long Rifle (5,6x 15 mm) que les athlètes portent sur le dos tout au long du parcours. Elle doit peser 3,5 kg au minimum[13]. Les athlètes n’ont pas le droit de toucher à la culasse de la carabine en dehors du tapis de tir, ni même de retirer la carabine de leur dos. De plus aucune balle ne doit se trouver dans la culasse, ni dans le chargeur connecté à la culasse, en dehors du tapis de tir. Une douille vide, dans la culasse, ou un chargeur vide, connecté à la culasse, sont autorisés. C’est pourquoi les coureurs n’éjectent généralement pas la cinquième douille de leur canon, ni n’enlèvent le chargeur vide après un tir. Les chargeurs peuvent contenir cinq balles, plus 3 balles de recharge pour les épreuves de relais[13].

La cible est située à une distance de 50 mètres[13], aussi bien pour le tir debout que pour le tir couché. Les cibles ont un diamètre de 45 mm pour le tir couché, et de 115 mm pour le tir debout[13]. L'impact de la balle sur la cible active un mécanisme qui va placer un cache blanc sur la cible. Le tir est considéré valide uniquement si ce mécanisme s'est activé. Ainsi il arrive que des cibles soient activées par un ricochet de la balle.

L'arme doit toujours pointer vers le ciel ou vers le pas de tir.

Arrivée[modifier | modifier le code]

En cas de sprint final, à l'instar du ski de fond, c'est la fixation du premier ski franchissant la ligne d'arrivée qui fait foi. Il est donc courant de voir des biathlètes jeter leur ski en avant sur la ligne.

Épreuves[modifier | modifier le code]

Pour tout style, Ski de fond et tir à la carabine.

Épreuves individuelles[modifier | modifier le code]

Pour toutes les épreuves individuelles, un biathlète dispose de cinq balles pour abattre les cinq cibles proposées lors de chaque séance de tir.

L'individuelle[modifier | modifier le code]

L'individuelle est la course de biathlon la plus ancienne[14]. Bien que d'autres épreuves individuelles soient apparues depuis comme le sprint ou la poursuite, cette épreuve a conservé son nom original qui la distinguait des épreuves de relais.

La course individuelle est une course contre la montre, où les biathlètes s'élancent un par un avec un intervalle de 30 secondes. Le sportif doit effectuer cinq fois le parcours prévu, les quatre premiers étant conclus par une séance de tir dont l'ordre est obligatoirement le suivant : tir couché, tir debout, tir couché, tir debout. L'individuelle est la seule épreuve du biathlon où une erreur au tir entraîne une minute de pénalité et non un tour de pénalité[14]. À ce titre, un tir manqué sur l'individuelle est davantage sanctionné que sur les autres épreuves, puisqu’un tour de pénalité ne coûte tout au plus qu'une trentaine de secondes. Ainsi cette épreuve distingue surtout les meilleurs tireurs et est souvent le théâtre de surprises lorsque les favoris échouent au tir, plusieurs minutes de pénalités étant rarement rattrapables sur la piste. Cette épreuve est difficile à suivre pour des spectateurs non-avertis, puisque les pénalités sont ajoutées au temps total, et il est ainsi très difficile d'avoir une vision globale des positions sans l'aide des moyens de mesure électroniques[14].

Le sprint[modifier | modifier le code]

C'est au tout début des années 1970 que le sprint a fait son apparition. Il s'agit d'une épreuve contre la montre individuelle où trois tours de circuit, entrecoupés par deux séances de tir, couché puis debout, sont à parcourir[15]. Épreuve la plus courte du biathlon (10 km pour les hommes, 7,5 km pour les femmes), le sprint est aussi celle proposant le moins de tirs, mettant ainsi l'accent sur la vitesse de déplacement à ski[15]. Comme pour l'individuelle, les biathlètes démarrent leur course un par un avec trente secondes d'intervalle. Chaque erreur au tir est sanctionnée par un tour de pénalité de 150 m, ce qui équivaut à environ 25 secondes de pénalité[15].

Le résultat final d'un sprint est doublement important car le classement final détermine l'ordre de départ pour une autre épreuve : la poursuite. Un mauvais résultat lors du sprint diminue ainsi les chances de bien figurer lors de la poursuite suivante. Seuls les 60 premiers de cette épreuve obtiennent le droit de participer à la poursuite.

La poursuite[modifier | modifier le code]

Épreuve de poursuite.

Afin de rendre plus distrayant et spectaculaire le biathlon, la poursuite est inventée au milieu des années 1990[11]. En effet, alors que les épreuves existantes sont basées sur le concept du contre-la-montre, la poursuite confronte directement les biathlètes sur la piste. Il s’agit donc directement d’une lutte contre les autres athlètes, et non contre le temps.

Cinq boucles sont parcourues lors d'une poursuite pour une distance totale de 12,5 km pour les hommes et de 10 km pour les femmes. Quatre séances de tir sont proposées, une à la fin de chacun des quatre premiers tours de course. La sanction d'une faute au tir est la même que sur un sprint : une boucle de pénalité de 150 m. Contrairement à l'individuelle, l'ordre des tirs n'est pas intercalé ; les deux premiers tirs sont effectués couché, les deux derniers debout. Seuls les 60 premiers classés de l'épreuve qualificative sont autorisés à participer à cette épreuve. Cette épreuve qualificative peut être aussi bien le sprint que l'individuelle, mais généralement le sprint est utilisé[16]. L'ordre de départ de la poursuite correspond au classement final de l'épreuve qualificative, les écarts à l'arrivée de cette dernière étant conservés pour les fixer l'ordre et les écarts de temps au départ de la poursuite[16] (voir tableau ci-dessous).

Exemple
Classement final de l'épreuve qualificative Départ de la poursuite
Biathlète norvégien 29 min 34 s 0
Biathlète français + 2 s + 2 s
Biathlète allemand + 14 s + 14 s

Les poursuites sont en général des courses très nerveuses, marquées par de nombreux rebondissements. En effet, les quatre séances de tir au programme, combinées à la relative faible distance de la course peuvent rapidement envoyer un coureur dans les profondeurs du classement suite à plusieurs pénalités. De plus, cette course est bien plus difficile mentalement pour les athlètes, puisqu’ils se retrouvent relativement groupés sur le pas de tir, directement à la lutte avec leurs adversaires.

Le départ en ligne (dit aussi mass-start)[modifier | modifier le code]

Créé à la fin des années 1990, le départ en ligne (ou départ groupé[17]) est la quatrième épreuve individuelle reconnue. Cette épreuve est similaire à la poursuite, sans le handicap de temps au départ, puisque tous les athlètes partent en même temps. Il s’agit donc également d’une course nerveuse et à rebondissement.

Seuls les 30 premiers du classement général de la coupe du monde peuvent participer à cette épreuve[18]. Cinq tours de circuits et quatre séances de tir sont au programme de cette course (deux tirs couché suivis de deux tirs debout, une boucle de 150 m supplémentaire par cible manquée). Le vainqueur est le premier à franchir la ligne d'arrivée. Long de 15 km pour les hommes et de 12,5 km pour les femmes, le départ en ligne se situe entre la poursuite et l'individuelle en termes de distance. Lors du premier tir, chaque athlète se place sur la cible correspondant à son dossard, alors que pour les trois tirs suivants, c'est le classement actuel de la course qui détermine sur quelle ligne de tir se placer[19]. Se faire rattraper par un autre concurrent et afficher ainsi un tour de retard sur la tête de la course est éliminatoire[19].

Traditionnellement, le départ en ligne est la dernière épreuve disputée lors d'une manche de coupe du monde quand elle est au programme. De même, elle clôt habituellement la saison hivernale de coupe du monde en réunissant les meilleurs biathlètes pour décerner les diverses récompenses.

Épreuves par équipes[modifier | modifier le code]

Le relais[modifier | modifier le code]

Le relais de biathlon est une épreuve où s'affrontent plusieurs équipes composées de quatre sportifs du même sexe représentant un seul et même pays. Chaque athlète parcourt au total 7,5 km pour les hommes et de 6 km pour les femmes, entrecoupé d’une séance de tir couché puis débout. Dans les catégories de jeunes et de juniors, les relais sont constitués de trois membres et les distances plus courtes.

Le départ d'un relais s'effectue groupé à la manière du départ en ligne. Le relais entre deux membres d'une équipe se fait dans une zone délimitée de 30 m dans laquelle celui qui finit son parcours doit toucher le corps de son partenaire avec la main (les bâtons et les skis ne comptent pas).

Il y a au total huit tirs, quatre couché et quatre debout, et donc 40 cibles à abattre lors de cette course. Mais contrairement aux épreuves individuelles, un biathlète ne dispose plus de cinq balles pour descendre cinq cibles mais de huit. Les cinq premières sont présentés dans un chargeur, les trois dernières, appelées balles de pioche, doivent au besoin être chargées manuellement dans la carabine[20]. Toute cible non abattue après ces huit balles entraîne une pénalité d'une boucle de 150 m supplémentaire. De ce fait, un retard conséquent peut être concédé si au temps pour recharger sa carabine s'ajoute celui nécessaire à effectuer son tour de pénalité.

Le relais mixte[modifier | modifier le code]

La course se déroule selon le même schéma qu'un relais normal (4×2 tirs avec pioches), chaque équipe étant constituée de deux hommes et deux femmes[21]. Ce sont d'abord les deux femmes qui courent (6 km chacune), puis les deux hommes (7,5 km chacun)[21].

Course par équipes[modifier | modifier le code]

Les quatre biathlètes partent en même temps et doivent également arriver ensemble (à l'instar du contre la montre par équipe en cyclisme). Cette épreuve n'est plus courue en coupe du monde.

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

Descriptif des épreuves de biathlon[22]
Individuelle Sprint Poursuite Mass-start Relais Relais mixte
Distance Homme 20 km 10 km 12,5 km 15 km 4 x 7,5 km 2 x 7,5 km +
2 x 6 km
Distance Femme 15 km 7,5 km 10 km 12,5 km 4 x 6 km
Distance Junior Homme 15 km 10 km 12,5 km 12,5 km 4 x 7,5 km -
Distance Junior Femme 7,5 km 10 km 10 km 3 x 6 km -
Distance Jeune masculin 12,5 km 7,5 km 10 km 10 km 3 x 7,5 km -
Distance Jeune féminine 10 km 6 km 7,5 km 7,5 km 3 x 6 km -
Intervalle de départ 30 secondes 30 secondes suivant résultat du sprint Départ simultané Départ simultané Départ simultané
Ordre de tir couché, debout, couché, debout couché, debout couché, couché, debout, debout couché, couché, debout, debout par athlète couché-debout par athlète couché-debout
Pénalité par faute 1 minute de pénalité tour de pénalité (150 m) tour de pénalité (150 m) tour de pénalité (150 m) pioche puis tour de pénalité pioches puis tour de pénalité
Introduction en coupe du monde 1978/79 1978/79 1996/97 1998/99 1978/79 2004/05
Introduction en championnat du monde 1958 1974 1997 1999 1966 2005 puis 2007
Introduction aux Jeux olympiques 1960 1980 2002 2006 1968 2014[23] -

Tir[modifier | modifier le code]

Pas de tir[modifier | modifier le code]

Biathlètes se présentant sur le pas de tir lors d'une épreuve de coupe du monde
Pas de tir raccourci lors du World Team Challenge de Gelsenkirchen
Les cibles sont positionnées à 50 m du biathlète

Un pas de tir est divisé en 30 zones d'environ 2,75 m de largeur, donc accessible à autant de tireurs[24]. Chaque position de tir est numérotée, de 1 à 30 de droite à gauche en regardant les cibles de face. Pour les courses de sprint et d'individuelle, le skieur entrant sur le stand de tir a le choix entre ces 30 positions pour effectuer chaque séquence de tirs, les cibles 1 à 15 étant réglées en position couché, celles de 16 à 30 en position debout. Il n'a en revanche pas le choix lors des autres épreuves. Ainsi, pour les épreuves de poursuite, de départ en ligne et de relais, l'attribution des positions de tir se fait en fonction de l'ordre d'arrivée sur le pas de tir. Le leader d'une course se positionne ainsi sur le tapis de tir 1, son dauphin sur le tapis de tir 2, etc. En revanche, pour le premier tir des épreuves de relais et de départ en ligne, le biathlète doit se positionner sur le tapis correspondant à son numéro de dossard même s'il mène la course avec un dossard élevé. L'écart entre les athlètes étant généralement trop faible pour déterminer clairement un classement.

Cibles et tir[modifier | modifier le code]

Cinq cibles accolées positionnées à 50 m du tireur sont à abattre lors de chaque séquence de tir[12]. Ces cibles ont un diamètre de 4,5 cm lors d'un tir couché, 11,5 cm lors d'un tir debout. De couleur noire, la cible s'efface à la place d'un fond blanc pour signaler au biathlète son succès. Il y a erreur dans le cas inverse, et cette erreur est sanctionnée par une pénalité. Il en existe deux types[12] :
Un pas de tir est divisé en 30 zones d'environ 2,75 m de largeur, des accessibles à autant de tireurs[24]. Chaque position de tir est numérotée, de 1 à 30 de droite à gauche en regardant les cibles de face. Pour les courses de sprint et d'individuelle, le skieur entrant sur le stand de tir a le choix entre ces 30 positions pour effectuer chaque séquence de tirs, les cibles 1 à 15 étant réglées en position couché, celles de 16 à 30 en position debout. Il n'a en revanche pas le choix lors des autres épreuves. Ainsi, pour les épreuves de po tour de pénalité est généralement parcouru en environ 25 secondes.

Le biathlète peut choisir dans quel ordre il souhaite abattre les cinq cibles. De même, si une cible est manquée, il est rare que le biathlète s'attaque de nouveau à celle-ci préférant se concentrer sur la suivante. Les rythmes de tir varient beaucoup selon les biathlètes mais des styles et des habitudes personnelles sont rapidement décelables.

Les meilleurs biathlètes passent moins de 30 secondes sur le pas de tir, entre le moment où ils pénètrent sur le tapis et le moment où ils le quittent.

Équipement du biathlète[modifier | modifier le code]

Pour tout style, Skis, Carabine, Bâtons et Bottes de ski de fond.

L'Américain Jeremy Teela en position de tir

Skis[modifier | modifier le code]

Le matériel de ski de fond d'un biathlète est totalement similaire à celui d'un fondeur. Il se compose ainsi d'une paire de skis de skating, environ 5 à 10 % plus long que la taille du biathlète, d'une paire de bâtons dont la longueur est similaire à la hauteur d'épaule, ainsi que d'une paire de chaussures, le tout étant particulièrement léger[25]. La taille minimale du ski correspond à la taille de skieur moins 4 cm[13]. Le ski doit avoir une largeur minimale de 40 mm mesurée sous la fixation, et peser au minimum 750 g sans la fixation[13].

Avant l'avènement de la technique du pas de patineur (ou skating) les biathlètes utilisaient le style classique. Néanmoins depuis la fin des années 1980, le style libre est utilisé exclusivement.

Carabine[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1977, le biathlète tirait avec une arme de gros calibre. Les cibles étaient alors positionnées à 100 mètres du tireur pour le tir debout, et de 150 à 250 mètres pour le tir couché. Il s'agissait d'une discipline sportive plus adaptée aux militaires, qu'à une pratique populaire. Dès le début des années 1970, le remplacement de ces armes par de plus petits calibres est évoqué ceux-ci ayant l'avantage d'être faciles d'accès, plus économiques, moins dangereux et facilitant le montage du pas de tir[7]. Décision est finalement prise de rendre obligatoire ces armes en février 1976 à Seefeld, un changement effectif à partir de 1978[7].

Depuis 1978, seules des carabines de petit calibre, dont la brèche est chambrée pour l'utilisation de .22 Long Rifle sont admises, soit un diamètre de l'âme du canon de 5,56 mm. Bien que leur calibre soit standard, les carabines de biathlon sont fabriquées spécialement pour cette utilisation[25] et pèsent entre 3,5 kg et 6 kg, sans chargeurs ni munitions. Le chargement de la cartouche dans la brèche doit être manuel, soit depuis le chargeur, soit en insérant directement la balle dans la brèche en ouvrant la culasse. Les armes automatiques ou semi–automatiques ne sont pas autorisées. Le poids de déclenchement de la détente doit être au minimum de 500 g.

La carabine est équipée d'un viseur réglable, permettant de compenser la visée, en particulier en raison de l'effet du vent sur la trajectoire du projectile, ainsi que d'un tunnel à guidon situé au bout du canon. C'est l'alignement du viseur, du guidon dans le tunnel et de la cible qui permet la visée. L'utilisation de tout système de grossissement est interdite par le règlement. La carabine est généralement équipée d'un clapet empêchant, s'il est fermé, la neige de pénétrer dans la bouche du canon ainsi que dans le viseur - ces parties se trouvant face au ciel au-dessus et derrière la tête du coureur en ordre de marche. Les chargeurs sont toujours chargés de cinq cartouches au départ de la course[25], plus trois balles de rechange lors des épreuves de relais. Un râtelier est généralement aménagé sur la crosse avant, permettant le transport de quatre chargeurs. Durant son parcours de ski de fond, le biathlète doit placer sa carabine sur le dos, grâce à un harnais fixé sur un côté de la crosse, comprenant deux bretelles rembourrées semblables à celles d'un petit sac à dos.

Munitions[modifier | modifier le code]

Les munitions utilisées sont de calibre .22 Long Rifle, à percussion annulaire. Le projectile, d'un alliage tendre de plomb et sans enveloppe de cuivre, a un diamètre de 5,56 mm. La douille vide fait 15 mm de long. Les balles ne doivent pas dépasser 380 m/s[25], ce qui leur confère néanmoins une vitesse supersonique.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Le biathlon, sport olympique[modifier | modifier le code]

Départ de l'épreuve de départ en ligne aux jeux olympiques d'hiver de 2006 organisés à Turin
Article détaillé : Biathlon aux Jeux olympiques.

L'inscription officielle du biathlon moderne comme sport olympique est effective à partir de 1960 et les VIIIe Jeux olympiques d'hiver organisés par la station de sports d'hiver américaine de Squaw Valley[26]. Néanmoins, dès les jeux de 1924 à Chamonix, une épreuve de patrouille militaire est disputée à titre officiel avant de devenir sport de démonstration jusqu'en 1948.

Devant le désir du Comité international olympique d'inscrire une épreuve combinée au sein du programme olympique[27], une compétition de pentathlon d'hiver est organisée comme sport de démonstration à Saint-Moritz en 1948. Alliant ski de fond, descente de ski alpin, tir, escrime et équitation[26], ce sport n'est finalement pas retenu par le CIO qui préfère inclure le biathlon pour 1960[27].

En 1960, une seule épreuve, celle de l'individuelle masculine sur 20 km, est alors disputée lors du rendez-vous américain (le premier champion olympique est le Suédois Klas Lestander). Une épreuve de relais 4 × 7,5 km est inscrite au calendrier à partir de 1968[26]. S'y ajoute le sprint 10 km en 1980 à Lake Placid[26].

Les Jeux olympiques d'Albertville en 1992 marquent le début du biathlon féminin[26],[28]. Hommes et femmes disputent alors les mêmes épreuves : l'épreuve individuelle, le sprint et le relais[29].

Le nombre d'épreuves disputées augmente avec l'introduction dans le calendrier olympique de la poursuite lors des Jeux de Salt Lake City en 2002[30] puis du départ en ligne en 2006 à Turin et du relaie mixte en 2014 à Sotchi. Ce sont donc aujourd'hui onze épreuves, cinq pour les femmes, cinq pour les hommes et une mixte, qui figurent au programme olympique.

Les championnats du monde[modifier | modifier le code]

Les premiers championnats du monde de biathlon sont organisés en 1958 dans la station de sports d'hiver autrichienne de Saalfelden[8]. Disputée exclusivement par les hommes, une seule épreuve officielle, celle de l'individuelle sur 20 km, est alors programmée[31] (le Suédois Adolf Wiklund remporte le premier titre de champion du monde). L'épreuve du relais est inscrite à partir de 1966 à Garmisch-Partenkirchen[8], celle du sprint en 1974 à Minsk[9].

Les femmes disputent pour la première fois des mondiaux en 1984 qui se tiennent à Chamonix, un événement auquel les hommes ne participent pas année olympique oblige. Dès l'année suivante, deux rendez-vous séparés, un masculin et un féminin, sont mis en place dans deux lieux différents. Il faut patienter jusqu'en 1989 pour assister à la réunion des hommes et des femmes dans une seule et même compétition[10]. À cette occasion, des courses par équipes font leur apparition avant de disparaître en 1997, année d'introduction de la poursuite comme nouvelle épreuve[11]. Les compétitions de départ en ligne intègrent le programme des championnats du monde en 1999 tandis que des mondiaux de relais mixtes sont organisés en 2006 avant d'intégrer le programme officiel en 2007.

Validée en 1966 lors d'un congrès organisé à Garmisch-Partenkirchen[7], la première édition des championnats du monde juniors masculins se déroule en 1967 à Altenberg[8]. Les juniors féminines disputent cette compétition à partir de 1989[10].

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Discutée en 1977 à Lillehammer[7], la coupe du monde de biathlon voit le jour en 1978 pour les hommes[9], les femmes la disputant à partir de 1983. Généralement commencée en novembre ou décembre, la saison de coupe du monde se termine régulièrement en mars. Le vainqueur de chaque épreuve individuelle se voit attribuer 60 points pour le classement général établi sur l'ensemble des épreuves individuelles de la saison, le second 54 points et le troisième 48 points. Les quarante premiers biathlètes à l'arrivée d'une course marquent des points (voir le tableau ci-dessous). Des classements particuliers sont établis pour chaque discipline et le sportif remportant ce classement décroche un petit globe de cristal. Le vainqueur du classement général se voit quant à lui décerner le gros globe de cristal.

Depuis la saison 2010-2011 l'ensemble des résultats est pris en compte. Avant la saison 2010-2011, l'ensemble des résultats d'un biathlète n'était cependant pas pris en compte à la fin de la saison puisque les points des trois moins bons résultats sont ôtés pour constituer le classement général final[32], le moins bon résultat pour établir les classements particuliers.

Une saison de coupe du monde est par ailleurs ponctuée par d'autres rendez-vous internationaux comme les Jeux olympiques organisés tous les quatre ans et les championnats du monde se déroulant chaque année. Les épreuves disputées dans le cadre de ces deux événements comptent pour les différents classements de la coupe du monde[33].

Points attribués lors des épreuves de coupe du monde
Période / Place 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
1978-1985[9] 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
1985-2000[10] 30 26 24 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
2000-2008 50 46 43 40 37 34 32 30 28 26 24 22 20 18 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - -
2009 60 54 48 43 40 38 36 34 32 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1

Compétitions continentales[modifier | modifier le code]

En parallèle au circuit mondial de la coupe du monde se déroulent des compétitions continentales en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Asie. Ces compétitions adoptent deux formats : le format « coupe » qui récompense la régularité des biathlètes grâce à la constitution de classements généraux et le format « championnats » qui récompense les biathlètes sur des courses d'un jour. Ces compétitions constituent régulièrement une filière d'accession pour participer aux épreuves de coupe du monde. En Europe, les grands pays du biathlon alignent généralement des équipes réserves souvent constituées de jeunes sportifs en devenir. Les étapes de coupe d'Europe se déroulent parfois au même endroit que celles de coupe du monde.

Principaux lieux accueillant les grandes manifestations[modifier | modifier le code]

Épreuve féminine de Coupe du monde à Oberhof en Allemagne en 2002

En coupe du monde, la liste des villes accueillant des épreuves est régulièrement renouvelée par de nouvelles destinations. Cependant, le circuit international se déroule essentiellement en Europe où certaines étapes sont devenues incontournables. Ainsi, la saison débute traditionnellement en novembre ou décembre dans les pays nordiques où la neige est déjà présente (Östersund[34] en Suède, Kontiolahti[35] en Finlande). Au mois de décembre, l'Europe centrale accueille quelques étapes : Hochfilzen (Autriche), Osrblie (Slovaquie), Pokljuka (Slovénie).

Au mois de janvier, la coupe du monde fait régulièrement étape en Allemagne à Ruhpolding et à Oberhof (ces deux villes sont d'ailleurs parfois désignées comme les « Mecque du biathlon »[36], puis en Italie à Antholz.

Plus occasionnellement, la coupe du monde quitte l'Europe pour d'autres horizons : la Corée du Sud organise ainsi une étape à Pyeongchang en 2008, les États-Unis plusieurs entre 1999 et 2004 (Park City[37], Lake Placid ou Fort Kent[38]), le Canada à Valcartier en 1999[39], le Japon à Nagano en 1997[37].

L'organisation des championnats du monde ou des jeux Olympiques interrompt souvent la coupe du monde en février. Enfin, il est devenu habituel de clôturer la saison par une étape en Russie dans la ville de Khanty-Mansiïsk ou en Norvège sur le fameux site d'Holmenkollen[40].

Palmarès international et grandes figures du biathlon[modifier | modifier le code]

Le palmarès international du biathlon place trois pays au sommet de la hiérarchie mondiale. En effet, la Russie, l'Allemagne et la Norvège dominent les tableaux historiques des médailles tant aux jeux olympiques d'hiver[réf. nécessaire] qu'aux championnats du monde[réf. nécessaire]. Plus récemment, la France, la Suède ou certains pays issus de la dislocation de l'Union soviétique se sont immiscés sur les podiums internationaux.

Hommes[modifier | modifier le code]

Les débuts de la coupe du monde ont été marqués par la domination de la RDA jusqu'à la fin des années 1980, grâce à des athlètes tels que Frank Ullrich ou Frank-Peter Roetsch avec respectivement 4 et 3 victoires au classement général de la coupe du monde.

Le biathlète le plus titré est le Norvégien Ole Einar Bjørndalen qui, alors qu'il est toujours en activité en 2014, a déjà remporté treize récompenses olympiques dont sept en or[41]. Il est également, depuis février 2009, l’athlète le plus titré de l’histoire des sports d’hiver, battant le record de 86 victoires en coupe du monde d'Ingemar Stenmark[41]. Entre la fin des années 1990 et les années 2000, ses principaux adversaires sont le Français Raphaël Poirée ou les Allemands Sven Fischer, Ricco Groß, Frank Luck et Michael Greis, rares biathlètes à avoir construit un palmarès individuel imposant aux côtés de Bjørndalen.

Depuis 2007, une nouvelle génération de biathlètes, menés par le Norvégien Emil Hegle Svendsen (un titre olympique aux Jeux de Sochi en 2014) et le Français Martin Fourcade (deux titres olympiques aux jeux de Sochi en 2014) émerge. Néanmoins, en dehors de ces derniers, aucun n'a encore montré suffisamment de constance pour marquer l'histoire du biathlon. Globalement, la Norvège, l'Allemagne, la Russie et la France se sont partagés les grands biathlètes, puisqu'une seule victoire au classement général de la coupe du monde a échappé à l'un de ces pays entre 1978 et 2011.

Femmes[modifier | modifier le code]

Durant les années 1980, les biathlètes soviétiques et norvégiennes ont été les plus en vue notamment grâce aux performances d'Elena Golovina ou de Svetlana Davidova, multiples vainqueurs de médailles mondiales et auteurs de nombreux succès en coupe du monde.

Les années 1990 ont vu la domination presque sans partage, au moins en coupe du monde, de la Suédoise Magdalena Forsberg. Entre 1997 et sa retraite en 2002, elle a en effet remporté chaque année le classement général de la coupe du monde en y ajoutant 17 victoires dans les classements particuliers des disciplines et ce grâce à un record de 42 victoires individuelles dans les épreuves de coupe du monde. À cette emprise sur la coupe du monde, la Suédoise a ajouté douze médailles mondiales dont six en or. En revanche, son palmarès olympique reste vierge de tout titre olympique et ne compte « que » deux médailles de bronze. Ses principales adversaires sont la Norvégienne Liv Grete Poirée (octuple championne du monde) ou l'Allemande Uschi Disl qui, avec 19 médailles mondiales et 9 breloques olympiques, est la biathlète la plus médaillée dans ces deux événements. Elle illustre la domination globale exercée par les Allemandes sur le biathlon féminin depuis les années 1990 : Kati Wilhelm (triple championne olympique) ou Petra Behle (nonuple championne du monde) en sont les principaux exemples relayées de nos jours par Andrea Henkel ou Magdalena Neuner qui a seulement 24 ans possède déjà le record de titres mondiaux[42].

La disparition de l'Union soviétique a eu pour effet de multiplier le nombre de biathlètes représentant les pays de l'Est (Olena Zubrilova, successivement Ukrainienne puis Biélorusse et dont le palmarès fait état de 17 médailles mondiales, en est l'illustration). La Russie bénéficie d'un important vivier de talents régulièrement récompensés parmi lesquelles Anfisa Reztsova, Svetlana Ishmouratova ou Olga Pyleva.

Les biathlètes résistant à ces 2 nations sont rares, mais elles existent : ainsi, la Française Sandrine Bailly a remporté de justesse le globe de cristal en 2005 pour une poignée de points devant Wilhelm et Pyleva, et la Suédoise Helena Jonsson a remporté la coupe du monde 2009 devant Kati Wilhelm et Tora Berger.

Popularité[modifier | modifier le code]

Le biathlon est aujourd'hui pratiqué dans l'ensemble des pays participant régulièrement aux épreuves de coupe du monde d'hiver, principalement en Europe et en Amérique du Nord.

En particulier en Russie et en Scandinavie, le biathlon fait partie depuis longtemps des sports d'hiver traditionnels. Depuis les années 1990, l'intérêt pour ce sport s'est rapidement développé en Allemagne, devenant quasiment un sport national. Ainsi les chaînes Das Erste et ZDF diffusent toutes les épreuves de coupe du monde, réunissant parfois jusqu'à cinq millions de téléspectateurs, atteignant ainsi les meilleurs scores d'audience pour un sport d'hiver[43],[44].

Le stade de football de la Veltins-Arena aménagé pour accueillir une compétition de biathlon, illustration de la popularité du biathlon en Allemagne

Le biathlon est très populaire en Allemagne où les sports d'hiver tiennent globalement une place significative parmi les événements sportifs les plus suivis. Ainsi, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, les sportifs allemands de l'année récemment récompensés sont souvent des biathlètes[45],[46]. Régulièrement récompensé dans les principales compétitions, le pays est également le principal bailleur de fond du biathlon. Ainsi, en 2008, trois des quatre principaux sponsors de l'Union internationale de biathlon sont allemands : E.ON Ruhrgas filiale du leader allemand du secteur énergétique E.ON, le groupe Viessmann leader mondial des solutions de chauffage et la banque Deutsche Kreditbank[47]. Le biathlon touche également un large public comme l'illustre l'organisation des épreuves de coupe du monde à Oberhof ou Ruhpolding, deux des rendez-vous les plus attendus chaque hiver. Autre signe de la popularité du biathlon en Allemagne, le World Team Challenge, démonstration organisée chaque année depuis 2002 dans le stade de football de la Veltins-Arena aménagée pour l'occasion, réunie plus de 60 000 spectateurs et les meilleurs biathlètes mondiaux[48].

Ailleurs en Europe, le biathlon est également populaire dans d'autres régions germanophones, notamment en Autriche et dans le Tyrol italien. À l'image de l'ensemble des sports d'hiver, le biathlon est très suivi en Suède, en Finlande ou en Norvège. Dans ce dernier, il est même le sport le plus populaire[49] et un grand pourvoyeur de récompenses olympiques notamment grâce aux performances d'Ole Einar Bjørndalen, multiple champion olympique et du monde. C'est par ailleurs un Norvégien, Anders Besseberg, qui préside l'Union internationale de biathlon[50], principal organe dirigeant du sport. Largement diffusé dans les pays de l'Est de l'Europe, le biathlon est le sport le plus populaire en Biélorussie[51] et une source de victoires diverses en Russie et dans une moindre mesure en Ukraine.

En France et malgré le faible nombre de licenciés[52], le biathlon est un des principaux sports pourvoyeurs de médailles aux jeux olympiques d'hiver. Si le pays a pris pour habitude de s'illustrer en coupe du monde notamment grâce aux performances de ses têtes d'affiches Raphaël Poirée (aujourd'hui retraité) et Martin Fourcade, il n'a disposé d'aucune installation susceptible d'accueillir une manifestation d'ampleur mondiale jusqu'à la saison 2011/2012, durant laquelle Le Grand-Bornand devait accueillir une étape de coupe du monde[53]. Malheureusement cette étape est annulée pour manque de neige. Une épreuve au Grand Bornand s'est finalement déroulée en décembre 2013 comptant pour la Coupe du monde de biathlon 2013-2014. De plus, les apparitions du biathlon à la télévision sont rares, aucune chaîne gratuite ne diffuse les compétitions hormis lors des jeux Olympiques.

Biathlon et dopage[modifier | modifier le code]

Sous l'égide de l'UIPM, des contrôles antidopage sont institués en 1966 à Melbourne[7]. Mais les premières décisions concernant le dopage sont intervenues peu de temps après la constitution du sport. Ainsi, des règles antidopage sont adoptées dès 1965 à Elverum en Norvège avant qu'un règlement précis ne soit établi pour lutter contre cette pratique en 1979 à Ruhpolding[7].

Tandis que la lutte antidopage se généralise dans l'univers sportif depuis les années 2000, plusieurs cas de dopage avérés touchent le biathlon ces dernières années. Ainsi, en janvier 2003, la Russe Albina Akhatova est contrôlée positive à la nicéthamide à l'issue d'une course de relais organisée à Anterselva. Si la fédération russe et un médecin de l'équipe sont respectivement pénalisés financièrement et suspendus trois mois, la biathlète n'est pas écartée par l'Union internationale de biathlon[54],[55]. Quelques années plus tard, les jeux olympiques d'hiver de 2006 organisés à Turin sont émaillés de plusieurs affaires de dopage qui ternissent l'image du biathlon en période olympique. Médaillée d'argent sur l'épreuve de l'individuelle 15 km, la Russe Olga Pyleva est la première sportive contrôlée positive lors de cet événement olympique[56]. Déchue de sa médaille, elle est par la suite suspendue deux années par l'IBU[57]. Toujours lors de la quinzaine olympique, une vaste affaire éclate au sein de la délégation des biathlètes et fondeurs autrichiens. Diligentée par le Comité international olympique, une perquisition dans le chalet autrichien permet de retrouver du matériel de transfusion sanguine ; en revanche, les contrôles antidopage effectués auprès des sportifs visés se révèlent tous négatifs. Pour autant, le matériel retrouvé et le fait que le sulfureux Walter Mayer se trouvât dans les locaux autrichiens alors qu'il était suspendu huit années pour une autre affaire suffisent à convaincre le CIO de bannir à vie six sportifs dont trois biathlètes un an après les faits[58],[59].

En janvier 2008, deux nouvelles affaires de dopage s'immiscent dans l'actualité des sports d'hiver. Contrôlée positive pour la seconde fois dans sa carrière, l'ancienne fondeuse finlandaise Kaisa Varis, reconvertie depuis peu dans le biathlon, est suspendue à vie par l'IBU alors qu'elle venait de signer un premier succès en carrière. Dans le même temps, plusieurs médias allemands et autrichiens relayent des rumeurs selon lesquelles des sportifs parmi lesquels des biathlètes auraient eu recours aux services du laboratoire autrichien Humanplasma lui-même impliqué dans une enquête diligentée par l'Agence mondiale antidopage[60]. Il est en effet reproché à ce laboratoire de pratiquer le dopage sanguin[61]. Durant les championnats, plusieurs biathlètes sont directement désignés dans une lettre anonyme adressée à un quotidien autrichien[62]. Les sportifs visés récusent immédiatement ces accusations et une plainte est rapidement rédigée pour dénonciation calomnieuse[62],[63]. Le biathlon allemand faisant l'objet de ces accusations, c'est le biathlon tout court qui est menacé, l'Allemagne étant le principal bailleur de fond de ce sport[64].

La multiplication des cas de dopage dans le biathlon, notamment au sein de l'équipe russe[65], fait apparaître des critiques pointant le laxisme des institutions internationales vis-à-vis des cas de dopage avérés et un calendrier surchargé[66]. À ce titre et à l'instar du cyclisme, l'IBU ambitionne la mise en place d'un passeport sanguin pour surveiller plus régulièrement l'ensemble des sportifs[67].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Introduction au biathlon
  2. a, b et c (en) Historique du biathlon en France sur le site de l'Union internationale de biathlon
  3. Histoire du biathlon sur le site biathlon Canada
  4. a, b et c (en) Historique du biathlon de 1767 à 1957, site de l'Union internationale de biathlon.
  5. [PDF]Le ski : de l'origine aux pratiques nordiques et alpines, document du CIO.
  6. Patrouille militaire aux Jeux olympiques de 1924 sur sports-reference.com
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n [PDF]Le pentathlon moderne, le biathlon et l'Olympisme, document de la LA84 Foundation.
  8. a, b, c et d (en) Historique du biathlon de 1958 à 1972, site de l'Union internationale de biathlon.
  9. a, b, c et d (en) Historique du biathlon de 1973 à 1978, site de l'Union internationale de biathlon.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Historique du biathlon de 1979 à 1994, site de l'Union internationale de biathlon.
  11. a, b et c (en) Historique du biathlon de 1995 à 2003, site de l'Union internationale de biathlon.
  12. a, b et c (en) Bases du biathlon site de l'Union internationale de biathlon
  13. a, b, c, d, e et f (en) Carnet n°4 des règlements de l'IBU
  14. a, b et c (en) Description de l'épreuve individuelle, site de l'Union internationale de biathlon
  15. a, b et c (en) Description du sprint site de l'Union internationale de biathlon
  16. a et b (en) Description de la poursuite site de l'Union internationale de biathlon
  17. Terme recommandé par la Commission Générale de Terminologie et de Néologie, et publié au Journal Officiel du 25 mai 2008.
  18. À partir de la Coupe du monde 2010-2011, l'épreuve est toujours ouverte à 30 participants. Toutefois, ceux-ci sont désormais les 25 premiers du classement général de la coupe du monde, les cinq derniers étant déterminés par un classement sur les courses dans l'étape en cours.
  19. a et b (en) Description du mass start site de l'Union internationale de biathlon
  20. (en) Description du relais site de l'Union internationale de biathlon
  21. a et b (en) Description du relais mixte site de l'Union internationale de biathlon
  22. (en) Descriptif des épreuves sur le site de l'IBU
  23. Article listant les nouvelles épreuves sur Eurosport France
  24. a et b Les différents tirs et le pas de tir
  25. a, b, c et d (en) Equipement du biathlète site de l'Union internationale de biathlon
  26. a, b, c, d et e Historique de la discipline olympique, site officiel du Comité international olympique.
  27. a et b [PDF] Les jeux Olympiques d'hiver, document officiel du Comité international olympique, page 24 sur 34.
  28. L'introduction du biathlon féminin au programme olympique est validée lors de la 93e session du Comité international olympique organisée à Calgary en 1988.
  29. Contrairement aux relais masculins composés de quatre membres, les relais féminins étaient alors composés de trois membres. Dès 1994, les relais féminins sont composées par quatre biathlètes.
  30. L'introduction de la poursuite au programme olympique est validée lors de la 107e session du Comité international olympique organisée à Nagano en 1998.
  31. Une épreuve de relais est également disputée à titre non-officiel.
  32. Par exemple, si un biathlète faisait l'impasse sur trois épreuves de coupe du monde, aucun point ne lui est retiré en fin de saison ; de même s'il réalisait trois places au-delà du top-40. En revanche, s'il terminait chaque course de la saison dans les 40 premiers, les points attribués lors des trois plus mauvais résultats du sportif ne comptaient pas pour le classement général.
  33. « Bjoerndalen frappe d'entrée », article du site sports.fr évoquant ce point du règlement. Consulté le 4 janvier 2008.
  34. Première étape de la Coupe du monde de biathlon 2006-2007.
  35. Première étape de la Coupe du monde de biathlon 2008.
  36. Site de l'équipe de France olympique aux jeux Olympiques d'hiver de 2006, par le CNOSF. Article évoquant les épreuves de coupe du monde organisées à Oberhof en 2006. Consulté le 5 janvier 2007.
  37. a et b Sur ce point, l'accueil des J.O. explique l'organisation d'épreuves pré-olympiques comptant pour la coupe du monde l'année précédant l'événement olympique
  38. (en) Résultats des courses de For Kent, document IBU.
  39. (en) Résultats des courses de Valcartier, document IBU.
  40. Les deux lieux accueillent par alternance le dernier rendez-vous de l'année depuis la saison 1998-1999.
  41. a et b L'ogre Bjoerndalen - Champions de la décennie 2010
  42. Tarjei Boe proche du globe, suspens côté féminin
  43. (de) „ZDF: Biathlon erneut Zuschauermagnet“ – Artikel bei quotenmeter.de vom 18. Dezember 2006
  44. (de) „ARD: Biathlon bleibt ein Publikumsrenner“ – Artikel bei dwdl.de vom 10. Dezember 2007
  45. (de) Liste des personnalités sportives féminines allemandes de l'année, site officiel des Sportler des Jahres. Uschi Disl, Kati Wilhelm et Magdalena Neuner ont reçu ce titre successivement entre 2005 et 2007.
  46. (de) Liste des personnalités sportives masculines allemandes de l'année, site officiel des Sportler des Jahres. Michael Greis récompensé en 2006.
  47. (en) Sponsors de l'IBU, sur biathlonworld.com.
  48. « Biathlon / World Team Challenge », sur de.eurosport.yahoo.comee.
  49. Selon un sondage effectué en 2008, le biathlon est le sport préféré pour plus de 50 % des personnes interrogées. (no) Skiskyting mest populært, sur pub.tv2.no, 9 février 2008. Consulté le 09/03/2008.
  50. (en) IBU Executive board, sur biathlonworld.com.
  51. (en) Physical Culture and Sports in Belarus, sur belarus.by.
  52. La France compte environ 200 licenciés. « Presque le grand bleu », sur eurosport.fr. Consulté le 08/03/2008.
  53. Le biathlon mondial au Grand-Bornand en 2011
  54. (de) Dopingfall Achatowa, sur berlinonline.de, 1er mars 2003. Consulté le 11 mars 2008.
  55. (de) « Sperre als Signal », sur tagesspiegel.de, 13 février 2008. Consulté le 11 mars 2008.
  56. « JO - Biathlon (F) - Pyleva contrôlée positive », sur lequipe.fr, 16 février 2006. Consulté le 11 mars 2008.
  57. « JO - Dopage-Biathlon (F) - Pyleva suspendue 2 ans », sur lequipe.fr, 17 février 2006. Consulté le 11 février 2008.
  58. « JO - Dopage - Six Autrichiens bannis à vie », sur lequipe.fr, 25 avril 2007. Consulté le 11 mars 2008.
  59. Les trois biathlètes autrichiens concernés sont Wolfgang Perner, Friedrich Pinter et Wolfgang Rottmann.
  60. « Une nouvelle bombe ? », sur eurosport.fr, 15 janvier 2008.
  61. « Ski de fond - Dopage - Humanplasma fait du bruit », sur lequipe.fr, 16 janvier 2008.
  62. a et b « Ski/Biathlon - Dopage - 31 athlètes mis en cause », sur lequipe.fr, 16 février 2008.
  63. « Ski/Biathlon - Dopage - La DSV porte plainte », sur lequipe.fr, 19 février 2008.
  64. « Une bombe bientôt », sur ski-nordique.net, 1er février 2008.
  65. Outre Albina Akhatova et Olga Pyleva contrôlées positives en 2003 et 2006, Natalia Burdiga en 2006 a également été convaincue de dopage. Par ailleurs, Ivan Tcherezov est brièvement écarté en décembre 2007 pour un taux d'hémoglobine trop élevé ; chez les femmes, Tatiana Moiseeva est finalement blanchie après un contrôle positif en février 2008.
  66. Biathlon - CM - Des équipes montent au créneau, sur lequipe.fr, 15 mars 2008.
  67. « Biathlon - Vers le passeport sanguin », sur lequipe.fr, 10 janvier 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]