Georges Perec

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Georges Perec

Activités Écrivain et verbicruciste
Naissance 7 mars 1936
Paris
Décès 3 mars 1982 (à 45 ans)
Ivry-sur-Seine
Langue d'écriture Français
Distinctions Prix Renaudot, Prix Médicis

Œuvres principales

Georges Perec est un écrivain et verbicruciste français né le 7 mars 1936 à Paris et mort le 3 mars 1982 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Membre de l'Oulipo à partir de 1967[1], Perec fonde ses œuvres sur l'utilisation de contraintes formelles, littéraires ou mathématiques, qui marquent son style[2].

Georges Perec se fait connaître dès son premier roman, Les Choses : Une histoire des années soixante (Prix Renaudot 1965) qui restitue l'air du temps à l'aube de la société de consommation. Suivent, entre autres, Un homme qui dort, portrait d'une solitude urbaine, puis La Disparition, où il reprend son obsession de l'absence douloureuse. Ce premier roman oulipien de Perec est aussi un roman lipogrammatique (il ne comporte aucun « e »). Paraît ensuite, en 1975, W ou le Souvenir d'enfance, qui alterne fiction olympique fascisante et écriture autobiographique fragmentaire. En 2012 paraît le roman Le Condottière dont il avait égaré le manuscrit en 1966 pendant un déménagement et qui ne fut retrouvé qu'en 1992, dix ans après sa mort[3].

La Vie mode d'emploi (prix Médicis 1978), dans lequel Georges Perec explore de façon méthodique et contrainte la vie des différents habitants d'un immeuble, lui apporte la consécration.

Biographie[modifier | modifier le code]

L’enfance[modifier | modifier le code]

Son père, Icek Peretz (1909-1940), et sa mère, Cyrla Szulewicz (1913-1943), tous deux juifs d'origine polonaise, se marient en 1934. Georges Perec naît le samedi 7 mars 1936 vers 21 h dans une maternité du 19e arrondissement de Paris. Il passera sa petite enfance au 24 rue Vilin, dans le quartier de Belleville, où sa mère tient un salon de coiffure jusqu'en 1942[4],[5].

Engagé volontaire contre l'Allemagne dans la guerre franco-allemande de 1939, Icek Peretz est mortellement blessé le 16 juin 1940. En 1941, la mère du petit Georges, pour lui sauver la vie, l’envoie en zone libre à Villard-de-Lans via un train de la Croix-Rouge. Il y est baptisé et son nom, francisé, devient Perec. Le petit Georges passe là le reste de la guerre avec une partie de sa famille paternelle. Sa mère, arrêtée et internée à Drancy en janvier 1943, est déportée à Auschwitz le 11 février de la même année[6]. Georges retourne à Paris en 1945 où il est adopté par sa tante paternelle, Esther, et son mari David Bienenfeld. Leur fille est l’écrivaine Bianca Lamblin.

De 1946 à 1954, Perec fait ses études à l'école communale de la rue des Bauches (Paris XVIe) avant d'intégrer le lycée Claude-Bernard, puis le collège Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes où il aura comme professeur Jean Duvignaud[7] (avec qui, entre autres, il fondera en 1972 la revue Cause commune).

Études et analyses[modifier | modifier le code]

Profondément marqué par la disparition de ses proches (notamment ses parents pendant la guerre), Perec entame une psychothérapie avec Françoise Dolto en 1949. En 1954, après une hypokhâgne au lycée Henri-IV, il commence des études d'histoire qu'il abandonne rapidement. En 1956, il entreprend une psychanalyse avec Michel de M'Uzan[8].

De 1958 à 1959, il fait son service militaire à Pau, dans un régiment de parachutistes. En 1960, il se marie avec Paulette Pétras, puis il part pour Sfax en Tunisie d'où il revient l'année suivante. Il devient en 1962 documentaliste en neurophysiologie au CNRS.

L’écrivain[modifier | modifier le code]

Case no 382.

En 1965, Georges Perec remporte le Prix Renaudot pour Les Choses, puis, en juin 1967 il est coopté pour entrer à l'Oulipo[9]. Cette cooptation marque un point important dans son œuvre littéraire puisque désormais ses textes suivront en général des contraintes de type oulipienne. Perec est, avec Raymond Queneau et Italo Calvino, l'un des membres de l'Ouvroir dont les ouvrages ont eu le plus de succès.

De 1971 à 1975, il fait une psychanalyse avec Jean-Bertrand Pontalis. En 1976 il publie des mots croisés à un rythme hebdomadaire dans l'hebdomadaire Le Point.

En 1978, il publie La Vie mode d'emploi et quitte son emploi au CNRS afin de se consacrer entièrement à l’écriture consécutivement au succès de cette œuvre.

Il vit les six dernières années de son existence avec la cinéaste Catherine Binet dont il produit le film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz.

Perec meurt d'un cancer des bronches le 3 mars 1982 à l’hôpital Charles-Foix d’Ivry-sur-Seine et ses cendres reposent désormais au columbarium (case 382) du cimetière du Père-Lachaise à Paris[10].

Postérité et hommages[modifier | modifier le code]

Odonymie[modifier | modifier le code]

Il existe une rue Georges-Perec dans le 20e arrondissement de Paris.

En mars 2006, le CDI du lycée Geoffroy Saint-Hilaire d'Étampes a été baptisé « Espace Georges Perec » à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de sa naissance[11].

Astronomie[modifier | modifier le code]

L'astéroïde numéro 2817, découvert en 1982, porte le nom de Perec.

Philatélie[modifier | modifier le code]

La Poste française a édité un timbre Georges Perec 1936-1982 dessiné par Marc Taraskoff gravé par Pierre Albuisson, émis le 23 septembre 2002.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Georges Perec s'est fait connaître dès la parution de son premier roman, Les choses. Une histoire des années soixante, publié par Maurice Nadeau dans sa collection des Lettres nouvelles, chez Julliard. Cet ouvrage, qui restitue l'air du temps à l'orée de la société de consommation, est couronné par le prix Renaudot[12] en 1965 et rencontre un vif succès.

Ayant signé chez Denoël pour ses cinq prochains livres, il surprend avec son opus suivant, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? La critique, qui ne retrouve pas l'auteur qu'elle connaissait — un fin observateur de la vie quotidienne — dans ce roman faussement drolatique, au ton primesautier, et au comique basé sur la récurrence d'une incertitude onomastique, qui plus est doté d'un index savamment incomplet, est déroutée.

Un Homme qui dort, portrait d'une solitude urbaine autant inspiré par Kafka que par le Bartleby de Melville, achève de classer son auteur parmi les inclassables, ce que confirme La Disparition, premier roman oulipien de Perec. Au-delà de la prouesse lexicographique de ce roman lipogrammatique qui ne comporte aucun « e », Perec reprend aussi sa thématique de l'absence, et la douleur qu'elle engendre.

Georges Perec oublie la forme romanesque en publiant la relation de 124 de ses rêves (La Boutique obscure, 1973) et un livre examinant son rapport à l'espace, de celui de la page blanche à l'espace du vide sidéral, en passant par l'espace urbain (Espèces d'espaces, 1974).

Puis il achève enfin W ou le souvenir d'enfance, qui paraît en 1975. Très estimé, ce grand roman moderne obtient un succès critique qui place son auteur parmi les meilleurs de son temps. L'alternance binaire (ternaire dans les premiers manuscrits) d'une fiction olympique fascisante et d'une écriture autobiographique fragmentaire adosse une histoire collective fantasmée au destin singulier de l'orphelin qu'est l'auteur.

La consécration attend Georges Perec en 1978, lors de la publication de La Vie mode d'emploi. Cet ouvrage, qui arbore en couverture le mot « romans » — au pluriel — obtient le prix Médicis et un grand succès public, qui permet à son auteur de se consacrer exclusivement à son art : il abandonne son travail de documentaliste.

Passionné de géographie, il définit la réalité sociale comme « un ensemble de constructions historiques et quotidiennes des acteurs individuels et collectifs. »

Il voit trois de ses ouvrages publiés : en 1979, Un Cabinet d'amateur, histoire d'un tableau (Balland) et, en 1980, La Clôture et autres poèmes et Récits d'Ellis Island, histoires d'errance et d'espoir. Mais il n'achève pas son roman « 53 jours », dont le titre fait référence au temps que la rédaction de La Chartreuse de Parme demanda à Stendhal et qui sera publié après sa mort.

Autres[modifier | modifier le code]

Comme d'autres auteurs français des années 1960, Georges Perec a également, en Allemagne, une activité d'auteur radiophonique. Sa pièce Die Maschine (avec Eugen Helmlé) remporte un grand succès lors de sa radiodiffusion par le Saarländischer Rundfunk. Elle sera suivie de quatre autres pièces, dont certaines seront également jouées au théâtre en France (Wucherungen, devenue L'Augmentation pour la mise en scène de Marcel Cuvelier en février 1970).

Après la parution de La Disparition, Georges Perec publie avec Jacques Roubaud et Pierre Lusson un traité sur le jeu de go, qu'il pratique notamment au Moulin d'Andé. Il mène de front plusieurs travaux d'écriture — dont certains (L'Arbre, Lieux) n'aboutiront pas.

Il pratique l'écriture feuilletonnesque à partir du 81e numéro de la Quinzaine littéraire, le bimensuel de Maurice Nadeau, où il livre ce qui deviendra la partie fictionnelle de W ou le souvenir d'enfance. Mais la noirceur de son invention déroute le lectorat. Eprouvant par ailleurs des difficultés d'écriture, Georges Perec interrompt cette publication périodique.

En 1974, Georges Perec porte Un Homme qui dort à l'écran, en collaboration avec Bernard Queysanne. Le film, au-delà de l'interprétation de l'unique acteur du film, Jacques Spiesser, du travail de la bande son du film Philippe Drogoz (qui fut même diffusée à la radio) et de la bande image de Bernard Zitzermann, est récompensé par le Prix Jean-Vigo la même année.

Il produit le film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz écrit et réalisé par sa compagne Catherine Binet, ainsi que les dialogues d'un autre (Série Noire d'Alain Corneau, 1978). Perec voyage, donne des conférences, verbicrucise avec régularité, filme à Ellis Island avec Robert Bober l'exploration de leurs racines juives, publie une longue nouvelle dans la collection L’Instant romanesque chez Balland (Un Cabinet d'amateur), des poèmes (La Clôture) et un premier tome de pièces de théâtre (resté unique) chez Hachette.

Les jeux avec les mots[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Georges Perec s'articule autour de l'analyse du quotidien, le recours à l'observation et à l'autobiographie ainsi que le goût des histoires, mais malgré sa quête identitaire et l'angoisse de la disparition, jouer et notamment jouer avec les mots est une des caractéristiques fortes de ses travaux.

Au nombre de ses exercices de style les plus remarquables figurent notamment La Disparition et Les Revenentes.

La Disparition[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un roman lipogrammatique de trois cents pages, La Disparition (1969), écrit sans utiliser la lettre e.

Et pourtant, ainsi que le confia Georges Perec « il y a plein de E dans la Disparition » (Rêve no 95 au sein de La Boutique obscure). Cette confidence décontenance quelque peu les exégètes.

Si sa judaïté ne tint pas la place que certains lui accordent, Perec savait assez d'hébreu — comme de grec — pour savoir que la lettre e est équivalente au hé hébraïque et que cette lettre « représente le principe de l'aspiration vitale », l'esprit et donc la vie. Par l'occultation de cette voyelle, Georges Perec suggéra à ses lecteurs de ne pas prendre la lettre d'un texte — fût-elle absente — pour l'esprit de ce texte. Il s'agissait d'une invitation à lire autrement, de manière infra-textuelle. C'est également ce que pointe la célèbre citation, tirée du roman Michel Strogoff de Jules Verne, « Regarde de tous tes yeux, regarde », placée en tête de La Vie mode d'emploi. Il s'agit de ne pas perdre de vue le fil conducteur — le fil télégraphique coupé chez Verne.

Mais où peuvent se trouver ces e ? Il suffit de transcrire les chiffres inclus dans la Disparition par la lettre dont ils désignent le rang dans l'alphabet. Certes, il s'agit d'un code enfantin… le même que celui dont use Arsène Lupin, dans Les Jeux du soleil et qui lui livre la solution du puzzle (énigme, en l'occurrence le nom d'un cheval, ETNA, mais aussi celui d'un VOLCAN). Georges Perec possédait bien son Maurice Leblanc, comme son Gaston Leroux. Il éprouvait surtout une admiration réelle pour l'œuvre de Raymond Roussel qui, lui-même, admirait Jules Verne. À noter que le mot « volcan » apparaît plusieurs fois dans La Disparition — imprimé ou suggéré comme lorsque Perec évoque Malcolm Lowry (Au-dessous du Volcan).

En fait, ce que La Disparition nous invite à découvrir, c'est un nom, jamais cité, et qui contient la lettre e. Roussel eut la même démarche dans un texte de grande jeunesse, intitulé « Le Haut de la figure », écrivant :

« Un beau jour, la manie des sciences m'ayant repris, j'étais allé sonner au petit rez-de-chaussée de Volcan, dont les anciennes leçons m'avaient laissé un souvenir de grande clarté. » — Comment j'ai écrit certains de mes livres

Ce pseudonyme en masque un autre dissimulant l'état civil de celui pour qui Raymond Roussel fit construire — boulevard Richard-Wallace — un laboratoire destiné, notamment, à des travaux portant sur l'utilisation du vide. Et cette énigme se décèle aussi en filigrane dans La Vie mode d'emploi et, de manière plus évidente, dans le singulier texte de Perec "Allées et venues rue de l'Assomption", à mettre en relation avec « La Vue » de Roussel.

Les Revenentes[modifier | modifier le code]

Inversant cette contrainte, Perec écrit, à la suite de La Disparition, un roman intitulé Les Revenentes, dans lequel il utilise comme seule voyelle le e (c'est donc aussi un lipogramme, puisque les lettres a, i, o, u et y n'y sont pas utilisées ; c'est même un lipogramme d'un genre particulier, à savoir un monovocalisme en e). Toutefois, et comme son titre l'indique, Les Revenentes est un pastiche des œuvres de Perec lui-même.

Les exercices de style[modifier | modifier le code]

On doit à Georges Perec :

  • Des monovocalismes en a (What a man !), en o (Morton's ob).
  • Un palindrome de 1 247 mots (5 566 lettres), qui resta pendant longtemps le plus long existant[13].
  • L'incroyable enchevêtrement de contraintes que représente La Vie mode d'emploi (1978, Prix Médicis)[14], probablement son livre le plus abouti, dans lequel Georges Perec explore de façon méthodique la vie des différents habitants d'un immeuble, selon une contrainte de circulation : la polygraphie du cavalier. À cette première contrainte s'ajoutent de nombreuses autres, qui sont ordonnées selon un bi-carré latin orthogonal d'ordre 10. Bien que ces contraintes soient invisibles à la lecture de ce livre-puzzle, elles ont été mises à la disposition du lecteur par l'édition du Cahier des charges de La Vie mode d'emploi (CNRS/Zulma, 1993).

Pangrammes[modifier | modifier le code]

Le célèbre pangramme suivant lui a été parfois attribué : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume, qu'il aurait été d'ailleurs certainement capable d'inventer (chaque consonne n'y est qu'une seule fois, et l'ensemble forme un alexandrin à la métrique parfaite, genre de contraintes qu'il affectionnait), mais qui a été publié dans un manuel de dactylographie en 1924, bien avant sa naissance. Il est en revanche l'auteur d'un pastiche lipogrammatique de ce pangramme : « Portons dix bons whiskys à l'avocat goujat qui fumait au zoo », post-scriptum tout à fait saisissant du sixième chapitre de La Disparition.

Œuvres complètes et postérité[modifier | modifier le code]

Livres anthumes[modifier | modifier le code]

Livres posthumes[modifier | modifier le code]

L'ouvrage de Bernard Magné tente une Tentative d'inventaire pas trop approximatif des écrits de Georges Perec publié dans « Les cahiers de Littératures » aux Presses Universitaires du Mirail (Toulouse, 1993).

L'Association Georges Perec[modifier | modifier le code]

Plaque en hommage à Perec, café de la Mairie, place Saint-Sulpice

Créée à la fin de l'année 1982 par Éric Beaumatin, l'Association Georges Perec[16] a "pour but de promouvoir la lecture, l'étude et le rayonnement de l'œuvre de Georges Perec et de développer, de conserver et exploiter un fonds documentaire qui est sa propriété et dont la vocation est publique".

Ce fonds documentaire comprend la quasi-totalité des éditions françaises et étrangères des œuvres de Perec, ainsi que des études consacrées à cet auteur. Elle accueille également les travaux universitaires, francophones ou non, se rapportant à celui-ci.

Sise à Paris, à la bibliothèque de l'Arsenal, l'Association Georges Perec accueille les chercheurs lors de sa permanence hebdomadaire. Elle organise un séminaire précédemment mensuel, maintenant annuel, où, depuis 1986, des chercheurs viennent présenter leurs travaux.

Elle publie un bulletin bisannuel interne ainsi que les Cahiers Georges Perec[17].

La plaque « Disparition » Hommage à Georges Perec est une œuvre de l'artiste Christophe Verdon.

Les Cahiers Georges Perec[modifier | modifier le code]

Les Cahiers Georges Perec sont une publication de l'Association Georges Perec, dédiée aux études consacrées à Georges Perec.

  • Première livraison des Cahiers Georges Perec : Colloque de Cerisy, juillet 1984 (P.O.L., 1985)
  • Deuxième : W ou le souvenir d'enfance : une fiction (Séminaire 1986/1987) (Textuel 34/44 no 21, 1988)
  • Troisième : Presbytère et prolétaires : le dossier PALF. Avec Marcel Bénabou (Éditions du Limon, 1989)
  • Quatrième : Les poèmes hétérogrammatiques (Éditions du Limon, 1990)
  • Cinquième : Mélanges (Éditions du Limon, 1993)
  • Sixième : L'Œil, d'abord... Georges Perec et la peinture (Éditions du Seuil, 1996), contenant des études de Jean-Yves Pouilloux, Bernard Magné, Ian Monk, Dominique Quélen, etc.
  • Septième : Antibiotiques (Le Castor astral, 2003)
  • Huitième : Colloque de Montréal (Le Castor astral, 2005)
  • Neuvième : Le Cinématographe (Le Castor astral, 2006)
  • Dixième : Perec et l'Art contemporain (Le Castor astral, 2010)
  • Onzième : Filiations perecquiennes (Le Castor astral, 2011)

Bibliographie sur Georges Perec[modifier | modifier le code]

  • Claude Burgelin, Georges Perec, Éditions du Seuil collection Les Contemporains, 1990.
  • Philippe Lejeune, La Mémoire et l'Oblique. Georges Perec autobiographe, P.O.L., 1991.
  • Ali Magoudi, La Lettre fantôme, Éditions de Minuit, collection Paradoxe, 1996.
  • Claude Burgelin, Partie de dominos chez Monsieur Lefèvre. Perec avec Freud, Perec contre Freud, Circé, 1996.
  • Richard Khaitzine Georges Perec - De la permutation des mots à l'alchimie du Verbe - La langue des oiseaux Tome 2 Editions Dervy- Poche, 2012.
  • Bernard Magné, Georges Perec, Fernand Nathan, collection 128, 1999.
  • Manet van Montfrans, Georges Perec. La Contrainte du réel, Rodopi, Amsterdam, 1999.
  • John Pedersen, Perec ou les textes croisés, Munksgaard, Copenhague, 1985.
  • Sylvie Rosienski-Pellerin, "PERECgrinations ludiques", étude de quelques mécanismes du jeu dans l'œuvre romanesque de Georges Perec, éd. du Gref, Toronto, 1995.
  • (it) Rinaldo Rinaldi, La grande catena. Studi su La Vie mode d'emploi di Georges Perec, Genova – Milano, Marietti 1820, 2004, p. 195.
  • Anne Roche, Anne Roche commente « W ou le souvenir d'enfance de Georges Perec », Foliothèque, Gallimard, 1995.
  • L'Arc, no 76, Georges Perec, Aix-en-Provence, L'Arc, 1979
  • Europe, "Georges Perec", Maxime Decout (dir.), janvier-février 2012, no 993-994.
  • Michel Sirvent, Perec ou le dialogue des genres, collection monographique en littérature française contemporaine 45, Amsterdam/New York, Rodopi, 2007, préface de Michaël Bishop, 229 p.
  • Jacques Gaudier, L'humain et l'inhumain in « W ou le souvenir d'enfance », Éditions Bréal, 1997, pp. 99-154.
  • Marc-Alain Ouaknin, La dialectique de l'oubli et de la mémoire chez Georges Perec, in Sigila no 2, 1998

Biographies[modifier | modifier le code]

  • (en) David Bellos, Georges Perec: A Life in Words, Harvill/HarperCollins, 1993
    Traduction française : Georges Perec. Une vie dans les mots, traduit par Françoise Cartano et l'auteur, Éditions du Seuil, 1994
    Cette biographie, affichant une incompréhension, volontaire ou involontaire, de la vie et de l'œuvre, et un quasi rejet de son sujet, a suscité de vives réactions, tant de la part de la famille de l'écrivain (Bianca Lamblin, La Biographie de Georges Perec par David Bellos - Lecture critique, Le Jardin d'essai, 2000) que de la part de ses amis et exégètes francophones. La parution de l'ouvrage de David Bellos a provoqué la parution d'un volume correctif :
  • Antibiotiques (septième livraison des Cahiers Georges Perec, Le Castor astral, 2003).

Revues[modifier | modifier le code]

  • Le Cabinet d'amateur, consacrée à Georges Perec. Originellement publiée en volume, elle existe sur internet depuis 2000 sous forme de revue d'études pérecquiennes mise à disposition sur le site de l'Association Georges Perec[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche « Georges Perec » sur le site de l'Oulipo.
  2. « Si je tente de définir ce que j'ai cherché à faire depuis que j'ai commencé à écrire, la première idée qui me vient à l'esprit est que je n'ai jamais écrit deux livres semblables, que je n'ai jamais eu envie de répéter dans un livre une formule, un système ou une manière élaborée dans un livre précédent. (…) En fait, me semble-t-il, au-delà de ces quatre pôles qui définissent les quatre horizons de mon travail — le monde qui m'entoure, ma propre histoire, le langage, la fiction —, mon ambition d'écrivain serait de parcourir toute la littérature de mon temps sans jamais avoir le sentiment de revenir sur mes pas ou de remarcher dans mes propres traces, et d'écrire tout ce qui est possible à un homme d'aujourd'hui d'écrire : des livres gros et des livres courts, des romans et des poèmes, des drames, des livrets d'opéra, des romans policiers, des romans d'aventures, des romans de science-fiction, des feuilletons, des livres pour enfants… » Georges Perec, Penser/classer, La librairie du XXIe siècle, Le Seuil.
  3. Voir sur bibliobs.nouvelobs.com.
  4. http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I04272352/le-belleville-de-georges-perec.fr.html Le Belleville de Georges Perec, interview de 3 minutes par Viviane Forrester en 1976.
  5. En remontant la rue Vilin, documentaire de 1992, réalisé par Robert Bober.
  6. "La vie de Georges Perec"
  7. « Georges Perec » sur le site du lycée Geoffroy-Saint-Hilaire, consulté le 2 janvier 2012.
  8. Mariane Perruche, J-B Pontalis : Une œuvre, trois rencontres, Sartre, Lacan, Perec, L'Harmattan, 2008, (ISBN 9782296053007)
  9. Présentation de Oulipo par Marcel Bénabou et Jacques Roubaud consulté le 24 mars 2010.
  10. Cimetière du Père Lachaise. sur le site de la mairie de Paris consulté le 24 mars 2010.
  11. http://www.lyc-st-hilaire-etampes.ac-versailles.fr/spip.php?rubrique3.
  12. Le prix Renaudot : présentation et liste des lauréats, sur le site La République des Lettres, consulté le 24 mars 2010.
  13. Le Grand Palindrome.
  14. Le prix Médicis : présentation et liste des lauréats, sur le site La République des Lettres consulté le 24 mars 2010.
  15. Disponible aux éditions Thélème ; texte lu par Guillaume Gallienne.
  16. Site de l'association.
  17. Voir sur le site de l'association.
  18. Le Cabinet d'amateur sur site de l'Association Georges Perec.

Liens[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Gaspard Winckler, personnage de La Vie mode d'emploi, de W ou le souvenir d'enfance et du Condottiere
  • Oulipo

Liens externes[modifier | modifier le code]