Enfant

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Gamin aux Cerises d'Édouard Manet

Un enfant est un être humain dans sa période de développement située entre la naissance et la puberté (ce qui inclut le nouveau-né, le nourrisson, le jeune enfant…).

Enfant est également une désignation relative à la filiation, généalogique ou symbolique.

L’enfant figure aussi un état, opposable à l'état parent, et préliminaire à l'état adulte.

Sommaire

Étymologie[modifier]

Le mot enfant vient du latin infans (in, privatif, et fari, parler) et signifiait, chez les Romains, « celui qui ne parle pas ». Les concepts d'enfance et les valeurs y étant afférentes ont beaucoup évolué de l'Antiquité à nos jours, selon les civilisations, les classes sociales et les contextes et la personnalité des parents.

Notons que le mot infant a été réintroduit par Lacan pour désigner « l'enfance d'avant la parole » ; les deux notions existent donc maintenant bien distinctement.

Biologie[modifier]

Enfants dans une école élémentaire à Paris

Le mot enfant désigne aussi bien un individu féminin ou masculin. Un enfant de sexe féminin peut aussi être appelé fillette, petite fille puis jeune fille, fille puis jeune femme ou Mademoiselle et de sexe masculin un garçonnet, ou petit garçon, puis un garçon (fils) puis jeune homme ou Monsieur à l'adolescence.

Respiration : parce que le nouveau-né et le jeune enfant en croissance ont des besoins en oxygène et en élimination de CO2 proportionnellement bien plus importants que l'adulte, la respiration de l'enfant diffère fortement de celle de l'adulte par

  • des muqueuses pulmonaires plus fines et fragiles, mais plus souples, avec des sécrétions souvent abondantes de mucus, une meilleure activité mucociliaire, une toux plus efficace et l'éternuement plus facile ou moins contrôlé que chez l'adulte ;
  • une capacité et une fréquence d'inhalation proportionnellement bien plus importante chez le jeune enfant (rapportée au poids ou au volume corporels) ;
  • un taux respiratoire (par rapport au poids corporel) plus important ;
    • 3 fois plus que chez l'adulte pour des enfants de 6 mois à 4 ans ;
    • 2 fois plus que chez l'adulte chez l'enfant de 5 ans à 11 ans.

Ceci signifie que l'enfant est mieux équipé pour respirer, mais qu'il est - pour cette raison - plus exposé que l'adulte (dans les proportions indiquées ci-dessus) quand il inhale le même air pollué ;
autrement dit : quand l'adulte absorbera un toxique gazeux ou en aérosol par inhalation à la dose 1 mg par kg de poids corporel et par jour, un enfant de 6 mois à 4 ans en absorbera 3, alors même (voir ci-dessous) que ses capacités de détoxications sont souvent moindres que chez l'adulte)[1],[2].

Immunosensibilité : l'enfant réagit mieux que l'adulte âge à de nombreux microbes, mais son système immunitaire doit se former. Parfois, il réagit excessivement à certains microbes (cf. par exemple la tempête de cytokines, souvent fatale produite par le système immunitaire des enfants face virus de la grippe de 1918 ou le H5N1, là où les personnes âgées y réagissaient comme face à une grippe normale)

Physiologies particulières, du nouveau-né à l'adolescent[modifier]

D'un point de vue biologique et physiologique, l'enfant désigne généralement le jeune être humain d'avant l'âge de la reproduction, c'est-à-dire avant qu'il puisse à son tour avoir des enfants.
Durant l'enfance, plusieurs mécanismes, systèmes et organes importants sont encore immatures, ce qui rend le jeune enfant et l'adolescent plus vulnérables aux toxiques (alcool, tabac, métaux lourds, radionucléides...)[3] et qui pourrait rendre l'enfant plus susceptible face à certains produits cancérigènes[4], notamment pour les raisons suivantes ;

  • Les mécanismes de contrôle de l'homéostasie ; tant au niveau de la barrière cutanée, que de la barrière gastro-intestinale, de l’excrétion biliaire, que de la barrière hémato-encéphalique (très perméable à de nombreux toxiques avant 3 à 6 mois) ne se mettent que progressivement en place. La peau et les muqueuses de l'enfant sont moins épaisses et plus perméables aux produits qu'on y applique. En outre, la surface corporelle par rapport au poids est beaucoup plus grande que chez l'adulte. Ces deux phénomènes contribuent à une vulnérabilité exacerbée de l'enfant (d'autant plus qu'il est plus jeune) aux effets toxiques de certaines substances (plomb, mercure, pesticides par exemple) ;
  • Les mécanismes rénaux de détoxication du bébé n'atteindront un niveau « normal » de performance qu'à l'âge de 3 à 6 mois (Strolin Benedetti et Baltes, 2003). À la naissance, le taux de filtration glomérulaire n'est que de 30 % de ce qu'il serait chez l'adulte.
    - De plus, après la perte des apports ombilicaux, le flux sanguin rénal est amoindri, et ce, jusqu'à l’âge de 5 mois environ.
    - La sécrétion tubulaire est quant à elle diminuée (jusqu’à l’âge de 6 ans pour certaines sécrétions)[2].
    Jusqu'à l'âge de 2 mois, la demi-vie des produits normalement éliminée dans l'urine par les reins est allongée (élimination jusqu’à 3 fois plus lente que chez l'adulte). Une vitesse d'élimination comparable à celle de l'adulte est acquise entre 2 et 6 mois après la naissance avec même une augmentation des performances du rein entre 6 mois et 2 ans. Puis à partir de 2 ans, la vitesse d’élimination est la même que pour le rein d'un adulte[5] ;
  • la détoxication par le foie (l'autre organe majeur de détoxication) n'est pas mûre non plus à la naissance. Certaines enzymes produits par le foie ne le seront normalement qu'à partir de l'âge de 2 ans (Si la maturation du CYP2D6 se fait dans les premières heures suivant la naissance, l'enzyme CYP3A4 n'est acquis qu'après quelques dizaines d'heures et le CYP1A2 que dans les premiers mois) ;
    Le CYP2E1 détruit et métabolise certaines molécules hydrophobes (dont COV et certains médicaments) toxiques dans le foie, mais le foie du fœtus peut ne pas en contenir, et celui du nouveau-né n'en contient que 14 % et celui d'un bébé d'un an n'en contient que 50 %[6]. Certaines transférases ne sont produites qu'après quelques jours après la naissance. Cette immaturité du système de détoxication fait que certains toxiques xénobiotiques ont une durée de demi-vie plus longue chez le nouveau-né que chez l'adulte[5], alors que le bébé peut y être par ailleurs plus sensible. Ceci est encore plus vrai chez le fœtus[7] (ceci est également du à l'immaturité du rein).
  • La capacité du nouveau-né à métaboliser (et donc à éliminer certains toxiques ou médicaments) est amoindrie par manque d'enzymes hépatiques, et aussi car l'organisme du nouveau-né doit s'adapter à la perte des apports (dont d'oxygène) qu'il recevait du cordon ombilical. En particulier son foie est privé d'une partie du flux sanguin hépatique, le temps que le flux de la veine porte se forme et que le canal d'Arantius se ferme, la première semaine de vie[8].
  • Le volume relatif des organes varie fortement avec l'âge. La tête est proportionnellement bien plus grosse chez le nourrisson, et le cerveau constitue 10,8 % du poids d'un nouveau-né alors qu’il ne représentera que 2 % du poids de l'adulte. le foie du nouveau-né représente 37 g/kg de poids corporel, contre 25 g/kg)[2] ;
  • Bien que l'hématocrite soit plus élevé à la naissance, le taux de protéines plasmatiques augmentera de la naissance à l'âge de 12 mois (où il est alors comparable à celui de l'adulte), et les hématies, lipides sanguins sont moindres chez le nouveau-né[2].
  • Le métabolisme de l'enfant est très différent de celui de l'adulte. Par exemple, par unité de poids, un nourrisson absorbe beaucoup plus de plomb (confondu avec le calcium par l'organisme en formation), d'iode radioactif (d'où les cancers de la thyroïde sur-représentés et particulièrement graves en Bélarus et Ukraine chez les enfants après la catastrophe de Tchernobyl). D'autres radionucléides[9] ou toxiques métalliques ou organiques sont absorbés plus rapidement et en plus grande quantité par l'enfant que par l'adulte (manganèse par exemple[10]) ;
  • Les perturbateurs endocriniens féminisants peuvent avoir des effets comparativement bien plus importants et graves quand c'est le nourrisson mâle ou l'adolescent au moment de la puberté qui y sont exposés, car à ces deux moments, les testicules doivent être actifs et doivent produire la testostérone qui sera responsable de la poursuite d'une différentiation sexuelle normale ;
  • Le mécanisme de la reproduction ; si physiquement, le développement et la croissance de l'enfant restent plus ou moins continues, mais ne concernent que peu les organes génitaux respectifs qui ne sont pas encore matures, ni les éléments physiologiques de l'Identité sexuelle. Autrement dit, garçons et filles ont une croissance et un développement à peu près comparables, pour ce qui est de la silhouette, la taille, la musculature, etc.
    La distinction de développement se produira surtout à la puberté, période de transition de cet état d'enfant à l'état adulte, marqué par l'activation du système hormonal associé à la reproduction (principalement la testostérone pour les hommes, l'œstrogène et la progestérone pour les femmes).
    La sécrétion de ces hormones va engendrer un pic de croissance et permettre notamment la maturation de l'appareil reproducteur, mais aussi, le développement du système pileux, un changement de timbre vocal, etc. ;
  • L'enfant porte volontiers les doigts et les objets à la bouche, risquant plus de s'intoxiquer (en mangeant de la terre polluée, des champignons, végétaux toxiques, écailles de peinture au plomb (comportement de PICA), etc). En été le risque de contamination transcutanée est également augmenté[2] ;
  • L'allaitement est une voie de contamination (pour le plomb par exemple, ou pour certains toxiques que la mère aurait inhalé[2])
  • Le rapport eau/graisse varie beaucoup de la naissance à l'âge adulte puis à la vieillesse ; avant 6 mois, le bébé contient plus d'eau et moins de graisses. Son taux de graisse augmente ensuite pendant six mois puis diminue jusqu’à la puberté (sauf obésité ou surpoids).
    Pour cette raison, la distribution et toxicocinétique de molécules lipophiles ou hydrophiles varie considérablement selon l'âge[2] ;
  • La toxicocinétique dépend aussi du taux de perfusion des organes. Or, elle varie fortement selon l’âge et le besoin de chaque organe. Par exemple ; le cerveau non seulement est proportionnellement plus gros chez le nouveau-né, mais il a des besoins accrus entre 3 et 6 ans[2], ce qui fait qu'il est fortement perfusé. Les toxiques passant la barrière hématoencéphalique ont plus de risque d'alors s'y retrouver qu'à l'âge adulte.
    La perfusion du foie est subitement diminuée dans les jours suivant la naissance (à la suite de la perte du cordon ombilical), mais elle sera plus importante (proportionnellement) chez l'enfant de 6 ans que chez l'adulte (ce qui compense une activité enzymatique encore réduite).

Classification ; les stades de l'enfance[modifier]

Ces stades dépendent de l'époque, du lieu et de la discipline où ils sont utilisés.

En Europe, on distingue généralement : nouveau-né (0 à 28 jours) et nourrisson (28 jours à 2 ans), puis petite enfance (2 à 6 ans) et enfance proprement dite de 6 à 13 ans. Aux États-Unis, l'appellation d'enfant s'applique aux individus de 3 ans à 7 ans, les 8-13 ans étant considérés comme des pré-adolescents (cette définition est parfois employée en Europe également)[réf. nécessaire].

Les toxicologues différencient[11] plusieurs stades, correspondant à des sous-populations présentant des sensibilités différentes aux toxiques ou à certains toxiques (par exemple plus l'enfant est jeune, plus les effets du saturnisme seront graves, à dose ingérée ou inhalée égale).

Psychologie[modifier]

Psychisme[modifier]

En psychologie, on étudie le développement du psychisme de l'enfant.

À partir de Freud on identifie des stades associés au symbolisme de la sexualité infantile. Ce sont dans l'ordre : le stade oral, le stade anal, le stade phallique, le stade de latence et le stade génital.

Ensuite beaucoup de psychologues vont faire évoluer cette première mise en image des pulsions infantiles et les théories du développement psychique de l'enfant. On peut citer René Spitz qui a mis en évidence le besoin relationnel de l'enfant dès le plus jeune âge, ou encore Donald Winnicott qui dans la suite de Mélanie Klein sera un des premiers à proposer une théorie du développement psychique depuis la naissance. On peut citer aussi Françoise Dolto qui a entre autres médiatisé l'existence de l'enfant en tant que personne (ou sujet) dès sa naissance.

Article détaillé : psychanalyse de l'enfance.

Nécessités physico-psychologiques[modifier]

Tous les enfants (comme tous les humains) doivent trouver réponse à quelques besoins vitaux physico-psychologiques et affectifs de base pour pouvoir se développer. L'enfance et la petite enfance sont réputées être des périodes importantes pour la formation de la personnalité du futur adulte. Une étude de R. Laval[réf. nécessaire], sociologue spécialiste de l'enfance, menée en 2004 a montré que le contact physique était pour les enfants un besoin vital, leur permettant de s'épanouir et de grandir le plus « normalement » possible.

Acception particulière en psychologie[modifier]

Le mot Enfant est utilisé en Analyse transactionnelle dans les États du Moi. Il y désigne un mode relationnel complémentaire du mode parent et incompatible avec le mode adulte.

Enfance est l'autobiographie de Nathalie Sarraute. Livre écrit sous la forme d'un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui assure l'authenticité de son récit par ses interrogations, ses mises en garde.

Accident d'enfant[modifier]

Les enfants de moins de six ans, sont naturellement enclins à explorer leurs environnements et à s'y confronter. Ils cherchent à saisir les objets qui sont à leurs portées sans prendre conscience des dangers qu'ils représentent, malgré l'avertissement des parents, car les mises en garde parentales ont d'autant moins de portée, que le moment de l'acquisition d'un savoir-faire par l'enfant est imprévisible. Ils peuvent répéter les mises en garde, les explications que leurs donnent leurs parents, et affirmer les avoir comprises, sans pour autant y saisir leurs significations. Les accidents et la mort, sont pour eux, des notions abstraites. C'est d'autant plus troublant pour les enfants en bas âge, que de voir les personnes qui les ont mis en garde ou d’autres personnes, agir de manière inverse, c’est-à-dire utiliser des produits toxiques, utiliser la pharmacie, aller à la fenêtre et s'y pencher, aller se baigner, ou s'approcher des animaux. Dans la plupart des cas d'accident domestique, il suffit d'un moment d'inattention de la part des parents ou des personnes qui en avaient la garde pour que ces événements tragiques arrivent. La prévention la plus efficace, est d’éviter de les laisser sans surveillance, d'éloigner les enfants en bas âge des sources de danger et de mettre des obstacles à leurs curiosités.

Chute - Défenestration[modifier]

La table à langer, la chaise haute (dans le cas où le nourrisson n’est pas sanglé ou attaché), le canapé, notamment, sont des sources de chutes pour le nourrisson, s'il se retrouve seul, même pour un court instant, le temps d’aller prendre un objet dans la même pièce. Plus tard, quand l’enfant commence à se déplacer, les escaliers représentent le principal facteur de risque entre 2 et 6 ans.

Selon une étude[12] réalisée en partie en Île-de-France, les chutes d'enfants sont généralement à ranger dans deux catégories différentes. Les enfants de moins de six ans, par défenestration (environ 250, en France par an) et l'autre catégorie, celle des enfants plus âgés, liées à des comportements à risque plus ou moins délibérés, qui occasionnent des chutes (jeux d'équilibre, imitations, défis, escapades, plus rarement suicides et qui se produiraient plus fréquemment depuis des balcons, terrasses ou toits). 60 % des victimes ont moins de six ans. Un quart des accidents concerne la tranche des 10-16 ans, en grande partie liés à la prise de risque. La dernière tranche, celle des 6-9 ans concerne 15-20 % des cas, plus sensible aux conseils de sécurité des parents. Entre deux et quatre ans, un enfant peut grimper sans difficulté et sans peur sur une échelle jusqu'à une hauteur de 1,50 m et de pousser des objets pour ensuite grimper dessus. À quatre ans, il est capable de franchir sans marchepied une barrière d'un mètre en se hissant par la force des bras et des jambes, avec ou sans élan. À six ans, l'enfant a, rapportées à sa taille, toutes les capacités motrices d'un adulte. Dans 75 % des cas, les défenestrations arrivent dans la chambre des enfants, alors que les personnes qui en avaient la garde (parents ou autres) se trouvent dans une autre pièce. Il s’avère également que les défenestrations de jeunes enfants ont souvent un lien avec les conditions climatiques et saisonnières. Elles interviennent le plus souvent après de longues périodes de froid ou de mauvais temps, et que le réflexe naturel des parents, consiste à ouvrir la fenêtre quand arrivent les beaux jours.

Intoxication[modifier]

Les produits de nettoyage, les médicaments, les produits de bricolage, ou des produits cosmétiques sont une source d’intoxication pour l’enfant, d’où l’importance de les mettre hors de leurs portées, en hauteur et mis sous clé. À partir de deux ans, un enfant peut déjà grimper sur une échelle à 1,5 mètre. Des médicaments qui se trouveraient dans un sac à main sont aussi une source d’intoxication pour un enfant, qui chercherait quelque chose à l’intérieur. Des cas d’intoxication ont également eu lieu lorsque des produits toxiques ont été transférés dans des emballages qui contenaient à la base des produits alimentaires.

Étouffement[modifier]

La plupart des étouffements concernent les enfants de moins de 6 ans, quand ceux-ci portent à leurs bouches des objets (pièce de monnaie, bille, bonbon, petit jouet, pile, capuchon de stylo, barrette à cheveux, sac plastique, écharpe, collier, etc.) ou des petits aliments qui traînent. Dans le lit du nourrisson, il peut y avoir un risque d’étouffement, si des objets (oreiller, couverture, couette, peluche, etc.), se trouvent dans le lit. Le nourrisson doit être couché sur le dos, jamais sur le ventre ou sur le côté, dans une turbulette avec un surpyjama.

Brûlure[modifier]

Il faut seulement 3 secondes pour qu’un nourrisson se brûle au 3e degré avec de l’eau à 60 degré Celsius. Une température maximale de l’eau à 37 degré est à observer pour les nourrissons. La porte du four, les manches des casseroles et de poêles qui dépassent de la cuisinière sont aussi un facteur de risque pour l’enfant qui est tenté de s’appuyer ou de saisir le manche et de faire basculer la casserole ou le poêle. Idem pour les récipients ou assiettes chaudes qui se trouvent au bord de la table, que l’enfant pourrait saisir ou tirer sur la nappe. Les enfants sont également attiré par les bougies et le cordon du fer à repasser. Un enfant, et encore plus un nourrisson, ne devrait jamais resté exposé au soleil entre 11h00 et 17h00, sans protection adéquate, tel que chapeau et crème solaire sous peine de brûlure solaire. L’exposition dans l’enfance à de forte dose d’ultraviolet, peuvent déboucher plus tard à des mélanomes à l’âge adulte. À contrario, une exposition modérée au soleil, avant 11h00 et après 17h00, peut prévenir les risques de mélanome. Il a été constaté que les mélanomes surviennent, le plus souvent, dans des régions du corps qui sont la plupart du temps couvert par des vêtements (tronc, jambes) et qui sont exposés de manière occasionnelle, au soleil.

Noyade[modifier]

Un nourrisson, ne doit jamais rester seul sans surveillance quand il se trouve dans l’eau, car il peut déjà se noyer dans 20 cm d’eau en très peu de temps. Assis dans l’eau, s’il bascule, il ne pourra pas se relever. Les sièges de bain et les tapis anti-glissants ne sont pas un gage de sécurité pour le nourrisson.

Électrocution[modifier]

Les prises électriques à éclipse ou des cache prise réduit fortement le risque d’électrocution des enfants. Les multiprises restent néanmoins une source de danger qu’il faut mettre hors de leur portée. Tous les appareils ménagers doivent être débranchés sitôt leur utilisation terminée.

Circulation automobile[modifier]

Les enfants doivent toujours se trouver sur un siège d'enfant, adapté à leur taille et à leur âge, et plus tard, être attachés au moyen de la ceinture de sécurité quand ils se trouvent dans une automobile. De par leur taille, les enfants peuvent être écrasés, même sur un parking, par manque de visibilité des conducteurs.

Syndrome du bébé secoué[modifier]

Secouer un nourrisson, et lui faire subir un va-et-vient de la tête, parce qu’il pleure ou pour d’autres raisons, peuvent mener à sa mort ou lui infliger des séquelles neurologiques graves, voire permanentes.

Tabac[modifier]

Bien que cela ne soit pas considéré comme un accident, fumer du tabac pendant la grossesse et le tabagisme passif à proximité d’un enfant, présente un fort risque pour sa santé et son développement.

Droit[modifier]

Article détaillé : Droits de l'enfant.

Pour la loi, une personne qui n'est pas adulte est appelée mineur. Dans beaucoup de pays, cette limite est fixée à 18 ans. En France, la loi offre une protection accrue pour les mineurs. Il existe dans ce pays un « Juge des enfants » Le juge des enfants est chargé de la protection des mineurs et des jeunes majeurs jusqu'à 21 ans.

La pédiatrie est la branche de la médecine s'occupant de la santé des enfants.

Enfance et société[modifier]

Travail[modifier]

Article détaillé : Travail des enfants.

Aujourd’hui dans le monde, environ 215 millions d’enfants travaillent, souvent à plein-temps. Ils ne vont pas à l’école et n’ont pas ou peu de temps pour jouer. Ils ne reçoivent souvent pas l’alimentation ni les soins qui leur conviennent. On les prive de leur enfance. Plus de la moitié de ces enfants sont exposés aux pires formes de travail des enfants: conditions de travail dangereuses, esclavage, ou autres formes de travail forcé; activités illicites, y compris le trafic de drogue et la prostitution; enrôlement dans un conflit armé.

Médias[modifier]

Voir également cette question dans l'article Pédiatrie

Dénominations populaires[modifier]

  • rejeton
  • petiot
  • marmot, marmaille
  • gosse, gamin
  • bambin
  • mouflet
  • moutard
  • môme
  • flot (québécois)
  • p'tit (québécois)
  • chiard
  • loupiot
  • jong ou tiot (picard)
  • pitchoun (sud de la France)
  • gone (lyon)
  • drôle (occitan)
  • minot (occitan de Marseille)
  • ti-cul (québécois)
  • croet (dauphinois)
  • gone (franco-provençal)
  • ket (belge - bruxellois)
  • timoun (créole guadeloupéen)
  • timanmay ou tianmay (créole martiniquais)
  • fiston
  • kid (américain)

Notes et références[modifier]

  1. HealthCanada (2008) - Évaluation du risque à la santé humaine du manganèse inhalé - brouillon.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h ACUTEX (2003) - Methodology to develop acute exposure threshold levels in case of accidenteal chemical release : Workpackage 4 Sensitive Subpopulations. Bundesinstitut fur Risikobewertung (BfR). Berlin. Acutex est l'acronyme du Programme européen ACUTEX (ACUTe EXposure)
  3. G. Ginsberg, D. Hattis, R. Miller, and B. Sonawane Pediatric Pharmacokinetic Data: Implications for Environmental Risk Assessment for Children (résumé)
  4. C. P. Wild and J. Kleinjans ; Children and Increased Susceptibility to Environmental Carcinogens: Evidence or Empathy? C. P. Wild and J. Kleinjans Children and Increased Susceptibility to Environmental Carcinogens: Evidence or Empathy ? ; Cancer Epidemiol. Biomarkers Prev., December 1, 2003; 12(12): 1389 - 1394. (Lien vers l'étude)
  5. a et b Ginsberg G., Hattis D., Sonawane B., Russ A., Banati P., Kozlak M., Smolenski S. and Goble R. (2002) - Evaluation of child/adult pharmacokinetic differences from a database derived from the therapeutic drug literature. Toxicological Sciences, 66, 2, 185-200 (Résumé et Texte complet
  6. Vieira I., Sonnier M. and Cresteil T. (1996) - Developmental expression of CYP2E1 in the human liver - Hypermethylation control of gene expression during the neonatal period. European Journal of Biochemistry, 238, 2, 476-483 (Résumé)
  7. Calabrese E.J. (1986) - Sex-Differences in Susceptibility to Toxic Industrial-Chemicals. British Journal of Industrial Medicine, 43, 9, 577-579
  8. Gow P.J., Ghabrial H., Smallwood R.A., Morgan D.J. and Ching M.S. (2001) - Neonatal hepatic drug elimination. Pharmacology & Toxicology, 88, 1, 3-15
  9. R. B. Richardson ; Factors that elevate the internal radionuclide and chemical retention, dose and health risks to infants and children in a radiological-nuclear emergency ; Radiat Prot Dosimetry, June 1, 2009; 134(3-4): 167 - 180. (résumé)
  10. HealthCanada (2008) Évaluation du risque à la santé humaine du manganèse inhalé - Draft.
  11. a, b, c, d, e, f, g et h Rapport INERIS
  12. http://www.securite-prevention.eu/PBCPPlayer.asp?ID=268520

Voir aussi[modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier]

  • (fr) Pierre Riché et Danièle Alexandre-Bibon, L'enfance au Moyen Âge, Seuil, 1994
  • (fr) Françoise Dekeuwer-Défossez, Les droits de l'enfant, PUF, collection « Que sais-je ? », 2010

Articles connexes[modifier]

Justice & Enfance[modifier]

Protection des enfants[modifier]

Abus sur les enfants[modifier]

Connaissance de l'enfant[modifier]

Éducation[modifier]

Divers[modifier]

Liens externes[modifier]