Beauvoir-en-Royans
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| Beauvoir-en-Royans | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Arrondissement de Grenoble | |
| Canton | Canton de Pont en Royans | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Bourne à l'Isère | |
| Maire Mandat |
M. Jacques Bourgeat 2001-2008 |
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| Code postal | 38160 | |
| Code commune | 38036 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
74 hab. (2010) | |
| Densité | 35 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 281 m (min. : 160 m) (max. : 606 m) | |
| Superficie | 2,1 km2 | |
| Localisation | ||
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Beauvoir-en-Royans est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
Les habitants sont les Belvaisiens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Beauvoir-en-Royans est situé à 50 km de Grenoble.
Histoire [modifier]
Le château de Beauvoir, fut construit par Humbert II, dernier Dauphin du Viennois, jeune souverain, rêvant à la cour de Naples où régnait avec éclat son oncle Robert de Sicile, se fait construire le "Versailles" des Dauphins. Pour plaire à sa douce Béatrice de Hongrie, il choisit la plus belle vue d'où le nom de « Beauvoir », situé au pied des falaises calcaires du massif du Vercors, entre Grenoble et Valence. Un château composé de 1 000 fenêtres où vivaient tumultueusement plus de 2 000 personnes. Humbert II, qui n'hésitait pas à se prétendre roi, y vécut une vie si dépravée qu'à l'heure de sa ruine, il revêtira l'aube de bure des dominicains. Devenu frère « Ymbert », il obtint par brigue, du roi de France, l'évêché de Paris, mais mourut en 1355 en allant quérir l'agrément du pape pour recevoir sa mitre.
Les Romains avaient déjà remarqué cette position haute qui domine la vallée de l'Isère, et y avaient construit un camp fortifié. Guigues VII, comte d'Albon, prince souverain du Viennois dont la dynastie portait depuis 1110 le surnom de Dauphin, s'approprie cette terre en 1251, lors d'un échange de fiefs avec Raymond de Béranger, seigneur de Royans et en fait une de ses résidences préférées, le château est habité régulièrement jusqu'en 1349, date à laquelle le dernier Dauphin cède le Dauphiné à la France. En 1561, nouvelle époque, le baron des Adrets s'y installe, et y torture ses adversaires durant les guerres de religion. Pris, repris et dégradé par les armées catholiques et protestantes, Beauvoir tombera progressivement en ruine.
Certaines familles y ont marqué l’histoire de leur empreinte comme, la grande famille des « Robert » (hommes d’armes) qui est originaire de Beauvoir, où elle a trouvé ses lettres de noblesse. Ces Roberts permettaient aux seigneurs du château de développer toute une région : L’ainé possédait la terre, le second était régisseur ou chevalier, le troisième religieux, et les autres se mariaient avec des filles de biens souvent pour faire commerce. (lire les chroniques de l’abbé Fillet, ou mieux ; si vous lisez l’ancien « François » de langue d’Oc ; les archives de l’Isère aux archives du Dauphiné, lire encore La petite histoire de Pont en Royans de Sylviane Chaussamy)
C'est à Beauvoir que fut signé le 29 mai 1343 la charte qui faisait perdurer dans le droit écrit l'ancien statut coutumier des Escartons du Briançonnais.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 74 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Château de Beauvoir [modifier]
Le château d'Humbert II, dernier seigneur du Dauphiné, construit au XIVe siècle, est en ruines. Il est classé à l'inventaire des monuments historiques depuis 1922 Château de Beauvoir (ruines), base Mérimée, ministère français de la Culture</ref>.
Musée Delphinal [modifier]
Couvent des Carmes [modifier]
Humbert II fait construire le couvent des Carmes en 1343 à proximité du château de Beauvoir où il réside fréquemment. En 1349, il cède le Dauphiné à la France, petit à petit le château tombe en ruine. Le couvent, lui, traverse les siècles, devient une ferme au XVIIIe siècle.
Restauré en 2009 par la communauté de communes de la Bourne à l'Isère, il abrite depuis le « Musée de la flore du Vercors ». Les salles du bâtiment peuvent être utilisées pour des concerts, des expositions, voire louées pour des séminaires ou événements privés[3].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Lire les pages de l'abbé Fillet sur le sujet (archives départementales)
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- page d'accueil, sur le site du couvent des Carmes. Consulté le 19 avril 2013.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Beauvoir-en-Royans, sur le site de l'Institut géographique national
- Beauvoir-en-Royans, sur le site de l'Insee
- Des photos du village, sur le site beauvoirenroyans.free.fr
