1900 en France

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Années :
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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1900 du calendrier grégorien. Dernière année du XIXe siècle.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 26,6 milliards de francs-or de placements à l’étranger en France (Europe orientale, Amérique du Sud).
  • 60 % des Français vivent à la campagne, 40 % dans des villes de plus de 2 000 habitants. 58 % des actifs sont agriculteurs.

Janvier[modifier | modifier le code]

  • 1er janvier :
    • société : d'après un recensement, la France (colonies comprises) compte 78 931 594 habitants.
    • société : les automobiles doivent désormais être munies d'une plaque d'immatriculation.
    • Café-concert : Brunin, ex-vedette des Ambassadeurs, rachète la grande brasserie du 77, rue du Faubourg-du-Temple, à Paris, pour en faire, sous son nom, un café-concert où défileront tous les grands chanteurs et chanteuses de la décennie.
  • 18 janvier, musique : à Paris, le premier concert donné dans une église, en dehors des offices, a lieu à l'église Saint-Eustache. Malgré le programme, le Messie de Haendel, l'archevêque de Paris s'inquiète de voir un lieu de culte transformé en salle de spectacle, tandis que les socialistes redoutent que ce concert ne soit l'occasion d'une propagande cléricale.
  • 23 janvier : le budget de l'instruction publique à la Chambre[1]. La discussion du budget de l'Instruction publique reste l'une des plus propices à l'exercice de l'éloquence parlementaire. Les joutes verbales opposent tenants et opposants de l'idée laïque. C'est ainsi qu'on a pu voir s'affronter Maurice Faure, rapporteur, favorable aux idées laïques, porte-parole du parti républicain, et l'abbé Gayraud, partisan de l'enseignement libre. D'autres orateurs, tel que le baron Xavier Reille, ont beaucoup parlé de l'unité morale de la nation, au risque de confondre nation et État. Léo Melliet, ancien membre de la Commune de Paris, a fermement critiqué les influences néfastes des méthodes de l'Église sur notre enseignement secondaire.
  • 24 janvier, politique : verdict du procès des assomptionnistes. La congrégation est dissoute et les religieux parmi lesquels les pères Picard et Bailly, sont condamnés à 16 francs d'amende.
    • Le milliard des congrégations[1]
      • Organisation illégale
        • Les assomptionnistes, un ordre religieux fondé en 1850 par le père d'Alzon, se consacrent à l'enseignement et, fait nouveau, au journalisme, avec le journal la Croix. Au premier rang de la lutte contre les républicains de gauche, engagés dans la campagne contre Dreyfus, ils sont accusés, en 1900, de constituer une organisation illégale à but politique, alors que les partis politiques ne sont pas encore autorisés. Picard, leur supérieur général, répond au procureur de la République :
          - Monsieur Picard. Vous reconnaissez faire partie d'une association de plus de vingt personnes.
          - Je n'accepte pas le mot association. Je suis le supérieur général de la congrégation des assomptionnistes, qui a un but avant tout religieux.
      • L'accusation porte sur deux points
        • l'accumulation de richesses et l'agitation politique. D'abord on leur reproche de posséder plusieurs immeubles dans le centre de Paris et 14 établissements scolaires, sans être une congrégation reconnue reconnue par le pape. De plus, ces établissements scolaires serviraient à recruter de jeunes gens pauvres et soumis pour l'ordre. Deuxièmement, par le biais des comités locaux de la Croix et du secrétariat d'action électorale catholique, dirigé par le père Adéodat, ils soutiennent les candidats cléricaux, c'est-à-dire hostiles à la République laïque. Au vu de quoi le tribunal prononce la dissolution de la congrégation des assomptionnistes.
  • 31 janvier : les édicules d'Hector Guimard[1] : la commission du métropolitain a choisi parmi les nombreux projets d'édicules, pour les gares soumis à son appréciation, celui qu'avait présenté Hector Guimard, l'architecte du castel Béranger, primé au dernier concours de maisons. Très simples et très élégants, les petits pavillons imaginés par Hector Guimard sont tout en fer, en céramique et en verre. C'est d'un léger à faire concurrence à la mousse de champagne ! ... Quant à la forme, indescriptible, le style architectural moderne manquant de termes de comparaison, mais gracieuse : un toit étrangement dentelé et orné d'auvents en coquilles, d'un effet inattendu, qui plaît. Cela abrite l'escalier qui descend vers la gare souterraine et les voies du metropolitain. L'essentiel, c'est que Paris n'en sera point enlaidi; au contraire.

Février[modifier | modifier le code]

  • 25 février, société : un incendie se déclare à Saint-Ouen dans les docks à alcool. Il ne sera maîtrisé que le lendemain dans la nuit, après avoir fait d'énormes dégâts et blessé une centaine de pompiers.

Mars[modifier | modifier le code]

  • 13 mars :
    • La Loi Millerand limite à 10 heures maximum la journée de travail pour les femmes et les enfants contre 12 pour les hommes.
  • Danse : madame Duncan et sa fille Isadora Duncan arrivent à Paris.
  • 18 mars : à Ville-d'Avray, dans la banlieue parisienne, le Championnat de France professionnels de cross-country est gagné par Neveu, les 16,800 km en 1 heure 4 min. Par équipes, succès de l'Union sportive de Paris.
  • 30 mars
    • Médecine : inauguration à Tananarive d'un Institut Pasteur, chargé d'étudier les pathologies locales, de mettre au point de nouvelles techniques médicales et de diffuser des vaccins.
    • société : adoption de la loi limitant à 11 heures par jour le travail des mineurs de moins de dix-huit ans et des femmes. La mesure est étendue aux hommes travaillant dans les mêmes locaux que les femmes.

Avril[modifier | modifier le code]

  • 1er avril : réforme de la police en France. Les forces de l'ordre seront désormais autorisées à porter un revolver.
  • 12 avril, économie : le Parlement vote la loi de finances. L'article 33 introduit le régime de l'autonomie financière pour les colonies.
  • 29 avril, Exposition universelle : une passerelle s'écroule. 9 morts.
    • Dans l'après-midi, aux portes de l'exposition universelle, s'est produit un accident lamentable : une passerelle en construction, destinée à relier, par-dessus l'avenue de Suffren, l'exposition au Grand Globe céleste, édifié de l'autre côté de l'avenue, s'est effondrée sous son propre poids, causant la mort de neuf personnes. Un entrepreneur, qui n'avait pas été chargé des travaux, a déclaré :« Le ciment armé, matériau dont se composait le tablier de la passerelle, a été inventé en Autriche. On n'a pas tardé à l'employer en Belgique. Il y a un an et demi environ qu'il a été importé en France. J'estime qu'on ne sait pas encore s'en servir convenablement. »

Mai[modifier | modifier le code]

  • 13 mai :
    • Politique : des incidents éclatent à Paris à l'annonce des résultats définitifs du second tour des élections municipales.
    • cirque : ouverture, place Clichy, à Paris, de l'Hippodrome. Le spectacle comprend des exercices de manège, des acrobaties et une pantomime avec 850 personnes et 120 chevaux.

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c article, citation ou abrégé d'article paru dans le Figaro - archives du Figaro