Tour de France 1989

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Tour de France 1989
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Carte de la course
Généralités
Édition 76e
Date 1er au 23 juillet 1989
Étapes 22
Distance 3 285 km
Pays visité(s) France, Luxembourg, Belgique
Lieu de départ Luxembourg
Lieu d’arrivée Paris
Partants 198
Arrivants 138
Résultats
Vainqueur Drapeau : États-Unis Greg LeMond
37,818 km/h de moyenne
Meilleur grimpeur Drapeau : Pays-Bas Gert-Jan Theunisse
Classement par points Drapeau : Irlande Seán Kelly
Meilleur jeune Drapeau : France Fabrice Philipot
Vainqueur du combiné Drapeau : Pays-Bas Steven Rooks
Meilleure équipe Drapeau : Pays-Bas PDM
Chronologie
Précédent Tour de France 1988 Tour de France 1990 Suivant

Le Tour de France 1989 est la 76e édition de cette course cycliste par étapes. Il a lieu du 1er juillet au 23 juillet 1989 sur 21 étapes pour 3 285 km.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

  • 22 formations prennent le départ au Luxembourg. Seule la formation Reynolds-Banesto arrivera à Paris au complet. La formation Kelme ne verra pas les Champs-Élysées, tous éliminés.
  • Lors de la dernière étape contre-la-montre (Versailles-Paris : 24,5 km), LeMond roule à 54,545 km/h de moyenne. Dans l'étape contre-la-montre Dinard - Rennes, il expérimente un guidon de triathlète qui sera ensuite adopté par l'ensemble des coureurs.
  • Delgado rate le départ du prologue et perd 2 min 40 s. À partir de la cinquième étape contre-la-montre Dinard-Rennes, la course se résume à un match Fignon-LeMond. La veille de l'arrivée, le Français possède 50 secondes d'avance sur l'Américain qui le domine dans la dernière étape contre-la-montre et gagne le Tour avec 8 secondes d'avance, le plus faible écart jamais enregistré.
  • La vitesse moyenne du Tour est de 37,818 km/h.

Contexte[modifier | modifier le code]

Qualifié par la presse sportive de « Tour le plus fou »[1], le Tour de France 1989 présente les ingrédients idéaux d'une dramaturgie sportive exceptionnelle : des acteurs de choix (quatre anciens vainqueurs du Tour étaient au départ : Laurent Fignon, Greg LeMond, Stephen Roche et Pedro Delgado), le retour de Greg LeMond, de nombreux rebondissements, un suspense intense et un dénouement inattendu.

Favoris[modifier | modifier le code]

Pedro Delgado, vainqueur du Tour de France 1988 et du Tour d'Espagne 1989 est le favori à sa propre succession.

Laurent Fignon, qui vient de s'adjuger le Tour d'Italie 1989, sa première victoire dans un grand tour depuis le Tour 84 après son doublé dans Milan-San Remo, est le challenger désigné de Delgado.

Le Français Charly Mottet a montré des qualités qui en font un outsider, son récent statut de numéro 1 mondial au classement FICP, depuis mai, suite à ses victoires aux Quatre jours de Dunkerque et au Critérium du Dauphiné libéré, rend ses ambitions crédibles et légitimes.

Les autres prétendants sont : Steven Rooks, deuxième du Tour 1988 derrière Delgado, le prometteur Erik Breukink et l'Américain Andy Hampsten et, dans une moindre mesure, les Colombiens Fabio Parra (troisième du Tour 88 et deuxième de la Vuelta 89, derrière Delgado) et Luis Herrera, ainsi que l'Irlandais Stephen Roche qui peine à retrouver une condition physique digne de son palmarès.

Greg LeMond, vainqueur du Tour de France 1986, n'est pas cité dans les favoris au départ de ce Tour 89 en raison de son manque de références et de résultats depuis son retour à la compétition suite à son accident de chasse d'avril 1987.

La course[modifier | modifier le code]

Le prologue[modifier | modifier le code]

Le Tour démarre dans la grisaille luxembourgeoise. L’Espagnol Pedro Delgado, par négligence[2], se présente avec 2 minutes et 40 secondes de retard sur la rampe de départ et s’inflige un handicap au classement général. L'Américain Greg LeMond, qui revient sur l’épreuve après deux années d’absence suite à son accident de chasse d’avril 1987, signe au prologue le deuxième temps ex-aequo avec Laurent Fignon et l’Irlandais Seán Kelly derrière le vainqueur néerlandais Erik Breukink.

Le contre-la-montre par équipes[modifier | modifier le code]

Dès le lendemain du prologue et après une demi-étape remportée par le Portugais Acácio da Silva qui prend du même coup le maillot jaune, Pedro Delgado est en déroute dans le contre-la-montre par équipe. Abattu moralement par son prologue, il est lâché puis attendu par ses équipiers de Reynolds qui avaient pourtant les moyens de bien figurer, notamment grâce au jeune Miguel Indurain. Au classement général, il est pratiquement éliminé dans la lutte pour la victoire finale. Greg LeMond, au sein de sa modeste équipe belge ADR-Agrigel qui compte quelques coureurs valeureux tels que Johan Museeuw et Eddy Planckaert, ne peut faire mieux que limiter les dégâts face à Laurent Fignon dont la formation Super U s'adjuge la victoire d’étape.

Le contre-la-montre individuel de Rennes[modifier | modifier le code]

Sur les 73 kilomètres du parcours de la cinquième étape entre Dinard et Rennes, l’orage et la pluie menacent. Pedro Delgado, parti tôt en raison de son classement médiocre, réalise sur route sèche un meilleur temps provisoire qui peut s’avérer définitif car la pluie s’abat sur les concurrents qui partent en dernier, notamment Fignon et LeMond. Charly Mottet, spécialiste de l’effort individuel connaît un « jour sans » et ne peut menacer Delgado. Seuls Fignon et LeMond peuvent le battre. Greg LeMond réalise sous la pluie une performance exceptionnelle avec un équipement innovant, le guidon de triathlète, qui lui permet de bénéficier d’un troisième appui supérieur et d’un meilleur aérodynamisme. Il améliore le temps de Delgado de 24 secondes. Fignon accomplit la seconde moitié du parcours dans des conditions météorologiques pénalisantes et ne peut faire mieux que troisième derrière LeMond et Delgado. Trois ans après sa victoire sur les Champs-Élysées devant Bernard Hinault, LeMond retrouve le maillot jaune. Des observateurs prédisent cependant l’incapacité de LeMond de tenir ce niveau en haute montagne[réf. nécessaire].

Estocade à Superbagnères[modifier | modifier le code]

La première étape pyrénéenne, la veille à Cauterets, a vu les favoris se neutraliser et arriver dans le même temps alors que Miguel Indurain s’est imposé en solitaire. L’étape menant à Superbagnères est longue et difficile. Fignon est en difficulté dans le Tourmalet mais retrouve ses moyens sur la fin du parcours. Dans la montée finale vers Superbagnères, et alors que Delgado est parti, comme la veille, pour combler petit à petit son retard au classement, LeMond est isolé et semble devoir s’employer pour avaler la pente. Fignon, pourtant émoussé, accélère. Ce n’est pas une attaque nette, Fignon n’en a plus les moyens, mais LeMond est décroché mètre après mètre. Pour la première fois depuis sa victoire dans le Tour de France 1984, Fignon revêt le maillot jaune. Il possède sept secondes d'avance sur LeMond.

Le chrono d’Orcières-Merlette[modifier | modifier le code]

Les étapes de transition entre les deux massifs montagneux des Pyrénées et des Alpes ont donné lieu à un épisode très animé le 14 juillet quand Fignon et Mottet se sont échappés, obligeant Delgado, LeMond et les Néerlandais Steven Rooks et Gert-Jan Theunisse à une poursuite, la victoire à Marseille revenant finalement à l’équipier de Fignon, le Français Vincent Barteau. L’entrée dans les Alpes est marquée par l’exercice particulier du contre-la-montre en côte entre Gap et Orcières-Merlette, théâtre de la quinzième étape de ce Tour. Steven Rooks remporte la course mais c’est le match pour le maillot jaune qui accapare l’attention. LeMond reprend son guidon de triathlète. Il n’est cependant pas en mesure de lutter pour la victoire d’étape et se classe cinquième. Fignon, parti en dernier et en jaune, ne parvient pas à trouver le bon rythme et termine au dixième rang derrière Rooks. LeMond récupère le maillot jaune.

Coup de force à l’Alpe d’Huez[modifier | modifier le code]

Comme dans les Pyrénées, la première étape en ligne dans les Alpes qui passe par l’Izoard et s’achève à Briançon ne crée pas d’écarts malgré une belle descente de la part de Mottet et LeMond. La 17e étape vers L'Alpe d'Huez passe par le col du Galibier et le Col de la Croix-de-Fer. Profitant de la réserve de LeMond et Fignon à se dévoiler, Theunisse se lance dans une échappée solitaire pour la victoire. Les leaders se présentent groupés au pied de la montée de l’Alpe d’Huez. À mi-pente, le groupe est réduit à quelques unités, dont Fignon, LeMond, Delgado et son équipier Rondon. LeMond se contente de suivre pour défendre sa place et Fignon, très fatigué, sait que s’il n’attaque pas, il emmènera l’Américain dans sa roue au sommet. Cyrille Guimard, le directeur sportif de Fignon, qui connaît bien LeMond pour l’avoir dirigé chez Renault de 1981 à 1984, reconnaît chez l’Américain des signes de défaillance et conseille à Fignon de passer à l’attaque[3]. Fignon, lui-même éprouvé, n’y croit pas et refuse dans un premier temps d’obéir de peur de s’exposer à un contre. Mais Guimard, sûr de lui, lui ordonne d’accélérer. Fignon se dresse sur les pédales, livre toutes ses forces dans son attaque. Seul Delgado peut le suivre, LeMond craque. Fignon prend plus d’une minute à LeMond au sommet et retrouve le maillot jaune, avec 26 secondes d'avance.

Fignon enfonce le clou[modifier | modifier le code]

Profitant de l’ascendant qu’il a pris sur LeMond, Fignon, en jaune, attaque à nouveau le lendemain sur la route de Villard-de-Lans. La prise de risque est payante pour Fignon qui, seul, tient en respect un groupe composé de tous ses suivants au classement général : LeMond, Delgado, Rooks, Theunisse, Kelly et Alcala. À l’arrivée, en plus de la victoire d’étape, il conforte sa place de leader en accroissant son avance de 24 secondes. Le lendemain, alors que le même groupe de sept se dispute la victoire de la 19e étape à Aix-les-Bains, LeMond l’emporte au sprint, avec les félicitations de Fignon[3] qui paraît ainsi assuré de sa victoire dans le Tour.

Les 8 secondes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 21e étape du Tour de France 1989.
Greg LeMond s'élance de Versailles.

Fignon souffre depuis l’arrivée à Aix les Bains d’une blessure à l’entrejambe, une irritation liée à l’échauffement par frottement entre la selle et son cuissard[4]. La rumeur l’annonce diminué à la veille de disputer le contre-la-montre final sur les 24,5 km entre Versailles et Paris. Après le déroulement riche en rebondissements offert par ce Tour, le doute en la victoire promise est évoqué par la presse mais personne n’imagine raisonnablement que LeMond, face à un Fignon au sommet de sa forme, puisse reprendre les 50 secondes qui le séparent de ce dernier. LeMond y croit et veut jouer sa chance jusqu’au dernier mètre. Il s’élance de Versailles comme pour un sprint et tient ensuite un rythme important, arqué sur son guidon de triathlète, refusant d’être renseigné sur les temps intermédiaires pour se concentrer sur son effort. Fignon, sur une machine plus traditionnelle, montre moins de puissance et de fluidité et les pointages en cours de parcours confirment l’impression. LeMond est l’auteur du meilleur temps sur les Champs-Élysées, avec une vitesse moyenne supérieure à 54 km/h, mais doit attendre l’arrivée de Fignon pour connaître le temps repris. Fignon, qui sait qu’il a régulièrement perdu du temps tout au long du parcours (il savait qu'il ne devait pas perdre deux secondes au kilomètre, mais fera ses premiers kilomètres en perdant régulièrement ce temps), livre un long sprint désespéré sur les pavés des Champs Élysées et s’effondre à terre une fois la ligne passée. LeMond gagne le Tour de France pour 8 secondes, le plus petit écart jamais enregistré entre un vainqueur et son second dans le Tour de France. Il est souvent improprement écrit que Fignon a perdu le Tour pour 8 secondes. Si ces 8 secondes représentent bien l'écart final, le Français a en réalité mis 9 secondes de trop. En cas d'égalité absolue, LeMond aurait tout de même gagné l'épreuve, justement parce qu'il aurait été le mieux classé sur la dernière étape[5].

Les symboles du Tour 1989[modifier | modifier le code]

La consécration de l’école Guimard[modifier | modifier le code]

L’affrontement entre Fignon et LeMond constitue l’apothéose et la conclusion du cyclisme des années 1980 qui a été dominé par les coureurs issus de l’école Cyrille Guimard. Les deux protagonistes du Tour 89 ont été recrutés dans les rangs amateurs par le dirigeant de l’équipe Renault au début des années 1980, lequel a ensuite alimenté des rivalités entre ses coureurs et ex-coureurs, d’abord entre Fignon et Hinault en 1984, puis au travers de la confrontation entretenue par Bernard Tapie au sein de l’équipe La Vie Claire entre Hinault et LeMond en 1985 et 1986, et enfin par ce match entre Fignon et LeMond.

Le plus beau plateau des années 1980[modifier | modifier le code]

Hormis l’absence de Bernard Hinault, retraité depuis fin 1986, le Tour de France 1989 présentait le plus illustre plateau de concurrents qui fût possible au départ d’un Tour de France au cours des années 1980. Stephen Roche, le vainqueur du Tour 1987, présent au départ, n’a pas été au niveau de son année 1987 et a dû abandonner au départ de la dixième étape.

Le duel entre Fignon et LeMond en 1989 a été arbitré par Pedro Delgado, vainqueur du Tour en 1988 et second en 1987, tandis que Sean Kelly, le plus grand coureur de classiques des années 1980 enlevait le maillot vert et que les Néerlandais Rooks et Theunisse s’affirmaient comme les meilleurs grimpeurs, respectant au passage la tradition d’un vainqueur néerlandais à l’Alpe d’Huez[6], s’opposant à un autre grand spécialiste de la montagne de cette décennie, l’Écossais Robert Millar, vainqueur à Superbagnères. Les espoirs Miguel Indurain et Gianni Bugno réalisèrent des performances annonçant leurs ambitions futures dans l’épreuve. Ce Tour 1989 signe donc la fin d’une génération et d’une époque. Les années 1990 allaient voir apparaître de nouvelles pratiques et une spécialisation des coureurs selon leurs objectifs induisant la fin des champions polyvalents capables de s’illustrer tant dans les classiques que dans les grands tours ou les championnats.

Le premier Tour sous la direction de Jean-Marie Leblanc[modifier | modifier le code]

Jacques Goddet, directeur historique de l'épreuve, s'était retiré après l'édition 1988 marquée par l'affaire Delgado. Le groupe Amaury, propriétaire de la course, a alors désigné Jean-Pierre Carenso, un gestionnaire, et Jean-Marie Leblanc, ancien coureur et journaliste à L'Équipe, pour diriger le Tour de France en leur assignant la tâche ardue de rendre à l'épreuve son caractère humain et dramatique et ainsi s'écarter du modèle de gestion uniquement fondé sur les impératifs de rentabilité de ses prédécesseurs[7] où menaçait une certaine forme de gigantisme. Leblanc ne cèdera sa place qu'en 2006 à Christian Prudhomme.

Les étapes[modifier | modifier le code]

Étape Date Villes étapes km Type Vainqueur d'étape Leader du classement général
Prologue 1er juillet Luxembourg 7,8 Contre-la-montre Drapeau : Pays-Bas Erik Breukink (NED) Drapeau : Pays-Bas Erik Breukink (NED)
1re étape 2 juillet Luxembourg - Luxembourg 135,5 Drapeau : Portugal Acácio da Silva (POR) Drapeau : Portugal Acácio da Silva (POR)
2e étape 2 juillet Luxembourg 46 Contre-la-montre par équipes Drapeau : France Super U (FRA) Drapeau : Portugal Acácio da Silva (POR)
3e étape 3 juillet Luxembourg - Spa-Francorchamps 241 Drapeau : Mexique Raúl Alcalá (MEX) Drapeau : Portugal Acácio da Silva (POR)
4e étape 4 juillet Liège - Wasquehal 255 Drapeau : Pays-Bas Jelle Nijdam (NED) Drapeau : Portugal Acácio da Silva (POR)
5e étape 6 juillet Dinard - Rennes 73 Contre-la-montre Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)
6e étape 7 juillet Rennes - Futuroscope 259 Drapeau : France Joël Pelier (FRA) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)
7e étape 8 juillet Poitiers - Bordeaux 258,5 Drapeau : Belgique Etienne De Wilde (BEL) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)
8e étape 9 juillet Labastide-d'Armagnac - Pau 157 Drapeau : Irlande Martin Earley (IRL) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)
9e étape 10 juillet Pau-Cauterets - Cambasque 147 Étape de montagne Drapeau : Espagne Miguel Indurain (ESP) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)
10e étape 11 juillet Cauterets - Superbagnères 136 Étape de montagne Drapeau : Royaume-Uni Robert Millar (GBR) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
11e étape 12 juillet Luchon - Blagnac 158,5 Drapeau : Pays-Bas Mathieu Hermans (NED) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
12e étape 13 juillet Toulouse - Montpellier 242 Drapeau : Italie Valerio Tebaldi (ITA) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
13e étape 14 juillet Montpellier - Marseille 179 Drapeau : France Vincent Barteau (FRA) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
14e étape 15 juillet Marseille - Gap 240 Drapeau : Pays-Bas Jelle Nijdam (NED) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
15e étape 16 juillet Gap - Orcières-Merlette 39 Contre-la-montre Drapeau : Pays-Bas Steven Rooks (NED) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)
16e étape 18 juillet Gap - Briançon 175 Étape de montagne Drapeau : Suisse Pascal Richard (SUI) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)
17e étape 19 juillet Briançon - L'Alpe d'Huez 165 Étape de montagne Drapeau : Pays-Bas Gert-Jan Theunisse (NED) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
18e étape 20 juillet Le Bourg-d'Oisans - Villard-de-Lans 91,5 Étape de montagne Drapeau : France Laurent Fignon (FRA) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
19e étape 21 juillet Villard-de-Lans - Aix-les-Bains 125 Étape de montagne Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
20e étape 22 juillet Aix-les-Bains - L'Isle-d'Abeau 130 Drapeau : Italie Giovanni Fidanza (ITA) Drapeau : France Laurent Fignon (FRA)
21e étape 23 juillet Versailles - Paris 24,5 Contre-la-montre Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA) Drapeau : États-Unis Greg LeMond (USA)

Classements finals[modifier | modifier le code]

Classement général[modifier | modifier le code]

Classement général
  Coureur Pays Équipe Temps
Premier Greg LeMond Jersey yellow.svg USA ADR-Agrigel-Bottechia en 87 h 38 min 35 s
2e Laurent Fignon FRA Système U + s
3e Pedro Delgado ESP Reynolds-Banesto + min 34 s
4e Gert-Jan Theunisse Jersey polkadot.svg NED PDM + min 30 s
5e Marino Lejarreta ESP Paternina-Equizabal + min 39 s
6e Charly Mottet FRA RMO-Mavic-Liberia + 10 min 6 s
7e Steven Rooks NED PDM + 11 min 10 s
8e Raúl Alcalá MEX PDM + 14 min 21 s
9e Seán Kelly Jersey green.svg IRL PDM + 18 min 25 s
10e Robert Millar GBR Z-Peugeot + 18 min 46 s
11e Gianni Bugno ITA Chateau d'Ax + 24 min 12 s
12e Éric Caritoux FRA RMO-Mavic-Liberia + 28 min 14 s
13e Pascal Simon FRA Système U + 28 min 28 s
14e Bruno Cornillet FRA Z-Peugeot + 28 min 31 s
15e Steve Bauer CAN Helvetia-La Suisse + 31 min 16 s
16e Álvaro Pino ESP BH + 31 min 17 s
17e Miguel Indurain ESP Reynolds-Banesto + 31 min 21 s
18e Jérôme Simon FRA Z-Peugeot + 34 min 10 s
19e Luis Herrera COL Café de Colombia + 36 min 15 s
20e Alberto Camargo COL Café de Colombia + 37 min 13 s
21e Beat Breu SUI Domex-Weinmann + 38 min 35 s
22e Andrew Hampsten USA 7 Eleven-American Airlines + 41 min 41 s
23e Pascal Richard SUI Helvetia-La Suisse + 42 min 7 s
24e Fabrice Philipot Jersey white.svg FRA Toshiba + 44 min 43 s
25e William Palacio COL Reynolds-Banesto + 45 min 42 s

Classements annexes[modifier | modifier le code]

Classement par points[modifier | modifier le code]

Classement par points
  Coureur Pays Équipe Points
Premier Seán Kelly Jersey green.svg IRL PDM 277 points
2e Etienne De Wilde BEL Histor-Sigma 194 pts
3e Steven Rooks NED PDM 163 pts

Classement de la montagne[modifier | modifier le code]

Classement du meilleur grimpeur
  Coureur Pays Équipe Points
Premier Gert-Jan Theunisse Jersey polkadot.svg NED PDM 441 points
2e Pedro Delgado ESP Reynolds-Banesto 311 pts
3e Steven Rooks NED PDM 257 pts

Classement du meilleur jeune[modifier | modifier le code]

Classement du meilleur jeune
  Coureur Pays Équipe Temps
Premier Fabrice Philipot Jersey white.svg FRA Toshiba en 88 h 23 min 18 s
2e William Palacio COL Reynolds-Banesto + 59 s
3e Gérard Rué FRA Super U + 18 min 50 s

Liste des coureurs[modifier | modifier le code]

REYNOLDS-BANESTO 
P.D.M 
KELME 
HELVETIA-LA SUISSE
SUPER U 
CAFE DE COLOMBIA 
Z-PEUGEOT 
B.H 
PANASONIC-ISOSTAR 
HITACHI-VTM 
7 ELEVEN-AMERICAN AIRLINES 
PATERNINA-MARCOS EGUIZABAL 
CARRERA JEANS-VAGABOND 
R.M.O-MAVIC-LIBERIA 
A.D.R-AGRIGEL-BOTTECHIA 
FAGOR 
HISTOR SIGMA-FINA 
CHATEAU D'AX 
TOSHIBA 
DOMEX-WEINMANN 
SUPERCONFEX-YOKO-OPEL 
T.V.M. 

NP: non-partant; A: abandon en cours d'étape; E : éliminé; HD: hors délai.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titre du magazine mensuel Vélo Magazine d’août 1989
  2. [1]
  3. a et b D’après Fignon dans Nous étions jeunes et insouciants, Grasset, 2009
  4. [2]
  5. Vidéo des derniers kilomètres
  6. [3]
  7. [4]

Liens externes[modifier | modifier le code]