Zone blanche
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Une zone blanche était historiquement, dans le domaine des télécommunications, une zone du territoire qui n'était ou n'est pas desservie par un réseau donné, plus particulièrement un réseau de téléphonie mobile ou Internet ; par extension ce terme décrit aussi les zones du territoires français (environ 3000 communes) qui sont maintenant couvertes (depuis 2009) par un accord de partage entre les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile[1]. Il s'agit souvent des zones les moins densément peuplées (typiquement les zones rurales), pour lesquels les opérateurs n'ont pas intérêt à investir dans les équipements nécessaires, car ils ne peuvent pas espérer une exploitation rentable. C'est la dimension territoriale de la fracture numérique[2]. C'est aussi le cas pour le multiplexage.
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Les zones blanches en France [modifier]
En France selon un rapport de l'ARCEP de décembre 2009, 99,82 % de la population est couverte par les réseaux de téléphonie mobile, pour seulement 97,7 % du territoire[3].
Pour couvrir les zones blanches, les pouvoirs publics (État, collectivités locales) peuvent subventionner les opérateurs privés. Une association à but non lucratif peut également prendre en charge la couverture d'une zone blanche. En France, le dernier programme « zone blanche » visant à leur résorption a été lancé par le gouvernement en 2008[4], après un premier plan non finalisé lancé en 2003.
Les opérateurs peuvent être amenés à publier une carte montrant les zones blanches, afin que les clients potentiels puissent apprécier si les lieux qu'ils ont l'habitude de fréquenter sont couverts[5]. À l'inverse, ces zones non irradiées sont recherchées par les personnes souffrant d'électro-hypersensibilité (EHS) et les associations militant pour une limitation du nombre d'antennes-relais et de manière plus générale, pour la baisse de la puissance d'émission de tels émetteurs d'ondes électromagnétiques[6].
On parle aussi de zone d'ombre lorsque le réseau est accessible, mais que les équipements sont trop éloignés pour fournir une qualité de service convenable[7].
Enfin on parle de zone grise dans le cas d'une zone desservie par un seul opérateur, où la concurrence ne joue donc pas. Toutefois, le terme semble ne pas faire consensus puisque l'agence française ARCEP considère dans sa carte 2009 de couverture réseaux mobiles que ce terme désigne des zones couvertes par deux opérateurs et non un seul.
En anglais, on parle de white spot [[1]], de blind spot (point aveugle), ou encore de notspot (point inexistant).
Des ententes entre opérateurs peuvent permettre de financer le lancement la couverture des zones blanches, par exemple dans l'ADSL. Toutefois, ces ententes peuvent nécessiter plusieurs années avant d'être mise en place.
Ne pas confondre avec les espaces blancs qui dans le jargon de l'ARCEP en France, sont des bandes de fréquences situées dans des canaux inutilisés entre les couches de radiodiffusion[8].
Une liste des communes en zones blanches 2G (archive du 28 janvier 2013) est disponible sur le site de Bouygues Telecom[9] (voir référence) ; il contient la liste des zones blanches couvertes par les antennes GSM communes aux 3 opérateurs historiques (zones identifiées par le code « F-CONTACT » ou « F-208xx »). Une méthodologie pour repérer une zone blanche avec l'opérateur initial en 2G ou/et en "RAN sharing" 3G est disponible sur le site « LeBonForfait »[10].
À noter que à l'ouverture du réseau du 4e opérateur "Free Mobile" en janvier 2012, ce dernier n’était pas dans ce programme, mais le 11 février 2011 cet opérateur s'est engagé à rejoindre le programme, mais uniquement pour la 3G en "RAN sharing"[11].
Liste des opérateurs de téléphonie mobiles participant aux accords de couverture « Zones blanches » [modifier]
- Les clients des MNO Orange, Bouygues Télécom et SFR ont accès aux zones "F-CONTACT".
- Le MNO "Free Mobile" n'a pas accès aux zones F-CONTACT (coût d'accès trop élevé) sauf si ces dernières ont été équipées par son partenaire Orange. Mais il devrait se joindre au programme "RAN sharing" 3G à une date inconnue
- Sauf exception citée ci-dessous, les MVNO des trois opérateurs historiques ont accès aux zones 2G F-CONTACT.
- Les anciens "Virgin Mobile" historique sur le réseau Orange ont accès à "F-CONTACT" (accès MVNO), mais les nouveaux abonnés détenteur d'une nouvelle carte SIM déployée en 2012 (avec les lettres "VIRGIN" du logo en fond écrites en rouge et non plus en blanc) n'y ont plus accès, qu'ils soient en itinérance sur SFR ou bien sur Orange (accès full-MVNO)
- Les full-MVNO réellement actifs en tant que tel comme Lycamobile n'ont (normalement) pas accès aux zones F-CONTACT (coût d'accès trop élevé).
- Les clients étrangers en roaming en France ont accès aux zones "F-CONTACT".
Référence [modifier]
- [PDF] Itinérance locale - Zones blanches Arcep.fr – Afom, mars 2009
- Quel projet présidentiel pour Internet ?, Les Rencontres du Forum, Forum des droits sur l'internet, 19 avril 2007, p. 18.
- [PDF] La couverture en téléphonie mobile en France métropolitaine, ARCEP, 1er décembre 2009.
- Téléphonie mobile : la fin des zones blanches en 2011, La Dépêche du Midi, 18 septembre 2008
- La transparence en matière de couverture, ARCEP.
- Hypersensibilité aux ondes: la lutte ardue des associations de malades, site Web de l'hebdomadaire L'Express, 10 septembre 2012.
- Informations sur la résorption des zones blanches et des zones d'ombre, ARCEP, avril 2006.
- http://www.numerama.com/magazine/23948-face-aux-zones-blanches-l-arcep-se-tourne-vers-le-super-wifi.html
- carte des Zones blanches Bouygues Telecom, janvier 2013
- http://blog.lebonforfait.fr/comment-telephoner-en-zone-blanche-2343.html Comment téléphoner en zone blanche ?] LeBonForfait.com, septembre 2012
- http://www.pcinpact.com/news/55557-3g-zones-blanches-orange-sfr-bouygues-telecom-free-mobile.htm
Article connexes [modifier]
- Accès à internet
- Opérateur de réseau mobile
- Global System for Mobile Communications
- 3G
- Risques sanitaires des télécommunications
- Liste des sigles de la téléphonie mobile
Liens externes [modifier]
Programme sur la couverture du territoire en téléphonie mobile, Ministère de l'Intérieur, 26 février 2007. Consulté le 11 août 2010
La couverture mobile (2G et 3G), Arcep, avril 2012. Consulté le 26 juin 2012