Le Gua (Isère)

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Le Gua
La mairie du Gua.
La mairie du Gua.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Vif
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Maire
Mandat
Christophe Mayoussier
2014-2020
Code postal 38450
Code commune 38187
Démographie
Population
municipale
1 863 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 34″ N 5° 38′ 54″ E / 45.0261111111, 5.64833333333 ()45° 01′ 34″ Nord 5° 38′ 54″ Est / 45.0261111111, 5.64833333333 ()  
Altitude 385 m (min. : 340 m) (max. : 2 161 m)
Superficie 28,4 km2
Localisation

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Le Gua est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

La commune compte 3 clochers distants de 4 km, en bas c'est le village des Saillants du Gua, en haut c'est le village de Prélenfrey et à mi-chemin le village de Saint Barthélémy. Les hameaux des Amieux (Les Petits Amieux et les Grands Amieux) se trouvent au-dessus du village des Saillants.

Les habitants des Saillants sont les Saillandous (féminin : Saillandounes), ceux de Prélenfrey les Palenchous (féminin Palenchounes).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Balcon Est du Vercors (Parc Naturel Régional). Au-dessus du village des Saillants on peut apercevoir le Bec de l'Échaillon.

La fontaine ardente du Gua.

Le village de Prélenfrey est surplombé par le rocher de l'Éperimont, appelé plus communément "L'Indien" de par sa forme lorsqu'on le regarde de profil. On peut aussi y admirer les Arêtes du Gerbier, qui s'étend alors des rochers dits des Deux Sœurs (Agathe et Sophie)en passant par le Pas de l'Œille, le Mont Gerbier puis le Col Vert jusqu'au Pic du Cornafion.

La Fontaine Ardente, une source naturelle de gaz, considérée comme une des sept merveilles du Dauphiné se trouve sur la commune du Gua à proximité du hameau de La Pierre non loin du village de Saint Barthélémy.

L'étagement de la commune permet de découvrir des paysages et des climats variés. Chacun des trois villages répond différemment à son environnement en installant des activités diverses (tourisme, commerce, agriculture) et un habitat particulier.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Lieux dits de Prélenfrey : les Vincents, Balayère, les Faure, les Pissottes, Champ Devant, le grand Essart etc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes au Gua sont Château-Bernard (jouxtant Prélenfrey avec le Col de l'Arzelier), Miribel-Lanchâtre (jouxtant Saint Barthélemy), Vif (jouxtant Les Saillants), Villard-de-Lans, et Saint-Paul-de-Varces.

Les Saillants du Gua[modifier | modifier le code]

Avec plus de mille habitants, c'est le plus important des trois villages. Il a su garder des activités (commerces, un marché hebdomadaire, de nombreuses associations) et reste un village animé et accueillant.

Saint Barthélemy[modifier | modifier le code]

Ce hameau de moyenne montagne est situé à un carrefour dans la commune (entre Prelenfrey et les Saillants), mais aussi avec d'autres villages comme Miribel-Lanchâtre et le Trièves.

Prélenfrey[modifier | modifier le code]

Le plus haut des trois villages est installé au pied des montagnes du Vercors, au milieu de prairies et de forêts. La proximité avec la nature et plus particulièrement avec la montagne, attire chaque année des promeneurs à pied, à vélo, à cheval ou même à ski lorsque l'enneigement le permet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Le Gua est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit Le Groin la présence d'une maison forte : « Hugo de comeriis domicellus de groyno » décrit comme : « quoddam molario forti et pulcro »[1]. Il en reste des ruines.

Les seigneurs du Gua attirèrent la renommée sur leur blason gironné d'or et de gueules de huit pièces (dans ses mémoires Brantome fait l'éloge de Louis de Bérenger, surnommé le "brave du Gua", favori de Henri III).

Quand la Révolution éclate, M. de Bérenger est reconnu comme "un maître juste et bon", mais ce sont ses agents qui se montrent encore "avides et intraitables" avec les habitants du Gua qui ont bien du mal à payer les rentes au seigneur. Le 11 août 1789, l'Assemblée Nationale décide de liquider les arrérages au Gua. L'année suivante la première municipalité du Gua est formée.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale : les habitants de Prélenfrey ont sauvé tous les Juifs qui s'y étaient cachés durant le conflit. M Guidi a reçu la médaille des « Justes parmi les nations ». Le village entier a été également honoré de cette distinction[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gua (Le) Blason Mantelé d'or au dauphin d'azur crêté, barbé, loré et peautré de gueules, adextré du logo du parc naturel régional du Vercors, et d'azur à la montagne au naturel[3].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Christophe Mayoussier    
1995 2001 Alain Piccione    
2014 en cours Christophe Mayoussier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 863 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
745 658 871 793 914 1 003 1 047 1 063 1 087
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 042 1 004 1 103 1 046 1 146 1 159 1 200 1 142 990
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 014 1 008 1 133 1 064 1 219 1 241 1 127 1 003 1 231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 234 1 120 1 135 1 315 1 505 1 713 1 837 1 855 1 863
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église du Gua
  • Église Saint-François de Salles du Gua dans le hameau des Saillants. La première partie de l'édifice date du XVIIe siècle[6].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maison forte du Groin ; ruine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. André Guidi a reçu la médaille des "Justes parmi les nations"[7].

Lionel Terray est un brillant alpiniste grenoblois, il chute le 19 septembre 1965 sur les arêtes du Gerbier. La balade du périmètre permet au randonneur de se rendre au pied de la voie qui lui a coûté la vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de l'Isère, B 3120, f° 130 v°: Annick Ménard-Clavier, doctorante à l'EHESS, Les maisons fortes du Grésivaudan au Moyen Age, mémoire pour l'obtention du DEA, sous la direction de Jean-Marie Pesez, EHESS, Lyon, 1996.
  2. Lire l'ouvrage de David Klugman, Prélenfrey du Gua, la conspiration des Justes (paru chez Lacour-Ollier)
  3. Site de la commune du Gua
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Site de la paroisse Saint-Loup Isére.
  7. André Guidi, sur le site de l'AJPN

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]