Le Gua (Isère)
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| Le Gua | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Grenoble | |
| Canton | Vif | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole | |
| Maire Mandat |
Christophe Mayoussier 2001-2008 |
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| Code postal | 38450 | |
| Code commune | 38187 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 887 hab. (2010) | |
| Densité | 66 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 385 m (min. : 340 m) (max. : 2 161 m) | |
| Superficie | 28,4 km2 | |
| Localisation | ||
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Le Gua est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
La commune compte 3 clochers distants de 4 km, en bas c'est le village des Saillants du Gua, en haut c'est le village de Prélenfrey et à mi-chemin le village de Saint Barthélémy. Les hameaux des Amieux (Les Petits Amieux et les Grands Amieux) se trouvent au-dessus du village des Saillants.
Les habitants des Saillants sont les Saillandous (féminin : Saillandounes), ceux de Prélenfrey les Palenchous (féminin Palenchounes).
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune fait partie du Balcon Est du Vercors (Parc Naturel Régional). Au-dessus du village des Saillants on peut apercevoir le Bec de l'Échaillon. Le village de Prélenfrey est surplombé par le rocher de l'Éperimont, appelé plus communément "L'Indien" de par sa forme lorsqu'on le regarde de profil. On peut aussi y admirer les Arêtes du Gerbier, qui s'étend alors des rochers dits des Deux Sœurs (Agathe et Sophie)en passant par le Pas de l'Œille, le Mont Gerbier puis le Col Vert jusqu'au Pic du Cornafion.
La Fontaine Ardente, une source naturelle de gaz, considérée comme une des sept merveilles du Dauphiné se trouve sur la commune du Gua à proximité du hameau de La Pierre non loin du village de Saint Barthélémy.
L'étagement de la commune permet de découvrir des paysages et des climats variés. Chacun des trois villages répond différemment à son environnement en installant des activités diverses (tourisme, commerce, agriculture) et un habitat particulier.
Lieux-dits et écarts [modifier]
Lieux dits de Prélenfrey : les Vincents, Balayère, les Faure, les Pissottes, Champ Devant, le grand Essart etc.
Communes limitrophes [modifier]
Les communes limitrophes au Gua sont Château-Bernard (jouxtant Prélenfrey avec le Col de l'Arzelier), Miribel-Lanchâtre (jouxtant Saint Barthélemy), Vif (jouxtant Les Saillants), Villard-de-Lans, et Saint-Paul-de-Varces.
Les Saillants du Gua [modifier]
Avec plus de mille habitants, c'est le plus important des trois villages. Il a su garder des activités (commerces, un marché hebdomadaire, de nombreuses associations) et reste un village animé et accueillant.
Saint Barthélemy [modifier]
Ce hameau de moyenne montagne est situé à un carrefour dans la commune (entre Prelenfrey et les Saillants), mais aussi avec d'autres villages comme Miribel-Lanchâtre et le Trièves.
Prélenfrey [modifier]
Le plus haut des trois villages est installé au pied des montagnes du Vercors, au milieu de prairies et de forêts. La proximité avec la nature et plus particulièrement avec la montagne, attire chaque année des promeneurs à pied, à vélo, à cheval ou même à ski lorsque l'enneigement le permet.
Histoire [modifier]
Moyen Âge [modifier]
Au Moyen Âge, Le Gua est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit Le Groin la présence d'une maison forte : « Hugo de comeriis domicellus de groyno » décrit comme : « quoddam molario forti et pulcro »[1]. Il en reste des ruines.
Les seigneurs du Gua attirèrent la renommée sur leur blason gironné d'or et de gueules de huit pièces (dans ses mémoires Brantome fait l'éloge de Louis de Bérenger, surnommé le "brave du Gua", favori de Henri III).
Quand la Révolution éclate, M. de Bérenger est reconnu comme "un maître juste et bon", mais ce sont ses agents qui se montrent encore "avides et intraitables" avec les habitants du Gua qui ont bien du mal à payer les rentes au seigneur. Le 11 août 1789, l'Assemblée Nationale décide de liquider les arrérages au Gua. L'année suivante la première municipalité du Gua est formée.
Époque contemporaine [modifier]
La Seconde Guerre mondiale : les habitants de Prélenfrey ont sauvé tous les Juifs qui s'y étaient cachés durant le conflit. M Guidi a reçu la médaille des « Justes parmi les nations ». Le village entier a été également honoré de cette distinction[2].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 887 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
- Maison forte du Groin ; ruine.
Personnages célèbres [modifier]
M. André Guidi a reçu la médaille des "Justes parmi les nations"[5].
Lionel Terray est un brillant alpiniste grenoblois, il chute le 19 septembre 1965 sur les arêtes du Gerbier. La balade du périmètre permet au randonneur de se rendre au pied de la voie qui lui a coûté la vie.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Archives départementales de l'Isère, B 3120, f° 130 v°: Annick Ménard-Clavier, doctorante à l'EHESS, Les maisons fortes du Grésivaudan au Moyen Age, mémoire pour l'obtention du DEA, sous la direction de Jean-Marie Pesez, EHESS, Lyon, 1996.
- Lire l'ouvrage de David Klugman, Prélenfrey du Gua, la conspiration des Justes (paru chez Lacour-Ollier)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- André Guidi, sur le site de l'AJPN
