Saint-Bonnet-en-Champsaur
| Saint-Bonnet-en-Champsaur | ||
Vue générale |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| Département | Hautes-Alpes | |
| Arrondissement | Arrondissement de Gap | |
| Canton | Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Champsaur | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Festa 2008-2014 |
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| Code postal | 05500 | |
| Code commune | 05132 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 683 hab. (2008) | |
| Densité | 112 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 939 m — Max. 2 440 m | |
| Superficie | 15,01 km2 | |
| Localisation | ||
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Saint-Bonnet-en-Champsaur est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Saint-Bonnetiers.
Par délibération du conseil municipal du 31 octobre 2012, Saint-Bonnet-en-Champsaur a décidé de fusionner avec Bénévent-et-Charbillac et Les Infournas pour ne former au 1er janvier 2013 qu'une seule et même commune.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situé au débouché de la vallée du haut Drac sur la grande voie de circulation Gap-Grenoble (route Napoléon) et jouxtant le parc national des Écrins, Saint-Bonnet se situe à 15 kilomètres de Gap par le col Bayard et à 90 de Grenoble.
Le Bourg se situe à 1025 mètres d'altitude.
La commune forme un triangle dont la base est délimitée par le Drac et la pointe par le pic de Queyrel.
Le paysage est majoritairement composé de bocage de montagne qui fait l’originalité et la richesse environnementale de ce territoire. En montant vers le pic Queyrel, les prairies de bas de vallée font peu à peu place aux pâturages en altitude.
Communes limitrophes [modifier]
| Côté adret (Drac rive droite) | Côté ubac (Drac rive gauche) | |
|---|---|---|
| Saint-Julien-en-Champsaur | Poligny | |
| Saint-Michel-de-Chaillol | La Fare-en-Champsaur | |
| La Motte-en-Champsaur | Laye | |
| Saint-Eusèbe-en-Champsaur | Saint-Laurent-du-Cros |
Climat [modifier]
Situé dans le Haut-Dauphiné, Saint-Bonnet-en-Champsaur offre un mixte de climat méditerranéen et alpin.
Histoire [modifier]
L’abbaye de Saint-Victor de Marseille, héritière dans bien des cas de celle de la Novalaise qui avait évangélisé la haute vallée du Drac, fonda, au XIIe siècle, sur la route qui, de Gap, conduisait à La Mure, un prieuré dédié à Saint Bonnet[réf. nécessaire], qui est à la base du bourg actuel. Cette maison religieuse prit une certaine importance au cours du Moyen Âge, mais ses bâtiments furent ruinés pendant les guerres de Religion. Le Dauphin possédait Saint-Bonnet depuis le Xe ou le XIe siècle ; il y plaça un châtelain puis, en 1611, un vibailli duquel ressortissaient les vingt-et-une paroisses du Champsaur. Le bourg de Saint-Bonnet devint alors une petite ville entourée de murs, défendue par une forte tour. Toutes ces fortifications disparurent au XVIe siècle. La famille de Bonne, champsaurine, commença à acheter les droits du Dauphin sur Saint-Bonnet dès le début du XIVe siècle, et se trouva propriétaire de tout le domaine delphinal au XVIe ; en 1611, lorsque fut créé le duché de Lesdiguières, Saint-Bonnet en devint la capitale.
Dans les années 1700, les remparts furent détruits pour permettre au bourg de grandir. À cette époque, le bourg de Saint-Bonnet comptait plus d’une centaine de familles.
Le village porta le nom de Bonnet Libre pendant la Révolution.
Saint-Bonnet-en-Champsaur garde de nombreuses traces son passé : les « andrones » (ruelles étroites), les « tounes » (maisons sur voûtes), les vieilles portes en noyer massif, la halle, etc.
Comme dans tous les villages moyenâgeux, les maisons sont serrées les unes aux autres, ne laissant que peu de place aux ruelles et aux places. On aperçoit encore aujourd’hui, dans le vieux Saint-Bonnet, des pierres posées le long des façades, les buttarodes, les buttes-roues qui empêchaient les moyeux des roues de charrettes d’endommager les façades des maisons. Sur certaines façades il est encore possible d’observer les annelles qu’on utilisait pour attacher les chevaux.
La plupart des rues et places du village ont une histoire, et très souvent leurs noms encore aujourd’hui symbolisent ce passé : rue des Maréchaux(-ferrants), place Grenette (place aux grains), place du Chévreril (place du marché aux chèvres), etc.
Emblèmes [modifier]
- Oriflamme
L'oriflamme de Saint-Bonnet-en-Champsaur est formée de cinq bandes verticales alternativement bleues et blanches. Les deux bandes bleues à chaque extrémité du drapeau sont bordées l'une à gauche et à l'autre à droite d'une mince bordure blanche. Les couleurs proviendraient du chef des armoiries communales.
- Armoiries
Les armoiries se décrivent : « De gueules au lion d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois roses d'argent ». On peut lire cette devise « Nihil-nisi-a-numine », qui signifie « Rien si ce n’est par la volonté ».
Les armoiries sont celles de François de Bonne, duc de Lesdiguières. En 1547, à son arrivée à Grenoble, les notables lui offrirent un bouquet de trois roses, chacune d’elles représentant un des trois saints de l’église de la ville. Lorsque le Champsaur devint le duché de Lesdiguières, il honore le Dauphiné, dont le Champsaur faisait partie, en incluant sur son blason les trois roses. Le lion qui est son emblème représente la force. Elles seront adoptées par la commune le 29 avril 1968.
Administration [modifier]
Le 7 janvier 2013, le conseil municipal de Saint-Bonnet-en-Champsaur, élargi aux représentants des anciennes communes de Bénévent-et-Charbillac et des Infournas, a réélu Jean-Pierre Festa maire de la commune élargie.[1]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 700 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
La fusion des communes de Bénévent-et-Charbillac et des Infournas avec Saint-Bonnet porte la population communale à 2039 habitants[4].
Économie [modifier]
Tourisme [modifier]
- Culturel : la visite de la ville permet de découvrir ses aspects historiques via plusieurs panneaux d'informations.
- Sports et loisirs : la proximité des montagnes permet la pratique de nombreux sports d'été (randonnée, escalade, parapente) ou d'hiver (ski, raquettes). Les torrents, principalement le Drac, permettent aussi les sports d'eau (rafting, kayak).
- Nature : découverte de la faune et la flore du parc national des Écrins.
Distance des stations de ski [modifier]
| Laye | Chaillol | Ancelle | Saint-Léger-les-Mélèzes | Serre-Eyraud | Orcières 1850 | Réallon | Superdévoluy |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 6 km | 10 km | 10 km | 12 km | 25 km | 35 km | 50 km | 55 km |
Vie locale [modifier]
Éducation [modifier]
Santé [modifier]
Culte [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Saint-Bonnet, capitale historique de la vallée du Champsaur, est un des rares bourgs médiévaux des Alpes françaises. Situé dans le Dauphiné et jouxtant le Parc National des Écrins, Saint-Bonnet témoigne d’un passé prestigieux et préserve depuis des siècles son patrimoine culturel avec ferveur. Cet attachement à son patrimoine lui a d’ailleurs valu les honneurs de Alpes Magazine qui recense Saint-Bonnet-en-Champsaur comme étant un des plus beaux villages des Alpes[réf. nécessaire].
- place Grenette :
- la halle, construite en 1843 sur l'emplacement de l'ancien temple (détruit en 1685);
- la maison du pasteur devenue syndicat d'initiative ;
- une maison avec tour d'angle (contenant un escalier à vis) de la fin du XVI° siècle ;
- une fontaine, ancienne "pompe à brandoir", datant probablement du XVI° siècle
- place du Chèvreril :
- l'ancien "barquier" (abreuvoir) du XVIII° siècle, devenu fontaine ;
- le buste de François de Bonne, Duc de Lesdiguières
- place aux herbes (ancien marché aux plantes et produits laitiers):
- une maison sur voûtes (les tounes)
- dans les rues de la vieille ville :
- des maisons des XVIe et XVIIe siècles
Dans les environs immédiats :
- le site de Notre-Dame de Bois-Vert et la montagne de Mouttet
- le Monument de la Résistance du Champsaur-Valgaudemar, autre point de vue sur le Champsaur
- le hameau de Molines-en-Champsaur et le vallon du Roy
- la chapelle des Pétêtes, édifice naïf construit au XVIII° siècle par un maçon local
- la "pisse" (cascade) Sainte-Catherine et le panorama du Col du Noyer
- les cinq "maisons" de l'écomusée éclaté du Champsaur
- le Drac, lieu d'exercice et de compétition de canoë-kayak (depuis le pont de Saint-Bonnet jusqu'à celui de la Guinguette)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- François de Bonne (1543-1626), natif de Saint-Bonnet, qui fut duc de Lesdiguières, maréchal de France, connétable et pair de France. Chef des protestants du Champsaur pendant les guerres de religion, il se rallia ensuite au roi de France.
- Eugène Eyraud (1820-1868), natif de Saint-Bonnet était missionnaire spiritain et premier européen à s'installer sur l'Île de Pâques.
- Elian-J. Finbert, durant les années où il fut berger transhumant, vécut à Saint-Bonnet.
- Paul Robert, fils d'un voiturier de Saint-Bonnet, auteur du Grand dictionnaire de la langue française
- Michel Crespin, né à Saint-Bonnet, dessinateur de bande dessinée
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Office du Tourisme du Pays de Saint-Bonnet
- Mairie de Saint-Bonnet
- Saint-Bonnet-en-Champsaur sur le site de l'Institut géographique national
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Journal le Dauphiné libéré, édition Hautes-Alpes, consultable en ligne. Cette élection n'est pas mentionnée sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 janvier.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Source : Dauphiné libéré
